Molière, L’École des femmes, acte I, scène 1

Entraide scolaire

62 réponses · Page 3 / 4

Bonjour,

Je suis une maman de plus de 50 ans, je fais un retour aux études et j'ai bcp de mal avec ces questions:

Merci de m'aider avec ces deux questions très embêtantes:

Dans l'école des femmes:
1) Comment Molière s'y prend-il pour amener le spectateur à se ranger du côté des arguments de Chrysalde ?

2) Reformuler les arguments (thèse défendue) de Chrysalde dans la réplique (lignes 107 à 116).

Merci de l'aide que vous pourrez me donner.
Julie
Bonsoir.

Merci de préciser le numéro de l'acte et de la scène, et de nous donner les mots de début et de fin de la tirade de Chrysalde.
L' école des femmes, acte I, scène 1
CHRYSALDE
Mais comment voulez-vous, après tout, qu'une bête
Puisse jamais savoir ce que c'est qu'être honnête?
Outre qu'il est assez ennuyeux, que je croi,
D'avoir toute sa vie une bête avec soi,
Pensez-vous le bien prendre, et que sur votre idée
La sûreté d'un front puisse être bien fondée?
Une femme d'esprit peut trahir son devoir;
Mais il faut pour le moins, qu'elle ose le vouloir;
Et la stupide au sien peut manquer d'ordinaire,
Sans en avoir l'envie et sans penser le faire.
Une femme sotte ne saura pas ce qu'est un comportement honnête. De plus, côtoyer chaque jour une épouse sotte doit être fort ennuyeux …
Merci pour la reformulation mais pour cette question:

1) Comment Molière s'y prend-il pour amener le spectateur à se ranger du côté des arguments de Chrysalde ?
Vous ne précisez pas si la question 1 porte sur toute la scène d'exposition ou sur un extrait.
sur tous ses arguments de l'acte 1
Chrysalde va apporter la contradiction à Arnolphe. Face à ce futur mari plein de préjugés sur les femmes, sur le mariage et devant sa détermination, Chrysalde va paraître mesuré, plein de bon sens en émettant des objections, en relevant des contradictions et en interrogeant Arnolphe sur son idéal féminin et ses attentes du mariage.
En fait, les personnages sont aussi grotesques l'un que l'autre et c'est leur duo qui fait rire. C'est une entrée de clowns et le spectateur n'a pas à choisir.
Il y a, de fait, un présupposé dans la question posée.
1) Comment Molière s'y prend-il pour amener le spectateur à se ranger du côté des arguments de Chrysalde ?
Bien sûr, la question et orientée c'est pourquoi je me permets de rectifier le tir : Molière ne choisit pas entre ses deux grotesques. Pour avoir sa note, l'élève doit servir au professeur a bouillie pour les chats attendue, mais pour sa culture personnelle, il doit entendre correctement le texte.
Molière ne choisit pas entre ses deux grotesques.
Oh si, Molière choisit, si ce n'est en réalité, du moins en façade, ou par obligation. Il choisit toujours le juste milieu.
Pourtant, Paul Bénichou dans Morales du grand siècle fait bonne justice de cette lecture connotée dix-neuvième siècle.
Et comment s'y prend Molière pour amener le spectateur à se ranger du côté de Chrysalde ?
La réponse 47 ne te donne pas des pistes ?
J'en conclus que Molière amène le spectateur du côté de Chrysalde parce qu'il est de bon sens ?

Aidez moi svp à y voir plus clair
Que dire de plus ?
émettant des objections, en relevant des contradictions et en interrogeant Arnolphe sur son idéal féminin et ses attentes du mariage.
Il émet des objections …
Il interroge …
Bonjour j'ai un commentaire à faire sur les vers 124 à 174 de la scène d'exposition de L'école des Femmes de Molière .
J'ai trouvé la problématique et on avait les deux axes de réponses .
Pour le grand 1 pas de problème j'ai trouvé des sous parties mais pour le deuxième axe je bloque un peu.
L'axe étant pour le personnage d'Arnolphe, le portrait caricatural d'un personnage de comédie.
Je pensais mettre premièrement comique et deuxièmement satirique . Qu'en pensez vous ?
Merci
Bonjour à tous,
Etudiante étrangère, je suis en train de lire le premier acte de l’Ecole des femmes. Mais je n’arrive pas à comprendre deux phrases.
1.Et d’aucun soin jaloux n’a l’esprit combattu
Pourquoi « d’aucun », je sais qu’il y a "d’aucuns " signifiant « certains, plusieurs » mais ici pas de « s ». De plus, « l’esprit combattu » veut dire quoi?
2.Et le plaint, ce galant, des soins qu’il ne perd pas.
C’est qui plaint? La femme plaint le galant et des soins? et […] qu'il ne perd pas, "il" c'est qui? Le galant?
Pourriez-vous m’expliquer le sens de ces deux vers? J’affiche l’extrait ci-dessous. Merci infiniment!!
ARNOLPHE
Fort bien : est-il au monde une autre ville aussi,
Où l’on ait des maris si patients qu’ici ?
Est-ce qu’on n’en voit pas de toutes les espèces,
Qui sont accommodés chez eux de toutes pièces ?
25 L’un amasse du bien, dont sa femme fait part
À ceux qui prennent soin de le faire cornard.
L’autre un peu plus heureux, mais non pas moins infâme,
Voit faire tous les jours des présents à sa femme,
Et d’aucun soin jaloux n’a l’esprit combattu,
30 Parce qu’elle lui dit que c’est pour sa vertu.
L’un fait beaucoup de bruit, qui ne lui sert de guères ;
L’autre, en toute douceur, laisse aller les affaires,
Et voyant arriver chez lui le damoiseau,
Prend fort honnêtement ses gants, et son manteau.
35 L’une de son galant, en adroite femelle,
Fait fausse confidence à son époux fidèle,
Qui dort en sûreté sur un pareil appas,
Et le plaint, ce galant, des soins qu’il ne perd pas.
L’autre, pour se purger de sa magnificence ,
40 Dit qu’elle gagne au jeu l’argent qu’elle dépense ;
Et le mari benêt, sans songer à quel jeu,
Sur les gains qu’elle fait, rend des grâces à Dieu.
Enfin ce sont partout des sujets de satire,
Et comme spectateur, ne puis-je pas en rire ?
Puis-je pas de nos sots … ?
Bonjour,
La tirade d’Arnolphe évoque la naïveté des maris trompés.

«  … est-il au monde une autre ville aussi,
Où l’on ait des maris si patients qu’ici ? »
Il énumère les différents cas de tromperies dont ces maris patients (= qui subissent) peuvent être victimes.
« Est-ce qu’on n’en voit pas de toutes les espèces,
Qui sont accommodés* chez eux de toutes pièces ? »
*signifie ici que l’on se moque d’eux de toutes les façons.
« L’un..,

L’autre un peu plus heureux, mais non pas moins infâme (=méprisable),
Voit faire tous les jours des présents à sa femme,
Et d’aucun soin jaloux n’a l’esprit combattu, »
Là, Arnolphe évoque un mari dont la femme reçoit des cadeaux d’autres hommes, et pourtant n’a aucun soupçon de son infidélité,pas le plus petit soupçon..
Son esprit n’est combattu, tourmenté, par aucun (pas un seul) soin, c'est-à-dire souci de jalousie.

« L’une de son galant, en adroite femelle,
Fait fausse confidence à son époux fidèle, »
Il s’agit là de la duplicité de la femme qui loin de cacher l’identité de son amant en parle avec son mari, mais faussement, comme s’il s’agissait d’un personnage qui lui fait la cour, mais dont elle se moque
et refuse les avances.
Le mari dort tranquille,
sûr de la fidélité de sa femme..
« Et le plaint, ce galant, des soins qu’il ne perd pas. »
Il a pitié de ce galant qu’il croit rejeté mais en réalité ne l’est pas du tout (il ne perd pas ses soins signifie qu’il est bien reçu de la femme qu’il courtise。)
Merci bien Laoshi. Votre explication m'est vraiment très utile. Mais j'ai encore une question en lisant votre réponse.
L'une de son galant, en adroite femelle,
Fait fausse confidence à son époux fidèle,
Qui dort en sûreté sur un pareil appas,

Ici, le mot "appas" ne signifie pas "le charme" mais "la fidélité"? (Selon vous, Le mari dort tranquille, sûr de la fidélité de sa femme..) En fait, j'ai cru que dans ce vers"Qui dort…",il y a l'expression" dormir sur… "= demeurer inactif, inconscient… et j'ai
ainsi pensé au "mari qui ne se rend pas compte du charme de sa femme… "
Très cordialement