Bonjour !
Quel est, selon vous, l'oeuvre de Guy de Maupassant (nouvelle ou roman..) qui témoigne le plus de sa folie psychologique ?
Le Horla, Sur l'eau, La chevelure…
Je suis en plein dans le Horla ; "Un fou", "Conte de Noel" ou "Berthe" me paraissent significatives.
Ce sont les gens qui manquent d'imagination qui accusent les auteurs qui en ont d'être fous quand ils écrivent des œuvres fantastiques.
Ce ne sont pas les œuvres qui témoignent de la maladie de Maupassant, c'est la stérilité.
On n' a jamais dit que Maupassant avait écrit sous l' emprise de la folie ; la " désintégration de son cerveau "commence en 1892 alors que la plupart de ses récits fantastiques sont concentrés dans les années 1882-1884 et 1887. Cependant le Horla comporte de nombreux signes prémonitoires de sa folie.
Ceci est une question et non une critique. Je voudrais réellement savoir ce qui produit un tel incipit qui n'est pas un exemple isolé:
Vous écrivez
On n' a jamais dit que Maupassant avait écrit sous l' emprise de la folie
Alors comment comprenez-vous la phrase qui ouvre le débat ? Et que voulez-vous dire ? A qui ?
je suis en seconde et j'ai besoin qu'ont m'aide pour faire un commentaire sur boule de suif et c'est urgent svp!!!
personellement j'aime bien paupassan c vrai qu'il est n'est pas comme flaubert ou balzak mais ceci ne prouve pas qu'il est un des plus bon ecrivains realistes en plus la pureté suave de ses epressions vous permetten de'etre etourdi par l'extreme beauté de la littérature française
Pour ma part, je ne m'avancerais pas à affirmer quelque hypothèse selon laquelle Maupassant aurait en effet produit sous la domination d'une "folie". Il est vrai qu'un bon nombre de ses oeuvres sont à la limite du pathologique, mais après tout, n'a-t-il pas écrit que les écrivains réalistes devaient être des "Illusionnistes" ? (Oui, il nous a bien eus, avec sa préface de Pierre et Jean, le bougre !)
Un fait est cependant certain : Guy de Maupassant entretenait un lien intime avec les "aliénés". Des confessions évoqueraient même sa fascination pour ces hommes et ces femmes désocialisés par leurs "tares". Peut-être est-il pertinent de remettre sur la table à propos de cet auteur qu'il se trouve entre deux théories littéraires très proches, pour ne pas dire que de la première découle la seconde. Les fous, ou "aliénés", selon Zola, font partie d'une classe sociale de marginaux, au même titre que les prostituées et les artistes, entre autres ; en admettant que Maupassant fût de tendance naturaliste, je ne m'étonne guère de lire dans son oeuvre une telle présence de la "maladie mentale". Ceci sans rappeler c'est dans la seconde moitié du même siècle que l'idée de la psychanalyse s'élabore pour Freud au travers de ses travaux (le terme apparaît dans en français pour la première fois le 30 mars 1896).
Je crois que cette fascination, dans un pareil contexte, suffit largement à justifier le thème de la folie dans l'oeuvre de cet auteur. Peut-on réellement s'adonner à des élucubrations sur sa propre pathologie ? D'autant qu'il est de notoriété publique que Maupassant avait quelques pratiques d'évasion en commun avec Charles Baudelaire…
De ce que j'ai pu à ce jour lire de Maupassant, il me semble que cette "folie" transparaît le plus dans Le Horla, deuxième version - la première s'avérant à mon goût trop stigmatisée dans sa structure, ses diverses voix. A supposer que la nouvelle relate les hallucinations d'un fou, la forme du journal (deuxième version) propose une sorte de huis clos entre le personnage-narrateur et le lecteur, soit un rapport affectif mêlé de subjectivité qui dépasse les effets de l'enchâssement dans la première version. Point de vue.