Qu’est-ce que l’agrégation ?

La filière littéraire

36 réponses · Page 2 / 2

Arthur a donné une réponse complète à votre question, et j'ai répondu à votre question suivante. Les échanges suivants n'avaient pas grand chose à voir avec des règlements de compte, mais constituaient une discussion sur la spécificité de l'agrégation par rapport aux autres concours. Acceptez que le sujet que vous avez lancé soit repris par d'autres!
Si vous avez d'autres questions, posez-les.
tyssia a écrit :Je rappelle à tous que le sujet que j'ai posté était qu'est-ce que l'agrégation? Ce qui m'intéressait était de savoir comment ceci se déroulait et Aàpart Arthur , personne n'a répondu à la question et s'est contenté d'effectuer vos règlements de compte qui n'ont absolument rien à voir avec le sujet initial. Merci.
Il y a des modérateurs sur le site pour ce genre de messages. Si cela te dérange, tu peux effectuer des recherches sur internet, et non sur un forum de discussion. Par ailleurs, Trialph, Tenno et moi sommes en excellents termes 😉
Bonjour à tous,

Oui, voilà, les discussions "dérapent" parfois ; mais c'est aussi la destinée d'une discussion, donc d'un forum…

Et puis, quand on appelle quelqu'un « mon bon Monsieur », faut pas non plus s'attendre à une réponse neutre… Les mêmes choses auraient pu être dites sans mettre les individus en cause.

Muriel
Lysdanslavallee a écrit :Par ailleurs, Trialph, Tenno et moi sommes en excellents termes 😉
Absolument. =)

Pour ajouter une réponse à la question, l'agrégation possède une place vraiment importante dans l'Université française (l'enseignement supérieur dans son ensemble).

Plus qu'un concours on pourrait parler d'une sorte de réel titre (sinon de noblesse, au moins académique), même si le Ministère, dans les nombreux rapports de jury, insiste sur le fait que ce n'est PAS un titre au sens strict, mais un concours.

Son prestige se remarque dans le fait que la plupart des détenteurs l'affichent même s'ils ont eu des diplômes d'un niveau supérieur (Doctorat, HDR, etc.) lorsqu'ils publient un livre.
Machin Bidule
Agrégé de Truc
Professeur de Truc à Lieu-dit
Cordialement.
Il y a une situation paradoxale : l'agrégation est un concours destiné à recruter les professeurs du second degré mais seulement ]26 % des agrégés enseignent dans les lycées et même si on ajoute les 18 % qui enseignent dans les collèges, ils sont minoritaires dans l'enseignement secondaire(chiffres wikipedia). Les agrégés vont ailleurs, par exemple dans les prépas.

NB J'enlève les caractères gras car j'ai fait une grossière erreur sur les chiffres (voir messages suivants)


Les certifiés assurent donc la plus grande partie de l'enseignement en lycée, il leur faut donc faire aussi bien qu'un agrégé avec un emploi du temps plus lourd et des capacités légèrement moins grandes d'après leur statut puisque le CAPES est un concours moins exigeant. Les parents ne peuvent qu'admirer cette construction adminstrative qui avait sans doute sa raison d'être dans les années d'après guerre.


Deuxième paradoxe : la salle des professeurs a peut-être un mode de fonctionnement clanique mais c'est un fonctionnement interne librement choisi. Par contre du point de vue résultat final les parents peuvent s'intéresser aux caractéristiques des enseignants de leur enfant. Or les termes d'agrégé ou de certifié sont presque top secret.Quel parent connait la proportion d'agrégés ou de certifiés dans l'école où vont ses enfants ? Les sites de lycées ne mentionnent pas les noms des professeurs, ou leurs diplômes. Tout tourne autour de l'élève à l'exception des qulifications de ses professeurs.
Portia a écrit :Or les termes d'agrégé ou de certifié sont presque top secret.Quel parent connait la proportion d'agrégés ou de certifiés dans l'école où vont ses enfants ? Les sites de lycées ne mentionnent pas les noms des professeurs, ou leurs diplômes.
C'est vrai. J'ai retrouvé dernièrement une vieille brochure de mon ancien lycée, et j'ai été très surprise d'y voir indiqués les pourcentages de professeurs agrégés / certifiés.
En même temps, cette opacité me semble une bonne chose. La distinction agrégés/certifiés pourrait facilement être vue comme un critère de distinction entre bons et mauvais professeurs, alors que ça n'a évidemment rien à voir, pour plusieurs raisons :
- d'abord parce que les concours ne forment pas des professeurs, mais évaluent la compétence disciplinaire ;
- ensuite parce qu'un certifié qui continue à lire et à apprendre après le CAPES en saura finalement bien plus qu'un agrégé qui aura arrêté les frais après le concours.
J'ai été assez frappée, récemment, de découvrir un professeur de lycée qui se targue, en toute modestie, d'avoir été reçu 1er à l'agrégation, devant ses élèves ; et qui, sans doute parce que son titre d'excellence l'isole des contingences, ne s'est pas donné la peine de connaître les nouveaux programmes. (Evidemment, ce genre de paresse et de malhonnêteté n'est pas propre aux agrégés).

Quitte à publier des chiffres, j'aimerais bien que soient connus les chiffres des agrégés employés comme TZR en collège(s). Vu le prix d'un agrégé, bonjour le gâchis.
C'est finalement facile de savoir qui, dans le corps professoral d'un établissement donné, est agrégé et qui ne l'est pas. Pour les élèves en tout cas, c'est connu. Tous les professeurs agrégés que j'ai eus au lycée ont réussi à glisser leur "titre" au moins à un moment dans une conversation, ou même dans un cours, pas forcément pour se "vanter" ou quoique ce soit de ce genre. Je me souviens même d'un certifié qui m'avait bien fait rire, il disait : "oh l'agrégation, je l'ai ratée à un point, mais c'est parce que je ne suis pas allé à une des épreuves…", j'ai eu aussi le cas d'un insupportable bonhomme qui médisait dans le dos de ses collègues (rouh le méchant) : "moi, j'ai eu l'agrégation assez facilement, par contre, votre prof de philo Truc, lui il galère, ça fait plusieurs fois qu'il la repasse, il devrait se faire une raison !"

Bref, l'agrégation, c'est chic, et puis ça permet de faire le malin en salle des profs !

Plus sérieusement et pour revenir aux messages précédents, je suis étonnée par les chiffres de Portia. Je pensais que le pourcentage d'agrégés en lycée était bien plus élevé. S'il n'y en a que 26% dans les lycées, cela signifie que les autres sont où ? Les CPGE ne comptent pas pour des "lycées" dans ces chiffres ? Donc ils sont tous à l'université ? Je croyais pourtant que même le fait de réussir l'agrégation ne garantissait pas un poste à l'université et que cela créait des angoisses nocturnes à pas mal de gens ici… Finalement la majorité des agrégés sont tout de même ailleurs que dans le secondaire.
[Sans objet après la correction ci-dessous]

Sinon, TZR en collège et agrégé (et docteur, et normalien, et avec une certaine ancienneté), ça existe, malheureusement. Un de mes professeurs (il ne fait que 2h30 de cours à Ulm, même pas entièrement rémunérées je crois) est concerné (dans une matière des plus exotiques il est vrai).
Portia a écrit :Il y a une situation paradoxale : l'agrégation est un concours destiné à recruter les professeurs du second degré mais seulement 26 % des agrégés enseignent dans les lycées et même si on ajoute les 18 % qui enseignent dans les collèges, ils sont minoritaires dans l'enseignement secondaire (chiffres wikipedia). Les agrégés vont ailleurs, par exemple dans les prépas.
Bonsoir,

Vous avez mal lu. 😜 Ce n'est pas 26% des agrégés qui enseignent en lycée, c'est que le lycée comporte parmi ses enseignants 26% d'agrégés.
Pareil pour les chiffres du collège où 18% des enseignants sont agrégés et non pas que 18% des agrégés sont en collège !

Ça ne donne pas les mêmes chiffres à la fin. Il faut être attentif. =)

Cordialement.
Données ici.
Il faut tout de même prendre les chiffres avec précaution car wikipedia ne mentionne pas ses sources. Je n'ai rien trouvé sur le site du Ministère.

La phrase exacte de wikipedia est la suivante :
Le corps des professeurs agrégés est constitué majoritairement d'enseignants assurant leur service dans les classes de lycée (où ils représentent 26 % des enseignants), dans des établissements de formation, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, dans les sections de techniciens supérieurs, et dans une moindre mesure (18 %) dans les classes de collège. Leur statut est défini par le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 qui précise que leur placement en collège devrait être exceptionnellement rare et qu'ils ont la possibilité d'être en poste dans les établissements d'enseignement supérieur.
Tenno a écrit :…Ce n'est pas 26% des agrégés qui enseignent en lycée, c'est que le lycée comporte parmi ses enseignants 26% d'agrégés.
Pareil pour les chiffres du collège où 18% des enseignants sont agrégés et non pas que 18% des agrégés sont en collège !
Je comprends mieux… C'était vraiment trop bizarre.
Mea culpa, j'ai effectivement très mal lu ! C'est l'horreur. Je deviens écrevisse à vue d'oeil .Il manque les pourcentages répartissant les agrégés suivant le lieu où ils exercent et on ne peut donc pas savoir combien d'agrégés sont effectivement dans le secondaire. Les pourcentages n'étaient disponibles que pour les certifiés :
"ll y a plus de 240 000 professeurs certifiés en France. 62 % exercent dans des classes de collège et 36 % dans les classes de lycée, où ils représentent 60 % des enseignants."
Je profite de ce sujet pour poser quelques questions :
- L'agrégation (interne et externe) de géographie est toujours composée d'une épreuve d'histoire ? On ne peut pas être agrégé que de géographie au sens strict vu qu'il y'a de l'histoire au programme ?
- Lorsque l'on parle d'agrégation interne, faut-il être absolument enseignant (contractuel ou certifié), ou tout fonctionnaire peut-il prétendre à ce concours?

Merci beaucoup
1) Oui, il y a toujours de l'histoire :
externe
interne

2) Non :
fonctionnaire de l’une des trois fonctions publiques ou des établissements publics qui en dépendent
https://www.snes.edu/Conditions-specifiques-d-inscription-a-l-agregation-interne.html
Anne345: Je vous remercie. Je ne dois pas être tout à fait au point car je pensais que tous les fonctionnaires étaient rattachés aux trois fonctions publiques.
Certains fonctionnaires ne dépendent pas d'une fonction publique : des magistrats, des militaires.