Racine, Phèdre, acte II, scène 5
96 réponses · Page 4 / 5
Je te remercie, je vous enverrai mon travail lorsque j'aurai fini par message privé pour me dire ce que vous en pensez si cela ne vous dérange pas.
Merci beaucoup pour votre aide !
Ps : (Je m'excuse pour la faute commise sur le nom de Thésée)
Ne pas perdre de vue un point important : Phèdre n'use d'aucune stratégie, pour l'excellente raison qu'a xiste pas, comme dirait Jean Tardieu. C'est Racine, formé à la rhétorique et connaisseur de la psychologie, qui tient la plume. C'est Racine qui calcule ses effets, Racine qui a mis son personnage dans une situation très inconfortable si l'on tient compte des critères de bienséance du siècle de Louis XIV : une femme ne doit jamais admettre qu'elle aime, elle ne doit surtout pas se déclarer la première, une reine ne peut aimer au-dessous de son rang et les relations entre un fils et l'épouse du père constituent un inceste du second type.
Comment Racine parvient-il à lui faire dire ce qu'elle ne doit ni ne peut dire ?
Merci pour cette remarque, j'en tiendrai compte 🙂
Ps : Est ce que je peux vous envoyer mon travail en message privée pour me dire ce que vous en pensez s'il vous plaît ? l'avis des autres compte énormément pour moi.
Merci d'avance
Oksi.
Bonsoir !
Je poste ce message car je suis dans une situation plutôt problématique. J'ai une question a laquelle je dois répondre pour demain cependant je ne comprend même pas la question, et ce n'est pas par mauvaise volonté mais vraiment que je ne comprend pas. Voici la question, c'est la numéro 4.
Lien de la photo des questions :
[lien invalide]
Et voilà l'extrait qui y correspond :
[lien invalide]
Voilà, j'espère que quelqu'un aura du temps a me consacrer pour m'aider ce soir, je dois rendre mon travail demain.
Bonne soirée
Plus pratique ainsi…
Que dis-je ? Il n'est point mort, puisqu'il respire en vous.
Toujours devant mes yeux je crois vois mon époux.
Je le vois, je lui parle, et mon coeur… Je m'égare,
Seigneur ; ma folle ardeur malgré moi se déclare.
HIPPOLYTE
Je vois de votre amour l'effet prodigieux.
Tout mort qu'il est, Thésée est présent à vos yeux ;
Toujours de son amour votre âme est embrasée.
PHÈDRE
Oui, Prince, je languis, je brûle pour Thésée.
Je l'aime, non point tel que l'ont vu les enfers,
Volage adorateur de mille objets divers,
Qui va du Dieu des morts déshonorer la couche ;
Mais fidèle, mais fier, et même un peu farouche,
Charmant, jeune, traînant tous les cœurs après soi,
Tel qu'on dépeint nos Dieux, ou tel que je vous voi.
Il avait votre port, vos yeux, votre langage,
Cette noble pudeur colorait son visage,
Lorsque de notre Crète il traversa les flots,
Digne sujet des voeux des filles de Minos.
Que faisiez-vous alors ? Pourquoi sans Hyppolyte
Des héros de la Grèce assembla-t-il l'élite ?
Pourquoi, trop jeune encor, ne pûtes-vous alors
Entrer dans le vaisseau qui le mit sur nos bords ?
Par vous aurait péri le monstre de la Crète,
Malgré tous les détours de sa vaste retraite.
Pour en développer l'embarras incertain,
Ma sœur du fil fatal eût armé votre main.
Mais non, dans ce dessein je l'aurais devancée :
L'amour m'en eût d'abord inspiré la pensée.
C'est moi, Prince, c'est moi dont l'utile secours
Vous eût du Labyrinthe enseigné les détours.
Que de soins m'eût coûté cette tête charmante !
Un fil n'eût point assez rassuré votre amante.
Compagne du péril qu'il vous fallait chercher,
Moi-même devant vous j'aurais voulu marcher ;
Et Phèdre, au Labyrinthe avec vous descendue,
Se serait avec vous retrouvée ou perdue.
HIPPOLYTE
Dieux ! qu'est-ce que j'entends ? Madame, oubliez-vous
Que Thésée est mon père et qu'il est votre époux ?
Question 4 :
Comparez le portrait parallèle que dresse Phèdre (v.8 à 18 de l'extrait). Prenez en considération les adjectifs utilisés et le travail de mise en relief par le rythme et les sonorités.
Oui exact, excusez moi.
Bonjour je suis en seconde, et ma prof de français nous a donné une partie de l'acte II scène 5 de la pièce Phèdre de Racine , ( vers 660à710). J'ai compris l'histoire et le contexte. Un seul soucis je ne comprends pas la problématique et ne peut donc pas énoncer de plan. La problématique est : Dans quelle mesure le personnage de Phèdre se livrant à l'aveu de son amour pour Hippolyte est-il voué à la fatalité tragique ?
Merci beaucoup de votre aide ! 😀
Problématique ? quelle problématique ? où ça, une problématique ?
Dans quelle mesure le personnage de Phèdre se livrant à l'aveu de son amour pour Hippolyte est-il voué à la fatalité tragique ? est une simple question -dont je vous donne volontiers acte qu'elle est difficilement compréhensible.
C'est plus clair si l'on supprime : se livrant à l'aveu de son amour pour Hippolyte, car faire un aveu, parfaitement licite de la part d'une veuve, n'entraine pas une fatalité tragique.
La question est donc :
Dans quelle mesure le personnage de Phèdre est-il voué à la fatalité tragique ?
Je pense que l'on vous demande de montrer que par son aveu Phèdre déclenche ce que Cocteau appellera au XXe siècle une machine infernale.
P.S. Il est de mauvaise méthode de modifier les données d'un problème, mais on peut aussi corriger une donnée mal rédigée.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre, cette formulation m'inspire bien plus que l'autre. Il n'y a rien de mieux qu'une question simple.
Oh et merci pour le petit conseil. 😀
Bonjour tout le monde, je suis nouvelle sur le forum, mais je trouve que ce forum est super.
J'ai un problème, j'ai un commentaire composé à faire pour lundi, c'est que l'acte 2 scène 5 Phèdre de Racine.. Problème qui se pose je ne sais pas comment construire ma problématique mais j'ai les deux axes qui sont les suivants.
- Ccomment Phèdre avoue son amour à Hippolyte
- Comment le personnage finit par se réfugier dans une construction imaginaire…
Au final se sujet me pose problème car je ne sais quoi dire..
Merci d'avance à ceux qui vont m'aider.
Bonjour à tous, je requières votre aide pour la réalisation d'une fiche de révision pour le BAC (1ereS)
En effet au cours de la séquence "littérature, art et folie: histoires de folie…" nous avons étudié la tirade de Phèdre en document complémentaire…
PHEDRE
Ah ! cruel, tu m'as trop entendue !
Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
Innocente à mes yeux, je m'approuve moi−même,
Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le coeur d'une faible mortelle.
Toi−même en ton esprit rappelle le passé.
C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.
Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis−je ? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois−tu volontaire ?
Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,
Je te venais prier de ne le point haïr.
Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime !
Hélas ! je ne t'ai pu parler que de toi−même !
Venge−toi, punis−moi d'un odieux amour ;
Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
Crois−moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
Voilà mon coeur : c'est là que ta main doit frapper.
Impatient déjà d'expier son offense,
Au−devant de ton bras je le sens qui s'avance.
Frappe. Ou si tu le crois indigne de tes coups,
Si ta haine m'envie un supplice si doux,
Ou si d'un sang trop vil ta main serait trempée,
Au défaut de ton bras prête−moi ton épée.
Donne.
Comme ce n'est pas une lecture analytique nous n'avons pas fait de problématique et de plan précis or j'aimerai bien pouvoir en avoir pour bien plancher le texte pour l'oral.
Les éléments que nous avons trouvés sont les suivants:
- parallélisme l.21 "j'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes" -> opposition feux/larmes (donc des éléments) qui montrent les passions qui dévorent Phèdre.
- chiasme l.24-25 "que dis-je ? Cet aveu que je viens de faire / Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire?" -> elle doute de ce qu'elle dit et interroge pour savoir si elle a vraiment prononcé ces mots
- oxymore l.30 "odieux amour" "vengeance céleste" "gloire cruelle" -> bipolarité et confusion
- antiphrase l.19 "tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins" avec des négations et opposition des mots -> elle sombre dans la folie
- opposition champs lexicaux haine et amour (relevé très riche) -> les deux passions se confondent sous la fièvre de la folie
- épitrochasme "ou si d'un sang trop vil ta main" -> rythme accéléré, haché du cœur ou de la respiration
- anaphore l.1-12-15 "cruel" -> elle rapproche Hippolyte à la gloire alors qu'il est source de sa désolation et de sa perte
- registre tragique
= conflit intérieur et dualité qui met en avant sa folie.
Je vous demandes juste de m'aider à trouver un plan (assez simple, peu importe) qui pourrait convenir au texte et coller avec les remarques et le thème de la séquence. Merci à vous
Bonjour j'ai un travail de français à faire sur la tirade de Phèdre dans l'acte 2, scène 5 et je ne comprends pas comment montrer que Phèdre présente son amour comme une fatalité.
Pourriez-vous m'aider?
PHEDRE
Ah ! cruel, tu m'as trop entendue !
Je t'en ai dit assez pour te tirer d'erreur.
Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
J'aime. Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
Innocente à mes yeux, je m'approuve moi−même,
Ni que du fol amour qui trouble ma raison,
Ma lâche complaisance ait nourri le poison.
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m'abhorre encor plus que tu ne me détestes.
Les dieux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le coeur d'une faible mortelle.
Toi−même en ton esprit rappelle le passé.
C'est peu de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé :
J'ai voulu te paraître odieuse, inhumaine,
Pour mieux te résister, j'ai recherché ta haine.
De quoi m'ont profité mes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins.
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes.
Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis−je ? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois−tu volontaire ?
Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,
Je te venais prier de ne le point haïr.
Faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime !
Hélas ! je ne t'ai pu parler que de toi−même !
Venge−toi, punis−moi d'un odieux amour ;
Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte !
Crois−moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
Voilà mon coeur : c'est là que ta main doit frapper.
Impatient déjà d'expier son offense,
Au−devant de ton bras je le sens qui s'avance.
Frappe. Ou si tu le crois indigne de tes coups,
Si ta haine m'envie un supplice si doux,
Ou si d'un sang trop vil ta main serait trempée,
Au défaut de ton bras prête−moi ton épée.
Donne.
Relis bien ces vers.
ces dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
Ces dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le coeur d'une faible mortelle.
Et mène une recherche.
https://www.etudes-litteraires.com/racine/Bonjour Petite Plume apprentie,
"- chiasme l.24-25 "que dis-je ? Cet aveu que je viens de faire / Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire?" -> elle doute de ce qu'elle dit et interroge pour savoir si elle a vraiment prononcé ces mots"
Où vois-tu un chiasme ici ?
Sinon, elle ne doute pas de ce qu'elle dit. C'est une question rhétorique à Hippolyte : elle vient de lui avouer un amour scandaleux, et elle va à présent expliquer que cet aveu n'était pas volontaire, qu'elle avait prévu de lui parler d'autre chose mais qu'elle a été entraînée par sa passion.
"- oxymore l.30 "odieux amour" "vengeance céleste" "gloire cruelle" -> bipolarité et confusion"
Je ne sais pas trop ce que tu entends par "bipolarité". En revanche, je ne suis pas d'accord pour dire que l'oxymore "odieux amour" suggère la "confusion" (mentale ?) de Phèdre. "Odieux amour" signifie : amour susceptible de susciter la haine, ce qui est exactement ce dont il s'agit ici (son amour fait naître la haine d'Hippolyte). Je ne parlerais pas d'oxymore pour les deux autres.
"- antiphrase l.19 "tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins" avec des négations et opposition des mots -> elle sombre dans la folie"
Au contraire, son discours est ici très construit. Pourquoi les négations seraient-elles le signe de la folie de Phèdre ? Tu veux à tout prix qu'elle soit folle, la pauvre ! 🙂 Il ne s'agit absolument pas d'une antiphrase. En revanche il y a une litote dans "je ne t'aimais pas moins" (= je t'aimais plus), qui permet ici, surtout, de ménager un parallélisme sans lourdeur, sans répétition.
"- opposition champs lexicaux haine et amour (relevé très riche) -> les deux passions se confondent sous la fièvre de la folie"
Ben non. De fait, elle l'aime, et de fait, elle anticipe la haine qu'il va éprouver pour elle. Ce n'est pas de la folie, c'est une analyse parfaitement lucide de la situation…
"- épitrochasme "ou si d'un sang trop vil ta main" -> rythme accéléré, haché du cœur ou de la respiration"
Je ne sais pas ce que c'est qu'un (une ?) épitrochasme, mais comme le ou la prof qui te fera passer l'oral ne le saura pas non plus, je te suggère de t'en passer si tu peux remplacer ce mot technique par une périphrase 🙂 ! Et je ne vois pas ce qui te permet de dire, ici, que le rythme s'accélère. En lisant la tirade à haute voix, à cet endroit, j'ai même plutôt envie de ralentir le rythme, pour préparer le climax final. Je n'ai pas l'impression d'aller contre le texte, ce faisant…
"- anaphore l.1-12-15 "cruel" -> elle rapproche Hippolyte à la gloire alors qu'il est source de sa désolation et de sa perte
"
Le même mot qui revient à 3 vers d'écart, sous deux formes différentes, une fois comme substantif et une fois comme adjectif, et à des places différentes du vers, ça ne constitue pas une anaphore. Et je ne comprends pas ce que tu veux dire par "elle rapproche Hippolyte à la gloire" (??)
Bref : Phèdre n'est pas folle, et essaie de ne pas abuser du jargon rhétorique 😜
Bonjour petitebulle,
je ne comprends pas comment montrer que Phèdre présente son amour comme une fatalité.
Il faut pour cela analyser la progression du texte et montrer que Racine présente une Phèdre accablée par cet amour.
Ce n'est pas elle qui l'a voulu. Elle en est victime (
objet, dit-elle à un moment).
Elle fait le récit de la chose, comme elle s'est passée, dans l'ordre chronologique.
C'est arrivé (les dieux…les dieux…), j'ai lutté, oh oui j'ai lutté…, et voilà où j'en suis.
Ce texte est un extrait de Phèdre écrit par Racine, c'est un dramaturge du XVIIème siècle réputé pour ses célèbres tragédies telles que Britanicus où bien encore Andromaque, ce tragédien est ce que Molière à été de la comédie, il respectait toutes les notions du théâtre ce qui lui a permit d'obtenir sa si flatteuse réputation. Phèdre est une de ses dernières tragédies. Cette pièce est, comme toutes les siennes, inspirée de la mythologie antique et des histoires d'amour, ici une passion subsiste entre Phèdre, Thésée et Hippolyte. Dans l'acte 5 - scène II, Phèdre veut déclarer son amour à Hippolyte.
C'est pourquoi nous nous demanderons comment l'auteur parvient à nous faire part des sentiments du personnage.
Dans un premier temps nous verrons la violence des sentiments, puis le poids de la fatalité avant d'aborder la solitude et la détresse du personnage.
Pour montrer la violence des sentiments, Racine met en évidence la contradiction dans le discours du personnage, l'intensité des sentiments ainsi qu'une touche d'expression poétique.
La contradiction du personnage est voulue, l'auteur met en place différents champs lexicaux opposés l'un à l'autre. On trouve des champs lexicaux de l'amour : "je t'aime" (V.8) ; "cœur" (V.17); "séduire" (V.17) puis celui de la violence : "supplice" (V.43) ; "épée" (V.47). Les antithèses renforcent cette idée de contradiction et ne font qu'appuyer sur la confusion du personnage dans ses choix : "fui"/"chassé" (V.19) "haïssais"/"aimais" (V.23).
L'intensité des sentiments est accentuée par des interjections "Eh bien!" (V.7);"Ah.." (V.5) des exclamations "cruel!" (V.5) "entendue!" (V.5) et des répétitions. A travers ces procédés, l’instance et la détermination du personnage face à ses sentiments sont totalement perceptibles.
Tout au long de cette extrait on observe une expression des plus poétique, très prononcée notamment grâce aux multiples figures de styles. Il y a des métaphore qui encadre la passion mais aussi la mort, de plus, l'utilisation d'une litote renforce ce sentiment poétique : " je ne t'aimais pas moins" (V.23). Tous ses éléments influent sur une tonalité poétique.
En espérant que cela t'éclaire un peu plus…
Bonjour,
Je suis en 1ere S et j'ai passé mon oral de français aujourd'hui et ça c'est très mal passé. Je n'ai pas traité le bon texte ….. Vous devez me prendre pour une fille très bête mais je m'explique. Je devais passer sur un extrait de la scène 5 de l'acte 2 de Phèdre, le deuxième tirade de l'aveu à Hippolyte, celle où Phèdre lui demande de la tuer. Or, nous avions aussi étudier la première tirade, dans la même scène, celle où Phèdre réécrit le mythe du Minotaure. J'ai préparé la première tirade…. et je me suis rendue compte que je m'étais trompé de texte lors de mon introduction. J'ai bien pleuré, à cause du stress, et le professeur m'a dit que ça se passerait bien, que ce n'était pas grave et que je pouvais continuer avec ce texte, que je n'aurais pas une mauvaise note. Je pense avoir une fait une bonne étude pour ce texte, avoir répondu à la problématique "Quel regard Phèdre porte-t-elle sur le monde ?". Mon plan était :
I) Phèdre porte un regard tragique sur le monde, elle le subit
1) Un amour nocif
2) L'impuissance de Phèdre
3) Phèdre perd ses repères et ne fais plus la différence entre passé et présent
II) La réécriture du mythe
1) Phèdre remplace Ariane
2) Hippolyte remplace Thésée
3) Phèdre descend avec Hippolyte dans le labyrinthe
L'examinateur était très gentil, il parraissait très intéressé pendant mon étude de texte, l'entretien s'est bien passé. Savez-vous ce qui se passe dans ce cas de figure ? Est-ce que certains d'entre vous ont été dans ce cas ? Pensez-vous que je peux espérer avoir la moyenne ? S'il y a des profs parmi vous (on sait jamais) est-ce que l'examinateur peut noter mon travail ?
Merci à toutes celles et ceux qui me répondrons.
Vous avez répondu à une question portant sur un texte A par une étude d'un texte B ?Je n'aurais pas aimé être votre examinateur !
Si vraiment votre analyse de B coïncide avec la question portant sur A, tout ira bien…
Mon examinateur a dit que cette question était très large et que je pouvais très bien faire mon étude de texte, qu'elle s'appliquait aux deux textes, il a d'ailleurs bien aimé ma vision sur ce texte qui serait une sorte de réécriture ou Phèdre réinvente le monde … après j'ai vraiment peur qu'il mente et qu'il n'ait pas été sincère quand il a dit que ce n'était pas grave …. je compte vraiment sur l'entretien pour sauver les meubles si c'est possible de les sauver ..
Merci d'avoir répondu aussi rapidement en tout cas 🙂
Je crois que dans ce cas-là, on peut mettre l'erreur sur le compte du stress du candidat.
il n'y a de raison pour que ton examinateur t'ait menti.