Bonjour,
Voilà j'ai une dissertation à faire je suis en 1ere S.
Le sujet étant :
S’insurgeant contre la bassesse de certains personnages, l’écrivain polonais Sienkiewics déclare :
« Le roman doit donner force à la vie, non la miner, l’anoblir et non la salir, porter la bonne nouvelle et non la mauvaise »
En vous appuyant sur la Curée de Emile Zola, Bel ami de Maupassant, le Nœud de vipères de Mauriac, vous diriez quelles réflexions vous inspirent ce type de jugements.
Je pense travailler sur les romans nobles avec des héros parfaits et les romans sombres avec des "antihéros" mais qui restent très humains malgré tout puis sur la visée du roman
Voilà.
Merci
Bonjour Himiko,
Sienkiewicz affecte au roman une mission moralisatrice et religieuse. La "bonne nouvelle" est un synonyme d'évangile. Il veut voir le roman comme une école de vie, un enseignement qui édifie.
En ce sens, il fait oeuvre de pédagogue plus que de romancier.
Les oeuvres qui te sont proposées sont noires, voire immorales, le contraire de ce que souhaite le romancier polonais.
Et pourtant le lecteur ne saurait-il pas tirer de puissantes leçons morales de ces récits ?
A quelles conditions le roman qui peint le péché et l'abjection peut-il donner une leçon lumineuse ? d'abord en évitant toute complaisance à l'égard du mal, en invitant à l'esprit critique, en montrant les conséquences des comportements déviants…
Bonjour,
Ici l’auteur tente de vaincre le nihilisme du réalisme, il veut offrir, quoiqu’il en soit une perspective à l’humain qui doit vivre et ne saurait faire autrement. Il ne faut pas oublier que LUI fut Prix Nobel et les autres pas. Son œuvre est emprunte de spiritualité, pas forcément religieuse tel « Quo vadis/ Où aller » et non pas – ici qu’elle horreur - ! La Pologne est une terre qui en a connu tellement des hideurs constantes, durablement, aussi il tente, souhaite voir et se projeter, se permettant d’exister, d’avoir un projet – même en se retournant -- !
Il ne "crache sur aucune tombe"… il tente d'ouvrir un espoir.
Merci beaucoup à vous deux,
je pense un plan "thése-antithèse" avec un dernière partie sur le but du roman: la vérité
I: la thèse
A)le roman une école de vie
B) spiritualité et catholicisme
II: Antithèse
A) des personnages sombres mais néanmoins humains (Louis du Noeud de vipères)
II: Le but du roman
A)La vérité
B) La morale
Cyclopea merci mais je n'ai pas du tout étudié cet auteur Sienkiewicz donc je ne suis pas censée connaitre le contexte de sa phrase mais peut etre es-ce une bonne idée de l'introduire dans un paragraphe car c'est vraiment intéressant…
Merci encore.
Bonjour Himiko,
Je nuancerai ta 3e partie.
Je parlerais de vérité humaine et de leçon de vie, ce qu'on appelle le roman d'apprentissage.
Sienkiewicz est un romancier catholique, mais ton sujet t'oriente vers le pessimisme et le misérabilisme naturalistes dont la noirceur peut se révéler accablante.
Pour revenir à ton sujet, une des questions posées est celle de l'efficacité.
Pour enseigner une morale, une leçon de vie, est-il préférable de recourir à des exemples exaltants, des héros positifs ? ou à la répulsion de destinées vouées au malheur ?
Faut-il proposer des vies inaccessibles dans leur idéal surhumain ? ou montrer des existences déchues ? Le héros est-il un rêve ou cet être qui nous ressemble dans nos bassesses et nos compromissions ?
Qui te touche le plus ? le héros ou l'anti-héros ?