Mais si ! Il fallut = on fut obligé.
Passé simple et imparfait
161 réponses · Page 6 / 9
'' Il fut obligé de sortir son billet de 100$'' '' Il lui fallut sortir son billet de 100$.''
Avant, je pensais que cela signifie que par quelque contrainte, il sortit son billet. C'est-à-dire que l'action de sortir est achevée.
Avant, je pensais que cela signifie que par quelque contrainte, il sortit son billet. C'est-à-dire que l'action de sortir est achevée.
Avant, je pensais que cela signifiait que par quelque contrainte, il sortit son billet.Eh bien, c'est cela : l'action de sortir le billet a forcément eu lieu, puisque l'homme n'a pas pu faire autrement (Il fallut… Il fut obligé de…).
Il fallut tirer la chose au clair.Cela signifie que cette obligation incomba, à un moment précis du passé, à M. Bovary père. Après ce moment, cette action est achevée, mais pas celle de tirer au clair, donc il avait toujours sur lui cette obligation. Et puis il trouva que la maison était vermoulue d'hypothèques…
Est-ce que c'est comme ça?
Comprendre les verbes comme falloir, devoir, être conjugués au passé simple me cause des difficultés depuis plusieurs années!
Merci beaucoup!
J'ai encore quelques questions,
1. Il lui faut arrêter au feu rouge. (Il a l'obligation de le faire. Mais cette phrase nous indique-t-elle s'il arrête ou non?)
2. Il lui faut avoir arrêté au feu rouge. ( Il a l'obligation d'avoir arrêté. Mais cette phrase nous indique-t-elle s'il a arrêté ou non?)
3. Il lui fallut arrêter au feu rouge. (À ce moment du passé, il eut cette obligation d'arrêter, et puis il arrêta. Est-ce comme ça?)
4.Il lui fallait arrêter au feu rouge. (Il avait cette obligation d'arrêter. Mais cette phrase nous indique-t-elle s'il arrêta ou non?)
5. Il lui fallut avoir arrêté au feu rouge. (Est-ce que ça se dit comme ça? Si oui, cette phrase signifie quoi?)
6 Il lui fallait avoir arrêté au feu rouge. (Est-ce que ça se dit comme ça? Si oui, cette phrase signifie quoi?)
Merci d'avance pour vos éclaircissements.
Mon avis d'amateur.
1. Il lui faut arrêter au feu rouge. Cette phrase n'affirme pas que lui se soit arrêté
3. Il lui fallut arrêter au feu rouge.lui s'est bien arrêté. Action passée accomplie.
4.Il lui fallait arrêter au feu rouge. Mon cœur balance, mais même si tout le monde se fout de mes sentiments, je ressens plutôt cette phrase comme la 1.
Les autres phrases sont pour moi d'un français douteux, mais peut-être ai-je tort.
1. Il lui faut arrêter au feu rouge. Cette phrase n'affirme pas que lui se soit arrêté
3. Il lui fallut arrêter au feu rouge.lui s'est bien arrêté. Action passée accomplie.
4.Il lui fallait arrêter au feu rouge. Mon cœur balance, mais même si tout le monde se fout de mes sentiments, je ressens plutôt cette phrase comme la 1.
Les autres phrases sont pour moi d'un français douteux, mais peut-être ai-je tort.
J'ai encore quelques questions,Il lui faut s'arrêter au feu rouge = Il doit s'arrêter au feu rouge. Mais il peut choisir de ne pas s'arrêter, il commettra alors une infraction !
1. Il lui faut arrêter au feu rouge. (Il a l'obligation de le faire. Mais cette phrase nous indique-t-elle s'il arrête ou non?)
2. Il lui faut avoir arrêté au feu rouge. ( Il a l'obligation d'avoir arrêté. Mais cette phrase nous indique-t-elle s'il a arrêté ou non?)On n'utilise pas cette façon de dire. A la limite. Il doit s' être arrêté au feu rouge. Là encore on ne peut pas être sûr qu'il le fera.
3. Il lui fallut arrêter au feu rouge. (À ce moment du passé, il eut cette obligation d'arrêter, et puis il arrêta. Est-ce comme ça?)Oui, c'est comme ça.
4.Il lui fallait arrêter au feu rouge. (Il avait cette obligation d'arrêter. Mais cette phrase nous indique-t-elle s'il arrêta ou non?)Non, on ne peut pas savoir s'il s'est arrêté ou non.
5. Il lui fallut avoir arrêté au feu rouge. (Est-ce que ça se dit comme ça? Si oui, cette phrase signifie quoi?)On ne dit pas cela.
6 Il lui fallait avoir arrêté au feu rouge. (Est-ce que ça se dit comme ça? Si oui, cette phrase signifie quoi?)Il lui fallait s'être arrêté au feu rouge ou il aurait dû s'arrêter au feu rouge. Peut-être ne l'a-t-il pas fait.
@gabiana@paulang, Merci!
Est-ce que l'on peut dire--'' Il faut qu'il ait arrêté au feu rouge?
2. Il lui faut avoir arrêté au feu rouge. ( Il a l'obligation d'avoir arrêté. Mais cette phrase nous indique-t-elle s'il a arrêté ou non?)
On n'utilise pas cette façon de dire. A la limite. Il doit s' être arrêté au feu rouge. Là encore on ne peut pas être sûr qu'il le fera.
Non, parce que arrêter et s'arrêter sont deux verbes distincts. L'un, arrêter, forme son passé composé avec avoir, l'autre, s'arrêter, le forme avec être.
* Il faut qu'il ait arrêté au feu rouge? n'est pas canonique ; il faut qu'il se soit arrêté au feu rouge est canonique.
* Il faut qu'il ait arrêté au feu rouge? n'est pas canonique ; il faut qu'il se soit arrêté au feu rouge est canonique.
Merci à Delia.
Alors,
2. Il lui faut s'être arrêté au feu rouge. Cette phrase doit être correcte.
Mais rien n'indique s'il s'est arrêté ou non.
Alors,
2. Il lui faut s'être arrêté au feu rouge. Cette phrase doit être correcte.
Mais rien n'indique s'il s'est arrêté ou non.
Non, rien ne l'indique : il faut exprime une obligation théorique.
Merci! Je commence à comprendre petit à petit.
Je vais reformuler mes phrases.
1. Il lui faut s'arrêter au feu rouge. (Il a l'obligation de le faire. Or rien n'indique s'il s'arrête vraiment.)
2. Il lui faut s'être arrêté au feu rouge. ( Il a l'obligation de s'être arrêté. Or rien n'indique s'il s'est arrêté.)
3. Il lui fallut s'arrêter au feu rouge. (À ce moment du passé, il eut cette obligation de s'arrêter, et puis il s'arrêta.)
4.Il lui fallait s'arrêter au feu rouge. (Il avait cette obligation de s'arrêter. Or rien n'indique s'il s'arrêta.)
Si l'on met la première phrase au passé, elle devient la phrase 3 ou la phrase 4.
Si l'on met la deuxième phrase au passé, est-ce qu'elle devient les phrases suivantes?
5. Il lui fallut s'être arrêté au feu rouge. / Il fallut qu'il se soit arrêté au feu rouge.
6. Il lui fallait s'être arrêté au feu rouge. / Il fallait qu'il se soit arrêté au feu rouge.
Je voudrais examiner un peu plus la phrase 3.
3. Il lui fallut s'arrêter au feu rouge.
À un moment précis du passé, il eut l'obligation de s'arrêter. Puis il trouva que ses freins étaient défectueux, et il brûla le feu rouge. Est-ce que ce scénario est possible pour la phrase 3?
Est-ce que la phrase 3 nous indique que cette personne décida de se soumettre à cette obligation et que toutes les conditions étaient favorables à son accomplissement?
Bonsoir,
Encore une question sur l'emploi de l'imparfait et du passé simple.
Il me semble que ''une demi-heure … à sa montre'' est là pour expliquer ''attendit''. Est-ce que l'on peut mettre à l'imparfait les deux verbes qui suivent- se passer et compter?
Merci beaucoup!
Je vais reformuler mes phrases.
1. Il lui faut s'arrêter au feu rouge. (Il a l'obligation de le faire. Or rien n'indique s'il s'arrête vraiment.)
2. Il lui faut s'être arrêté au feu rouge. ( Il a l'obligation de s'être arrêté. Or rien n'indique s'il s'est arrêté.)
3. Il lui fallut s'arrêter au feu rouge. (À ce moment du passé, il eut cette obligation de s'arrêter, et puis il s'arrêta.)
4.Il lui fallait s'arrêter au feu rouge. (Il avait cette obligation de s'arrêter. Or rien n'indique s'il s'arrêta.)
Si l'on met la première phrase au passé, elle devient la phrase 3 ou la phrase 4.
Si l'on met la deuxième phrase au passé, est-ce qu'elle devient les phrases suivantes?
5. Il lui fallut s'être arrêté au feu rouge. / Il fallut qu'il se soit arrêté au feu rouge.
6. Il lui fallait s'être arrêté au feu rouge. / Il fallait qu'il se soit arrêté au feu rouge.
Je voudrais examiner un peu plus la phrase 3.
3. Il lui fallut s'arrêter au feu rouge.
À un moment précis du passé, il eut l'obligation de s'arrêter. Puis il trouva que ses freins étaient défectueux, et il brûla le feu rouge. Est-ce que ce scénario est possible pour la phrase 3?
Est-ce que la phrase 3 nous indique que cette personne décida de se soumettre à cette obligation et que toutes les conditions étaient favorables à son accomplissement?
Bonsoir,
Encore une question sur l'emploi de l'imparfait et du passé simple.
Charles attacha son cheval à un arbre. Il courut se mettre dans le sentier ; il attendit. Une demi-heure se passa, puis il compta dix-neuf minutes à sa montre. Tout à coup un bruit se fit contre le mur ; l’auvent s’était rabattu, la cliquette tremblait encoreMadame Bovary
Il me semble que ''une demi-heure … à sa montre'' est là pour expliquer ''attendit''. Est-ce que l'on peut mettre à l'imparfait les deux verbes qui suivent- se passer et compter?
Merci beaucoup!
Oui, la durée de l'attente a été de 49 (30 + 19) mn. Il attendit qu'une demi-heure se passe, puis les 19 mn qu'il compta à sa montre.
Non. Le passé simple convient très bien ici pour exprimer, dans le cadre d'une narration et non d'une description, deux procès qui ont un début et une fin.
Le passé simple n'est pas incompatible avec un procès (= événement, action) qui a un certaine durée, mais celle-ci est délimitable, comme en l'espèce.
A la différence du passé simple, l'imparfait (de l'indicatif) n'envisage pas les limites temporelles du procès, auquel il n'assigne ni début ni fin. Il ne conviendrait donc pas ici, où les commencements et les fins des procès sont bien marqués.
Ce que ne signifie pas que l'imparfait ne peut pas être employé dans la narration, mais il y tient alors un rôle spécifique…
Pour en savoir plus, il y a, sur le forum, de nombreuses discussions sur les différences entre le passé simple et l'imparfait de l'indicatif quant à leur emploi.
Non. Le passé simple convient très bien ici pour exprimer, dans le cadre d'une narration et non d'une description, deux procès qui ont un début et une fin.
Le passé simple n'est pas incompatible avec un procès (= événement, action) qui a un certaine durée, mais celle-ci est délimitable, comme en l'espèce.
A la différence du passé simple, l'imparfait (de l'indicatif) n'envisage pas les limites temporelles du procès, auquel il n'assigne ni début ni fin. Il ne conviendrait donc pas ici, où les commencements et les fins des procès sont bien marqués.
Ce que ne signifie pas que l'imparfait ne peut pas être employé dans la narration, mais il y tient alors un rôle spécifique…
Pour en savoir plus, il y a, sur le forum, de nombreuses discussions sur les différences entre le passé simple et l'imparfait de l'indicatif quant à leur emploi.
Merci de votre réponse.
Certains disent que le passé simple fait avancer l'histoire. Mais ici "attendit" représente la même action que "se passa, compta", alors l'histoire n'avance pas, les deux derniers verbes donnent plutôt plus de détail à "attendit". Cela me donne l'impression que le passé simple exprime aussi la simultanéité.
Certains disent que le passé simple fait avancer l'histoire. Mais ici "attendit" représente la même action que "se passa, compta", alors l'histoire n'avance pas, les deux derniers verbes donnent plutôt plus de détail à "attendit". Cela me donne l'impression que le passé simple exprime aussi la simultanéité.
Les trois actions sont différentes. Mais je comprends ce que vous souhaitez exprimer.
Dans une narration, l'ordre linéaire des passés simples sert à marquer la succession (temporelle) des actions relatées, au contraire de l'imparfait qui est utilisé, en général, pour présenter des actions simultanées.
Cela dit, les procès exprimés par le passé simple peuvent être simultanés (et inversement d'ailleurs, l'imparfait n'exclut pas la succession chronologique).
En l'espèce, l'action de se passer est partiellement concomitante à celle d'attendre, comme celle de compter : le premier et le troisième de ces trois procès s'écoulent dans une partie différente de l'espace temporel du deuxième.
Dans une narration, l'ordre linéaire des passés simples sert à marquer la succession (temporelle) des actions relatées, au contraire de l'imparfait qui est utilisé, en général, pour présenter des actions simultanées.
Cela dit, les procès exprimés par le passé simple peuvent être simultanés (et inversement d'ailleurs, l'imparfait n'exclut pas la succession chronologique).
En l'espèce, l'action de se passer est partiellement concomitante à celle d'attendre, comme celle de compter : le premier et le troisième de ces trois procès s'écoulent dans une partie différente de l'espace temporel du deuxième.
Merci!
C'est là ce qui me donne plus de confusion.
Si l'on mettait à l'imparfait le verbe attendre, est-ce que cela y conviendrait?
C'est là ce qui me donne plus de confusion.
Si l'on mettait à l'imparfait le verbe attendre, est-ce que cela y conviendrait?
Alors elle le regarda comme on contemple un voyageur qui a passé par des pays extraordinaires, et elle reprit :Est-ce que l'on peut comprendre les deux verbes au passé simple comme suit: ce sont deux actions accomplies dans le passé, et on ne sait pas si l'action de regarda se termine avant le commencement de l'action de reprit ou après la fin de celle-ci.
— Nous n’avons pas même cette distraction, nous autres pauvres femmes !
Oui, on peut comprendre cela.
Ce dont on est certain :
- les deux actions (regarda et reprit) sont au passé simple et situées dans le passé ;
- l'action de reprendre n'a pas commencé avant celle de regarder.
Les Incertitudes :
Pour le reste, on ignore, même compte tenu de l'emploi de ces deux passés simples, de leur succession dans la phrase et de l'emploi de la préposition et avant reprit, si Emma Bovary (car il s'agit d'elle) a commencé à parler à Rodolphe en même temps qu'elle a commencé à le regarder, ou si elle a terminé de le regarder avant de finir de lui parler ou bien même si elle a achevé de le regarder un certain temps après lui avoir parlé. A mon sens, l'énoncé de G. Flaubert autorise les trois possibilités.
Il en est ainsi même si, en général dans la narration, à la succession de passés simples dans un texte correspond un ordre linéaire temporel des procès exprimés par les passés simples concernés.
A cet égard, je rappelle que le procès exprimé par le passé simple peut connaître une durée plus ou moins longue. Ex. : Pendant deux heures, le chat miaula.
Le passé simple ne contraint pas nécessairement la durée de l'action (cf. le "Riegel", 2014, p. 537). Il peut même exprimer des vérités générales.
Il est rappelé aussi que les procès exprimés par des passés simples peuvent être simultanés ((cf. mon message précédent).
Enfin, en l'espèce, je n'aperçois pas pourquoi la succession de regarda et de reprit dans le texte pourrait mettre obstacle à ce que l'action de regarder se poursuive un instant après celle de reprendre. Il en irait autrement si, au lieu et place de et, il y avait puis.
A dire vrai, le périmètre d'emploi du passé simple est délicat et même subtil à délimiter. Mais ce qui précède ne doit pas faire oublier le principe selon lequel dans une narration, l'ordre linéaire des passés simples sert à marquer la succession (temporelle) des actions relatées, au contraire de l'imparfait qui est utilisé, en général, pour présenter des actions simultanées.
Ce dont on est certain :
- les deux actions (regarda et reprit) sont au passé simple et situées dans le passé ;
- l'action de reprendre n'a pas commencé avant celle de regarder.
Les Incertitudes :
Pour le reste, on ignore, même compte tenu de l'emploi de ces deux passés simples, de leur succession dans la phrase et de l'emploi de la préposition et avant reprit, si Emma Bovary (car il s'agit d'elle) a commencé à parler à Rodolphe en même temps qu'elle a commencé à le regarder, ou si elle a terminé de le regarder avant de finir de lui parler ou bien même si elle a achevé de le regarder un certain temps après lui avoir parlé. A mon sens, l'énoncé de G. Flaubert autorise les trois possibilités.
Il en est ainsi même si, en général dans la narration, à la succession de passés simples dans un texte correspond un ordre linéaire temporel des procès exprimés par les passés simples concernés.
A cet égard, je rappelle que le procès exprimé par le passé simple peut connaître une durée plus ou moins longue. Ex. : Pendant deux heures, le chat miaula.
Le passé simple ne contraint pas nécessairement la durée de l'action (cf. le "Riegel", 2014, p. 537). Il peut même exprimer des vérités générales.
Il est rappelé aussi que les procès exprimés par des passés simples peuvent être simultanés ((cf. mon message précédent).
Enfin, en l'espèce, je n'aperçois pas pourquoi la succession de regarda et de reprit dans le texte pourrait mettre obstacle à ce que l'action de regarder se poursuive un instant après celle de reprendre. Il en irait autrement si, au lieu et place de et, il y avait puis.
A dire vrai, le périmètre d'emploi du passé simple est délicat et même subtil à délimiter. Mais ce qui précède ne doit pas faire oublier le principe selon lequel dans une narration, l'ordre linéaire des passés simples sert à marquer la succession (temporelle) des actions relatées, au contraire de l'imparfait qui est utilisé, en général, pour présenter des actions simultanées.
Merci beaucoup!
Une question sur l'emploi de l'imparfait:
Une question sur l'emploi de l'imparfait:
Des hirondelles passaient en poussant de petits cris, coupaient l’air au tranchant de leur vol, et rentraient vite dans leurs nids jaunes, sous les tuiles du larmier.Madame Bovary
De temps à autre, on entendait des coups de fouet derrière la haie ; bientôt la barrière s'ouvrait ; c'était une carriole qui entrait. Galopant jusqu'à la première marche du perron, elle s'y arrêtait court, et vidait son monde, qui sortait par tous les côtés en se frottant les genoux et en s'étirant les bras.L'observateur a-t-il vu ces trois actions du début à la fin?
1.
Les deux premiers procès (= actions, ici) sont sans doute simultanés, ce qui n'a rien d'étonnant dans le cas d'une narration à l'imparfait). Le troisième (rentraient) s'inscrit dans le cadre du'une succession temporelle, ce qui n'est pas surprenant non plus, car l'imparfait n'exclut pas la succession chronologique. (Sur ces deux points, cf. mon précédent message.)
A mon sens, les modalités de rédaction de cette phrase conduisent à penser que l'énonciateur a observé, au moins une fois, l'ensemble de ces trois actions de leur commencement à leur fin.
Autrement dit, il a vu entièrement :
- le "passage" des hirondelles (dans un certain espace de vision,bien sûr, pas au-delà) ;
- le "coupage" de l'air (par le tranchant de leur vol) par celles-ci ;
- leur rentrée dans leurs nids.
2.
On est en présence d'imparfaits descriptifs et itératifs, comme précédemment.
Je ferais la même réponse qu'auparavant : je pense que l'énonciateur a perçu par ses sens*, au moins une fois, l'ensemble des trois premières actions - et même des six procès exprimés à l'imparfait (dans ces deux phrases) de leur début à leur fin.
* Ouïe, puis vue.
Des hirondelles passaient en poussant de petits cris, coupaient l’air au tranchant de leur vol, et rentraient vite dans leurs nids jaunes, sous les tuiles du larmier.On est en présence d'imparfaits descriptifs (plutôt que narratifs) et itératifs (répétition des procès).
Les deux premiers procès (= actions, ici) sont sans doute simultanés, ce qui n'a rien d'étonnant dans le cas d'une narration à l'imparfait). Le troisième (rentraient) s'inscrit dans le cadre du'une succession temporelle, ce qui n'est pas surprenant non plus, car l'imparfait n'exclut pas la succession chronologique. (Sur ces deux points, cf. mon précédent message.)
A mon sens, les modalités de rédaction de cette phrase conduisent à penser que l'énonciateur a observé, au moins une fois, l'ensemble de ces trois actions de leur commencement à leur fin.
Autrement dit, il a vu entièrement :
- le "passage" des hirondelles (dans un certain espace de vision,bien sûr, pas au-delà) ;
- le "coupage" de l'air (par le tranchant de leur vol) par celles-ci ;
- leur rentrée dans leurs nids.
2.
De temps à autre, on entendait des coups de fouet derrière la haie ; bientôt la barrière s'ouvrait ; c'était une carriole qui entrait. Galopant jusqu'à la première marche du perron, elle s'y arrêtait court, et vidait son monde, qui sortait par tous les côtés en se frottant les genoux et en s'étirant les bras.
On est en présence d'imparfaits descriptifs et itératifs, comme précédemment.
Je ferais la même réponse qu'auparavant : je pense que l'énonciateur a perçu par ses sens*, au moins une fois, l'ensemble des trois premières actions - et même des six procès exprimés à l'imparfait (dans ces deux phrases) de leur début à leur fin.
* Ouïe, puis vue.
Merci!
Mais ''l'imparfait montre un fait en train de se dérouler dans une portion du passé, mais sans faire voir la fin du fait''
Pourquoi les trois actions à l'imparfait sont-elles montrées du début à leur fin?
D'accord, vous pensez que ce sont des actions répétées.
Mais ''l'imparfait montre un fait en train de se dérouler dans une portion du passé, mais sans faire voir la fin du fait''
Pourquoi les trois actions à l'imparfait sont-elles montrées du début à leur fin?
D'accord, vous pensez que ce sont des actions répétées.
Pensant qu'après tout l'on ne risquait rien, Charles se promit de faire la demande quand l'occasion s'en offrirait. Chaque fois qu'elle s'offrit, la peur de ne point trouver les mots convenables lui collait les lèvres.Puisque ''chaque fois'' marque la répétition, pourquoi il n'y a que ''coller'' qui est mis à l'imparfait?
Bonsoir,
Le passé simple peut être utilisé pour exprimer une action répétitive ; il suffit de l'accompagner notamment d'un complément de temps approprié (ici, chaque fois que).
Autre ex. : Chaque soir, elle sortit. Le complément circonstanciel confère à cette phrase au passé simple une valeur itérative.
Le passé simple peut être utilisé pour exprimer une action répétitive ; il suffit de l'accompagner notamment d'un complément de temps approprié (ici, chaque fois que).
Autre ex. : Chaque soir, elle sortit. Le complément circonstanciel confère à cette phrase au passé simple une valeur itérative.