Dénouement de En attendant Godot de Beckett

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
j'aurais voulu savoir si En Attendant Godot de Samuel Beckett répondait aux exigences et aux rôles d'une pièce de théâtre traditionnelle ?
j'ai déjà des éléments de réponses comme le cycle ininterrompu de la pièce, etc.
merci d'avance
carolounette
Bonjour,

En attendant Godot n' a à priori rien d'une pièce de théâtre traditionnelle et puis aprés tout qu'est ce que le théâtre traditionnel?
En effet concernant les personnages on pourrait les appeler des anti-personnages puis qu'ils n'ont aucune évolution au sein de la pièce. Il s'agit de figures extrêmes dont l'évolution est strérile.
D'autre part la pièce n'a rien d'une structure traditionnelle, acte et scène sont quasiment superflus puisque l'histoire n'évolue pas. Ce qui nous permet de définir un troisième point: celui de l'intrigue ou plutôt de la non-intrigue. C'est l'histoire d'une attente et qui plus est d'un personnage dont on est incapable de définir l'identité.
Dans n'importe quelle pièce le titre est sensé mettre en lumière le personnage principal de l'histoire hors ici on ne le verra jamais on ne sait pas qui il est.
On pourrait en dire long sur cette pièce…
J'espère avoir pu ouvrir quelques pistes…

A bientôt
Bonjour,

Je révise pour mon oral de français le dénouement d'En attendant Godot ( de "le soleil se couche, la lune se lève…" jusqu'à la fin).
Le soleil se couche, la lune se lève. Vladimir reste immobile. Estragon se réveille, se déchausse, se lève, les chaussures à la main, les dépose devant la rampe, va vers Vladimir, le regarde.
ESTRAGON : Qu’est-ce que tu as ?
VLADIMIR : Je n’ai rien.
ESTRAGON : Moi je m’en vais.
VLADIMIR : Moi aussi.
Silence.
ESTRAGON : Il y avait longtemps que je dormais ?
VLADIMIR : Je ne sais pas.
Silence.
ESTRAGON : Où irons-nous ?
VLADIMIR : Pas loin.
ESTRAGON : Si si, allons-nous-en loin d’ici !
VLADIMIR : On ne peut pas.
ESTRAGON : Pourquoi ?
VLADIMIR : Il faut revenir demain.
ESTRAGON : Pour quoi faire ?
VLADIMIR : Attendre Godot.
ESTRAGON : C’est vrai. (Un temps.) Il n’est pas venu ?
VLADIMIR : Non.
ESTRAGON : Et maintenant il est trop tard.
VLADIMIR : Oui, c’est la nuit.
ESTRAGON : Et si on le laissait tomber ? (Un temps.) Si on le laissait tomber?
VLADIMIR : Il nous punirait. (Silence. Il regarde l’arbre.) Seul l’arbre vit.
ESTRAGON (regardant l’arbre.) : Qu’est-ce que c’est ?
VLADIMIR : C’est l’arbre.
ESTRAGON : Non mais quel genre ?
VLADIMIR : Je ne sais pas. Un saule.
ESTRAGON : Viens voir. (Il entraîne Vladimir vers l’arbre. Ils s’immobilisent devant. Silence.) Et si on se pendait ?
VLADIMIR : Avec quoi ?
ESTRAGON : Tu n’as pas un bout de corde ?
VLADIMIR : Non.
ESTRAGON : Alors on ne peut pas.
VLADIMIR : Allons-nous-en.
ESTRAGON : Attends, il y a ma ceinture.
VLADIMIR : C’est trop court.
ESTRAGON : Tu tireras sur mes jambes.
VLADIMIR : Et qui tirera sur les miennes ?
ESTRAGON : C’est vrai.
VLADIMIR : Fais voir quand même. (Estragon dénoue la corde qui maintient son pantalon. Celui-ci, beaucoup trop large, lui tombe autour des chevilles. Ils regardent la corde.) A la rigueur ça pourrait aller. Mais est-elle solide ?
ESTRAGON : On va voir. Tiens.
Ils prennent chacun un bout de la corde, et tirent. La corde se casse. Ils manquent de tomber.
VLADIMIR : Elle ne vaut rien.
Silence.
ESTRAGON : Tu dis qu’il faut revenir demain ?
VLADIMIR : Oui.
ESTRAGON : Alors on apportera une bonne corde.
VLADIMIR : C’est ça.
Silence.
ESTRAGON : Didi.
VLADIMIR. : Oui.
ESTRAGON : Je ne peux plus continuer comme ça.
VLADIMIR : On dit ça.
ESTRAGON : Si on se quittait ? Ça irait peut-être mieux.
VLADIMIR : On se pendra demain. (Un temps.) A moins que Godot ne vienne.
ESTRAGON : Et s’il vient ?
VLADIMIR : Nous serons sauvés.
Vladimir enlève son chapeau - celui de Lucky - regarde dedans, y passe la main, le secoue, le remet.
ESTRAGON : Alors, on y va ?
VLADIMIR : Relève ton pantalon.
ESTRAGON : Comment ?
VLADIMIR : Relève ton pantalon.
ESTRAGON : Que j’enlève mon pantalon ?
VLADIMIR : RE-lève ton pantalon.
ESTRAGON : C’est vrai.
Il relève son pantalon. Silence.
VLADIMIR : Alors, on y va ?
ESTRAGON : Allons-y.
Ils ne bougent pas.

RIDEAU
Nous avions vu le plan suivant en classe :
I - Une scène comique
II - Une existence tragique
III - Une dimension absurde

Je voudrais avoir votre avis sur mes sous-parties :

I - 1. Dimension comique
2. Opposition des deux personnages

II - 1. L'oubli
2. Une perte d'espoir ? (l'envie de partir)
3. L'idée du suicide

III - 1. L'absurdité des dialogues et des gestes
2. L'attente inutile
3. Cycle absurde (une fin qui ressemble au début)

Je pense que mon III/1. sera un peu similaire à mon I/1.

Merci de votre aide !