Entrer à l’ENS

La filière littéraire

34 réponses · Page 2 / 2

Allann a écrit : Sinon oui, c'est une fac comme une autre.
A ceci près que (ce n'est qu'une intuition, je n'ai pas de chiffres exacts, mais c'est ce que l'on dit) les élèves des CPGE parisiennes (et des meilleures d'entre elles) qui n'ont pas été admis à l'ENS ou dans l'un des établissements de la BEL rejoindraient cette fac en L3 ou après. Ce qui offrirait à cette université un certain nombre d'étudiants plutôt entrainés à travailler et d'un bon niveau (la plupart feraient d'ailleurs plusieurs licences et certains plusieurs masters). Je sais que ce n'est pas le cas de tous les ex-préparationnaires parisiens de ce forum, mais c'est sans doute une tendance (?).
Oui, enfin, ça ne change rien à la faculté. A l'université, vous êtes seul. Les professeurs font leurs cours et pour la plupart ne se soucient que très peu des élèves ( je caricature légèrement). A la Sorbonne comme ailleurs il y a des professeurs brilliants et d'autres médiocres. Donc oui, la Sorbonne est une fac comme une autre. Elle possède simplement un prestige que n'ont pas les autres facs (au niveau de l'international entre autres) mais la qualité des enseignement est plus ou moins la même.
Il me semble que tu peux formuler jusqu'à 12 voeux. Si tu veux faire une prépa, privilégie avant tout les prépas dans les premiers voeux (mets ensuite seulement les facs), et d'après un ordre précis prenant en compte plein de critères dont les principaux sont à mon avis :
- le prestige du lycée (à toi de prétendre untel ou untel d'après tes résultats)
- l'éloignement par rapport à chez toi (souhaites-tu rester assez près de chez toi, ou bien ça ne te dérange pas de devoir étudier peut-être à l'autre bout de la France ?)
- les possibilités financières (certes il y a des bourses, mais elles suffisent difficilement, les parents sont souvent indispensables, notamment pour des études à Paris)

Pour les universités, à part l'obstacle d'un numerus clausus dont il a été question à Paris-IV, leur ordre est moins important, tu es en principe admis dans n'importe laquelle en ayant le bac. Rien ne t'empêche de tenter plusieurs prépas. Si tu es refusé dans la première, tu te réserves la seconde, et ainsi de suite…
@ Allann : Oui, je suis d'accord. Cela peut toutefois expliquer de meilleurs résultats aux concours de l'enseignement, compte tenu du profil des étudiants. Et dans ce cas, ce que je viens de souligner n'est pas en faveur de la fac elle-même, nous sommes bien d'accord. Mais je préfère que ce soit vous qui le disiez que moi 🙂 Et je vous crois sur parole concernant les cours.
Mais à l'international, je confirme le prestige de la Sorbonne. Je l'ai vérifié outre-atlantique il y a quelques années et en Italie plus récemment.
Vous n'avez pas compris ma phrase concernant la CPGE. Je dis que je ne considère rien d'autre qu'une CPGE pour tenter d'entrer à l'ENS.
Ah, oui, ça vous avez bien raison. Mais dans ce cas là n'en mettez pas qu'une, vous avez 6 voeux pour les prépas; si vous mettez la Sorbonne en deuxième choix, et que vous n'êtes pas pris à Faidherbe, vous irez immédiatement en fac, plus moyen de retomber en prépa même si votre 3ème voeu vous avait accepté. Donc mettez 6 voeux en les échelonnant bien de ce que vous préférez à celui que vous aimez le moins, sans faire d'auto-censure (ne pas hésiter à mettre de très bonnes prépas quoi) mais en faisant très attention,à ce que vous disent les autres notamment, des réflexions du type "ah mais bien sûr que tu seras pris dans cette prépa, inutile d'en mettre d'autres". Mes professeurs étaient persuadés que je serais acceptée à Fénelon (j'avais plus de 16 de moyenne partout) et ça n'a pas été le cas par exemple. Donc il faut faire très attention. Bonne continuation !
Armand a écrit :Vous n'avez pas compris ma phrase concernant la CPGE. Je dis que je ne considère rien d'autre qu'une CPGE pour tenter d'entrer à l'ENS.
Nous sommes d'accord avec vous, mais justement la Sorbonne n'est pas une CPGE, donc il faudrait mettre d'autres CPGE dans vos premiers veux si vous souhaitez préparer le concours pour l'ENS.
Heureusement que nous nous sommes entendus.
Je vais évidemment mettre en premier lieu les CPGE dans ma liste de voeux, puisque je n'avais pas encore connaissance des modalités d'admissibilité à la Sorbonne que je vais dorénavant classer parmi les autres universités de mon choix.

Un grand merci à tous ceux qui m'ont aidé, le reste dépendra de moi.

À bientôt,
Armand. V
Jeanne-Héloïse a écrit :A ceci près que (ce n'est qu'une intuition, je n'ai pas de chiffres exacts, mais c'est ce que l'on dit) les élèves des CPGE parisiennes (et des meilleures d'entre elles) qui n'ont pas été admis à l'ENS ou dans l'un des établissements de la BEL rejoindraient cette fac en L3 ou après. Ce qui offrirait à cette université un certain nombre d'étudiants plutôt entrainés à travailler et d'un bon niveau (la plupart feraient d'ailleurs plusieurs licences et certains plusieurs masters). Je sais que ce n'est pas le cas de tous les ex-préparationnaires parisiens de ce forum, mais c'est sans doute une tendance (?).
C'est assez variable en fonction des disciplines, mais cela reste effectivement globalement vrai (cela vaut en premier lieu pour les disciplines classiques) pour les universités Paris I à IV. Cela dit ce n'est qu'à partir de la L3 et plus encore du M1 (en L3, le niveau du cours ne dépend presque pas de celui des élèves de toute façon ; et les meilleurs élèves de CPGE khûbent s'ils n'ont pas le concours, en général) qu'on peut le constater. Je n'en ferais donc pas un argument de grand poids. Quant aux normaliens, nous allons aussi en grande majorité là-bas (en concurrence avec les "grands établissements", principalement), mais notre assiduité n'est pas toujours des plus exemplaires. 🙂
Arthur a écrit :cela reste effectivement globalement vrai (cela vaut en premier lieu pour les disciplines classiques) pour les universités Paris I à IV.
Nous donnez-vous là votre classement des universités parisiennes 🙂 ? Les normaliens ne tentent-ils pas l'aventure ailleurs à Paris ? J'ai entendu dire que certains optaient pour le droit à Nanterre, ou les lettres à Paris-Diderot… (au passage, je trouve que le nombre des universités parisiennes est bien trop élevé, ce qui contribue encore à opacifier le système !)
Je parlais de la majorité, bien sûr qu'il y en a un peu partout, surtout à partir du M2 et du doctorat ! Et le nombre d'universités parisiennes est absolument insensé, surtout au regard de la situation particulière de l'enseignement supérieur en France.
D'accord, Arthur. Et personnellement, j'aimerais beaucoup, si vous avez le temps un jour, que vous nous en disiez plus à propos de ceci :
(…) surtout au regard de la situation particulière de l'enseignement supérieur en France.
Puisque vous étudiez à l'étranger, il serait intéressant de savoir quel regard vous portez maintenant, et du fait de cette expérience, sur la situation de l'enseignement supérieur en France, en particulier littéraire : ce serait sans doute d'un très grand intérêt pour bon nombre de ceux qui fréquentent ce forum (qu'ils aient ou non l'intention de partir, car il est toujours intéressant de savoir ce qui se fait ailleurs, dans des domaines d'études proches, et aussi dans une perspective d'analyse critique de notre propre système car, selon moi, il n'est pas très satisfaisant - d'ailleurs, d'après ce que vous voyez, comment est-il perçu à l'étranger, et notamment en Europe ?). 🙂

Je vous en remercie à l'avance,

J.-H.
Je voulais simplement parler de la concurrence entre établissements universitaires et non-universitaires, qui n'a pas vraiment d'équivalent (les grandes écoles, comme les Hochschulen / hogescholen des pays germaniques, avaient au départ un but tout aussi professionnalisant et ne se consacraient à la recherche que de manière assez marginale, mais tout cela a formidablement changé ensuite, au détriment des universités, notamment dans la deuxième moitié du XIXe siècle). Cela renforce la pagaille et l'absence de visibilité du supérieur parisien (mais ailleurs aussi : difficile de comprendre qu'une ville comme Grenoble ait 4 universités - même si les PRES commencent à changer un peu les choses, mais en créant un échelon supplémentaire plutôt que de rassembler réellement).
Depuis le ministère Pécresse, on assiste - cher Arthur - à certaines fusions d'universités : Aix-Marseille, Strasbourg, etc. 🙂