Qu’est-ce que pour vous un bon roman ?

Littérature

56 réponses · Page 2 / 3

Bonsoir,

Pour moi, un bon roman, c'est un roman dont la lecture se fait de manière fluide et naturelle. J'aime quand les images sont originales et poétiques , sans que cela fasse apprêté.
La construction des personnages est essentielle pour moi. J'adore quand les auteurs rendent presque "palpables" leurs protagonistes. La psychologie des personnages m'interesse énormémment, mais il faut que cela reste lisible et agréable.
Je ne suis pas fan des descriptions de paysages, je recherche surtout des oeuvres traitant de l'être humain, avec toute sa complexité.
Bien le bonjour,

Pour ma part un bon roman doit avoir une bonne histoire, si possible originale. Les personnages ne doivent pas être décrit avec précision afin de laisser part à l'imagination. Ce que j'apprécie c'est le sens du récit, le désir de l'auteur de parler d'un fait, plutôt qu'un autre et son développement. Je pense qu'un roman a toujours un message a faire partager.Il y a bien évidement toutes les manières de faire passer sa vision du monde, l'humour est un bon outil par exemple.
J'aime les longs romans de 500 pages, comme les plus petits, mais lorsque la description est longue et qu'elle garde mon intêret, alors je dis qu'il y a là du génie.
Un bon roman, selon moi, c'est un roman qu'on quitte avec déchirement et qu'on attend avec impatience de retrouver dès qu'on a un moment pour lire.
Pour réagir au premier message concernant la question "qu'est ce qu'un bon roman?" je répondrais qu'un bon livre n'est pas fait selon une recette, il suit, au contraire son but tout au long des pages.

Chaque livre est différent avec un style et une imagination respectives. Un bon roman n'existe pas vraiment ou du moins, aucun livre n'est nul. Si on ose dire qu'un livre est mauvais que ce soit pour son écriture, son style, son message ou ce qu'il procure à son lecteur, on dit à son auteur que lui-même est nul et mauvais, car un livre est en quelque sorte une part de son écrivain. L'écrivain en lui-même est bon puisqu'il a choisi cette voie, ses oeuvres sont donc toutes aussi crédibles et bonnes que les autres.

Prenons comme exemple les oeuvres artistiques. Comment juger de l'art bon ou mauvais ? L'écriture est un art elle-même. Certains aimeront l'art moderne, d'autres l'impressionnisme d'autres le cubisme ou le réalisme. Pourtant, aucune oeuvre n'est moins bonne qu'une autre. C'est une question de jugement. Un livre n'est pas bon en soi , c'est son lecteur qui le rend bon ou mauvais.
Je trouve que les arguments d'Alex se défendent bien !

En fait, je pense aussi que l'art en général doit pouvoir satisfaire tous les goûts.

Certains adorent l'art abstrait, d'autres le déteste. Certains aiment la musique classique, d'autres le rap… Je pense que c'est pareil pour la littérature, et je ne pense pas non plus que l'on ait le droit de cataloguer d'entrée un livre de "bon" ou "mauvais". Cela dépend des goûts de chacun et c'est très subjectif.
Je viens de découvrir votre forum. Tous les thèmes invoqués me semblent fascinants. J'ose vous dévoiler ma perception d'un "bon roman": celui qui nous transmet une partie de l'imaginaire de l'auteur avec tendresse, passion, un peu comme une rencontre entre ami qui nous donne le goût de poursuivre le voyage…

Bonne journée.
Un bon roman, c'est un roman sur lequel les lecteurs auraient de quoi écrire.
Lectounet a écrit :Un bon roman, c'est un roman sur lequel les lecteurs auraient de quoi écrire.
tout à fait d'accord! je trouve aussi que c'est un roman qui donne envie d'en écrire, et en même temps qui décourage… dur dur d'avoir des modèles, ça rend terriblement exigeant!
Ce n'est pas exactement ou pas simplement ce que je voulais dire. Un bon roman est un roman qui ouvre à l'interprétation, qui motive davantage les critiques plutôt que les vocations. En fait, un bon roman est tributaire de l'écart esthétique qu'il génère par rapport à l'horizon d'attente des lecteurs. Un roman dont on a rien à dire, même s'il est fluide, même si l'action est menée tambour battant, même s'il offre une excellente récréation de l'esprit, ne peut en aucun cas être considéré comme bon, s'il n'innove pas. Juger un roman bon implique donc de la part de ses lecteurs une culture liée ou non aux textes qui permet de discerner cette nouveauté. D'ailleurs, un bon roman, et ce pardoxalement, est souvent un roman que l'on n'aime pas, parce qu'il nous dérange par rapport à nos attentes ou tout simplement parce que notre esprit n'est pas encore formé aux nouveautés induites. Par la même occasion, on peut affirmer qu'il est dangereux pour un écrivain, s'il cherche le qualificatif "bon" ou "grand" associé à son livre, de se contenter de "bien" écrire.
Un bon roman ?
Je n’ai malheureusement pas la recette ! Considérons que la littérature est un art général qui consiste à coucher sur papier le contenu sensible d’un humain avec une histoire qu’il propose. Il est possible de l’aborder sous toutes ses formes, du moment que les contraintes linguistiques et le style s’allient pour former quelque chose d’original. La différence se fait probablement dans la qualité des textes et non de l’histoire somme toute très (trop) classique parce que la création, l’innovation, sont toujours difficiles à mettre en place. Mais un roman considéré comme « bon » ne doit pas, d’une part, être forcement élitiste et, d’autre part, se cantonner à une tranche d’âge parce que cette même tranche d’âge a la réputation de lire…

Marc Duboisé.
Pour répondre à cette question, il faudrait savoir à quoi sert le roman. Je n’ose croire qu’il s’agit de raconter une histoire.

Un bon roman est écrit par un bon romancier.

Et un bon romancier est quelqu’un qui sait répondre à la question de savoir « pourquoi il écrit ». Si c’est une opération de lucre ou de détournement de l’ennui ou d’élévation sociale, on ne voit pas qu’une œuvre, digne de ce nom, puisse émerger sous des motifs aussi vulgaires. Et sa reconnaissance par le plus grand nombre n’y fera pas grand-chose.

Si tant de romans sont mauvais, c’est parce l’auteur aurait pu ne pas écrire et ne sait même pas pourquoi il écrit. L’œuvre se nie donc elle-même.

Ils me font bien rire ceux qui louent tel ou tel roman. Soudain, vous leur demandez : « si une fée arrivait avec sa baguette magique, accepteriez-vous d’en être l’auteur ? », le laudateur blêmit et refuse de signer le texte dont il est question car il se met à en pressentir l’inanité.

En réalité, on ne peut pas répondre à cette question sans être terriblement désagréable, on ne peut pas répondre franchement car arrive sur le tapis le problème de la valeur réelle et fondamentale des individus. Et comme on n’a jamais vu les médiocres, dont la caractéristique principale est de se soumettre aux arbitraires conventionnels, revendiquer leur nullité et s’en prévaloir bien qu’en ayant une conscience intime (le tricheur sait qu’il triche), la question reste bien évidemment sans réponse.

Pas de réponse sur cette planète.

À bientôt
Gilles
Je ne puis être d'accord avec ce qui précède. Les propos d'Aegidius sont volontairement provocateurs et nullement constructifs. "Un bon roman est écrit par un bon romancier" est loin d'être une évidence alors que la réciproque est souvent la justification du qualificatif. Le nihilisme qui s'en suit n'a guère plus de sens car ce n'est point parce qu'on ne connaît pas la réponse à une question qu'elle n'existe pas. J'en veux pour preuve l'éditeur qui nous rabâche sans cesse la sienne propre : "un bon roman est un roman qui se vend", le lecteur, qui présente un livre à un ami où "un bon roman est un roman vivant", le critique et l'universitaire qui considèrent qu'un bon roman est un ouvrage qui ouvre les portes de l'herméneutique voire de l'exégèse. Quant au reste… oser affirmer que le jugement des lecteurs est forcément sot, que ces derniers seraient incapables d'en assumer la portée, ce sont autant de dérobades hâtives pour éviter de se mêler aux goûts du commun des mortels. Enfin, si Aegidius, un jour, part sur une autre planète, là où il y a des réponses autres qu'éthérées, je lui souhaite d'emmener un bon roman.
Pour moi, un bon roman est celui qui établit un pont, une liaison entre auteur et lecteur.
Or, il y a autant de sensibilités que de lecteurs: tel roman qui sera bon pour l'un ne le sera pas pour l'autre.
Je ne pense donc pas qu'on puisse arriver à une définition générale et consensuelle. D'où cette réponse:
Le bon roman, c'est celui qui me plaît.
Il ne faut pas confondre un bon roman et un roman que l'on trouve bon. Un bon soldat, ça n'a rien de subsjectif de même que la soupe est bonne n'en déplaise aux enfants. En réalité, la bonne question est de savoir si un bon roman est un roman qui répond srcupuleusement aux règles ou qui les transcende : un bon roman est-il nécessairement un produit bien léché comme le fond d'une assiette de soupe ?
Un bon roman… Je crois qu'il doit parler de l'ame, de sentiments, de valeurs. Moi je préfère sentir qu'il y a un écrivain sous ce long travail et si je le comprends, je suis très étonnée de n'etre pas la seule sur Terre à sentir ces choses, un peu comme Enfance de Nathalie Sarraute, une autobiographie magnifique.
Mais au fait, qui est apte à définir ce qu'est un bon roman?
Faut-il appliquer à celui qui le fait les mêmes règles qu'au livre?
Autrement dit, faut-il sortir des sentiers battus pour définir le bon roman?
Je ne sais plus qui a dit : <<Le bon roman, c'est celui qu'on n' a pas encore lu">>…
Je ne sais pas non plus, mais j'approuve !
Un bon roman, c'est celui que je connais presque par cœur mais que je relis chaque fois pour la première fois
L'éducation sentimentale ou Le grand Meaulnes par exemple
Personellement, je dois dire que ma conception du "bon roman" (très subjective, comme il se doit) est assez simple, et je pense qu'elle sera même taxée de simpliste !
c'est simplement un roman, quel qu'il soit, qui fait avancer, évoluer l'esprit, nous amène à réfléchir plus loin, et à disposer d'un nouveau point de vue, d'un nouvel outil de réflexion pour mieux comprendre (à la fois le monde et les autres).
Un bon livre est un livre que l'on vie.. Un bon livre est un livre capable d'absorber le temps et l'esprit, de nous faire réagir de manière inattendue face à de nouvelles émotions. Et parfois même capable de nous déconnecter du monde physique.. ne plus sentir la présence du livre mais juste une présence en soit.