Anthologie poétique et préface sur le thème des cinq sens

Entraide scolaire

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Mais tu as pu trouver le poème sur l'odorat.
Pour le support, si tu veux provoquer, tu le produis en braille.
Autrement tu peux appliquer les théories baudelairiennes en associant une couleur et un parfum à chaque poème.
L'orange de Francis Ponge
La cloche fêlée de Baudelaire

https://www.henriiv.culture.fr/medias/communs/images/grand_format/1/377_4.jpg
Les cinq sens ou l’été, peinture par Sébastien Stoskopff. Musée de l'Œuvre Notre-Dame de Strasbourg
Bonjour,
je suis en 1L et j'ai une anthologie sur le theme des 5 sens a rendre sous peu
pour la vue j'ai Paris at night de Jacques Prevert
pour le toucher j'ai Sensation de Rimbaud
pour le gout j'ai Le melon de Marc-Antoine de Saint-Amant
et pour l'odorat j'ai Parfum exotique de Baudelaire
mais je bloque sur l’ouïe…
j'aurais besoin d'aide si quelqu'un a eu ce sujet ou pas ^^
merci d'avance 🙂
Malou
Le son du cor de Verlaine

Le Chant de l'Eau de Emile Verhaeren

Bruit de la mer de Claude Roy

Les cloches et les larmes de Marceline DESBORDES-VALMORE

Solitude de Maurice Fombeure
bonsoir je doit rendre mon anthologie poétique mardi, il me faut 6 poèmes sur le thème "les 5 sens" a partir du XVI siècle jusqu'au XX siècle MAIS ils faut qu'ils soient de 3 siècles différents et 3 mouvement littéraire différents.
J'ai déjà trouver:
vue: "Air vif" de Prévert XX siècle.
toucher: "Sensation" de Rimbaud XIX siècle.
odorat: "Parfum exotique" les fleur du mal de Baudelaire XIX siècle.
s'il vous plait il ne m'en reste plus que 3 a trouver dont:
-l'ouïe
-le goût
et pour le dernier je pensais a réunir les 5 sens un seul poème mais je ne le trouve pas.
Merci de votre attention.
Bonsoir,
Peut-être =>

CHÊNE ET CHIEN (fragment)

Le voisin de droite éteint sa TSF,
le voisin de gauche arrête son phono,
la voisine d’en haut cesse de glapir,
la voisine d’en bas ferme son piano.

Les gens ne tirent plus sur la chasse d’eau,
l’ascenseur ne chahute plus dans sa cage,
les camions ne tonnent plus sur le pavé,
dans la rue se tait le klaxon des autos.

Sur le fleuve la sirène, et dans les gares
la locomotive, et partout la machine,
et la rumeur de la ville se dissout.
Le vent même ne fait plus bruire les arbres.

Personne ne crie personne ne parle et rien ne chante,
ni souffle, ni murmure, ni fracas
mais quelque part il y avait tant de bruit,
tant de hurlements, tant de bavardages, et qu’on n’entend pas.


Raymond QUENEAU, Si tu t’imagines (NRF-Le Point du jour)
(1903- 1976)


L’Écoute-Silence



Écouter ce que dit le vent quand il ne dit plus rien

mais reprend souffle et se souvient

d'avoir été si haletant après sa course

sa course de vent qui court après le vent

Que dit le vent quand il se tait ?

Que dit le silence du vent ?



Écouter ce que dit la pluie

quand un instant elle fait halte

et cesse l'espace de trois mesures

de tambouriner ses doigts d'eau

sur le toit et sur les carreaux

Que dit la pluie quand elle se tait ?

Que dit le silence de la pluie ?



Ecouter ce que dit la mésange nonnette

Quand elle suspend ses roulades

Et que son chant dans le matin clair

Reste en filigrane dans l’air

Que dit l’oiseau quand il se tait ?

Que dit le silence de la mésange ?


Le silence dit que le silence

Écoute couler la source du chant.


CLAUDE ROY
Ouïe : _ Un chant d'oiseau de CHATEAUBRIAND
_Ecoutez la chanson bien douce de VERLAINE
Vue : _Plat de poisson frit de PONGE
_Paris at night de PREVERT
Toucher : _Le chat de BAUDELAIRE
_Sensation de RIMBAUD
Gout: _Gustatif de QUENEAU
_Bouche de VALERY
Beaucoup d'odorat, dans celui-ci :
Odeur des pluies de mon enfance.
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie,
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

Ô temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux !
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

René-Guy CADOU (1920-1951)
Dans ce poème bien connu de Baudelaire, les cinq sens sont convoqués.
Correspondances (les fleurs du Mal)

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

II est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.