Passé simple et imparfait

Langue française

161 réponses · Page 4 / 9

Bonsoir,

J'ai un mail à envoyer mais là, je m'arrache les cheveux sur un verbe. Voilà la phrase :

"Au moment où je demandais à mon Assistante d’appeler la vôtre pour prendre rendez-vous, j’ai appris par le xxx que votre mère était décédée."
Le verbe "demander" on le met à l'imparfait ou au passé simple ? demandais ou demandai ?

Mille mercis pour vos retours.
C'est l'imparfait qui convient.

Au moment où je demandais à mon assistante d’appeler la vôtre pour prendre rendez-vous, j’ai appris par le xxx que votre mère était décédée.

On s'en rend mieux compte si l'on remplace "Je" par "Il"
Le passé simple sonnerait faux :
Au moment où il demanda à son assistante d’appeler la vôtre pour prendre rendez-vous, il a appris par le xxx que votre mère était décédée.
Tandis que l'imparfait est tout naturel ici :
Au moment où il demandait à son assistante d’appeler la vôtre pour prendre rendez-vous, il a appris par le xxx que votre mère était décédée.
Encore merci.
Cette phrase me rendait folle !
Bonjour,

j'ai des hésitations entre l'utilisation de l'imparfait ou du passé simple dans les phrases suivantes. Une petite aide serait la bienvenue …

1. Je me réveillais dans un univers entièrement blanc
2. où était le docteur? Je le demandais à l'infirmière.
3. La voix était cordiale. Je décidais de répondre sur le même ton.
4. Je passai devant lui et dus me retenir pour ne pas lui sauter à la gorge

Merci d'avance et meilleurs vœux.
Je tente une réponse qui aura au moins le mérite de faire remonter votre question au-dessus du panier, mais attendez cependant un avis plus autorisé.

1 : L'instantanéité habituelle d'un réveil plaide pour le passé simple .
2 : Vu le "était" on peut supposer qu'il s'agit d'une interrogation directe à soi même sur la localisation du docteur dans un passé plus ou moins lointain. Je mettrais "demander" au passé simple en partant du principe que la demande a immédiatement suivi l’interrogation.
3 : il me semble que les deux sont acceptables suivant le contexte.
4 : là, je ne suis pas certain du verbe sur lequel vous hésitez. je suppose "dus" figéi. Dans ce cas, du fait que l'action et l'envie sont simultanés les deux verbes au passé simple me semblent s'imposer.
Ma réponse aurait peut-être été différente avec "Alors que je passai(s) …" ou encore avec "j'ai dû …"
Bonsoir

Je me réveillai dans un univers entièrement blanc. (passé simple, action ponctuelle, réveil subit.)
Ou bien :
Je me réveillais dans un univers entièrement blanc. (imparfait, action en cours de déroulement, long réveil : j'étais en train de me réveiller)

Où était le docteur? (discours indirect libre d'une narration au passé) Je demande où est le docteur / je demandai où était le docteur.
Je le demandai à l'infirmière. (passé simple, action ponctuelle)

La voix était cordiale. (imparfait descriptif d'une narration au passé)
Je décidai de répondre sur le même ton. (passé simple : la décision est une action ponctuelle)

Je passai devant lui et dus me retenir pour ne pas lui sauter à la gorge. (action ponctuelle, passé simple)
Merci Paulang et Jehan pour ces explications. Je pense avoir saisi la logique et je vais pouvoir revoir mon texte dans ce sens.

Autre question : dans la phrase "Les nuits succédaient aux jours sans que je ne m’en rendisse compte" j'ai un gros doute sur le rendisse … pouvez-vous m'éclairer sur ce point … dois-je opter pour "sans que je ne m'en rendis compte"


Bien Cordialement,
Nathanaël.
Plus naturellement, j'utiliserais le subjonctif présent "sans que je ne m'en rende compte" ou le subjonctif passé "s'en que je ne m'en sois rendu compte.
Le premier indique une action en cours et le second une action achevée. Pour votre phrase, j'hésite sur le temps de l'action, mais dans la mesure où vous même avait envisagé le passé simple (action ponctuelle mais passée), le subjonctif passé est peut-être plus indiqué même s'il est plus lourd que le présent.
Pour une raison que je serais bien en peine d'expliquer je sens mal le passé simple.
Une fois encore, attendez d'autres réponses.
Le subjonctif imparfait est le temps requis par la concordance des temps telle qu'on l'enseignait au XIXe siècle ou même encore dans ma jeunesse. Mais il est certain qu'il est aujourd'hui peu employé, surtout en dehors de la 3e personne du singulier qui passe un peu plus discrètement que les autres. Il est parfaitement admis aujourd'hui d'utiliser le subjonctif présent dans une telle situation. Mais si le récit peut se permettre un registre très soigné, un brin guindé, si l'on ne craint pas de paraître aux yeux de certains archaïsant, pédant ou suranné, l'imparfait du subjonctif a sa place. Personnellement, je l'aime bien.
En revanche, ce que je n'aime pas du tout, c'est le "ne" totalement inutile après "sans que".
Donc :
"Les nuits succédaient aux jours sans que je m’en rendisse compte"
ou
"Les nuits succédaient aux jours sans que je m’en rende compte."
Bonjour Lamaneur,

Vous éliminez donc le passé simple que je ne sentais pas sans pouvoir expliquer pourquoi et le subjonctif passé que je trouvais lourd.
Pour ma gouverne, pouvez-vous du point de vue grammatical expliciter ces deux rejets ?
De quel passé simple parlez-vous ? Vous voudriez remplacer l'imparfait initial par un passé simple ?
"Les nuits succédèrent aux jours sans que je m’en sois rendu compte."
Ce n'est pas grammaticalement impossible et cela dépend du contexte, que nous n'avons pas. Mais ça me semble nettement moins "vraisemblable" que l'imparfait qui introduit un temps d'habitude, les choses se répétaient nuit après jour, jour après nuit.
Je comprendrais mieux le passé simple s'il n'était question que d'une seule nuit :
"La nuit succéda au jour sans que je m’en sois rendu compte."
Même là, d'ailleurs, "rendisse" me plairait mieux.
Notre amie dans sa question demandait :
dois-je opter pour "sans que je ne m'en rendis compte"
.
C'est ce "rendis" supposé être un passé simple que j'évoque et ai rejeté sans pouvoir expliquer mon rejet. C'est du ressenti qui n'aide pas beaucoup le questionneur.
Mes yeux n'ont même pas lu ce passé simple "rendis", absolument impossible après "sans que" qui réclame un subjonctif. Le mode indicatif, au passé simple ou à un autre temps, est rejeté, intuitivement. Ce que vous avez fait.
Ok merci.
Petite remarque sur votre post 20. Vous avez laissé le "ne" dans la dernière phrase. je pense que ce n'est pas intentionnel.
Bonsoir et merci beaucoup pour vos informations très éclairantes … machinalement j'étais parti sur le subjonctif imparfait mais c'est vrai que ça fait un peu lourd … l'option du subjonctif présent me convient bien.
Pour la négation après le "sans que" j'étais totalement passé à côté.
Grâce à ce forum et surtout à ses participants j'apprends énormément de choses, merci à vous tous.

Cordialement,

Nathanaël.
Paulang, merci de votre vigilance ; j'ai "édité".
Une question me turlupine depuis le poste 17 de Jehan et sa seconde version du réveil.
Pour moi, le réveil n'a pas de durée, c'est la frontière imperceptible entre le sommeil et l'éveil, l'inconscience et la conscience d'exister quel que soit la qualité de cet éveil.
Trainasser au lit est peut-être agréable, mais n'entre pas dans le réveil.
On manque de contexte. Je préfère à priori le passé simple, mais l'imparfait irait très bien dans le récit d'un songe :

C'était un rêve étrange.
Je me réveillais dans un univers entièrement blanc.
J'étais entouré de jolies infirmières.
Tout d'un coup …
Zut, je ne me rappelle plus.
A mon avis, l'imparfait serait difficilement justifiable. Il vaudrait mieux dire Je m'étais réveillé ou Je me réveillai, puisque l'univers blanc n'est saisi qu'à partir du moment où le narrateur est effectivement réveillé.
Hésitation entre passé simple et imparfait

« Au bord de la mer, il est courant de ne pas s’entendre quand le vent est de face. Quand il souffle de la côte, c’est l’inverse : allongé sur la plage, on entend parfois ce que disent les pêcheurs au loin, quand ils ramassent des coquillages à marée basse. Je criai un peu plus fort, espérant cette fois que ma mère m’entendrait. Mais elle ne m’entendit pas davantage. Je descendis de mon vélo et mis la béquille. Je regardais mes parents s’éloigner. J’attendais que l’un d’eux se retourne et se rende compte que je ne suivais plus. Leurs silhouettes diminuaient, diminuaient. Ils ne se retournèrent jamais. Des larmes montèrent à mes yeux et j’éclatai en sanglots. Je me sentais affreusement seul. »

Bonjour,

J’hésite souvent entre l’imparfait et le passé simple. C’est pour cela que je me suis décidé à vous poser la question. En fait, je mêle souvent les deux, et ai tendance à préférer l’imparfait dès qu’il y a une notion de durée. Par exemple, dans la dernière phrase, l’imparfait contient implicitement une durée, alors qu’un passé simple n’aurait exprimé que l’instantanéité. Mais est-ce bien correct grammaticalement ? Est-on « libre » d’utiliser les deux dans un cas comme celui-ci ?

Un grand merci pour vos réponses,

Amitiés,

Ahikar