Bonjour,
je dois commenter une citation d'andré Maurois qui est la suivante:
"Les écrivains français ont toujours eu le gout des écoles. Toujour ils ont aimés se regrouper autour d'un thème abstrait; classicisme, romantisme, réalisme, …
A La vérité les frontières entre ces concepts sont confuses. Les grands écrivains ne sont jamais priosnniers d'une doctrine ,même lorsqu'ils en sont les parrains. Leur puissance de création fait éclater ces cadres."
Voila j'ai un peu de mal a expliciter cette citation.
J'ai besoin de votre aide. Merci d'avance
Très belle citation, malgré les fautes d'orthographe dont tu l'as parsemée. :/
Des idées?
Bonjour,
je pense pouvoir te donner une piste intéréssante:
D'après cette citation, il y a une opposition entre le fait que les auteurs français sont (presque) tous apparentés à un courant littéraire et le fait que finalement si l'on étudie chaque cas de plus près, il est difficile de restreindre un auteur à un courant.
Voila j'espère que ça pourra t'aider
Bonne chance
La remarque de Maurois ne me parait valable que pour le XIXème siècle.
Au XVIIème et XVIIIème siècles, à part les Anciens et les Modernes, qui sont des partis-pris je ne vois d'autres regroupements que des salons, et rien de tout cela ne peut être qualifié d'école.
Au XIXème, c'est d'abord le romantisme qui peut être qualifié d'école parce tous ont admis l'autorité de Hugo, puis les écoles que cite Maurois sont des imitations qui tentent d'entrer dans le même jeu, et cela correspond assez bien à ce qu'il dit.
Mais au XXème siècle, je ne vois que le surréalisme qui puisse entrer dans ce cadre encore que Breton soit plus un pion de discipline qu'un chef d'école reconnu. Quant à la NRF, cela ne ressemble à une école que de très, très loin, car c'est surtout une revue. A fortiori la Revue Blanche, les Cahiers verts… Et ensuite, il n'y a vraiment plus rien qui puisse être qualifié d'école.
D'accord avec Putakli.
J'ajouterai même qu'en général seuls les médiocres font partie d'une école. Les grands auteurs n'entrent jamais tout-à-fait dans ces cadres, qui d'ailleurs ne sont généralement guère plus que des tiroirs lagardo-michardesques destinés à simplifier (hélas, en l'appauvrissant) l'enseignement littéraire.
Personne n'a jamais écrit un livre pour être classique, ou pour être romantique.
C'est effectivement assez net pour le XIXeme. On peut penser à Verlaine : influencé par le Parnasse à ses débuts (dont l'éditeur publie le premier recueil), mais aussi par le romantisme, et souvent classé chez les symbolistes par rapport à l'influence de Baudelaire. Baudelaire justement, à la croisée des courants du XIXème, faisant naître le symbolisme il me semble.
Quant au surréalisme, nombreux sont les écrivains qui ont participé à ce mouvement pour s'en détacher ensuite, tout en exploitant de nouvelle ressources grâce à ses influences. (Eluard, Apollinaire, Aragon…)
Donc dans un premier temps tu peux montrer que les écrivains sont classés dans un courant littéraire, et que ceux qui appartiennent à la même école ont effectivement des caractéristiques communes.
Puis dans une deuxième partie, que cela est trop réducteur et que lorsqu'on y regarde de plus près on voit ce que chacun a de spécifique.