Bonjour à vous tous.
J'ai une dissertation à faire sur cette citation du philosophe Alain, or, en lisant le texte dans son intégralité, on ne le comprend pas vraiment ainsi, la citation sortie de son contexte ne signifie plus la même chose, c'est déjà problématique, car si je dois faire une dissertation sur une citation qu'on ne peut comprendre qu'en ayant lu le texte dans son intégralité, je risque de passer à côté de ce que voulait dire Alain. Je vous donne le texte :
De plus, même si je sais globalement quoi répondre, je n'arrive pas à structurer mes arguments, je sais que je vais déjà pouvoir m'appuyer sur le texte de Voltaire, cet auteur a écrit de nombreux contes philosophiques qui ont pour but d'instruire en amusant, avec Candide, Zadig, Memnon ou la Sagesse Humaine (je ne sais plus s'il s'agit d'un conte), il a aussi rédigé son Traité sur la Tolérance dont je pense pouvoir me servir pour des exemples, je peux aussi utiliser les Lettres Persanes de Montesquieu pour montrer qu'on peut instruire tout en amusant avec la Lettre 24 par exemple
Je pensais par exemple à m'appuyer sur René Descartes et Emmanuel Kant, mais comme j'ai dit, ce ne sont pas des littéraires… donc je ne sais pas.
En vous remerciant d'avance.
J'ai une dissertation à faire sur cette citation du philosophe Alain, or, en lisant le texte dans son intégralité, on ne le comprend pas vraiment ainsi, la citation sortie de son contexte ne signifie plus la même chose, c'est déjà problématique, car si je dois faire une dissertation sur une citation qu'on ne peut comprendre qu'en ayant lu le texte dans son intégralité, je risque de passer à côté de ce que voulait dire Alain. Je vous donne le texte :
Histoire de mes pensées, " Les Idées et les Ages "Je me demande si ce n'est pas anachronique de prendre une citation de Alain qui était philosophe de la fin du IXIè et jusqu'au milieu du XXè siècle en s'appuyant sur des extraits d'œuvres du XVIIIè, on sait que le contexte des auteurs n'était déjà pas le même, ni leurs pensées…etc.
Je reviens en arrière, car il faut que je conduise chaque train d'idées séparément jusqu'à ces années-ci. J'étais donc conduit à rechercher les formes de l'imagination, ce qui n'était que resserrer l'union de l'âme et du corps, comme parle Descartes. Les Beaux-Arts m'éclairaient cette route, puisqu'ils me montraient comment l'homme inscrivait sa forme dans ses œuvres; et c'est bien à partir de ses œuvres qu'il pense. Il se montrait donc à moi une sorte de schématisme extrêmement riche, qui fournissait comme une histoire naturelle des idées. Et quoique plus de mille fois les célestes idées de Platon m'eussent servi à deviner tel homme damné ou sauvé, comme tous sont de moment en moment, de façon que les célèbres mythes formaient un schématisme descendant, néanmoins je ne pouvais oublier tout à fait l'histoire, qui, à bien prendre, est la part de la géographie dans nos pensées. L'idée célèbre du Matérialisme Historique m'a toujours paru faire pléonasme en son expression générale. Quant à l'application, c'est l'esprit même de l'histoire, qui, suivant les migrations, les campements et les forts, suivant les négoces et les explorations, suivant les métiers et le changement des métiers, suivant l'industrie et le changement de l'industrie, voit apparaître une civilisation et une autre, des classes d'hommes, des préjugés, des passions, des pensées, un idéal et des dieux. Que la géométrie finisse par être la même partout, cela n'empêche pas qu'elle soit née aux lieux comme l'Égypte, où il fallait chaque année retrouver les bornes des champs. L'astronomie n'a pu commencer dans les pays de brouillards. Toute l'hydrostatique et une bonne partie de la physique fut enseignée par la mer, et l'art de construire ainsi que les lois de l'équilibre des solides est encore naturel dans nos montagnes, où même les champs de blé ont quelque chose d'architectural. Mais c'est bien peu de se borner à de tels exemples, qui ne font comprendre que les métiers et les sciences. Les métiers ont leurs gestes, et les gestes, non moins que les mots, sont la naturelle méthode de trouver des idées et de régler les mœurs. J'avais rencontré dans Le Médecin de Campagne de Balzac deux manières de pleurer les morts, l'une plus austère et plus farouche, qui tenaient à une différence d'altitude. On voit par cet exemple où je prenais le plus souvent mes idées, et toutefois j'espère que l'on saura que Platon, Descartes, Kant, Hegel m'ont plus servi que Montaigne, Balzac, Stendhal à connaître le cantonnier, le facteur, et le meneur de vaches. Mais il a pourtant bien fallu aller quelquefois au devant des idées par les gestes ; seulement je dis que l'invention de geste en geste n'a jamais produit que des dieux muets. Aussi personne n'aurait jamais su cela même si Pyrrhon n'avait pas douté. Je ne voudrais pas qu'on prît l'imagerie pour une philosophie. Et ce qui m'a confirmé dans la position de ne jamais trahir les grands maîtres, c'est que ceux qui ont voulu se borner à l'imagerie ont perdu l'imagerie. Il est comique de voir les Marxistes courir après leurs exemples, et buter dessus sans les voir. L'imagination qui se prend pour l'entendement est aussitôt bornée ; ainsi comprise, l'histoire des religions tue l'histoire et les religions. Mais au contraire cherchant toujours l'idée dans les coutumes, j'avais l'espoir de retrouver l'homme, et de percer à travers les religions jusqu'à l'esprit même. Toujours est-il que l'observation des coutumes, et, encore mieux, du geste coutumier, était la partie agréable et réveillante de l'enseignement, et comme une opinion droite sauvée. Toutefois j'ai su remarquer qu'on riait beaucoup à mes histoires, et j'ai toujours su sauver des hivers de méditation. On n'instruit pas en amusant ; ce principe si caché n'est que le corollaire de ce que je rappelais tout à l'heure, que l'imagination ne peut remplacer l'entendement.
De plus, même si je sais globalement quoi répondre, je n'arrive pas à structurer mes arguments, je sais que je vais déjà pouvoir m'appuyer sur le texte de Voltaire, cet auteur a écrit de nombreux contes philosophiques qui ont pour but d'instruire en amusant, avec Candide, Zadig, Memnon ou la Sagesse Humaine (je ne sais plus s'il s'agit d'un conte), il a aussi rédigé son Traité sur la Tolérance dont je pense pouvoir me servir pour des exemples, je peux aussi utiliser les Lettres Persanes de Montesquieu pour montrer qu'on peut instruire tout en amusant avec la Lettre 24 par exemple
Je pensais par exemple à m'appuyer sur René Descartes et Emmanuel Kant, mais comme j'ai dit, ce ne sont pas des littéraires… donc je ne sais pas.
En vous remerciant d'avance.



