Stendhal, Le Rouge et le Noir, II, 8 - Pour lui, il arriva séduit, admirant et presque timide à…

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,

Je dois faire un commentaire composé du chapitre 8 de la deuxième partie de Le Rouge et le Noir de Stendhal
"Pour lui, il arriva séduit, admirant, et presque timide à force d'émotion, dans le premier des salons où l'on dansait. On se pressait à la porte du second, et la foule était si grande, qu'il lui fut impossible d'avancer. La décoration de ce second salon représentait l'Alhambra de Grenade.
- C'est la reine du bal, il faut en convenir, disait un jeune homme à moustaches, dont l'épaule entrait dans la poitrine de Julien.
- Mlle Fourmont, qui tout l'hiver a été la plus jolie, lui répondait son voisin, s'aperçoit qu'elle descend à la seconde place : vois son air singulier.
- Vraiment elle met toutes voiles dehors pour plaire. Vois, vois ce sourire gracieux au moment où elle figure seule dans cette contredanse. C'est, d'honneur, impayable.
- Mlle de La Mole a l'air d'être maîtresse du plaisir que lui fait son triomphe, dont elle s'aperçoit fort bien. On dirait qu'elle craint de plaire à qui lui parle.
- Très bien ! voilà l'art de séduire.
Julien faisait de vains efforts pour apercevoir cette femme séduisante ; sept ou huit hommes plus grands que lui l'empêchaient de la voir.
- Il y a bien de la coquetterie dans cette retenue si noble, reprit le jeune homme à moustaches.
- Et ces grands yeux bleus qui s'abaissent si lentement au moment où l'on dirait qu'ils sont sur le point de se trahir, reprit le voisin. Ma foi, rien de plus habile.
- Vois comme auprès d'elle la belle Fourmont a l'air commun, dit un troisième.
- Cet air de retenue veut dire : Que d'amabilité je déploierais pour vous, si vous étiez l'homme digne de moi !
- Et qui peut être digne de la sublime Mathilde ? dit le premier : quelque prince souverain, beau, spirituel, bien fait, un héros à la guerre, et âgé de vingt ans tout au plus.
- Le fils naturel de l'empereur de Russie… auquel, en faveur de ce mariage, on ferait une souveraineté… ou tout simplement le comte de Thaler, avec son air de paysan habillé…
La porte fut dégagée, Julien put entrer.
Puisqu'elle passe pour si remarquable aux yeux de ces poupées, elle vaut la peine que je l'étudie, pensa-t-il. Je comprendrai quelle est la perfection pour ces gens-là.
Comme il la cherchait des yeux, Mathilde le regarda. Mon devoir m'appelle, se dit Julien ; mais il n'y avait plus d'humeur que dans son expression. La curiosité le faisait avancer avec un plaisir que la robe fort basse des épaules de Mathilde augmenta bien vite, à la vérité d'une manière peu flatteuse pour son amour-propre. Sa beauté a de la jeunesse, pensa-t-il. Cinq ou six jeunes gens, parmi lesquels Julien reconnut ceux qu'il avait entendus à la porte, étaient entre elle et lui.
- Vous monsieur, qui avez été ici tout l'hiver, lui dit-elle, n'est-il pas vrai que ce bal est le plus joli de la saison ?
Il ne répondait pas.
- Ce quadrille de Coulon me semble admirable et ces dames le dansent d'une façon parfaite.
Les jeunes gens se retournèrent pour voir quel était l'homme heureux dont on voulait absolument avoir une réponse. Elle ne fut pas encourageante.
- Je ne saurais être un bon juge, mademoiselle ; je passe ma vie à écrire : c'est le premier bal de cette magnificence que j'aie vu.
Les jeunes gens à moustaches furent scandalisés.
- Vous êtes un sage, monsieur Sorel, reprit-on avec un intérêt plus marqué ; vous voyez tous ces bals, toutes ces fêtes, comme un philosophe, comme J.-J. Rousseau. Ces folies vous étonnent sans vous séduire.
Un mot venait d'éteindre l'imagination de Julien et de chasser de son coeur toute illusion. Sa bouche prit l'expression d'un dédain un peu exagéré peut-être.- J.-J. Rousseau, répondit-il, n'est à mes yeux qu'un sot, lorsqu'il s'avise de juger le grand monde ; il ne le comprenait pas, et y portait le coeur d'un laquais parvenu."
Mais je suis completement perdue malgré avoir fais une étude linéaire personelle du texte. Je ne trouve pas d'axes de lecture et encore moins de problématique. Etant donné que ce commentaire se situe dans ma séquence intitulée " Les scènes de bal dans la littérature", j'estime qu'il faudrait consacrer un axe au cadre du bal mais je n'arrive même pas à dégager les éléments nécessaires pour une telle partie. Je pense également devoir traiter le jeu des regards et la jalousie entre les participants du bal. Mais je ne suis sure pour aucune de ces idées.
Comme vous pouvez le voir, j'aurais vraiment besoin de votre aide.

Merci d'avance. Kabilia
A la volée comme ça, peut-être peux-tu dire cette scène inclue les personnage en société mondaine, Julien est donc au cœur de qu'il admire le plus tout en étant au cœur de ce qu'il rejette. C'est le moment où les relations entre Mathilde et Julien basculent, le moment où il décide de s'intéresser à elle et non pas parce qu'il l'aime mais juste parce qu'elle à de l'intérêt aux yeux des autres. Julien ne voit pas les femmes donc en terme d'amour mais en terme de calcul et de conquête comme dans une bataille.
La jalousie je ne pense pas qu'il faut en accorder grande importance, c'est surtout comme tu l'as dis, un jeu des regards.
En espérant t'avoir un peu éclairée, bon courage.