Accord du participe passé suivi d’un infinitif

Langue française

103 réponses · Page 3 / 6

Webmestre aurait dû ajouter la phrase qui précède la citation du Nouvel Obs :
Pour savoir si le participe passé s'accorde ou non, il faut identifier le sujet du verbe à l'infinitif.
.
La vague que tu n'as pas vue venir ?
L'objet que mis pour vague fait l'action exprimée par l'infinitif : elle vient. C'est donc le sujet de l'infinitif.
Les deux règles concluent donc qu'il faut accorder, même si celle du Nouvel Obs n'est pas très clairement exprimée.
Merci pour votre réponse tout à fait claire, Anne.
Bonsoir à tous,

Je suis en ce moment en train de plancher sur l'accord du participe passé en français. Un week-end bucolique ne me disait trop rien.
J'espère en ressortir avec une règle nette, précise et exhaustive de cet accord, assortie d'exemples de mon cru ou trouvés ici ou là.
Je compte d'ailleurs la soumettre à vos lumières afin que je sache si elle comporte des lacunes, imprécisions, inexactitudes ou autres imperfections…

En attendant, je me pose la question de l'accord du participe lorsqu'il précède un infinitif. J'ai l'impression qu'il y a plusieurs écoles. Mais y en a-t-il une officielle ou non ? Doit-on accorder ou au contraire ne doit-on pas accorder le participe dans ce cas ?

Par exemple, si je prends cette phrase :

"Toutes ces mers que j'ai vu[es] déborder."


Doit-on écrire "Vu" ou "vues" ?


Je vous remercie pour vos éclaircissements.
Vues puisque ce sont les mers qui débordent.
La règle est donnée page 3 de ce sujet. Elle ne prête pas à discussion, sauf éventuellement pour laisser que les allergiques à la réforme de 90 ne voudront pas laisser systématiquement invariable.
Voir aussi mon message 3 de la page 1 :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/23745-accord-du-participe-passe-suivi-dun-infinitif.html
Je ne suis pas sûr de comprendre.

Je suis étonné en fait par la phrase suivante :
Cette enfant, je l'ai vu punir : pas d'accord, donc l'enfant est objet de l'infinitif. Cette enfant, je l'ai vu punir (par son père)
Instinctivement, si je veux que l'enfant ne soit pas le sujet de l'action exprimée par le verbe à l'infinitif mais plutôt son objet, j'écrirais plutôt : Cette enfant je l'ai vu(e) punie (par son père).
Le sens n'est pas tout à fait le même. Avec l'infinitif (et donc sans accord de vu) on met l'accent sur l'action. Avec le participe (et accord de vue), on met l'action sur le résultat de l'action, l'état qui en résulte.
Bonjour,

Pouvez-vous m'aider, sachant que je fais partie des allergiques à la réforme de 1990 dont vous parliez plus haut.

J'ai compris la règle qui régit l'accord du pp "laissé" avec l'infinitif. Mais dites-moi si je me coupe les cheveux en quatre avec ces deux phrases :

Les galettes qu'ils ont ? brûler sont immangeables.


Les cloches qu'ils ont ? sonner résonnent encore dans l'air

Si je vais vite, je me dis que ce sont les galettes qui brûlent et les cloches qui sonnent donc "laissées" pour les deux phrases. Sauf que ces deux sujets subissent plutôt l'action, non ? C'est un four qui brûle les galettes et un homme qui sonne les cloches, par exemple ?

Merci pour votre aide et bonne journée.
Fais comme tu veux puisque les deux sens sont possibles selon la construction transitive ou intransitive de chacun des verbes.
C'est bien pourquoi la réforme a opté pour l'invariabilité générale puisqu'il est souvent impossible de trancher…
Merci pour votre réponse…

Mais quand on passe un concours, il faut savoir trancher, et me voilà donc bien embêtée…
Eh bien rien ne vous empêche d'appliquer la règle générale les fruits que j'ai vus mûrir/les fruits que j'ai vu cueillir. Vous aurez : les fruits que j'ai laissés mûrir/les fruits que j'ai laissé cueillir.
Cette règle très importante permettra de dissiper l'équivoque dans les fruits que j'ai laissé(s) voler.
Sans -s, on vole les fruits, avec un -s, ce sont les fruits qui volent (de leurs propres ailes ou lancés par des mains facétieuses).
Les cloches sonnent ou on les sonne ?
Les galettes brûlent ou on les brûle ?
Comment trancher ?
Justement en accordant ou non (accorder des cloches, c'est très important et très difficile).
Merci pour vos réponses. Je vois donc que ces phrases comportent une équivoque et qu'elles ne devraient pas vraiment avoir leur place dans un concours qui nous demande de trancher nettement !
Excellent week-end à vous.
Mais on peut justement dissiper l'équivoque en faisant l'accord ou non… 🙄
Mais dans de telles phrases hors contexte, le choix devrait être totalement libre, les deux réponses (accord ou non) étant également admissibles.
Est-ce que ce sera vraiment le cas dans le concours ?
Bonjour,

Et merci par avance.

Cette phrase est-elle correcte s'il vous plaît ?

"Les chevaux qu'elle n'a pas vus naître"

Belle journée,

Mimine
Oui, puisque ce sont bien les chevaux qui font l'action de naitre.
Dans le cas du participe passé suivi d'un infinitif, si le sujet fait l'action indiquée par l'infinitif , il y a accord.
C'est pourquoi, je pense que ta phrase est correcte.
D'accord !

Je vous remercie tous les deux.

Belle journée,

Mimine