Je veux devenir professeur mais je ne souhaite pas être affecté ailleurs que dans mon département

La filière littéraire

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Human a écrit :[Je ne suis pas de confession catholique, mon entourage non plus alors je n'ai pas eu d'éducation à la catéchèse. Mais ce n'est absolument pas un critère de séléction, DIEU MERCI. L'école est la même pour tous, et heureusement. Je veux enseigner la littérature, pas la religion. Je n'ai pas à rendre des comptes à mes élèves quant à mes convictions religieuses, pas plus que j'ai à connaître les leurs. Très honnêtement, j'ai eu quantités de camarades dans l'enseignement privé qui n'avait jamais été à la messe qu'à celle du mariage de leur cousin éloigné du second degré … La plupart sont d'ailleurs mis dans le privé parce qu'il a une meilleure réputation que le public, réputation qui n'a pas lieu d'être selon moi : la formation est la même dans les deux cas, tant pour les profs que pour les élèves.

Encore une fois, il y a de bons et de mauvais profs. Fort heureusement, les bons profs sont autant dans le privé que dans le public.
Ce n'est pas un critère de sélection, mais c'est pourtant la raison d'être, à l'origine, de beaucoup d'établissements privés : rares sont ceux, dans le secondaire, qui sont absolument laïques. Dans mon école, ceux qui n'étaient pas baptisés n'étaient pas obligés de suivre le catéchisme et le reste, bien évidemment. C'est entre enseignants que le bât blesse, à ce que j'en sais : pas toujours évident de se revendiquer athée, anti-clérical ou même de gauche dans certains établissements, et personnellement, c'est peut-être de ça que j'aurais peur. Comment défendre certains droits quand la grève est un excellent moyen, pour les écoles privées, de recueillir les élèves du public ? Je sais que ce n'est pas très beau à dire, mais on ne peut pas dire que cela n'existe pas. Par ailleurs, je trouve que cette laïcisation du privé (si elle a quelques bienfaits) radicalise aussi l'opposition privé/public dans l'inconscient collectif : le privé est plus calme, plus "cadré", le public c'est la zone (au moins dans les quartiers difficiles des grandes agglomérations). Cela revient à évacuer les valeurs fondamentales de l'enseignement privé (marge de manoeuvre sous contrat et valeurs spirituelles dans beaucoup de cas), et dès lors, je ne vois plus très bien quelle est sa raison d'être.

Pour info, je ne comprends pas non plus qu'on se revendique agnostique et qu'on se marie tout de meme à l'église, pour la tradition et l'image d'Epinal. La religion a des valeurs que l'on partage ou non, mais les réduire à un décor, même pour moi qui ne suis pas croyante, c'est difficilement concevable.
Pour info, je suis d'une autre confession que le catholicisme et j'ai, jusque là, toujours voté à gauche. Comme quoi, il faut de tout lol. 😉

Je crois que tu as une image assez dépassée de l'école privée, probablement due à ce que tu as connu. Pas une seule fois, quand j'étais au collège et au lycée, je ne suis allé à la messe ou même à une quelconque manifestation religieuse. Il y avait des crucifix au-dessus du tableau et … c'est tout. Mes profs ne nous parlaient jamais de religion -j'avais même une prof de philo ouvertement athée- et le peu de "spiritualité" auquel nous avions à faire était un laconique document distribué en début d'année demandant aux élèves de respecter les valeurs fondamentale du lycée : des niaiseries du genre "respecter les libertés de chacun", etc. Aucune connotation religieuse.

Pour ce qui est de la politique, nous avions eu 2 semaines de grève pendant le CPE lol.

Franchement, avec le recul, si je pouvais enseigner dans mon ancien lycée (c'était le cas de ma prof de philo qui, après y avoir été élève, y est devenue enseignante), j'irais avec plaisir. Ils m'ont donné une bonne image de l'éducation privée, ce qui n'est appremment pas le cas de tous.

Et je suis d'accord avec ta dernière phrase.
Human a écrit :Pour info, je suis d'une autre confession que le catholicisme et j'ai, jusque là, toujours voté à gauche. Comme quoi, il faut de tout lol. 😉

Je crois que tu as une image assez dépassée de l'école privée, probablement due à ce que tu as connu. Pas une seule fois, quand j'étais au collège et au lycée, je ne suis allé à la messe ou même à une quelconque manifestation religieuse. Il y avait des crucifix au-dessus du tableau et … c'est tout. Mes profs ne nous parlaient jamais de religion -j'avais même une prof de philo ouvertement athée- et le peu de "spiritualité" auquel nous avions à faire était un laconique document distribué en début d'année demandant aux élèves de respecter les valeurs fondamentale du lycée : des niaiseries du genre "respecter les libertés de chacun", etc. Aucune connotation religieuse.
Au risque de me répéter : oui, l'enseignement catholique perd de son caractère confessionnel, et c'est justement pour cela que je ne vois pas par quoi il se légitimise.

Mon image est peut-être dépassée ou tendancieuse, mais pas du point du vue de la pratique religieuse des élèves : je sais très bien qu'elle disparait. A mon époque déjà, c'était du decorum, alors 😜 C'est comme dire que les Scouts de France font leur prière tous les soirs…quelle belle image d'Epinal

Je l'avoue, je suis pour une école unique, publique, gratuite et laïque, pas pour une école publique soumise à la concurrence d'établissements payants. Ce n'est pas de l'enseignement privé que j'ai une mauvaise image, c'est d'un système scolaire binaire, ça oui, je n'aime pas beaucoup.