Je recherche une école de tourisme / de commerce avec comme langue le russe

La filière littéraire

21 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,
Je suis en 1ère ES, et je commence petit à petit à m'interroger sur mon avenir .
Je souhaite me diriger dans le secteur du tourisme pour faire un BTS Animation et gestion touristiques locales (AGTL).
Cependant, j'aimerai beaucoup apprendre une langue, qui je pense est importante dans ce secteur, c'est-à-dire le russe.
Je recherche ainsi une école de tourisme ou peut-être de commerce avec comme langue le russe.

J'ai noté un établissement assez interessant à la Rochelle: Business School of Tourism. Mais je ne sais pas si on peux apprendre le russe .

Si je pouvais avoir d'autres informations ou d'autres écoles , je vous en remercie .

Bonne soirée

Lilu89
Je te conseille de t' atteler dès maintenant à apprendre cette langue : le russe est une langue complexe et exigente, qui demande beaucoup d' application. Je te conseille le manuel reportage qui est très bien fait et qui avance pas à pas. Si tu as fait de l' allemand ou du latin, tu seras avantagée ; le russe fonctionne par déclinaisons.
En tout cas bravo d' avoir choisi cette langue, très belle, et qui à mon avis sera toujours un plus dans une carrière.
Je confirme… en choisissant le russe, tu ne fais vraiment pas le choix de la facilité. C'est ma septième année de russe (LV3 au lycée et LV1 en prépa, je ne suis plus de cours depuis cette année, sauf en vieux-slave et vieux-russe) et j'ai encore des difficultés assez importantes à l'oral (la lecture commence à être plus fluide). Davantage que les déclinaisons (où le génitif pluriel et les mots à accent mobile posent des problèmes y compris aux russophones eux-mêmes), c'est le système verbal qui déroute et diffère grandement du français. Le vocabulaire est également très riche, même si cela est un moindre problème pour la langue commerciale et journalistique qui te sera enseignée.
J' avais eu beaucoup de mal avec les aspects. Et les exceptions me faisaient mal à la tête. Mais je pense que ça valait le coup. Si tu travailles beaucoup et que tu t' accroches, ce sera un atout indéniable. Cependant, c' est vrai que tu n' as pas choisi la langue la plus évidente.
L' alphabet s' apprend en quelques jours, il faut que tu apprennes cas par cas en commençant par les plus simples ( nominatif, accusatif, locatif ). Après, essaie d' apprendre du vocabulaire petit à petit. Mais je te conseille vraiment d' acheter Reportage, ça t' aidera grandement je pense.
Arthur a écrit

C'est ma septième année de russe (LV3 au lycée et LV1 en prépa, je ne suis plus de cours depuis cette année, sauf en vieux-slave et vieux-russe) et j'ai encore des difficultés assez importantes à l'oral (la lecture commence à être plus fluide).
Simple curiosité: cela signifie-t-il que des établissements tels que l'INALCO qui proposent à leurs étudiants de commencer le russe en première année d'études supérieures ne parviennent pas en réalité à les rendre très bons dans cette langue, suffisamment en tout cas pour bâtir un projet professionnel centré sur cette langue?
Thomas1604 a écrit :J' avais eu beaucoup de mal avec les aspects.
Quel casse-tête ! Ce sont des mécanismes que l'on met très longtemps à acquérir, même si on est un peu aidé par le système perfectif/imperfectif du latin. L'avantage de cette langue à mon avis, comparée au français ou à l'anglais, par exemple, c'est le caractère très phonétique de la prononciation. Une fois l'alphabet bien maitrisé, peu de grosses surprises pour déchiffrer et prononcer. La difficulté est, comme vous l'avez dit tous les deux, ailleurs.

Je l'avais comme LV3 au lycée, je n'ai malheureusement pas pu continuer en prépa, et je ne m'y suis plus jamais remise, cela reste un regret.
Les langues orientales sont très complexes ; ça me semble très peu probable d' en sortir bilingue au bout de trois ou cinq ans d' étude.
Et si un étudiant brillant comme Arthur rencontre encore des difficultés, je pense que c' est valable pour tout le monde !
Je ne sais pas, le seul russisant de l'INALCO que je connaisse est russophone de naissance. Mais je précise que je n'ai jamais consacré au russe plus de 4 heures de cours par semaine, que je n'ai jamais été en Russie, et que je n'ai presque aucune occasion de m'exprimer à l'oral ou à l'écrit en russe en-dehors de mes cours. Dans d'autres conditions, on doit pouvoir progresser bien plus rapidement. J'essaierai de me renseigner pour savoir quel niveau atteignent les bons élèves de L3 à l'INALCO. En tout cas, le niveau des cursus universitaires (dans les langues où ils sont proposés) est réputé bien supérieur (ce qui n'enlève rien à la qualité de cet établissement, qui provient d'abord de la diversité très peu égalée dans le monde des langues enseignées).

Sinon, je ne suis pas particulièrement brillant en langues vivantes, bien moins qu'en langues anciennes en tout cas. D'où sans doute le décalage de niveau entre écrit et oral.

J'ai personnellement commencé le russe tout seul, avec la méthode 90 (livre de poche), que je conseillerais (à condition d'avoir le support sonore qui l'accompagne). Il peut être important d'avoir sous la main un locuteur pour comprendre et bien assimiler d'entrée les phonèmes /?/, /?/, /?/, l'accent et (surtout ! j'ai mis longtemps à les assimiler et c'est encore loin d'être correct chez moi) les oppositions de mouillure des consonnes.

Pour une grammaire, celle d'Anne Boulanger (Ophrys) est sérieuse et accessible (mais le corrigé de certains exercices présente des erreurs). Celle de Roger Comtet (Presses universitaires du Mirail) est la plus complète à mon avis en français, mais elle est très technique, les non-linguistes s'y perdront (et les linguistes aussi =)). Pour les dictionnaires, le Larousse (quels que soient la date, le format, la couverture : c'est toujours le même qu'on vous refile à des prix divers !) suffit pour les tous débuts, il est assez clair (j'aime bien les schémas d'accentuation), mais très vite, il faut recourir à des dictionnaires russes, donc faits d'abord pour les étudiants russes apprenant le français, ce qui pose certains problèmes, oblige à consulter deux ou trois dictionnaires en même temps (? & M? pour la version,?&?pour le thème,?pour l'unilingue - voire ? si vous voulez vous aventurez dans le XVIIIe et dans les auteurs un peu populaires du XIXe).
Thomas1604 a écrit :Les langues orientales sont très complexes
Le russe fait quand même partie des langues peu dépaysantes, je trouve, en dehors du système verbal -qui n'est pas à proprement parler oriental, mais je ne suis pas spécialiste de la question. Il y a quand même une grande proximité grammaticale et syntaxique avec des langues européennes, non ? Rien de comparable au chinois ou au japonais pour lesquels le latin ne fournit aucun repère.
Effectivement, le russe fonctionne par déclinaisons mais je n' ai jamais fait de latin ni d' allemand et les questions d' aspects et de cas étaient pour le moins floues. Et c' est vrai aussi que le russe emprunte beaucoup aux langues étrangères et notamment au français ; d' une certaine façon donc je n' étais pas complétement perdu. Mais le russe sonne toujours comme une langue exotique pour moi en tout cas.
Tout à fait, quelqu'un qui se débrouille bien en latin, en grec ou dans une langue germanique sera en terrain globalement connu, même si le slave a ses particularités propres (notamment la mouillure, et l'aspect verbal plus systématisé qu'ailleurs). Il en va à peu près de même pour toutes les "langues indo-européennes de l'Est" (arménien, persan, hindi…).

De plus quelqu'un qui a un bon niveau de russe et si possible quelques connaissances de linguistique historique peut comprendre assez facilement un texte en ukrainien ou en biélorusse (pour l'oral, je n'en ai aucune idée, je ne sais pas s'il y a intercompréhension) et, au moins dans les grandes lignes, en polonais, en tchèque, en slovaque, en slovène, en serbo-croate, en macédonien et en bulgare (plus on va vers l'Ouest ou le Sud, plus on s'éloigne quand même : le bulgare a par exemple éliminé la déclinaison). De la même façon qu'un francophone qui connaît de l'italien ou du latin n'aura que peu de problèmes avec un article ou autre texte technique en espagnol ou en portugais, par exemple.
Arthur a écrit :De plus quelqu'un qui a un bon niveau de russe et si possible quelques connaissances de linguistique historique peut comprendre assez facilement un texte en ukrainien ou en biélorusse (pour l'oral, je n'en ai aucune idée, je ne sais pas s'il y a intercompréhension)
Il y en a aussi à l'oral, mais il ne faut surtout pas le dire à un ukrainien ou un bielorusse, sous peine d'incident diplomatique, depuis 1991 😜
Arthur a écrit
J'ai personnellement commencé le russe tout seul
Moi aussi, mais c'est récent (cet été) et j'ai acquis le Manuel de russe de Any Barda et Irina Ivanova, dans la collection Langues Inalco, et aussi Grammaire du russe d'aujourd'hui collection Langues pour tous, et encore le livre 1 de Reportage; j'assiste aussi en "auditeur libre" à des cours dans mon lycée, quand mon emploi du temps le permet.
Pour les manuels, est-ce un bon choix?

Je confirme que la connaissance de l'allemand, du latin et du grec facilite beaucoup les choses…
Je ne connais pas le manuel de russe de l'INALCO (nous utilisons le manuel de persan de l'INALCO à l'ENS, mais le choix est plus réduit que pour le russe). Les manuels de l'INALCO sont de bons ouvrages en général, mais le parti pris pour la langue orale et la plus contemporaine est parfois un peu trop accusé. Pour la grammaire, j'ai donné une très bonne référence plus haut, mais de toute façon pour commencer on peut s'accomoder de beaucoup de choses. Quant au bon vieux ?, c'est un bon manuel, c'est celui qu'utilise (ou du moins utilisait, quand j'étais en 3e) le CNED, mais sans professeur il est peut-être difficile de s'en servir (n'hésite pas à me poser des questions si tu as besoin d'aide ou d'un corrigé). Je n'ai jamais fréquenté le "cahier d'activités" qui va semble-t-il avec.
C'est vrai que Reportage est fait pour la classe. En revanche le manuel de russe de l'INALCO se prête plus à un travail en autodidacte. J'ai aussi Le mot et l'idée, qui est un livre de vocabulaire thématique de Duc Goninaz et Grabovsky. Mais bon, je suis loin d'avoir utilisé tout cela, et j'avance à petits pas. Pour l'accent, j'avais fait un peu de méthode Assimil =)
Mais je pense que l'on s'éloigne du sujet initial…L'école de commerce est passée à la trappe, et il ne reste que la langue russe (je nous reconnais bien là 😉 ) Du coup, lilu89 n'a peut être pas eu sa réponse…
Bonjour,
Je vous remercie pour ces nombreuses réponses !
Comme je peux le lire , le russe semble être une langue assez difficile à apprendre . Mais je vais essayer…

Merci
Lilu89
Et va préparer ton BTS dans un lycée. Avec les économies par rapport aux frais de scolarité d'une boite privée, tu pourras t'offrir des cours de russe si le lycée n'en propose pas, et même un voyage en Russie !
Le CNED aussi propose une préparation à ce BTS…
Salut,

je suis une élève à sup de co la rochelle
Concernant le bachelor school of tourism cette école est accesible apres le bac via un concours. Tu as la possibilité de faire le russe en 3 eme langue
Merci beaucoup Sonkob !
Comment se passe le concours pour Business school of tourism ?

Bonne soirée
Lilu89