Senancour, Oberman, lettre LXXV - Questions

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour a tous je comprend rien a ce texte et j'ai des questions a faire dessus :/ je fais appelle a votre aide 🙂

Oberman est un ouvrage déroutant et inclassable. Senancour , lui meme refuse de qualifier son texte de "roman" ? le texte , qui adopte le genre épistolaire a pour heros un jeune homme , oberman - litteralement ,"l'homme des hauteurs " - à la recher de l'absolu , décu en permanence et contraint à l'ennui et l'angoisse . L'extrait qui suit , en forme de bilan , est particulierement representatif de l'incurable mal de vivre romantique .
Je n’attendrai plus des jours meilleurs. Les mois changent, les années se succèdent : tout se renouvelle en vain ; je reste le même. Au milieu de ce que j’ai désiré, tout me manque ; je n’ai rien obtenu, je ne possède rien : l’ennui consume ma durée dans un long silence. Soit que les vaines sollicitudes de la vie me fassent oublier les choses naturelles, soit que l’inutile besoin de jouir me ramène à leur ombre, le vide m’environne tous les jours, et chaque saison semble l’étendre davantage autour de moi. Nulle intimité n’a consolé mes ennuis dans les longues brumes de l’hiver. Le printemps vint pour la nature, il ne vint pas pour moi. Les jours de vie réveillèrent tous les êtres : leur feu indomptable me fatigua sans me ranimer ; je devins étranger dans le monde heureux. Et maintenant les fleurs sont tombées, le lis a passé lui-même ; la chaleur augmente, les jours sont plus longs, les nuits sont plus belles. Saison heureuse ! Les beaux jours me sont inutiles, les douces nuits me sont amères. Paix des ombrages ! brisement des vagues ! silence ! lune ! oiseaux qui chantiez dans la nuit ! sentiments des jeunes années, qu’êtes-vous devenus ?
Les fantômes sont restés : ils paraissent devant moi : ils passent, repassent, s’éloignent, comme une nuée mobile sous cent formes pâles et gigantesques. Vainement je cherche à commencer avec tranquillité la nuit du tombeau ; mes yeux ne se ferment point. Ces fantômes de la vie se montrent sans relâche, en se jouant silencieusement ; ils approchent et fuient, s’abîment et reparaissent : je les vois tous, et je n’entends rien ; c’est une fumée ; je les cherche, ils ne sont plus. J’écoute, j’appelle, je n’entends pas ma voix elle-même, et je reste dans un vide intolérable, seul, perdu, incertain, pressé d’inquiétude et d’étonnement, au milieu des ombres errantes, dans l’espace impalpable et muet.
questions :

Etudiez l'expression de la privation dans ce texte
En quoi est elle constitutive du malaise romantique ?
la nature joue t'elle un role dans ce texte ?

Merci beaucoup a ceux qui peuvent essayer de me donner des idées =)
Bonjour Reverie,

Pour ta première question, cherche tout ce qui a trait à la négation : je n'attendrai plusinutile…, le champ lexical de l'absence : tout me manque, rien…

Ce qui va t'amener à prendre conscience de ce vide intérieur, de cette tristesse, de cette insatisfaction qui te permettront de répondre à la 2e question.

La nature peut-elle calmer cette souffrance, ce mal-être ? Est-elle à l'image des sentiments qui habitent le personnage ?
Merci à vous Jean-Luc pour votre réponse.