Zola, Au Bonheur des Dames, chapitre 4 - Du dehors ne venaient plus que les roulements…

Entraide scolaire

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,
Du dehors ne venaient plus que des roulements des derniers fiacres, au milieu de la voix empâtée de Paris, un ronflement d'ogre repu, digérant les toiles et les draps, les soies et les dentelles, dont on le gavait depuis le matin. À l'intérieur, sous le flamboiement des becs de gaz, qui, brûlant dans le crépuscule, avaient éclairé les secousses suprêmes de la vente, c'était comme un champ de batailel encore chaud du massacre des tissus. Les vendeurs, harassés de fatigue, campaient parmi la débâcle de leurs casiers et de leurs comptoirs, que paraissait avoir saccagés le souffle furieux d'un ouragan. On longeait avec peine les galeries du rez-de-chaussée, obstruées par la débandade des chaises; il fallait enjamber, à la ganterie, une barricade de cartons, entassés autour de Mignot; aux lainages, on ne passait plus du tout, Liénard sommeillait au-dessus d'une mer de pièces, où des piles restées debout, à moitié détruites, semblaient des maisons dont un fleuve débordé charrie les ruines; et, plus loin, le blanc avait neigé à terre, on butait contre des banquises de serviettes, on marchait sue les flocons légers des mouchoirs. Memes ravages en haut dans les rayons de l'entresol.
Je ne sais que mettre, depuis hier la prof nous a demandé de chercher une problématique et un plan de ce texte. Mais je ne vois pas ce que je pourrais mettre.

Merci de votre aide.
On ne peut pas trouver un plan et une problématique comme ça après lecture d'un texte : tu dois commencer par étudier ce texte en suivant la méthode du commentaire composé : cherche le thème, le type de texte (narratif ? descriptif ? explicatif ? argumentatif ?), relève les champs lexicaux, les figures de style, observe la construction des phrases, le temps des verbes, cherche le registre dominant, l'impression d'ensemble qui s'en dégage, le point de vue adopté, etc. Après cela, tu verras que tu trouveras des axes pour commenter le texte et des éléments pour une introduction et une problématique.
Il ne faut pas "chercher ce qu'on pourrait mettre", parce qu'alors on ne trouve pas. Il faut avancer pas à pas, et les choses deviennent plus évidentes au fur et à mesure…
Il y a certainement moyen de faire quelque chose sur la vision de la ville (personnifiée) d'après Zola, sur les verbes choisis qui renforcent l'impression que la ville est réellement vivante. Les allitérations sont également parlantes, le son -"r" produisant un effet un peu brusque, rauque (brûlant dans le crépuscule, avaient éclairé les secousses suprêmes de la vente, etc.). Il y a vraiment beaucoup de figures de style qui animent le texte, et donc pas mal de choses à dire 😉.
J'ai fait le plan suivant:
I) Un magasin dévasté
a- Catastrophe naturelle
b- champ de bataille/guerre

II) Une scène de genre
a- un lieu connu et défini
b- la vie mondaine parisienne


C'est pas mal ?
"une scène de genre" ?
salut j'ai le même sujet a faire et ton axe 1 m'intéresse j'aimerais savoir ce que tu as écrit et surtout si tu as eu une bonne note merci de répondre assez vite et si quelqu'un a une idée pour remplir mon axe 1 elle est la bien venu
j'ai un commentaire à rédiger et je suis vraiment perdu , donc svp aidez moi un peu , même si seulement dans le plan et la problématique. et merci beaucoup d'avance !!

Dans le grand magasin " Au Bonheur des dames" , vient d'avoir lieu la première mise en vente des nouveautés d'hiver. Voici le spectacle que laissent derrière elles les clientes, quand elles quittent le magasin.
Du dehors, ne venaient plus que les roulements des derniers fiacres, au milieu de la voix empâtée de Paris, un ronflement d'ogre repu, digérant les toiles et les draps, les soies et les dentelles, dont on le gavait depuis le matin. A l'intérieur, sous le flamboiement des becs de gaz, qui, brûlant dans le crépuscule, avaient éclairé les secousses suprêmes de la vente, c'était comme un champ de bataille encore chaud du massacre des tissus. Les vendeurs, harassés de fatigue, campaient parmi la débâcle de leurs casiers et de leurs comptoirs, que paraissait avoir saccagés le souffle furieux d'un ouragan.
On longeait avec peine les galeries du rez-de-chaussée, obstruées par la débandade des chaises; il fallait enjamber, à la ganterie, une barricade de cartons, entassés autour de Mignot; aux lainages, on ne passait plus du tout, Liénard sommeillait au-dessus d'une mer de pièces, où des piles restées debout, à moitié détruites, semblaient des maisons dont un fleuve débordé charrie les ruines; et, plus loin, le blanc avait neigé à terre, on butait contre des banquises de serviettes, on marchait sur les flocons légers des mouchoirs. Mêmes ravages en haut, dans les rayons de l'entresol: les fourrures jonchaient les parquets, les confections s'amoncelaient comme des capotes de soldats mis hors de combat, les dentelles et la lingerie, dépliées, froissées, jetées au hasard, faisaient songer à un peuple de femmes qui se seraient déshabillées là, dans le désordre d'un coup de désir; tandis que, en bas, au fond de la maison, le service du départ, en pleine activité, dégorgeait toujours les paquets dont il éclatait et qu'emportaient les voitures, dernier branle de la machine surchauffée.
Bonsoir.

Relis le message d'Ammy, un peu au-dessus.

Et consulte ici la méthode détaillée du commentaire composé :

https://www.etudes-litteraires.com/commentaire
bonjour, j aii un commentaire a rediger , et j'ai choisi ce plan et cette problematique , est ce que ils sont bonne , tout d'abord voici l 'extrait :

[…]

la problematique : De quelle maniere Zola a pu transmettre une critique social , le recul des valeurs moral surtout chez les femme.

les 2 axes que j'ai trouvé : 1/ Evocation realiste d'un grand magasin
2/ la metamorphose des lieux et l'amplification visionnaire de la scene

Moi je pense que l'axe 1 est faux , si oui quesque vous me proposer
Bonjour,

Voici la consigne : Deux métaphores sont filées successivement dans cet extrait. Lesquelles ? Relevez-en tous les termes. Comment se combinent-elles pour faire un tableau cohérent ?

OÙ J'EN SUIS DANS MON DEVOIR

Je n'ai rien compris du tout à cet exercice. J'ai essayé plusieurs fois mais je n'y arrive pas.

Je vous ai mis l'exercice en image voici le texte :
À l’intérieur, […] c’était comme un champ de bataille encore chaud du massacre des tissus. Les vendeurs, harassés de fatigue, campaient parmi la débâcle de leurs casiers et de leurs comptoirs, que paraissait avoir saccagés le souffle furieux d’un ouragan. On longeait avec peine les galeries du rez-de-chaussée, obstruées par la débandade des chaises ; il fallait enjamber, à la ganterie, une barricade de cartons, entassés autour de Mignot ; aux lainages, on ne passait plus du tout, Liénard sommeillait au-dessus d’une mer de pièces, où des piles restées debout, à moitié détruites, semblaient des maisons dont un fleuve débordé charrie les ruines ; et, plus loin, le blanc avait neigé à terre, on butait contre des banquises de serviettes, on marchait sur les flocons légers des mouchoirs. Mêmes ravages en haut, dans les rayons de l’entresol : les fourrures jonchaient les parquets, les confections s’amoncelaient comme des capotes de soldats mis hors de combat.
Bonjour,

Avez-vous identifié les champs lexicaux du texte ?
J'ai trouvé ceci : "Les vendeurs, harassés de fatigue, campaient parmi la débâcle de leurs casiers et de leurs comptoirs, que paraissait avoir saccagés le souffle furieux d'un ouragan." Est ce que c'est une méthamorphose filée ?
Pas "métamorphose filée"… métaphore filée ! 😉

Une métaphore filée concerne toute une partie du texte, pas une seule phrase…
Zola évoque d'abord un champ de bataille après la bataille.
Il faut relever les expressions correspondant à ce champ lexical.

L'autre métaphore filée, c'est celle d'une tempête, et le magasin est comparé à un paysage dévasté. Même chose : tu relèves les expressions correspondantes.