Version en latin

Langues anciennes

19 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,
je suis actuellement en pleine traduction d'un passage qui me semble assez obscur de Tite-Live, j'espère que vous pourrez m'éclairer quant à cette phrase en particulier :

"Eas virginitate aliisque caerimoniis venerabliles ac sanctas fecit."

ça me donne pour l'instant :
(Numa) fit/préserva? leur virginité et d'autres cérémonies respectales et sacrées.
Attention, tu traduis tous les groupes nominaux par des COD, or tous ne sont pas à l'accusatif. Analyse bien les cas.
Sachant que virginitate est à l'ablatif singulier, je n'ai pas réussi à l'introduire d'une autre façon : "avec la virginité" bloque dans ma phrase, à moins que je puis le substituer à "avec ces jeunes vierges"?

Numa fit avec leur virginité des cérémonies…?

Je comprends la grammaire, et encore, le sens plus ou moins mais l'idée de faire de leur virginité des cérémonies m'échappe.

Si vous avez une idée plus claire merci de m'en faire part =)
aliis caerimoniis est aussi à l’ablatif et coordonné à virginitate (-que). Pourquoi les séparer dans ta construction ?
Quels compléments s’expriment à l’ablatif ?
"Eas virginitatealiisque caerimoniis venerabiles(acc) ac sanctas(acc) fecit."

Il les fit vénérables et saintes avec cette virginité et d'autres cérémonies.

Toujours pas?
Concerto93 a écrit :"Eas virginitate aliisque caerimoniis venerabliles ac sanctas fecit."
ça me donne pour l'instant :
(Numa) fit/préserva? leur virginité et d'autres cérémonies respectales et sacrées.
Deux règles absolues:
1. Ne jamais changer gratuitement le sens d'un mot. Faire et préserver, c'est très différent.
2. Ne jamais ignorer les cas (ou, pour les verbes, les modes): venerabiles ne peut pas aller avec caerimoniis.
Courage! Le latin est ardu, non par sa subtilité, mais par sa rigueur, qui force à trouver la seule voie possible, ce qui suppose de renoncer d'abord à toutes les tentations (celle de la facilité, celle de l'imagination).
Bonsoir !
J'ai une version à faire, et il y a quelques passages qui me posent problème.

"Opes suas senatus libenter dedit patrumque exemplum imitati sunt equites"
que j'ai traduit par : le sénat accorda volontiers ses aides et ils sont imités par les chevaliers et les pères.

"sed satis virium ad pugnadum habere videbantur; empti sunt publice et armati servi"
→ mais ils s'étaient montrés ayant assez de force pour combattre; les esclaves ont été armés et soudoyés en public.

"cujus deliciis et ipse et exercitus ardor elanguit."
→ où les délices l'alanguissent ainsi que l'ardeur de son armée.

Je n'attends pas une réponse toute faite, juste de l'aide.
Merci =D
La prochaine fois donne le texte entier, ou au moins des phrases. Il n'est pas toujours possible de l'identifier. Fais une analyse complète, plutôt que de la devinette.
"Opes suas senatus libenter dedit patrumque exemplum imitati sunt equites"
que j'ai traduit par : le sénat accorda volontiers ses aides et ils sont imités par les chevaliers et les pères.
Attention : imitor est un verbe déponent, son sens est actif.
Pourquoi rapprocher les deux bouts de la proposition : patrum génitif pluriel et equites nominatif ou accusatif pluriel, et en faire un complément d'agent ?
Au pluriel patres signifie souvent les ancêtres ou les sénateurs.
"sed satis virium ad pugnadum habere videbantur; empti sunt publice et armati servi"
→ mais ils s'étaient montrés ayant assez de force pour combattre; les esclaves ont été armés et soudoyés en public.
videor : sembler, paraître…
emo, is, ere, emi, emptum : acheter
publice : aux frais de l'Etat
"cujus deliciis et ipse et exercitus ardor elanguit."
→ où les délices l'alanguissent ainsi que l'ardeur de son armée.
Difficile de traduire correctement un relatif quand on n’a qu’un bout de phrase, donc pas d’antécédent…
deliciis est au datif ou à l’ablatif pluriel. Comment pourrait-il être sujet de elanguit, qui de plus est au singulier.
Qu’as-tu fait de ipse ?
elanguit est au parfait.
Bonjours a tous.


J'ai une phrase a traduire, mais je ne parviens pas a obtenir cette dernière en bon latin.

La phrase est la suivante : "La vie est une rose dont chaque pétale est un rêve et chaque épine une réalité"

Si quelqu'un pouvais me repondre je lui serai vraiment reconnaissant, c est très important .

Merci d'avance

ArNoo
ArnoO22 a écrit :Bonjours a tous.


J'ai une phrase a traduire, mais je ne parviens pas a obtenir cette dernière en bon latin.

La phrase est la suivante : "La vie est une rose dont chaque pétale est un rêve et chaque épine une réalité"

Si quelqu'un pouvais me repondre je lui serai vraiment reconnaissant, c est très important .

Merci d'avance

ArNoo
Inutile de poser plusieurs fois la même question…
Quelle est cette traduction en mauvais latin ? Comment sais-tu qu ce n'est pas du bon latin, si tu ne le connais pas ?
En fait c'est pour me la faire tatouer, et le tatoueur m'avais montré une traduction, mais c'est une traduction au mot par mot qu'il a fait via un dictionnaire franco-latin; en loccurance je suis persuadé que sa ne peu pas etre correct.

Et vu que pour ce type de chose il vau mieu avoir une parfaite signification de la phrase je ne peu que m'en référer a des gens qui maitrise la langue.


Arno
"cujus deliciis et ipse et exercitus ardor elanguit."
→ où les délices l'alanguissent ainsi que l'ardeur de son armée.
Difficile de traduire correctement un relatif quand on n’a qu’un bout de phrase, donc pas d’antécédent…
deliciis est au datif ou à l’ablatif pluriel. Comment pourrait-il être sujet de elanguit, qui de plus est au singulier.
Qu’as-tu fait de ipse ?
elanguit est au parfait.
Le début de la phrase est : " Deinde Hannibal in Campaniam devertit, cujus deliciis et ipse et exercitus ardor elanguit. "

Devertit : parfait, se diriger.
Hannibal est le sujet du verbe "devertit".
In Campaniam : en Campanie
Ardor est un nominatif singulier, et exercitus : le complément du nom "ardor"
Elanguit : s'affaiblissait
Ipse : nominatif singulier.

Là, je bloque car je trouve deux nominatifs pour un verbe au singulier :/
Serait-il correct de traduire ainsi: Ensuite Hannibal se dirigea en Campanie, où l'ardeur de son armée l'affaiblit par les délices.
( " l' " reprendrait alors ipse.)
Là, je bloque car je trouve deux nominatifs pour un verbe au singulier
Serait-il correct de traduire ainsi: Ensuite Hannibal se dirigea en Campanie, où l'ardeur de son armée l'affaiblit par les délices.
( " l' " reprendrait alors ipse.)
Pourquoi continue à traduire cujus (génitif) par où ?
Lorsque le verbe a plusieurs sujets, il s'accorde parfois avec un seul, le plus voisin.
Avec ton "l", ipse serait alors à l'accusatif.
nab a écrit :Serait-il correct de traduire ainsi: Ensuite Hannibal se dirigea en Campanie, où l'ardeur de son armée l'affaiblit par les délices.
+1 avec Anne.
Mais surtout, tu peux répondre toi-même à ta question: en effet, la traduction que tu proposes est absurde (à moins de supposer qu'Hannibal s'épuise à folâtrer avec ses soldats).
Or, le latin est une langue concrète et les Romains, loin d'être fous, ont généralement les pieds sur terre.

De là la règle d'or:

Quand ça paraît bizarre, c'est (presque) toujours qu'on s'est planté.
Alors y a t il quelqu'un qui aurai moyen de me donner une traduction ?
Anne345 a écrit :
Là, je bloque car je trouve deux nominatifs pour un verbe au singulier
Serait-il correct de traduire ainsi: Ensuite Hannibal se dirigea en Campanie, où l'ardeur de son armée l'affaiblit par les délices.
( " l' " reprendrait alors ipse.)
Pourquoi continue à traduire cujus (génitif) par où ?
Lorsque le verbe a plusieurs sujets, il s'accorde parfois avec un seul, le plus voisin.
Avec ton "l", ipse serait alors à l'accusatif.
Traduction :
Ensuite Hannibal se dirigea en Campanie, dont l'ardeur de son armée s'affaiblit dans les délices.

Je n'arrive pas à traduire "ipse". J'ai trouvé: lui-même, en personne. Mais je n'arrive pas à l'introduire dans cette phrase. :/
Cela me fait penser à ce que mon grand-père me racontait quand j'étais enfant, sur le rôle des caves à vin de la Champagne (plus exactement de leurs bouteilles…) dans la victoire de la Marne, pendant la Grande Guerre. Les délices éthylé(e)s que les Allemands, principalement les officiers, en ont retiré(e)s n'auraient pas peu contribué à notre victoire, disait-il. Et connais-tu la Campanie ? C'est en effet une région véritablement délicieuse, idyllique même sur bien des points. Alors, ces soldats de l'armée victorieuse, tu parles qu'ils ne se sont privés de rien… Quoi d'étonnant à ce qu'Hannibal lui-même et ses soldats se soient amollis ? Les délices du pays ont forgé la future victoire de Rome, ou, si tu préfères, la victoire de Rome a été forgée par les délices du pays.

C'est d'ailleurs ce que dit Cicéron (De Officiis, 2,37) : Voluptates, blandissimae dominae, majores partes animi a virtute detorquent. Les voluptés, ces très douces maîtresses, détournent de la vertu la plus grande partie de l'âme. Remarque au passage que le latin emploie un comparatif, majores, là où le français emploie un (pseudo)-superlatif : la plus gande partie. L'anglais fait de même : the bigger part of the country, la plus grande partie du pays (par opposition à l'autre partie, plus petite c'est donc bien objectivement un comparatif).

Tu as tout en main pour faire ta traduction. Si tu es bloqué par ejus deliciis, c'est probablement que tu rencontres ce genre de tournure pour la première fois. On la rencontre à toutes les pages de la littérature latine. En voici un exemple très semblable, au hasard, à la première phrase du De Bello Gallico : Gallia est divisa in tres partes, quarum unam Belgae incolunt. La Gaule est divisée en trois parties, desquelles l'une (= l'une desquelles) "les Belges habitent " c'est à dire : dont les Belges habitent l'une. Quarum est au pluriel parce que son antécédent, partes, est au pluriel; unam est à l'accusatif en tant que COD d'incolunt. Dans ton texte cujus a pour antécédent Campania, singulier, et deliciis est à l'ablatif en tant que complément de moyen du verbe qui termine la phrase.
bonjour ,
j'ai une petite version à traduire et j'aurai bien besoin d'aide pour certaines phrases:

Neque fas esse existimant ea litteris mandare ,cum in reliquis fere rebus, publicus privatisque rationibus Graecis utantur litteris

je n'arrive pas à savoir que veut dire rebus et utantur sinon au mot à mot pour le début j'ai trouvé :
Ils pensent être un droit divin de confier à quelqu'un la tâche de la litterature et ne pas privé le public …..
Pour le reste j'hésite encore 😞



Mais aussi pour :
Tantis excitat praemis et sua sponte multi in disciplinam conveniunt et a parentibus propinquisque mittuntur.

Ce qui me donne (totalement incompréhensible):
Attirés par de grandes valeurs ,ils envoyent devant leurs spontanéités tournés dans de nombreuses disciplines et envoyé par les familles proches .Pouvez vous me corriger ?
rebus : datif ou ablatif pluriel de res rei f.
utantur : 3ème pl. présent de l'indicatif de utor

Plutôt que d'essayer de deviner à partir du seul vocabulaire, détermine les fonctions à partir des cas. Et n'oublie aucun mot.