Mettons nous d'accord sur un point :
Dans la phrase « Les journaux parus ce matin » le participe passé paru du verbe d’état paraitre joue le rôle d’un adjectif verbal épithète.
Et dans la phrase « Les journaux qui sont parus ce matin » le participe passé paru du verbe d’état paraitre joue le rôle d’un adjectif verbal attribut introduit à l’aide d’un autre verbe d’état être.
Est ce que tout le monde est d'accord sur ces deux exemples ?
Est ce que quelqu'un aurait d’autres exemples à nous donner sur l’utilisation de participe passé d’un verbe d’état comme adjectif verbal (épithète ou attribut) ?
Combien de fois faudra-il répéter qu'avec ce sens paraître n'est pas un verbe d'état ?
D’accord pas un verbe mais quoi alors?
Est ce que ca veut dire que vous êtes d'accord à dire que :
Dans la phrase « Les journaux parus ce matin » le participe passé paru du verbe d’état paraitre joue le rôle d’un adjectif verbal épithète.
Et dans la phrase « Les journaux qui sont parus ce matin » le participe passé paru du verbe d’état paraitre joue le rôle d’un adjectif verbal attribut introduit à l’aide d’un autre verbe d’état être.
Que quelqu'un d'autre prenne le relai. Je renonce.
D’accord pas un verbe mais quoi alors?
Nous n'avons pas dit que ce n'était pas un verbe…
Nous avons simplement dit que dans ce sens-là, dans cette phrase à propos des journaux,
ce n'était pas un "verbe d'état"…C'est donc un "verbe d'action".
Les journaux parus ce matin » le participe passé paru du verbe d’état paraitre joue le rôle d’un adjectif verbal épithète.
Non, ici, avec le sens de "être mis en vente", c'est le participe d'un
verbe d'action, pas d'un verbe d'état. Combien de fois devrons-nous te le répéter ? 😐
Et c'est un
participe épithète, pas un adjectif.
Anne345 a écrit :Que quelqu'un d'autre prenne le relai. Je renonce.
Pourquoi ne pas dire tout simplement si vous êtes d’accord ou pas ? Ou nous donner d'autres exemples sur l’utilisation de participe passé d’un verbe d’état comme adjectif verbal ?
Il faudrait quand même lire nos réponses ! 😞
Anne n'est pas d'accord, et t'a expliqué pourquoi.
Et moi aussi, plusieurs fois.
Le participe passé d'un verbe d'état ne peut pas être employé comme adjectif verbal.
Dans la phrase des journaux, il ne s'agit pas du participe passé de "paraître" verbe d'état, mais de "paraître" verbe d'action. Est-ce clair, enfin ?
Ce journal paraît le week-end. (paraître, verbe d'action = sort en kiosque)
Ce journal paraît intéressant. (paraître, verbe d'état = semble )
Avec un participe passé épithète, on peut très bien dire "Un journal paru le week-end" (participe passé du verbe d'action) mais on ne peut pas dire *"Un journal paru intéressant" (participe passé du verbe d'état).
Si ce n'est pas le verbe "être" lui-même, un verbe d'état commute avec "être" suivi d'un adverbe (ou locution adverbiale) : "Elle parait fatiguée" = "Elle est apparemment fatiguée" ; "Elle semble fatiguée" = "Elle est probablement fatiguée" ; "Elle devient folle" = "Elle est de plus en plus folle" ; "Elle reste en Italie" = "Elle est toujours en Italie" ; etc.
Mais dans "Ce journal parait chaque semaine", on ne peut remplacer "parait" par "est apparemment". Le verbe "paraitre" n'est donc pas un verbe d'état au sens de cette phrase ! 😉
Elle reste en Italie.Elle y reste.
Le verbe ici n'est pas employé comme un verbe d'état introduisant un attribut du sujet.
Il est ici suivi d'un complément de lieu, pas d'un attribut.
C'est la persistance d'une localisation, pas la persistance d'une qualité ou d'un état.
Exemples réels de "rester" verbe d'état :
Elle reste calme.Elle le reste.
Elle reste une sportive accomplie.Elle en reste une.
Exact : ne pas confondre état et localisation ! 🙄
Je reprends tes exemples. En commutant toujours le verbe d'état avec "être" suivi d'un adverbe (ou locution adverbiale), on obtient : "Elle reste calme" = "Elle est toujours calme" ; "Elle le reste" = "Elle l'est toujours" ; "Elle reste une sportive accomplie" = "Elle est toujours une sportive accomplie" ; "Elle en reste une" = "Elle en est toujours une". 😉
Jehan a écrit :Il faudrait quand même lire nos réponses ! 😞
Anne n'est pas d'accord, et t'a expliqué pourquoi.
Et moi aussi, plusieurs fois.
Le participe passé d'un verbe d'état ne peut pas être employé comme adjectif verbal.
Dans la phrase des journaux, il ne s'agit pas du participe passé de "paraître" verbe d'état, mais de "paraître" verbe d'action. Est-ce clair, enfin ?
Ce journal paraît le week-end. (paraître, verbe d'action = sort en kiosque)
Ce journal paraît intéressant. (paraître, verbe d'état = semble )
Avec un participe passé épithète, on peut très bien dire "Un journal paru le week-end" (participe passé du verbe d'action) mais on ne peut pas dire *"Un journal paru intéressant" (participe passé du verbe d'état).
Bonjour tout le monde.
J’ai bien lu tous les messages et vous avez dit que dans la phrase « les journaux parus ce matin » le verbe paraitre n’etait pas un verbe d’état mais plutôt que c'était son participe passé qui avait un emploi adjectival.
Et même Anne a dit aussi que dans cet exemple le verbe paraitre n'avez pas le sens d’un verbe d’état sans préciser qu’il avez celui d’un verbe d'action.
Maintenant votre réponse est claire sur le fait que dans cet exemple le verbe paraitre est d’action et aussi vous êtes clair sur le fait que Le participe passé d'un verbe d'état ne peut pas être employé comme adjectif verbal.
Mais puisque le verbe paraitre peut être d’état ou d’action selon le cas est ce que le participe passé du verbe paraitre (paru) peux jouer le rôle d’un adjectif ? Désolé d’insister mais mon but est juste d’éclaircir les choses.
Et sur la question de savoir si le participe passé d’un verbe d’action transitif indirect ou intransitif peux jouer le rôle d'un adjectif ou pas, est ce que vous pouvez me dire quelque chose ?
Mais puisque le verbe paraitre peut être d’état ou d’action selon le cas est ce que le participe passé du verbe paraitre (paru) peut jouer le rôle d’un adjectif ?
Ce participe passé, dans le sens de "sorti" (action) peut être employé en
fonction adjectivale (épithète) ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il devient un véritable adjectif.
Il reste ici un participe, puisqu'il peut avoir des compléments de temps ou de lieu :
Un journal paru ce matin,
un journal paru en kiosque. Un véritable adjectif ne pourrait pas avoir de tels compléments.
Et sur la question de savoir si le participe passé d’un verbe d’action transitif indirect ou intransitif peut jouer le rôle d'un adjectif ou pas, est ce que vous pouvez me dire quelque chose ?
Oui, bien sûr. Il peut avoir la
fonction d'un adjectif, comme je viens d'expliquer.
"Paraître" au sens de "sortir" est bien un verbe d'action intransitif !
Oui d’accord le participe passé d’un verbe d’action intransitif comme le verbe paraitre peux jouer le rôle d’un adjectif mais est ce que vous pouvez me donner un exemple puisque dans notre exemple.
Un journal paru ce matin, un journal paru en kiosque : paru joue le rôle d’un participe passé comme vous dite et non pas le rôle d’ adjectif.
J’aimerai bien voir un exemple où « paru » soit un adjectif.
J’espère que vous n’allez pas renoncé à me répondre vous aussi comme anne.
Paru n'est jamais adjectif.
Merci,
Est-ce que vous pouvez me donner des exemples ou un participe passé d’un verbe d’action intransitif joue le rôle d’un adjectif ?
Bonjour,
Non, je ne peux pas.
Le participe passé ne peut s'employer comme adjectif qualificatif que dans le cas de verbes transitifs directs.
Je peux sourire de quelque chose. Mais rien ni personne ne peut être souri.
Je peux marcher sur un chemin, mais le chemin ne peut être marché.
Si, pourtant. Il y a bien quelques exemples de verbes intransitifs dont le participe est devenu adjectif à part entière dans certains emplois. Mais ils ne semblent pas très nombreux.
Par exemple
déchu (participe de déchoir) :
II.− Adjectif
A.− [En parlant d'une personne physique ou morale]
1. Qui est tombé dans un état inférieur au précédent. Chapelain, si déchu et si rabaissé aujourd'hui (Sainte-Beuve).
Qui est décrépit par l'âge : devenir de plus en plus déchu, de plus en plus moche (Céline).
(Trésor de la Langue française)
On voit bien que c'est ici un véritable adjectif, puisqu'il peut être modifié par un adverbe d'intensité :
si déchu…
Citons aussi :
évolué :
À la personne la plus intelligente, la plus vive, la plus évoluée de l'assistance (ARNOUX)
néUne âme bien née. (pourvue de nobles penchants)
mort une peau morte, un arbre mort; mort de peur; temps mort, point mort, etc.
Né
Mort
Une théorie à peine née et déjà morte
Survenu
Un événement survenu la veille
Arrivé
Un train arrivé en retard
Venu
Disparu
Un homme venu hier et disparu aujourd’hui
Vieilli
Un emploi vieilli
Sans doute y en a-t-il d’autres.
Il y a aussi ceux-là, mais ils sont sans doute moins convaincants, puisque contrairement aux cas précédents, ces verbes ont des emplois transitifs.
Marché
Une danse marchée
Dormi
Une nuit mal dormie
Un homme venu hier et disparu aujourd’hui
Dans ton exemple, ce sont des participes en emploi adjectival (épithète) mais pas des adjectifs à part entière, me semble-t-il (modifié par un complément de temps comme on pourrait le faire avec le verbe conjugué).
Même remarque pour ton exemple
un train arrivé en retard
Mais c'est vrai que ce participe-là peut s'employer comme véritable adjectif, dans le sens de "qui a réussi" :
parmi les hommes les plus arrivés (Huysmans)
Tout comme
parvenu, "qui s'est élevé socialement sans avoir acquis les usages de son rang" :
Le Paysan parvenu (Marivaux).
Ou comme
venu dans
bien venu, mal venu, aux sens d' "opportun, inopportun, fondé, non fondé".
Une remarque bien/mal venue ?
Le premier venu ?
Une enfant / une embarcation / une civilisation disparue ?