Musset, Lorenzaccio, acte III, scène 3 - Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ?

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'aurais besoin de votre aide s'il vous plait. Voilaà, j'ai un commentaire à faire sur cet texte :
LORENZO. Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je
m'empoisonne, ou que je saute dans l'Arno ? veux-tu donc que je sois un spectre, et
qu'en frappant sur ce squelette (il frappe sa poitrine), il n'en sorte aucun son ? Si je
suis l'ombre de moi-même, veux-tu donc que je m'arrache le seul fil qui rattache
aujourd'hui mon coeur à quelques fibres de mon coeur d'autrefois ? Songes-tu que ce
meurtre, c'est tout ce qui me reste de ma vertu ? Songes-tu que je glisse depuis deux
ans sur un mur taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d'herbe où j'aie pu
cramponner mes ongles ? Crois-tu donc que je n'aie plus d'orgueil, parce que je n'ai
plus de honte ? et veux-tu que je laisse mourir en silence l'énigme de ma vie ? Oui,
cela est certain, si je pouvais revenir à la vertu, si mon apprentissage du vice pouvait
s'évanouir, j'épargnerais peut-être ce conducteur de boeufs. Mais j'aime le vin, le jeu
et les filles ; comprends-tu cela ? Si tu honores en moi quelque chose, toi qui me
parles, c'est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais
pas. Voilà assez longtemps, vois-tu, que les républicains me couvrent de boue et
d'infamie ; voilà assez longtemps que les oreilles me tintent, et que l'exécration des
hommes empoisonne le pain que je mâche ; j'en ai assez de me voir conspué par des
lâches sans nom qui m'accablent d'injures pour se dispenser de m'assommer, comme
ils le devraient, j'en ai assez d'entendre brailler en plein vent le bavardage humain ; il
faut que le monde sache un peu qui je suis et qui il est. Dieu merci, c'est peut-être
demain que je tue Alexandre ; dans deux jours j'aurai fini.
J'ai déjà le plan :

Première partie : Une justification passionnée et paradoxale du meurtre.
Deuxième partie : Une interrogation lyrique et pathétique sur le sens de la vie.
Troisième partie : Un autoportrait du Héros romantique.

Vous pouviez me donnez des arguments ? Merci d'avance… Pour la troisième partie, j'ai une petite idée : Lorenzo serait un homme fier, combattant et très déterminé. Il a attendu longtemps ce moment, voilà qu'il est décidé et ne va pas laisser passer cette occasion. Bon début ?
Dans un commentaire, on peut rester linéaire.
Ne pas oublier l'analyse stylistique !
Et la fin "dans deux jours j'aurai FINI" que signifie-t-elle ?
Bonjour SirHidetoshi,

J'insisterai sur l'aspect dérisoire du personnage.
Lorenzaccio n'est pas dupe, il se doute que le meurtre qu'il envisage ne résoudra rien y compris pour lui. Vois l'image du mur lisse et du brin d'herbe.
De même je parlerai du réveil de l'orgueil, véritable aiguillon qui sort Lorenzo de sa débauche anesthésiante. Remarque le qualificatif attribué au duc Alexandre : « conducteur de bœufs ». La rencontre de Lorenzaccio avec le vieillard est comme une rencontre avec sa conscience. J'ai même l'impression que Lorenzaccio essaie de se redonner du courage, il cherche à remobiliser sa volonté en tentant de retrouver le sens de son action politique.
Je note aussi l'aspect théâtral des dernières déclarations : Lorenzaccio s'enflamme, il convoque l'humanité, se compare aux grands hommes de l'Antiquité, veut croire que son acte sera le «soufflet» qui réveillera Florence.
Contre son doute secret, Lorenzaccio mobilise les dernières forces de sa volonté défaillante, de sa nature amollie par la débauche. En quelque sorte, il joue sa dernière comédie devant Philippe, mais on peut percevoir, derrière sa colère et son sursaut d'orgueil, le vide qui l'habite. Lorenzaccio est d'une lucidité désespérante.
Je me trompe peut-être (j'ai lu le théâtre de Musset ça fait des années…) mais est-ce que "fini" n'annonce pas son suicide ? Oui un désespoir comme il y en a eu peu d'écrits… j'ai ce souvenir-là. Tiens, à relire !
Merci beaucoup pour vos réponses. le devoir est soit pour ce vendredi, soit pour le prochaine. Je m'aiderai de vos réponses dans mon devoir. Dès que j'ai d'autres idées, je vous les poste ainsi que ma note dès que je l'aurai.


EDIT : Dans le plan, pourquoi "paradoxale" ? j'ai cherché le mot dans un dico. Ca veut dire une décision contre la logique, non ? Si c'est bien ça, c'est bizarre car son interlocuteur montait un coup aussi avec les Républicains …
Le meurtre doit être justifié paradoxalement parce que c'est d'abord un crime, un mal auquel il faut donner les apparences du bien. En fait c'est tout ce qui reste de la vertu passée de Lorenzaccio.

Va voir la fiche que j'ai rédigée sur ce site : Lorenzzacio ou la tragédie du masque ici.
J'irai voir ça dès que possible. 🙂 Vendredi, en soutien Français, voilà ce qu'on a trouvé :

Déjà, je change le plan :

Première partie : Une justification passionné du meurtre
Deuxième partie : Une justification paradoxale du meurtre
(Troisième partie : Un autoportrait du Héros romantique)

Pour la première partie (ce sont des notes, pardonnez-moi) :

- Meurtre essentiel => C'est ce qui donne un sens à sa vie. Vocabulaire qui renvoie à la mort, au suicide.
- Métaphore :
Songes-tu que je glisse depuis deux
ans sur un mur taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d'herbe où j'aie pu
cramponner mes ongles ?
: expressions qui montrent le meutre comme la seule chose qui peut le sauver.

Deuxième partie :

- C'est seulement en tuant qu'il peut continuer à vivre.
- Le meurtre est justifié comme moral, comme quelque chose de bénéfique :
Ce meurtre, c'est tout ce qui me reste de ma vertu.
Vocabulaire moral, religieux : "Honorer" X2,
Dieu merci, c'est demain que je tue Alexandre.
Meurtre → Délivrance.

Remarques :

-Tirade
-Pathétique : expression d'une souffrance, lamentation du heros sur son sort.
-interrogations rhétoriques/oratoires : expriment l'incompréhension, procédés d'argumentation, de persuasion.
- Métaphores : Où ? Quel sens ?

Excusez-moi, c'est brouillon, mais suisj-e sur la bonne voie, et qu'est-ce que je peux rajouter ? Un petit autre argument s'il vous plaît ?
Il y a aussi "moi et le monde" Hypertrophie de l'ego (très romantique). Qui préfigure notre nombrilisme actuel… moins noble cependant !
Voir aussi le mouvement “veux-tu / songes-tu / crois-tu / comprends-tu” (pour ce que tu dis de la persuasion)
Merci. Voici mon introduction :
C'est au XIXème Siècle qu'apparait le drame romantique, un genre dans lequel s'exerce Alfrede de Musset, né le 11 Décembre 1810 à Paris. Il écrivit notamment "On ne badine pas avec l'amour" (1834) et "Lorenzaccio, son chef-d'oeuvre du drame romantique, publié en 1834. Cette pièce de théâtre met en scène un héros romantique, Lorenzo, surnommé Lorenzaccio. Ce dernier partage la débauche de son cousin Alexande de Médicis, duc tyrannique de Florence, mais prévoit secrètement de l'assassiner.
Dans l'extrait proposé, Lorenzo explique à Philippe Strozzi, patriarche d'un groupe de républicains, les causes de son projet. On peut alors s'interroger sur le justification qu'apporte Lorenzo. Nous verrons en première partie le côté passionnée de son meurtre, et en seconde partie le côté paradoxale de son meutre.
Est-elle correcte ?
Impecc Juste superflu la date exacte de naissance de Musset (il est évident que c'est un auteur du XIXème) et reformuler la fin "le côté passionné de son meurtre " et "le côté paradoxalde son meurtre" (peut-être "de son projet de meurtre" ?)
Je prend compte de tes conseils, merci beaucoup. C'est pour demain le devoir, donc je le rédige ce soir. Vos aides m'ont fait plaisir, et quelque soit la note (que je vus communiquerai), je vous en remercie. 🙂
LORENZO. Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je
m'empoisonne, ou que je saute dans l'Arno ? veux-tu donc que je sois un spectre, et
qu'en frappant sur ce squelette (il frappe sa poitrine), il n'en sorte aucun son ? Si je
suis l'ombre de moi-même, veux-tu donc que je m'arrache le seul fil qui rattache
aujourd'hui mon coeur à quelques fibres de mon coeur d'autrefois ? Songes-tu que ce
meurtre, c'est tout ce qui me reste de ma vertu ? Songes-tu que je glisse depuis deux
ans sur un mur taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d'herbe où j'aie pu
cramponner mes ongles ? Crois-tu donc que je n'aie plus d'orgueil, parce que je n'ai
plus de honte ? et veux-tu que je laisse mourir en silence l'énigme de ma vie ? Oui,
cela est certain, si je pouvais revenir à la vertu, si mon apprentissage du vice pouvait
s'évanouir, j'épargnerais peut-être ce conducteur de boeufs. Mais j'aime le vin, le jeu
et les filles ; comprends-tu cela ? Si tu honores en moi quelque chose, toi qui me
parles, c'est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais
pas. Voilà assez longtemps, vois-tu, que les républicains me couvrent de boue et
d'infamie ; voilà assez longtemps que les oreilles me tintent, et que l'exécration des
hommes empoisonne le pain que je mâche ; j'en ai assez de me voir conspué par des
lâches sans nom qui m'accablent d'injures pour se dispenser de m'assommer, comme
ils le devraient, j'en ai assez d'entendre brailler en plein vent le bavardage humain ; il
faut que le monde sache un peu qui je suis et qui il est. Dieu merci, c'est peut-être
demain que je tue Alexandre ; dans deux jours j'aurai fini.
Voici l'extrait sur lequel je dois travailler. J'ai déjà un plan :

I] Une justification passionnée du meurtre
II] Une justification paradoxale du meurtre
III] Un autoportrait du Héros romantique
Bonjour Anémone,

Les remontées sont interdites.
Tu essaies de passer en force, ce qui est très désagréable.

Ton sujet a déjà été traité, il aurait fallu prendre la peine d'utiliser le moteur de recherche du site :

https://www.etudes-litteraires.com/musset/

https://www.etudes-litteraires.com/musset/
Hey les gens, je veisn de recevoir ma note aujourd'hui : j'ai eu 13, ça va c'est correct. Merci pour votre aide !
Sympa ! on est des bons ici
Bonjour
J'ai un devoir à rédiger sur l'acte III, scène 3 de Lorenzaccio d'alfred de musset. Il me manque simplement un mot de vocabulaire. En effet je ne me rappelle plus le mot pour dire que le protagoniste a pour nom le titre de l'oeuvre ( comme pour tartuffe de molière ) il me semble que cela commence par personnage …. mais je ne me rapelle plus de la suite. Merci de m'aider.
A bientôt
Bonjour Maylyne,

C'est éponyme.

Muriel
Bonjour Muriel
Merci beaucoup cela m'aide énormément !
A bientôt sur le forum !
Si j'ai bien compris dans ce texte :

Lorenzo est un jeune homme désenchanté et Philippe Strozzi un vieux républicain idéaliste. Philippe croit à la pureté mais il se heurte aux convictions de Lorenzo qui affirme qu'il va tuer Alexandre non par vertu mais pour rester fidèle à lui-même. Philippe l'intérroge, il veut savoir pourquoi, Lrenzo lui montre sa détermination en frappant sur sa poitrine.
Bonjour, j'aurais quelque questions à vous posez à propos du monologue de Lorenzo dans la scène 3 de l'acte III.
LORENZO — Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je m’empoisonne, ou que je saute dans l’Arno? veux-tu donc que je sois un spectre, et qu’en frappant sur ce squelette (il frappe sa poitrine), il n’en sorte aucun son ? Si je suis l’ombre de moi-même, veux-tu donc que je m’arrache le seul fil qui rattache aujourd’hui mon cœur à quelques fibres de mon cœur d’autrefois ? Songes-tu que ce meurtre, c’est tout ce qui me reste de ma vertu? Songes-tu que je glisse depuis deux ans sur un mur taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d’herbe où j’aie pu cramponner mes ongles? Crois-tu donc que je n’aie plus d’orgueil, parce que je n’ai plus de honte ? et veux-tu que je laisse mourir en silence l’énigme de ma vie ? Oui, cela est certain, si je pouvais revenir à la vertu, si mon apprentissage du vice pouvait s’évanouir, j’épargnerais peut-être ce conducteur de bœufs. Mais j’aime le vin, le jeu et les filles ; comprends-tu cela ? Si tu honores en moi quelque chose, toi qui me parles, c’est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais pas. Voilà assez longtemps, vois-tu, que les républicains me couvrent de boue et d’infamie ; voilà assez longtemps que les oreilles me tintent, et que l’exécration des hommes empoisonne le pain que je mâche ; j’en ai assez de me voir conspué par des lâches sans nom qui m’accablent d’injures pour se dispenser de m’assommer, comme ils le devraient, j’en ai assez d’entendre brailler en plein vent le bavardage humain ; il faut que le monde sache un peu qui je suis et qui il est.
1°/ Comment les oppositions lexicales et le jeux des temps verbaux soulignent-ils la dualité du personnage ?

2°/ Relevez les figures du discours (métaphores, antithèses, anaphores …) qui contribuent à l'entreprise de persuasion engagée par Lorenzo.

Merci d'avance.