Anthologie poétique sur un thème original

Entraide scolaire

109 réponses · Page 2 / 6

Je crois qu'ils sont tous pertinents,
Sauf peut-être les lettres, parce que ce n'est pas forcément de la poésie.
Voilà le poème de Genet, qui est à lire, même s'il est surement trop long pour figurer dans l'anthologie, il reste magnifique, donc voilà:

Le condamné à mort

Le vent qui roule un cœur sur le pavé des cours,
Un ange qui sanglote accroché dans un arbre,
La colonne d'azur qu'entortille le marbre
Font ouvrir dans ma nuit des portes de secours.

Un pauvre oiseau qui meurt et le goût de la cendre,
Le souvenir d'un œil endormi sur le mur,
Et ce poing douloureux qui menace l'azur
Font au creux de ma main ton visage descendre.

Ce visage plus dur et plus léger qu'un masque,
Et plus lourd à ma main qu'aux doigts du recéleur
Le joyau qu'il empoche ; il est noyé de pleurs.
Il est sombre et féroce, un bouquet vert le casque.

Ton visage est sévère : il est d'un pâtre grec.
Il reste frémissant au creux de mes mains closes.
Ta bouche est d'une morte où tes yeux sont des roses,
Et ton nez d'un archange est peut-être le bec.

Le gel étincelant d'une pudeur méchante
Qui poudrait tes cheveux de clairs astres d'acier,
Qui couronnait ton front d'épines du rosier
Quel haut-mal l'a fondu si ton visage chante?

Dis-moi quel malheur fou fait éclater ton œil
D'un désespoir si haut que la douleur farouche,
Affolée, en personne, orne ta ronde bouche
Malgré tes pleurs glacés, d'un sourire de deuil?

Ne chante pas ce soir les « Costauds de la Lune » !
Gamin d'or sois plutôt princesse d'une tour
Rêvant mélancolique à notre pauvre amour ;
Ou sois le mousse blond qui veille à la grand'hune.

Il descend vers le soir pour chanter sur le pont
Parmi les matelots à genoux et nu-tête
« L’Ave Maris Stella ». Chaque marin tient prête
Sa verge qui bondit dans sa main de fripon.

Et c'est pour t'emmancher, beau mousse d'aventure,
Qu'ils bandent sous leur froc les matelots musclés.
Mon Amour, mon Amour, voleras-tu les clés
Qui m'ouvriront le ciel où tremble la mâture

D'où tu sèmes, royal, les blancs enchantements,
Qui neigent sur mon page, en ma prison muette :
L'épouvante, les morts dans les fleurs de violette,
La mort avec ses coqs! Ses fantômes d'amants!

Sur ses pieds de velours passe un garde qui rôde.
Repose en mes yeux creux le souvenir de toi.
Il se peut qu'on s'évade en passant par le toit.
On dit que la Guyane est une terre chaude.

Ô la douceur du bagne impossible et lointain!
Ô le ciel de la Belle, ô la mer et les palmes,
Les matins transparents, les soirs fous, les nuits calmes,
Ô les cheveux tondus et les Peaux-de-Satin!

Rêvons ensemble, Amour, à quelque dur amant
Grand comme l'Univers mais le corps taché d'ombres
Il nous bouclera nus dans ces auberges sombres,
Entre ses cuisses d'or, sur son ventre fumant,

Un mac éblouissant taillé dans un archange
Bandant sur les bouquets d'œillets et de jasmins
Que porteront tremblant tes lumineuses mains
Sur son auguste flanc que ton baiser dérange.

Tristesse dans ma bouche! Amertume gonflant
Gonflant mon pauvre cœur! Mes amours parfumées
Adieu vont s'en aller! Adieu couilles aimées!
Ô sur ma voix coupée adieu chibre insolent!

Gamin ne chantez pas, posez votre air d'apache!
Soyez la jeune fille au pur cou radieux,
Ou si tu n'as de peur l'enfant mélodieux
Mort en moi bien avant que me tranche la hache.

Enfant d'honneur si beau couronné de lilas!
Penche-toi sur mon lit, laisse ma queue qui monte
Frapper ta joue dorée. Écoute il te raconte,
Ton amant l'assassin sa geste en mille éclats.

Il chante qu'il avait ton corps et ton visage,
Ton cœur que n'ouvriront jamais les éperons
D'un cavalier massif. Avoir tes genoux ronds!
Ton cou frais, ta main douce, ô môme avoir ton âge!

Voler voler ton ciel éclaboussé de sang
Et faire un seul chef-d'œuvre avec les morts cueillies
Ça et là dans les prés, les haies, morts éblouies
De préparer sa mort, son ciel adolescent…

Les matins solennels, le rhum, la cigarette…
Les ombres du tabac, du bagne et des marins
Visitent ma cellule où me roule et m'étreint
Le spectre d'un tueur à la lourde braguette.

La chanson qui traverse un monde ténébreux
C'est le cri d'un marlou porté par ta musique.
C'est le chant d'un pendu raidi comme une trique.
C'est l'appel enchanté d'un voleur amoureux.

Un dormeur de seize ans appelle des bouées
Que nul marin ne lance au dormeur affolé.
Un enfant reste droit contre le mur collé.
Un autre dort bouclé dans ses jambes noués.

J'ai tué pour les yeux bleus d'un bel indifférent
Qui jamais ne comprit mon amour contenue,
Dans sa gondole noire une amante inconnue,
Belle comme un navire et morte en m'adorant.

Toi quand tu seras prêt, en arme pour le crime,
Masqué de cruauté, casqué de cheveux blonds,
Sur la cadence folle et brève des violons
Égorge une rentière en amour pour ta frime.

Apparaîtra sur terre un chevalier de fer,
Impassible et cruel, visible malgré l'heure
Dans le geste imprécis d'une vieille qui pleure.
Ne tremble pas surtout, devant son regard clair.

Cette apparition vient du ciel redoutable
Des crimes de l'amour. Enfant des profondeurs
Il naîtra de son corps d'étonnantes splendeurs,
Du foutre parfumé de sa queue adorable.

Rocher de granit noir sur le tapis de laine
Une main sur sa hanche, écoute-le marcher.
Marche vers le soleil de son corps sans péché,
Et t'allonge tranquille au bord de sa fontaine.

Chaque fête du sang délègue un beau garçon
Pour soutenir l'enfant dans sa première épreuve.
Apaise ta frayeur et ton angoisse neuve,
Suce mon membre dur comme on suce un glaçon.

Mordille tendrement le paf qui bat ta joue,
Baise ma queue enflée, enfonce dans ton cou
Le paquet de ma bite avalé d'un seul coup.
Étrangle-toi d'amour, dégorge, et fais ta moue!

Adore à deux genoux, comme un poteau sacré
Mon torse tatoué, adore jusqu'aux larmes
Mon sexe qui se rompt, te frappe mieux qu'une arme,
Adore mon bâton qui va te pénétrer.

Il bondit sur tes yeux; il enfile ton âme,
Penches un peu la tête et le vois se dresser.
L'apercevant si noble et si propre au baiser
Tu t'inclines très bas en lui disant : « Madame ! »

Madame écoutez-moi! Madame on meurt ici!
Le manoir est hanté! La prison vole et tremble!
Au secours, nous bougeons! Emportez-nous ensemble,
Dans votre chambre au Ciel, Dame de la merci!

Appelez le soleil, qu'il vienne et me console.
Étranglez tous ces coqs! Endormez le bourreau!
Le jour sourit mauvais derrière mon carreau.
La prison pour mourir est une fade école.

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens mon beau soleil, ô viens ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main,
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer, et des prés l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul je vais mourir.

Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde!
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche! Amour ouvre tes portes!
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier, plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs; s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans ; couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate une heure avant ma mort.

Les assassins du mur s'enveloppent d'aurore
Dans ma cellule ouverte au chant des hauts sapins,
Qui la berce, accrochée à des cordages fins
Noués par des marins que le clair matin dore.

Qui grava dans le plâtre une Rose des Vents?
Qui songe à ma maison, du fond de sa Hongrie?
Quel enfant s'est roulé sur ma paille pourrie
A l'instant du réveil d'amis se souvenant?

Divague ma Folie, enfante pour ma joie
Un consolant enfer peuplé de beaux soldats,
Nus jusqu'à la ceinture, et des frocs résédas
Tire ces lourdes fleurs dont l'odeur me foudroie.

Arrache on ne sait d'où les gestes les plus fous.
Dérobe des enfants, invente des tortures,
Mutile la beauté, travaille les figures,
Et donne la Guyane aux gars, pour rendez-vous.

Ô mon vieux Maroni, ô Cayenne la douce!
Je vois les corps penchés de quinze à vingt fagots
Autour du mino blond qui fume les mégots
Crachés par les gardiens dans les fleurs et la mousse.

Un clop mouillé suffit à nous désoler tous.
Dressé seul au dessus des rigides fougères
Le plus jeune est posé sur ses hanches légères
Immobile, attendant d'être sacré l'époux.

Et les vieux assassins se pressant pour le rite
Accroupis dan le soir tirent d'un bâton sec
Un peu de feu que vole, actif, le petit mec
Plus émouvant et pur qu'une émouvante bite.

Le bandit le plus dur, dans ses muscles polis
Se courbe de respect devant ce gamin frêle.
Monte la lune au ciel. S'apaise une querelle.
Bougent du drapeau noir les mystérieux plis.

T’enveloppent si fin, tes gestes de dentelle!
Une épaule appuyée au palmier rougissant
Tu fumes. La fumée en ta gorge descend
Tandis que les bagnards, en danse solennelle,

Graves, silencieux, à tour de rôle, enfant,
Vont prendre sur ta bouche une goutte embaumée,
Une goutte, pas deux, de la ronde fumée
Que leur coule ta langue. Ô frangin triomphant,

Divinité terrible, invisible et méchante,
Tu restes impassible, aigu, de clair métal,
Attentif à toi seul, distributeur fatal
Enlevé sur le fil de ton hamac qui chante.

Ton âme délicate est par de là les monts
Accompagnant encor' la fuite ensorcelée
D'un évadé du bagne, au fond d'une vallée
Mort, sans penser à toi, d'une balle aux poumons.

Élève-toi dans l'air de la lune ô ma gosse.
Viens couler dans ma bouche un peu du sperme lourd
Qui roule de ta gorge à mes dents, mon Amour,
Pour féconder enfin nos adorables noces.

Colle ton corps ravi contre le mien qui meurt
D'enculer la plus tendre et douce des fripouilles.
En soupesant charmé tes rondes, blondes couilles,
Mon vit de marbre noir t'enfile jusqu'au cœur.

Oh vise-le dressé dans son couchant qui brûle
Et va me consumer! J'en ai pour peu de temps,
Si vous l'osez, venez, sortez de vos étangs,
Vos marais, votre boue où vous faites des bulles

Âmes de mes tués! Tuez-moi! Brûlez-moi!
Michel-Ange exténué, j'ai taillé dans la vie
Mais la beauté, Seigneur, toujours je l’ai servie,
Mon ventre, mes genoux, mes mains roses d'émoi.

Les coqs du poulailler, l'alouette gauloise,
Les boîtes du laitier, une cloche dans l'air,
Un pas sur le gravier, mon carreau blanc et clair,
C'est le luisant joyeux sur la prison d'ardoise.

Messieurs je n'ai pas peur! Si ma tête roulait
Dans le son du panier avec ta tête blanche,
La mienne par bonheur sur ta gracile hanche
Ou pour plus de beauté, sur ton cou mon poulet….

Attention! Roi tragique à la bouche entr'ouverte
J'accède à tes jardins de sable désolés,
Où tu bandes, figé, seul, et deux doigts levés,
D'un voile de lin bleu ta tête recouverte.

Par un délire idiot je vois ton double pur!
Amour! Chanson! Ma reine! Est-ce un spectre mâle
Entrevu lors des jeux dans ta prunelle pâle
Qui m'examine ainsi sur le plâtre du mur ?

Ne sois pas rigoureux, laisse chanter mâtine
A ton cœur bohémien ; m'accorde un seul baiser…
Mon Dieu je vais claquer sans te pouvoir presser
Dans ma vie une fois sur mon cœur et ma pine!

Pardonnez-moi mon Dieu parce que j'ai péché!
Les larmes de ma voix, ma fièvre, ma souffrance,
Le mal de m'envoler du beau pays de France,
N'est-ce assez, mon seigneur, pour aller me coucher
Trébuchant d'espérance.

Dans vos bras embaumés, dans vos châteaux de neige!
Seigneur des lieux obscurs, je sais encore prier.
C'est moi mon père, un jour, qui me suis écrié:
Gloire au plus haut du ciel, au dieu qui me protège
Hermès au tendre pied!

Je demande à la mort la paix, les longs sommeils,
Le chant des Séraphins, leurs parfums, leurs guirlandes,
Les angelots de laine en chaudes houppelandes,
Et j'espère des nuits sans lunes ni soleils
Sur d'immobiles landes.

Ce n'est pas ce matin que l'on me guillotine.
Je peux dormir tranquille. À l'étage au-dessus
Mon mignon paresseux, ma perle, mon jésus,
S'éveille. Il va cogner de sa dure bottine
À mon crane tondu.

Il paraît qu'à côté vit un épileptique.
La prison dort debout au noir d'un chant des morts.
Si des marins sur l'eau voient s'avancer les ports
Mes dormeurs vont s'enfuir vers une autre Amérique.

Jean GENET
Il est vraiment magnifique, clairement érotique sans tirer vers l'obscène, même si les mots sont parfois crus… Mais beaucoup trop long et donc prendrait énormément de temps a présenter et a analyser…

Pour les lettres je trouvais vraiment original cet érotisme caché, et mon énoncé dit exactement :
Tous d'abord, vous devez choisir 10 poèmes qui n'ont pas été ou ne seront pas étudiés en classe ( donc en gros pas de poèmes de Baudelaire venant du recueil les fleurs du mal)
Les 10poémes doivent avoir un thème commun. Ce thème est libre.
Les poèmes doivent présenter soit une sensibilité particulière, soit un intérêt particulier, soit une esthétique précise. ( la je bug, elle veut dire quoi par là? )
Ils doivent avoir été écrits par 10auteurs différents, a des périodes différentes. ( là faut que je commence a faire des recherches poussé, parce que si j'en ai 5 écrits avec 2 ans d'intervalle…)
Vous devez représenter au moins trois siècles et plusieurs mouvements littéraires.
L'idéal est aussi que cette anthologie présente des poèmes de formes d'écritures variées.
( je pensais a une chanson, vous pensez que ca passe?)
Si tu veux vraiment inclure les lettres, je pense qu'il vaut mieux demander, plutôt que de se retrouver avec un "hors sujet" en rouge et en majuscule" 😜 Mais si c'est accepté, alors c'est sûr que c'est incontournable 🙂
Je pense que ce la prof entend par "particulier" est que le choix est réfléchi, motivé, que tu n'as pas assemblé en vrac des poèmes que tu n'as pas lu, parce qu'ils collent au thème et sans y avoir réfléchi plus que ça. Il faut que tu puisses "défendre ton bout de gras", et argumenter, en deux ou trois phrases, en reprenant par exemple: sensibilité donc ce qui t'as touché à la lecture, intérêt: donc ce qui le rend différent, pourquoi celui là et pas un autre?; et enfin esthétique: là des exemples comme la calligraphie d'Apollinaire, ou un rondeau, ou une ballade, ou alors les poèmes en prose, bref, ce qui fait qu'il s'agit d'un texte construit et travaillé, et pas un texte argumentatif, ou narratif, où l'idée passe avant le verbe, car la poésie met en jeu chaque mot, c'est qui fait tout la différence, je crois, avec les autres genres littéraire, le mot dépasse sa signification première en poésie, c'est pourquoi une poésie érotique est possible comme des mots comme "con", "verbe", "baiser" peuvent il être beaux? c'est ce que fait l'esthétique.

J'espère que ce charabia de littéraire exaltée t'aide un peu!
Donc par exemple pour le poème " con large comme un estuaire" je pourrais dire que l'esthétique de ce poème passe par l'emploi de mots crus qui pourraient être choquant, mais que dans le cadre de ce poèmes, ils sont tout a fait a leurs place..?
Hello,

Honnêtement, je ne me risquerais pas à proposer des poèmes érotiques, à la limite de la vulgarité… Tout dépend de ta prof évidemment et de sa largeur… d'esprit 😂

Con est grossier, baiser également, et tutti quanti.

Au fait, pourquoi pas des poèmes érotique sur les hommes ? Tiens, queue, vit, c'est pas joli? 🙄

😞 😞 😞
Je voulais proposer l'érotisme parce que, ma prof déjà est assez ouverte d'esprit, que je pense que ce sujet un peu chaud sera eviter par la plupart des élève donc qu'il ferra " tache" dans ses copies, & que la prof m'a dit qu'elle appréciait mon cotés marginale…
Donc autant en joué la dessus…

Pour la présentation de l'anthologie, vous avez des idées? j'ai pas trés envies de me contenté de photo érotiques ( artistiques, pas porno..) pour illustré les poèmes, mais je dois dire que j'ai pas d'idées…
Personnellement, même si je ne suis pas d'accord (mais pas du tout) pour dire que les textes et les mots sont vulgaires (c'est tellement réducteur! la poésie est tellement au dessus de tout ça!)
je n'irai pas jusqu'à la photo. Les mots laissent imaginer, ils ne s'imposent pas, la photo, c'est trop, après, je ne sais pas, mais, j'éviterai.
Pourquoi ne pas se concentrer sur les détails du poème, Joachim du DuBellay parle du ciel, d'un oeil, d'une fleur… recréer la "poésie" (au sens coincé du terme)?
Ou alors parfumer les pages de l'anthologie (pour faire du sensuel au sens premier: la poésie des sens, pourquoi pas une poésie tactile aussi? Coller des plumes ou ce genre de choses… -pour ma défense, il est plus de minuit et ça va faire 40 heures que je n'ai pas dormi, si je dis des bêtises, ou que j'ai des idées stupides, pardonnez moi -).

Si l'originalité est vraiment récompensée, alors sortir la poésie d'un ennuyeux noir sur blanc, aux rimes plates et aux trémolos poussiéreux, la rendre sensuelle, inattendue, c'est original.



PS: pour l'esthétique d'Apollinaire, on peut fouiller un peu le texte: néologisme (trouduculière) et aussi le contraste entre le vocabulaire paillard et hyperbolique😞large comme un estuaire), et la litote "mon reflux amoureux". "Femme"+ emploi du "tu" > forme de tendresse, de respect même dans la majuscule. Le néologisme devient une sorte d'hommage, de cadeau de poète, on créé un mot, car c'est le bien le plus précieux d'un poète… La "grossièreté" est alors dépassée, et la poésie en nait. Car ce qui est "étrange", c'est que la grossièreté ne fait pas naitre le comique, or, c'est souvent sa fonction. C'est donc que sa fonction est ailleurs > faire renaitre la parole poétique. D'ailleurs, c'est plutôt le monde à l'envers puisque c'est le pudique et sentimental "amoureux reflux" qui tend à faire sourire…
Quelques idées comme ça, sur le vif, ça vaut ce que ça vaut, si tu n'es pas d'accord, tu as sûrement raison et je ne prétend pas avoir étudié le texte. C'est juste un exemple, pour te montrer qu'il ne faut pas hésiter à fouiller un peu le texte, déjà parce que c'est sympa à faire, surtout sur des poèmes que tu as choisi toi même, et que si la prof t'interroge, des références précises au texte, avec une analyse réfléchie, même un peu tirée par les cheveux, c'est toujours du meilleur effet.
Je trouve que c'est quand même un choix risqué… Je dis ça car une prof même ouverte d'esprit est quand même face à des ados, et il y a des parents et une administration derrière. Si un élève lui rend une telle anthologie, qu'elle s'en réjouit et met une bonne note, et que les camarades et les parents le savent et en parlent, je ne sais pas dans quelle mesure elle ne risque pas des ennuis…Dans mon établissement il est clair qu'elle serait convoquée par l'administration, car les parents réagissent vite quand ils estiment que la morale n'est pas respectée. En fac ce serait différent, mais j'avoue que face à des mineurs ça me poserait problème, tout en appréciant d'un point de vue personnel.
Alors pour le theme, j'ai parler avec ma prof et elle m'a dit " Le thème est intéressent et audacieux, j'ai hâte de lire ton travail", je lui ai dit que quelques poèmes étaient assez osées et elle a répondu " Il en faut beaucoup pour me choquer, mais ne me mets pas 10 textes obscènes non plus…"
Je lui ai demander si je pouvais mettre une chanson dans mon corpus, réponse affirmative (:

Je pense à " Marie ou Marilyn" de Damien Saez.

Pour mettre en avant le contraste entre Marie la vierge & marie la putain, et tout ce qui s'en degage… ( A genou pour la fellation, et la prière…)

Alors Voila, l'échéance de mon devoir arrive & j'ai beaucoup de mal. N'ayant absolument pas l'esprit littéraire, je ne sais pas du tout quoi mettre dans ma préface, et que tirer comme analyse, de mes poèmes… --'

Bonjour, voila je dois rendre mon devoir Lundi, & je bloque totalement sur la préface, je sais pas du tout quoi mettre, comment justifier mes choix.. ect..
J'ai vraiment besoin de votre aide là..
Bonjour, je dois, dans l'urgence rediger une préface d'anthologie poetique sur le thème de l'erotisme, mais je suis totalement bloqué, j'ai lu des fiches explicatives, mais rien a faire, je ne sais pas qu'elle forme lui donner et que metre pour justifier mes choix. voici la liste des poemes :
JOACHIM DU BELLAY-Baiser
Guillaume Apollinaire-Con large comme un estuaire
Théophile Gautier-Le nombril
Stéphane Mallarmé-Mignone
Voltaire-Polissonnerie
Ethan Street-Jupe
Théophile Gautier-Musée secret
Francis Etienne Sicard-Orientale
Marie ou Marilyn- Damien Saez


Sans titre :
Je suis très émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j’ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l’amour où je veux me
mettre
NB : Relisez-la en sautant les lignes paires

GEORGE SAND (1835)
La réponse d’Alfred de Musset
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.
Alfred de Musset
J'ai vraiment besoin de votre aide, cette p reface va peut etre joué mon passage en 1ere..
As-tu pensé à consulter cette fiche méthode ?
https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methode/preface

Je ne sais pas si la lettre de George Sand peut être considérée comme une poésie.
J'ai demander a ma prof, c'est Ok, tout comme la chanson de Damien Saez

Oui je l'ai lue, j'ai rediger ca, tout a l'heure, j'aimerais un avis :
L’érotisme a travers la poésie.

Chers lecteurs, j’ai choisi de retranscrire, grâce a cette Anthologie, le parcours de l’érotisme, a travers la poésie. L’érotisme est un sujet très prisé par les poètes. En effet, on peut constaté que ce thème est récurant, et présent dans les recueils de touts les siècles. L’érotisme, c’est l’art de susciter une excitation sensuelle, qui ne dissocie pas le corps et l’esprit, à travers une représentation liée à la sexualité. Mais l’érotisme ne renvoi pas directement à la sexualité, car il ne parle pas de l’acte sexuel, mais de ce qui peut en susciter le désir, comme les fantasmes par exemple (La jupe, d’Ethan Street). A travers mon anthologie, je vais retracer l’évolution de la poésie romantique, de par ses thèmes et son vocabulaire, son niveau de pudeur… Vous verrez par exemple, que certains auteurs, comme Stéphane Mallarmé et Guillaume Apollinaire abordent l’érotisme avec des thèmes et un vocabulaire presque vulgaire, mais qu’à travers cet art poétique, ils réussissent à ne pas devenir choquant. Ou que très récemment, Damien Saez, a travers sa chanson « Marie Ou Marilyn » à réussit a mêler Religion et Erotisme, de manière tout a fait transparente, de telle façon qu’il devient difficile de dissocier les deux à la première lecture. Vous verrez aussi que George Sand, Alias Amandine XXXXXXXX romancière a la réputation sulfureuse, à ruser de poésie pour faire passer un message assez audacieux à son ami, Alfred de Musset…
Les dix textes de cette anthologie parlent de désir mais ils divergent tous, sur d’autres thèmes qui leurs sont propre à chacun, c’est pour cela que je trouve ce corpus de poèmes fort diversifié.
J’espère sincèrement que la lecture de ces textes émoustillera vos sens au moins autant que les miens.
Bonsoir tous le monde j'ai une anthologie a faire sur l'audace avec 7 poèmes de trois siècles et trois formes poétiques différentes mais j'ai un problème je n'arrive pas a choisir de bons poèmes pouvez vous m'aider et me donnant de bons poèmes s'il vous plaît. Merci a tous j'attend vite votre réponse bonne soirée
Bonjour,
Je suis en 1ère S et je dois faire une anthologie sur 10 poèmes correspondant à un thème, un siècle ou bien un auteur précis. En l’occurrence j'ai préféré choisir un thème mais je n'arrive pas à en trouver un qui serait vraiment original et peu banal ( pas comme l'amour, la mort…).
Je pensais peut être aux 7 péchés capitaux, auriez vous d'autres suggestions à me faire svp ?
Il te faut choisir un thème qui t'inspire, toi. Nous ne sommes pas forcément inspirés par les mêmes choses. Les sept péchés capitaux, par exemple, me laissent froide.
Je sais bien mais c'était pour voir d'autres idées qui m'auraient peut être tout autant inspiré.
Les animaux ? Un type de paysages ? Des intérieurs ? Des jardins ? Des sensations (tu choisis le goût, l'odorat, etc.) ?
Des couleurs ? etc.
Dans les Enfants du Paradis, un personnage s'écrie :
La nouveauté, la nouveauté, c'est vieux comme le monde, la nouveauté !
J'ai envie de paraphraser cette réplique de Prévert, et de dire :
l'originalité, l'originalité, il n'y a rien de plus banal que l'originalité !

Surtout en poésie, qui ne traite que quatre thèmes dont on peut soutenir qu'ils n'en font qu'un) : la vie, l'amour, la mort, l'art.
Vous ne trouverez jamais autre chose.
Si vous voulez sortir du lot, ne cherchez pas un thème original, mais une façon originale d'organiser votre anthologie. Ne craignez pas de choisir des textes connus et archi-connus, suscitez-en une lecture nouvelle par votre montage.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre, vos réponses m'ont beaucoup aidé et surtout éclairé ! Je vais alors trouver une manière original d'interpréter le thème .
Bonjour, comme vous tous, je dois rédiger une anthologie poétique. En ce qui concerne le sujet je semble avoir une idée mais j'aurais voulu avoir un avis avant de me lancer. J'ai choisi de représenter le visage en insérant un poème le visage en lui même, mais aussi sur les yeux, la bouche, les pommettes, les cheveux ou encore le sourire. N'est ce pas hors sujet ? Je voulais de même savoir, si je pourrais y insérer des citations et un poème sur "le masque" en référence aux masques derrières on se cache etc…en conclusion par exemple.
Merci d'avance 🙂