Condorcet, Réflexions sur l’esclavage des nègres, chapitre 2

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjours,

Je suis en Première L. J'ai un commentaire à faire sur Réflexions sur l'esclavage des Nègres de Condorcet. Je ne cherche pas (enfin pour l'instant) d'aide pour mon commentaire. Mais il y a un passage dans ce texte que je ne comprend pas, j'aimerais donc savoir si quelqu'un pouvait m'éclarer deçu ?

Le passage (en rouge) :
2. En supposant qu'on sauve la vie des Nègres qu'on achète, on ne commet pas moins un crime en l'achetant, si c'est pour le revendre ou le réduire en esclavage. C'est précisément l'action d'un homme qui, après avoir sauvé un malheureux poursuivi par des assassins, le volerait. Ou bien, si on suppose que les Européens ont déterminé les Africains à ne plus tuer leurs prisonniers, ce serait l'action d'un homme qui serait parvenu à dégoûter des brigands d'assassiner des passants, et les aurait engagés à se contenter des les voler avec lui. Dirait-on dans l'une ou dans l'autre de ces suppositions, que cet homme n'est pas un voleur ?Un homme qui pour en sauver un autre de la mort, donnerait de son nécessaire, serait sans doute en droit d'exiger un dédommagement; il pourrait acquérir un droit sur le bien et même sur le travail de celui qu'il a sauvé, en prélevant cependant ce qui est nécessaire à la subsistance de l'obligé : mais il ne pourrait sans injustice le réduire à l'esclavage. on peut acquérir des droits sur la propriété future d'un autre homme, mais jamais sur sa personne. Un homme peut avoir le droit d'en forcer un autre à travailler pour lui, mais non pas de le forcer à lui obéir.
Donc c'est vraiment surtout les deux/trois dernières phrases que j'ai beaucoup de mal à comprendre car pour moi si on force quelqu'un à travailler c'est que cette personne lui obéit, lui est soumise. Ou ce passage est à prendre dans le sens : ''propriété sur le corps mais pas sur l'esprit'' ?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses. =)
Il y a plusieurs fois le mot droit, droit au dédommagement, droit sur le travail de quelqu'un. Cela fait penser à l'idée de contrat et d'échange. Il y a eu des blancs qui en compensation du voyage payé, devaient par contrat travailler quelques années dans des plantations et recevaient à la fin une modique somme.
c'est vrai que le terme "forcer" pose problème. Mais d'après moi c'est dans le sens où c'est comme un devoir, une obligation pour celui qui a été sauvé de la mort de dédommager le sauveur en travaillant pour lui, sans pour autant être privé de droits et de toute liberté. Donc pour modifier ta phrase, avoir des droits sur son travail, sa production, mais non sur sa personne.
Hum, je vois. Donc ce serait un contrat pour rembourser une somme, donc la personne serait obligée de travailler mais après cette personne serait libre.

Ok d'accord je vois maintenant ! Merci Portia ! 😉
Merci Ammy 🙂
Attention il faut se référer au texte : c'est en supposant qu'une personne doive la vie sauve à une autre qui ainsi pourrait acquérir droit à dédommagement. Il n'est pas question de somme dans le texte.
Oui d'accord je ferrais attention ! =)