Réforme du CAPES de lettres modernes - Épreuve de langue

La filière littéraire

22 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
Je suis en terminale L et j'hésite entre des études de lettres (pour être prof de français) et des études d'histoires (pour être prof d'histoire-géo) mais j'ai vu que dans le CAPES de lettres modernes il y a une épreuve de langue et cela est énorme avantage pour moi car je suis très bon en portugais et donc je souhaiterais savoir si dans la réforme du CAPES de lettres modernes, l'épreuve de langue est maintenu et si le portugais sera toujours au programme et enfin j'aimerais savoir ce qui change dans ce nouveau CAPES de lettres modernes.
Merci à vous.
plus de langue vivante (ni latin ou grec d'ailleurs) au capes de lettres modernes! ni à l'écrit ni à l'oral.
Bonjour sevigne2010 tu es sur de cela ? =| même pas d'anglais ?
Bonjour

Quel décret au B.O ou au J.O officialise cette information ?

Flo
voilà le lien :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000021625818&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

il est question de toutes les matières
plus que 2 épreuves àl'écrit et à l'ora à partir de 2011 et l'épreuve qui disparaît ce sont les langues il était donné dans une autre discussion du forum concernant le capes
JORF n°0004 du 6 janvier 2010 page
texte n° 18


ARRETE
Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d'organisation des concours du certificat d'aptitude au professorat du second degré

NOR: MENH0931286A

Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat et le ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement,
Vu le décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 modifié relatif au statut particulier des professeurs certifiés ;
Vu le décret n° 2002-766 du 3 mai 2002 relatif aux modalités de désignation, par l'administration, dans la fonction publique de l'Etat, des membres des jurys et des comités de sélection et de ses représentants au sein des organismes consultatifs ;
Vu le décret n° 2004-1105 du 19 octobre 2004 relatif à l'ouverture des procédures de recrutement dans la fonction publique de l'Etat ;
Vu l'arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en institut universitaire de formation des maîtres,
Arrêtent :

Article 1

Le concours externe, le concours interne et le troisième concours de recrutement de professeurs certifiés en vue de l'obtention du certificat d'aptitude au professorat du second degré, institués par le décret du 4 juillet 1972 susvisé, sont organisés conformément aux dispositions du présent arrêté dans les sections suivantes :
Section arts plastiques ;
Section documentation ;
Section éducation musicale et chant choral ;
Section histoire et géographie ;
Section langue corse ;
Section langues régionales : basque, breton, catalan, créole, occitan-langue d'oc ;
Section langues vivantes étrangères : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, hébreu, italien, néerlandais, portugais, russe ;
Section langue des signes française ;
Section lettres classiques ;
Section lettres modernes ;
Section mathématiques ;
Section philosophie ;
Section sciences économiques et sociales ;
Section sciences physiques et chimiques ;
Section sciences de la vie et de la Terre ;
Section tahitien.

Article 2

Le nombre de places offertes aux concours externe, interne et, le cas échéant, au troisième concours, et la date de clôture des registres d'inscription sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'éducation, après avis conforme du ministre chargé de la fonction publique, dans les conditions fixés par l'article 2 du décret du 19 octobre 2004 susvisé.
La date d'ouverture des sessions, les modalités d'inscription, les centres dans lesquels les épreuves sont subies ainsi que la répartition des places entre les sections sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'éducation. Les candidats sont tenus de s'inscrire dans les conditions et les délais fixés par ces arrêtés.

Article 3

Le concours externe comporte deux épreuves écrites d'admissibilité et deux épreuves orales d'admission. Sauf dispositions contraires précisées à l'annexe I, chacune des épreuves est affectée du coefficient 3.

Article 4

Le concours interne comporte une épreuve écrite d'admissibilité et une épreuve orale d'admission.
Toutefois, la section langues régionales comporte deux épreuves d'admissibilité et deux épreuves d'admission.
Chacune des épreuves est affectée du coefficient 2.

Article 5

Le troisième concours comporte une épreuve d'admissibilité et une épreuve d'admission.
Ces épreuves sont constituées par l'une des épreuves d'admissibilité et d'admission du concours externe, précisées par le descriptif des épreuves prévu à l'article 6. Chacune des épreuves est affectée du coefficient 3.

Article 6

Le descriptif de chacune des épreuves des concours externe et interne et du troisième concours est précisé aux annexes I, II et III du présent arrêté.

Article 7

Un jury est institué pour chacune des sections de ces concours. Toutefois, un jury peut être commun au concours externe et au troisième concours pour une même section.

Article 8

Chaque jury comprend un président et, en tant que de besoin, un ou plusieurs vice-présidents, nommés par le ministre chargé de l'éducation, sur proposition du directeur chargé des personnels enseignants. Ils sont choisis parmi les inspecteurs généraux de l'éducation nationale, les inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et les enseignants-chercheurs.

Article 9

Les membres du jury, nommés par le ministre chargé de l'éducation, sont choisis, sur proposition du président, parmi les inspecteurs généraux de l'éducation nationale, les inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux, les personnels de direction d'établissements d'enseignement ou de formation relevant du ministre chargé de l'éducation, les membres des corps enseignants de l'enseignement supérieur, les professeurs agrégés, les professeurs certifiés et les conseillers principaux d'éducation.
Les jurys peuvent, également, comprendre des personnes choisies en fonction de leurs compétences particulières.

Article 10

Lorsque le président du jury se trouve dans l'impossibilité de poursuivre sa mission, un vice-président ou un autre membre du jury appartenant à l'une des catégories d'agents visés à l'article 8 est désigné sans délai par le ministre sur proposition du directeur chargé des personnels enseignants pour le remplacer.

Article 11

Le président, le ou les vice-présidents et les membres du jury ne peuvent participer à plus de quatre sessions successives. À titre exceptionnel, leur mandat peut être prorogé pour une session.

Article 12

Les sujets des épreuves écrites sont choisis par le ministre chargé de l'éducation sur proposition du président du jury. Ils sont établis en tenant compte des programmes d'enseignement en vigueur dans les classes des collèges et lycées et, éventuellement, dans les sections de techniciens supérieurs et les classes préparatoires aux grandes écoles.

Article 13

Lorsque le jury se constitue en groupes d'examinateurs, chaque groupe comprend deux examinateurs au moins, sans pouvoir excéder trois examinateurs en moyenne pour l'ensemble des groupes de ce jury. Pour une même épreuve, chaque groupe est constitué du même nombre d'examinateurs tout au long de la session.

Article 14

Le ministre chargé de l'éducation nationale peut, conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 23 du décret du 4 juillet 1972 susvisé, dispenser, sur leur demande, les élèves des écoles normales supérieures, remplissant les conditions de diplômes prévues pour l'inscription au concours externe des épreuves d'admissibilité de ce concours. Le jury attribue aux élèves ayant obtenu cette dispense un nombre de points correspondant à la moyenne des notes obtenues aux épreuves d'admissibilité par les candidats admissibles au concours dans la section considérée. Ces candidats sont tenus de subir les épreuves d'admission.

Article 15

Les épreuves sont notées de 0 à 20. Pour toutes les épreuves, la note zéro est éliminatoire. Lorsqu'une épreuve comporte plusieurs parties, la note zéro obtenue à l'une ou l'autre des parties est éliminatoire.

Article 16
Le fait de ne pas participer à une épreuve ou à une partie d'épreuve, de s'y présenter en retard après l'ouverture des enveloppes contenant les sujets, de rendre une copie blanche, d'omettre de rendre la copie à la fin de l'épreuve, de ne pas respecter les choix faits au moment de l'inscription ou de ne pas remettre au jury un dossier ou un rapport ou tout document devant être fourni par le candidat dans le délai et selon les modalités prévus pour chaque concours entraîne l'élimination du candidat.

Article 17

Les épreuves écrites des candidats sont rendues anonymes avant d'être soumises à une double correction.
A l'issue de la correction des épreuves d'admissibilité, le jury fixe, après délibération, la liste des candidats admis à subir les épreuves d'admission.
L'anonymat des épreuves n'est levé qu'après la délibération du jury. Al'issue des épreuves d'admission et après délibération, le jury, en fonction du nombre total de points que les candidats ont obtenus à l'ensemble des deux séries d'épreuves et dans la limite des places mises au concours, fixe par ordre de mérite la liste des candidats qu'il propose au ministre chargé de l'éducation pour l'admission au concours.
Le ministre chargé de l'éducation arrête par section, dans l'ordre de mérite, la liste des candidats déclarés admis aux concours.

Article 18

Si plusieurs candidats ont obtenu le même nombre de points, ils sont départagés de la façon suivante lors de l'établissement de la liste d'admission :
1° Pour le concours externe :
La priorité est accordée à celui qui a obtenu la note la plus élevée à la première épreuve d'admission ; en cas d'égalité de points à la première épreuve d'admission, la priorité est donnée au candidat ayant obtenu la meilleure note à la première épreuve écrite d'admissibilité ; si l'égalité subsiste, ils sont départagés par la meilleure note obtenue à la deuxième épreuve d'admissibilité.
2° Pour le concours interne :
La priorité est accordée à celui qui a obtenu la note la plus élevée à l'épreuve d'admission.
Toutefois, lorsque le concours interne comporte deux épreuves d'admissibilité et deux épreuves d'admission, il est procédé conformément au 1° ci-dessus.
3° Pour le troisième concours :
La priorité est accordée à celui qui a obtenu la note la plus élevée à l'épreuve d'admission ; en cas d'égalité de points à cette épreuve, la priorité est donnée au candidat ayant obtenu la meilleure note à l'épreuve d'admissibilité.

Article 19

Lors des épreuves, il est interdit aux candidats :
1° D'introduire dans le lieu des épreuves tout document, note ou matériel non autorisé par le jury du concours ;
2° De communiquer entre eux ou de recevoir des renseignements de l'extérieur ;
3° De sortir de la salle sans autorisation du surveillant responsable et sans être accompagnés par un autre surveillant ;
4° De perturber par leur comportement le bon déroulement des épreuves.
Les candidats doivent se prêter aux surveillances et vérifications nécessaires.

Article 20

Toute infraction au règlement, toute fraude ou toute tentative de fraude dûment constatée entraîne l'exclusion du concours, sans préjudice de l'application, le cas échéant, des dispositions pénales prévues par la loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics et de la sanction disciplinaire éventuellement encourue si le candidat est déjà au service d'une administration. La même mesure peut être prise contre les complices de l'auteur principal de la fraude ou de la tentative de fraude.
Aucune sanction immédiate n'est prise en cas de flagrant délit. Le surveillant responsable établit un rapport que le recteur d'académie transmet au ministre chargé de l'éducation.
Aucune décision ne peut être prise sans que l'intéressé ait été convoqué et mis en état de présenter sa défense.
L'exclusion du concours est prononcée par le ministre chargé de l'éducation, sur proposition du président du jury.
La décision motivée est notifiée sans délai à l'intéressé par lettre recommandée avec accusé de réception.

Article 21

Toute copie apparaissant suspecte en cours de correction est signalée par le correcteur au président du jury. En cas de fraude reconnue, son auteur est exclu du concours dans les conditions prévues aux trois derniers alinéas de l'article 20.

Article 22

L'arrêté du 30 avril 1991 modifié fixant les sections et les modalités d'organisation des concours du certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré est abrogé.

Article 23

Les dispositions du présent arrêté prennent effet à compter de la session de l'année 2011 des concours.

Article 24

Les annexes I, II et III font l'objet d'une publication au Journal officiel de la République française.

Article 25

La directrice générale des ressources humaines est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Annexe



………………..

Section lettres modernesA. ? Epreuves d'admissibilité


1° Composition française :
Composition française portant sur un sujet en relation avec les programmes de français de collège et de lycée, invitant le candidat à mobiliser sa culture littéraire et artistique.
Cette épreuve porte sur les éléments de culture littéraire approfondie, fondée sur des lectures nombreuses et variées et nourrie de solides connaissances liées aux genres, à l'histoire littéraire, à l'histoire des idées et des formes, mais aussi aux questions d'esthétique et de poétique, de création, de réception et d'interprétation des œuvres.
Au titre de la même session, le sujet peut être commun avec celui de la première épreuve du CAPES de lettres classiques.
Durée : six heures ; coefficient 3.
2° Etude grammaticale de textes de langue française :
L'épreuve, notée sur 20, porte sur deux textes, l'un de français moderne ou contemporain, l'autre d'ancien ou de moyen français et se compose de trois ensembles de questions.
a) Histoire de la langue (7 points) : son objectif est de contrôler la compétence des candidats dans les domaines principaux de l'analyse linguistique diachronique.
Les questions posées à partir du texte d'ancien ou de moyen français invitent prioritairement les candidats à :
? justifier une traduction partielle du texte ;
? rendre compte de certaines formes et constructions du français médiéval requérant des connaissances de base en phonétique, morphologie, syntaxe et lexicologie ;
? éclairer leur réflexion sur la langue médiévale par des faits observables au cours de l'évolution du français.
Le nombre de questions peut varier en fonction du texte proposé.
b) Etude synchronique du texte de français moderne ou contemporain (7 points) : son objectif est de contrôler la compétence des candidats dans les domaines principaux de l'analyse linguistique : orthographe, lexicologie, morphologie, syntaxe, sémantique.
Le nombre de questions peut varier en fonction du texte proposé.
c) Etude stylistique du texte de français moderne ou contemporain (6 points). L'étude peut être orientée par un libellé qui en précise l'objet. Elle peut porter, par exemple, sur un fait de style précisément signalé aux candidats pour leur permettre d'en conduire l'analyse méthodique (formes et enjeux), ou sur un marquage global (relevant des registres ou de contraintes génériques).
Durée : cinq heures ; coefficient : 3.


B. ? Epreuves d'admission


1° Leçon portant sur les programmes des classes de collège et de lycée :
Durée de la préparation : trois heures ; durée de l'épreuve : une heure (exposé : quarante minutes ; entretien : vingt minutes) ; coefficient 3.
L'épreuve porte sur un texte de langue française. Elle consiste en une explication de texte assortie d'une question de grammaire référée aux programmes des classes de collège ou de lycée. La méthode d'explication est laissée au choix du candidat. La présentation de la question de grammaire prend la forme d'un développement organisé en relation avec les programmes.
La leçon est suivie d'un entretien avec le jury au cours duquel le candidat est invité à justifier ses analyses et ses choix.
2° Epreuve sur dossier comportant deux parties : 14 points sont attribués à la première partie et 6 points à la seconde. (Durée de la préparation : trois heures ; durée totale de l'épreuve : une heure ; coefficient 3.)
Première partie : explication française prenant appui sur un dossier. (Présentation n'excédant pas vingt minutes ; entretien avec le jury : vingt minutes.)
Cette première partie d'épreuve fait l'objet d'un programme limitatif, révisé tous les trois ans et publié au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale.
L'épreuve permet au candidat de montrer :
? sa culture littéraire, linguistique et professionnelle ;
? sa connaissance des contenus d'enseignement et des programmes de la discipline concernée ;
? sa réflexion sur l'histoire et les finalités de cette discipline et sur ses relations avec les autres disciplines.
Cette première partie d'épreuve prend appui sur un dossier composé de documents divers (textes, documents iconographiques…) en relation avec la discipline enseignée. Le dossier comprend des questions permettant d'apprécier la réflexion pédagogique du candidat. Le candidat prépare et présente un exposé selon les thématiques et les problématiques qu'il aura déterminées.
L'entretien a pour but de vérifier la capacité du candidat à transposer ses connaissances en discipline d'enseignement.
Seconde partie : interrogation portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable ». (Présentation dix minutes, entretien avec le jury : dix minutes.)
Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir d'un document inclus dans le dossier qui lui a été remis au début de l'épreuve, question pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l'épreuve. La question et le document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 « les compétences professionnelles des maîtres » de l'annexe de l'arrêté du 19 décembre 2006.
L'exposé se poursuit par un entretien avec le jury pendant dix minutes.




-------------------------------
Le voilà au complet pour les lettres bien sur.

Flo
Seconde partie : interrogation portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable ». (Présentation dix minutes, entretien avec le jury : dix minutes.)
Il va falloir surveiller ce dernier point de très près.
Bonjour

Y a-t-il une manière d'agir et d'être en tant que fonctionnaire différente du secteur privé ?
Un fonctionnaire n'est-il pas quelqu'un de responsable et qui a une éthique ?

Que sous-entendent-ils derrière ces mots ?

Ce qui me surprend dans tout cela, c'est que dans mon entourage, j'entendrai dire qu'ils empreinteraient certains modes de fonctionnement du secteur privé… Comme par exemple les retraites qui étaient jusque calculées à partir des 6 derniers mois et qui maintenant seront calculées sur les 25 dernières années (comme dans le secteur privé).

Dans sa dernière intervention télévision, Mr SARKOZY ne s'était aps opposé à un recrutement hors concours…. a la mode du secteur privé….. Je vous embauche. je ne vous titularise plus. Et si vous ne faites pas l'affaire, je vous jette comme un kleenex…..
Alors, à quoi sert donc un concours ?

Flo
florianna14 a écrit :Dans sa dernière intervention télévision, Mr SARKOZY ne s'était aps opposé à un recrutement hors concours…. a la mode du secteur privé….. Je vous embauche. je ne vous titularise plus. Et si vous ne faites pas l'affaire, je vous jette comme un kleenex…..
Alors, à quoi sert donc un concours ?
Ce mode de recrutement existe déjà, il suffit de se faire inscrire auprès du rectorat dans un fichier particulier destiné aux remplacements à plus ou moins long terme (une semaine comme trois mois), et pour cela il suffit d'un niveau licence ou Master 1. C'est bien pour les étudiants qui peuvent ainsi gagner de l'argent et entrer dans le vif du sujet, c'est bien pour l'Etat qui les paye comme des vacataires, sans avoir à les titulariser, en revanche on peut se demander s'il est dans l'intérêt des élèves d'avoir cours avec de parfaits néophytes… Une amie avait même été amenée à prendre les fonctions de professeur principal d'une classe de 4e :roll:
Seconde partie : interrogation portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable ».
C'est une blague ?
Bonjour

Non, ce n'est pas une blague.

Mais qu'entendent-ils dans ces propos ?

Flo

Bonjour

Agir en tant que fonctionnaire.

Réponse ici pour le prmaire
[url]https://www.education.gouv.fr/cid48696/mene0900711c.html[/url]

J'imagine que cela doit être la même chose pour le second degré puisqu'il y a ce livre qui s'e rapproche du décret et qui s'adresse aussi aux profs du second degré :

Métier d'enseignant : 10 Compétences professionnelles (Broché
[url]https://www.amazon.fr?&linkCode=ll2&tag=bac0805-21&linkId=8652ad7ff8292fdc1bb601c792c0312e&language=fr_FR&ref_=as_li_ss_tl/gp/product/271171280X/ref=ox_ya_oh_product[/url]

Bon week-end

Flo

Seconde partie : interrogation portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l'Etat et de façon éthique et responsable ». (Présentation dix minutes, entretien avec le jury : dix minutes.)
Je trouve ce point passablement répugnant.

J'ai une question, d'ailleurs. Il semblerait que les langues ne soient plus au programme du CAPES, qu'en est-il du programme de l'agrégation ? Je dois avouer que je ne suis pas très bon en langue : je me débrouille en latin, je me fais à peu près comprendre en espagnol - ça ne va pas plus loin.
Il me semble qu' "ils" n'ont pas touché à l'agrégation. Donc l'épreuve de langue reste à l'agrégation, et d'ailleurs pour ce concours, il n'y a pas d'épreuve "soyez un bon fonctionnaire gentil et docile".
Irony a écrit :Il me semble qu' "ils" n'ont pas touché à l'agrégation. Donc l'épreuve de langue reste à l'agrégation, et d'ailleurs pour ce concours, il n'y a pas d'épreuve "soyez un bon fonctionnaire gentil et docile".
L'agrégation n'est pas modifiée à 99%.
Le 1% restant, c'est qu'une des épreuves orales est infléchie pour ajouter la partie "soyez un bon fonctionnaire gentil et docile" pour reprendre les termes d'Irony. =)
Tenno a écrit :
Irony a écrit :Il me semble qu' "ils" n'ont pas touché à l'agrégation. Donc l'épreuve de langue reste à l'agrégation, et d'ailleurs pour ce concours, il n'y a pas d'épreuve "soyez un bon fonctionnaire gentil et docile".
L'agrégation n'est pas modifiée à 99%.
Le 1% restant, c'est qu'une des épreuves orales est infléchie pour ajouter la partie "soyez un bon fonctionnaire gentil et docile" pour reprendre les termes d'Irony. =)
Oh, je ne savais pas… Merci pour l'information ! =) Même si ce n'est guère réjouissant…
Devenir élève : l'objectif est d'apprendre à l'enfant à reconnaître ce qui le distingue des autres et à se faire reconnaître comme personne, à vivre avec les autres dans une collectivité organisée par des règles, à comprendre ce qu'est l'école et quelle est sa place dans l'école.
Il y apprend à :
- respecter les autres et respecter les règles de la vie commune ;
- écouter, aider, coopérer ; demander de l'aide ;
- éprouver de la confiance en soi ; contrôler ses émotions ;
- identifier les adultes et leur rôle ;
- exécuter en autonomie des tâches simples et jouer son rôle dans des activités scolaires ;
- dire ce qu'il apprend.
Je suis en train de jeter un oeil sur le lien de Florianna. L'école, c'est très visible au travers de cet extrait, ne se limite pas à transmettre des informations, un contenu pédagogique, elle communique également des valeurs - valeurs judéo-chrétiennes, valeurs de citoyenneté, et par là-même, valeurs politiques - dont le propre est précisément de ne pas être remises en question. Ce faisant, il me semble que l'école joue-là un double jeu : elle développe un certain esprit critique tout en l'anesthésiant par endroit. Son contenu n'est pas strictement disciplinaire, il est dogmatique. Entend-elle produire des hommes intelligents ou des hommes sociables ? C'est ce qui n'est pas clair.
Je suis en train de jeter un oeil sur le lien de Florianna. L'école, c'est très visible au travers de cet extrait, ne se limite pas à transmettre des informations, un contenu pédagogique, elle communique également des valeurs - valeurs judéo-chrétiennes, valeurs de citoyenneté, et par là-même, valeurs politiques - dont le propre est précisément de ne pas être remises en question. Ce faisant, il me semble que l'école joue-là un double jeu : elle développe un certain esprit critique tout en l'anesthésiant par endroit. Son contenu n'est pas strictement disciplinaire, il est dogmatique. Entend-elle produire des hommes intelligents ou des hommes sociables ? C'est ce qui n'est pas clair.
Bonsoir

Hummmm….. Et quand on ne partage pas les valeurs judéo-chrétiennes et politiques du moment, doit-on être hypocrite ? Doit-on se taire et faire avec ?

Ca laisse une impression de……. dictature. Si on ne pense pas comme le grand chef, on est incompétent. On n'accède même pas aux épreuves d'admissions du concours !!!

Oulala….. Moi qui suis plutôt franco de port ou direct du gauche, va falloir que j'apprenne à mettre ma langue dans ma poche et à brosser le patron dans le sens du poil !!!!! A être contre-nature : hypocrite. Mais, en tant que femme, je ne m'abaisserai pas non plus……

C'est une école qui exclue la diversité, la différence ça ?
Tout le monde doit rentrer dans le même moule. Mais que fait-on des autres alors ? On les désinstruit, déscolarise, paupérise pour mieux les manipuler ? Fais pas bon être élève moyen alors issue d'un milieu sociale qui ne rentre pas dans les cases.

Ca me fait l'effet des écoles coraniques qu'on nous présente dans les reportages télévisés non ?

Flo
Hummmm….. Et quand on ne partage pas les valeurs judéo-chrétiennes et politiques du moment, doit-on être hypocrite ? Doit-on se taire et faire avec ?
Judéo-chrétiennes n'est peut-être pas le bon mot (même si je suis d'accord que les valeurs de l'humanisme et du modèle occidental moderne viennent en droite ligne du christianisme, ou au moins ont été rendues possibles par lui), surtout au vu d'événements récents (cf. la polémique sur le Baiser de la lune, que l'on voudrait imposer aux classes élémentaires, avec les deniers publics qui plus est). Mais l'école de la République, à quelque niveau que ce fût, n'a jamais eu pour intention de se limiter à la transmission des savoirs. Si vous n'êtes pas d'accord avec ces valeurs, on ne vous retient pas : les écoles privées s'offrent (ou plutôt se vendent) à vous.
Oulala….. Moi qui suis plutôt franco de port ou direct du gauche, va falloir que j'apprenne à mettre ma langue dans ma poche et à brosser le patron dans le sens du poil !!!!! A être contre-nature : hypocrite.
C'est en effet ce qu'on attend d'un enseignant, d'autant plus que ses élèves sont jeunes et influençables ; l'obligation de neutralité, vous connaissez ? Il va falloir vous y faire… Enseigner implique (en partie, mais c'est une partie importante à mon avis) de s'effacer derrière son métier, de porter un masque (d'où d'ailleurs la robe universitaire, sur le modèle des magistrats !), d'être partiellement hypo-crite.

Par ailleurs, "brosser le patron dans le sens du poil", c'est une désignation peu respecteuse pour le service public, dont vous êtes ou serez un agent.
C'est une école qui exclue la diversité, la différence ça ?
Tout le monde doit rentrer dans le même moule.
La différence est acceptable, partout dans l'espace public, mais l'école n'est pas un lieu pour la revendiquer ni la propager. La laïcité, encore une fois (au sens large du terme), n'est pas la tolérance.
Le moule que l'école propose, c'est celui de la République : un projet de société, un vivre-ensemble ; rien de plus, mais ne lâchons rien non plus.
Mais que fait-on des autres alors ? On les désinstruit
Non, nous les instruisons, nous les formons (théoriquement, pratiquement, et moralement) selon ce projet de société.
Ça me fait l'effet des écoles coraniques qu'on nous présente dans les reportages télévisés non ?
Nous ne devons pas parler de la même chose… Encore une fois, si la comparaison vous attire, vous avez l'enseignement dit "libre"… et financé par nos communes.
Bonjour

On est dans un monde où le "fric" est roi. On demande de la "rentabilité" partout et pour tout. Même dans l'école dite publique, on lui demande de rentabiliser l'investissement….. Pas moi qui le dit, ce sont des gens qui travaille dans la fonction dite publique. Donc censée être au service du public. Notre président de la république est pour que l'école publique se gère comme dans le secteur privé. Ca crève les yeux non ?

Ce sont ces valeurs là que je ne partage pas avec lui.Pas plus que les techniques de management actuelles qui poussent au suicide. Même à l'éducation nationale avec le harcèlement sur l'incompétence !! C'est une réalité à ne pas nier. Il me semble que les conditions de travail à l'éducation nationale ne soient pas idylliques en ce moment non ? Beaucoup de dépressions à l'éduc non ?

La hiérarchie a-t-elle elle-même du respect pour son personnel au vue des réforme ? Pourquoi lui devrais-je soumission au point qu'il essuie ses chaussures sur moi ? Désolé, je ne partage pas cette valeur. Ca s'appelle de l'irrespect.

Je n'ai aps de soucis dans les relations avec les enfants. Je préfère les apprentissages ludiques et concrets aux apprentisages rébarbatifs. Car, les jeunes attendent du concret, un lien concret entre ce qu'ils vivent et ce qu'ils apprennent à l'école. Il est plus facile d'apprendre quand on se sent concerné que quand on ne se sent pas concerné. Si vous apprenez, c'est parce que cela vous atteint, vous concerne, vous satisfait non ? Ben les enfants attendent la même choses.

C'est avec les adultes que je suis franco de port. Face aux enfants, je garde mes convictions pour moi. Je sais qu'ils sont influencables.

Un projet de société. En mal d'identité à vue de nez. Une société qui a bien mal de la maladie du "fric"

Je ne suis pas sûr que l'école publique soit si "libre" que cela…….

Hummm. J'ai fait une bonne partie de ma scolarité dans le privé après avoir été jetée du public parce que je ne rentrais pas dans le moule. Je me suis éclatée dans le privé où l'on a pris en compte ma différence. Mes enfants sont dans le privé. Pourquoi parce que le "dit public" n'a pas pris en compte la particularité de mon fils… Et, je n'ai pas voulu mettre l'affaire au tribunal pour faire appliquer la loi du 11 février 2005. Alors, oui, j'aime bien le privé.

Flo