Il ne faut pas perdre espoir ! Depuis quelques années de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer le système actuel et la pensée unique (par exemple Natacha Polony, Véronique Bouzou, Agnès Joste, Christine Tasin, Jean-Claude Brighelli, Sauver les lettres, appel pour la Refondation de l'Ecole), mais il y a encore une forte résistance idéologique de la part de tous ceux qui ont contribué à fonder ce système (je pense à "l'école de Lyon" dont le chef de file est Philippe Meirieu) parce qu'ils refusent, c'est bien humain, de constater l'échec de leurs théories, disent qu'on ne les a pas assez écoutés (!) ou au mieux quand ils avouent leurs erreurs proposent des solutions qui ne corrigent rien et ne font que retourner à leurs mauvaises théories. Il y avait sûrement de la bonne foi là dedans mais maintenant il est temps de changer les choses, et le problème est tel qu'il appelle à des solutions radicales.
Les difficultés du métier de professeur de français en collège et lycée
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Comateen a écrit :comme le disait Trialph plus hautEh, M'dame, c'est pas moi, j'ai rien dit, c'est l'autre! 😜
Moi je suis assez d'accord avec tout cela.
C'est ce que je disais dans mon long message : le prof n'a plus d'autorité parce que quoi qu'il fasse ça lui retombe dessus. Il ne faut pas faire trop écrire, pas donner trop de devoirs, il ne faut pas placer un mot plus haut que l'autre, on doit se prendre des coups de couteau et applaudir les criminels, leur donner une jolie médaille et les encourager dans cette voie ! (oui, tiens, ils se sont découvert une vocation !). Les jeunes aujourd'hui sont tellement protégés et privilégiés pour qu'on fasse en sorte qu'ils se sentent bien (et si les adultes se sent mal, c'est pas grave, il y a les anti depresseurs pour cela !) que du coup, à la moindre contrariété, au moindre refus, comme un petit prince à qui l'on refuse un caprice, ils se mettent dans des états pas possibles allant jusqu'au pire, et toujours persuadés d'avoir raison encore.
De plus, il me paraît évident que les réformes en cours, qui ne visent pas à autre chose qu'à former une population d'abrutis plus facilement manipulable par les politiques, montrent bien une tendance inverse à vouloir faire de l'école un lieu performant. Diminuer considérablement le nombre de postes, créer à termes des classes surchargées, leur coller comme prof un jeune étudiant qui n'a jamais vu un élève de sa vie et le laisser se débrouiller là-dedans… je crois que le constat est sans appel. Ce n'est pas vrai, on ne veut pas aider les jeunes, ni les étudiants, ni les élèves, et encore moins les profs !
Alors moi je vous pose la question : que faire ?
comment asseoir son autorité en cours si rien pas même une exclusion ne leur fait peur ? c'est vrai qu'ils se sentent intouchables. C'en est même vraiment dramatique.
C'est ce que je disais dans mon long message : le prof n'a plus d'autorité parce que quoi qu'il fasse ça lui retombe dessus. Il ne faut pas faire trop écrire, pas donner trop de devoirs, il ne faut pas placer un mot plus haut que l'autre, on doit se prendre des coups de couteau et applaudir les criminels, leur donner une jolie médaille et les encourager dans cette voie ! (oui, tiens, ils se sont découvert une vocation !). Les jeunes aujourd'hui sont tellement protégés et privilégiés pour qu'on fasse en sorte qu'ils se sentent bien (et si les adultes se sent mal, c'est pas grave, il y a les anti depresseurs pour cela !) que du coup, à la moindre contrariété, au moindre refus, comme un petit prince à qui l'on refuse un caprice, ils se mettent dans des états pas possibles allant jusqu'au pire, et toujours persuadés d'avoir raison encore.
De plus, il me paraît évident que les réformes en cours, qui ne visent pas à autre chose qu'à former une population d'abrutis plus facilement manipulable par les politiques, montrent bien une tendance inverse à vouloir faire de l'école un lieu performant. Diminuer considérablement le nombre de postes, créer à termes des classes surchargées, leur coller comme prof un jeune étudiant qui n'a jamais vu un élève de sa vie et le laisser se débrouiller là-dedans… je crois que le constat est sans appel. Ce n'est pas vrai, on ne veut pas aider les jeunes, ni les étudiants, ni les élèves, et encore moins les profs !
Alors moi je vous pose la question : que faire ?
comment asseoir son autorité en cours si rien pas même une exclusion ne leur fait peur ? c'est vrai qu'ils se sentent intouchables. C'en est même vraiment dramatique.
Pourtant je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dîtes :
Tout ce que vous dénoncez dans le premier paragraphe de votre dernier message c'est clairement dû au discours des psy et des pédagogues qui nous bassinent avec leurs théories à la noix. Si les élèves pensent qu'ils ont toujours raison, que leur avis vaut autant que ceux des adultes, c'est parce que les psy rabâchent sans cesse qu'il faut être constamment à leur écoute, réagir immédiatement à leur moindre petit problème, et comme c'est dur dur d'être un ado ( =D) être de gentils profs, de gentils parents, bref les materniser comme on maternise un gosse de 3 ans … et vous croyez qu'ils ne ressentent pas qu'on les prend pour des gosses de trois ans ? Que le bordel en classe n'est pas inconsciemment une façon d'attirer l'attention des adultes sur eux ?
j'ai ma psy qui est aussi pédiatre qui m'aide à analyser tout ça et à avoir les bons comportements. Un atout de plus ! (d'ailleurs, je pense que ça serait bien d'intégrer des psys aux équipes de l'éducation nationale, les infirmières ne le sont pas toutes).Je pense que les psy n'ont strictement rien à faire dans l'établissement, au même titre que les parents, car la pédagogie (la vraie, pas celle qu'on chante depuis quarante ans) est l'affaire des profs, ceux qui sont au contact avec les élèves au quotidien, et non l'affaire de tous. Les psy, c'est bien humain, pour faire tourner leur boutique ont besoin de malades, alors à coups de bouquins "comment élever votre ado" et d'émissions cela fait des années qu'ils nous expliquent que la fessée c'est traumatisant, qu'il ne faut pas trop les bousculer, car cela pourrait les transformer en délinquants ! Et c'est justement comme cela, qu'ils fabriquent des malades, car je suis convaincu que l'absence de de frustration, l'absence de règles, l'absence d'adultes qui s'opposent à eux les rendent bien plus malades, et je suis sûr qu'au fond d'eux-mêmes ils se sentent seuls et déconsidérés par une société qui les laissent en friche, répondre librement à leurs pulsions consommatrices, bref une société qui en fait des barbares.
Tout ce que vous dénoncez dans le premier paragraphe de votre dernier message c'est clairement dû au discours des psy et des pédagogues qui nous bassinent avec leurs théories à la noix. Si les élèves pensent qu'ils ont toujours raison, que leur avis vaut autant que ceux des adultes, c'est parce que les psy rabâchent sans cesse qu'il faut être constamment à leur écoute, réagir immédiatement à leur moindre petit problème, et comme c'est dur dur d'être un ado ( =D) être de gentils profs, de gentils parents, bref les materniser comme on maternise un gosse de 3 ans … et vous croyez qu'ils ne ressentent pas qu'on les prend pour des gosses de trois ans ? Que le bordel en classe n'est pas inconsciemment une façon d'attirer l'attention des adultes sur eux ?
En fait, je pensais plutôt à intégrer des psys pour être à l'écoute du personnel enseignant. Je ne l'ai pas précisé, c'est vrai. Après une altercation avec un élève, il peut être bon d'avoir quelqu'un sur place pour nous épauler, je crois.
Dans ce cas là oui c'est vrai qu'ils pourraient aider à consoler …
Mais bon, en principe la solidarité entre les collègues devrait suffire à passer ces moments difficiles, malheureusement nous sommes dans une société où les gens sont indifférents aux autres, surtout au travail. C'est triste de devoir recourir à des psys …
Mais bon, en principe la solidarité entre les collègues devrait suffire à passer ces moments difficiles, malheureusement nous sommes dans une société où les gens sont indifférents aux autres, surtout au travail. C'est triste de devoir recourir à des psys …
Ce serait surtout extraordinaire (quoique adapté à la réalité) d'avoir une institution qui prévoie que les profs auront besoin d'une thérapie. Ce serait officialiser les dégâts du métier… Ceci dit, j'ai longtemps refusé l'idée de passer un concours de l'enseignement en répétant : "une profession qui comporte son hôpital psychiatrique spécialisé, ça ne m'inspire rien de bon." 😂
Difficulté à se faire écouter
Difficulté à se faire obéir
Difficulté à montrer que c'est TOI qui décide et pas les élèves
Pour l'instant, c'est tout ce qui me vient à l'esprit. Je réfléchis à d'éventuelles difficultés. Je les mettrais en ligne au plus vite.
Au revoir.
Difficulté à se faire obéir
Difficulté à montrer que c'est TOI qui décide et pas les élèves
Pour l'instant, c'est tout ce qui me vient à l'esprit. Je réfléchis à d'éventuelles difficultés. Je les mettrais en ligne au plus vite.
Au revoir.
Le problème majeur c'est que le moindre mot de travers peut nous retomber dessus ! on n'a plus rien le droit de dire ou de faire sans que ce soit interpréter comme malsain. Par exemple, j'ai connu un prof il y a quelques années dont un élève se masturbait pendant son cours. Moi je trouve ça grave quand même. Bref le prof se pointe vers son bureau, et, comme à un enfant qui se cure le nez, il lui dit 'tu te crois où ? tu veux un coup de main peut-être !'. Eh ben le gamin l'a répété et il a été mis à pied un mois !!!! et le gosse a rien eu lui ! il était soit disant 'traumatisé par cette réflexion de pervers' !!! on vit dans un monde où tout est à l'envers.
Angelusia > Je suis bien d'accord avec toi : dans ce métier, un mot /un geste de travers, et tu peux te retrouver au commissariat ! 🙄
C'est d'ailleurs notamment pour cette raison que j'ai finalement à peu près renoncé à l'idée de vouloir être prof de français, bien que j'aie une licence de lettres. (j'envisage plutôt désormais d'être enseignant de la conduite)
Angelusia > Je suis bien d'accord avec toi : dans ce métier, un mot /un geste de travers, et tu peux te retrouver au commissariat ! 🙄
C'est d'ailleurs notamment pour cette raison que j'ai finalement à peu près renoncé à l'idée de vouloir être prof de français, bien que j'aie une licence de lettres. (j'envisage plutôt désormais d'être enseignant de la conduite)