Maupassant, Une vie - L’Humble Vérité, un juste résumé du livre ?

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bon, je recommence, j'ai de nouvelles idées, et tout est plus clair dans ma tête!!!
donc, voici on plan … Sachant qu'il me manque des arguments …

A)Thèse

1-Objectivité de l'auteur :
Une vie est un roman réaliste. L'auteur tente d'écrire Une Vie entière sans embellir les choses.
Maupassant fait presque du naturalisme en racontant certaines choses de manière un peu scientifique.
ex : Chapitre 10 = accouchement de la chienne (sujet tabou à l'époque, mais pourtant maupassant n'hésite pas à faire une description précise de cet accouchement, considérant cela comme une chose naturelle et sans aucune raison d'être cachée)

2- Une humble vie :
Les personnages sont humbles, simple. Une bonne, une chienne, une jeune noble, … personnages simples et banals. Il n'y a pas de héro sensationel.
Maupassant raconte la simple vérité, Jeannene vit pas des évenements incroyables.
ex : Rosalie dit "La vie ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit."
= vie, vérité simple, pas d'extrême.

3- ?

B) Antithèse :

1-Subjectivité de l'auteur :
L'auteur est vaniteux de vouloir écrire Une Vie. Est il possible d'écrire réellement Une Vie dans ses moindre détours ?
L'auteur à sa vision des choses, de la vie.
Jeanne est un personnage fictif, crée par maupassant.
ex : rapprochement avec la façon pessimiste de maupassant de voir la vie.

2-Romantisme :
Maupassant fait des adéquations, il compare le temps (météo) avec les humeurs de Jeanne.
Le temps (météo) annonce le destin de Jeanne.
ex : chapitre1 premier paragraphe = l'horizon noir annonce le triste destin de jeanne.
ex : chapitre 2 deuxième paragraphe = arrivée aux Peuples, il fait beau, Jeanne est heureuse.

3- ?








Voilà ce que j'ai …
Il me manque donc deux arguments, en sachant que d'après mon professeur de français, dans mon deuxième argument de l'antithèse, le romantisme ne suffit pas.


Et bien,… maintenant si vous avez des idées ou un avis sur mes idées …

Mercii
On peut sans doute dire que cette "humble vérité" est synonyme de réalisme (il ne faut pas que tu oublies de mentionner qu'Une vie est une oeuvre réaliste), peut-être peux-tu déjà creuser ce côté là. Pour l'antithèse, il faudrait peut-être parler de l'accumulation de malheurs que Jeanne connaît, qui peut faire penser à une exagération de la part de Maupassant, à une volonté d'émouvoir le lecteur mais par conséquent, d'être un peu infidèle à cette "humble vérité". Tes idées de départ sont bonnes en tout cas, je pense.
Oui je suis d'accord avec Comateen et je trouve que tu dévies un peu du sujet dans ton II : "humble" n'est pas synonyme de "triste", mais plutôt de simple, modeste, sans fioriture. Donc cela reviendrait à dire qu'il peint la réalité d'une vie fidèlement, dans toute sa simplicité et sa médiocrité, sans l'embellir, sans l'enlaidir, sans tricher.
Donc l'antithèse ne peut pas être "il y a aussi des événements heureux". Elle consisterait plutôt selon moi à montrer qu'un roman n'est jamais le simple reflet de la réalité , mais une vision de l'auteur, une interprétation, une sorte de "montage" comme le remarque Comateen, pour écrire en quelque sorte l'exemple type d'une vie médiocre au XIXème.
Tu as raison … et puis … euh … enfin, tu as raison, voilà tout !!!! je n'ai rien à dire là dessus !!!!
hum, …. la vision de l'auteur, je crois y avoir pensé, mais je ne l'ai pas écrit … mes idées ne sont pas très claires … !!!!
L'auteur, ne donnent que son opinion.

merciiiii
Il ne donne pas exactement son opinion, mais il nous présente un aspect des choses, celui qu'il a choisi de mettre en valeur, celui sur lequel il veut attirer notre attention. Donc il fait des choix , qui ne seraient sans doute pas les mêmes chez un autre auteur, et qui orientent notre conception de LA vérité d'une vie au XIXème.

Ceci dit (pour le I), au lieu de raconter la vie d'un "héros" au vrai sens du terme comme dans certaines oeuvres, la vie d'un personnage hors du commun (dans la vertu ou le vice d'ailleurs), Maupassant a choisi un personnage banal, presque "type" de la jeune femme naïve qui sort du couvent sans expérience de la vie, sans esprit critique, et beaucoup d'entre elles devaient vivre ce genre de situations. Donc il peint bien l'humble vérité, dans toute sa simplicité et sa médiocrité.
Tu as pensé à la préface de Pierre et Jean de Maupassant qui parle du réalisme justement ?
Bon courage !
Ammy a écrit :Maupassant a choisi un personnage banal, presque "type" de la jeune femme naïve qui sort du couvent sans expérience de la vie, sans esprit critique, et beaucoup d'entre elles devaient vivre ce genre de situations. Donc il peint bien l'humble vérité, dans toute sa simplicité et sa médiocrité.
Tu as pensé à la préface de Pierre et Jean de Maupassant qui parle du réalisme justement ?
Bon courage !
Il serait intéressant de dresser des parallèles entre différents protagonistes.
On sait par exemple que Maupassant s'est inspiré de Madame Bovary pour écrire son roman.
Je ne pense pas que l'humble vérité puisse être en aucun cas, ni de quelque manière que ce soit le résumé d'un roman, et dans le cas de celui-ci, rempli de personnages et de péripéties, cette appréciation ne donne pas la moindre notion du contenu du roman.

Si on veut tout de même donner du sens à ces mots d'humble vérité, c'est à l'attitude du romancier qu'il faut les appliquer. Mais encore l'humilité n'est pas du tout l'attitude de l'auteur qui est au contraire très ambitieux, vise à faire une prouesse, y réussit et a écrit un chef-d'œuvre. C'est seulement dans la manière de travailler que la volonté d'écrire vrai conduit l'écrivain à s'effacer pour ne présenter que l'histoire elle-même sans y mélanger quoi que ce soit d'extérieur qui ne soit directement en rapport avec les personnages et leur interaction dans la vie.

Il faudrait donc écarter les remarques générales, car ce n'est ni de la vie ni de la vie des femmes qu'il est question, mais d'une histoire particulière, certes inventée, mais racontée en collant au plus près de la vérité des caractères, des situations et même des paysages.

On pourrait croire qu'il y a un autre aspect: la vie des humbles, avec la servante et même le chien qui prennent une importance égale à celle des gens en vue. Seulement ce parti pris n'est pas politique ou social, il est littéraire. C'est seulement en effaçant la gloriole que d'autres mettent, quitte à la discuter, dans la qualité de noble ou de prêtre, et pour serrer de plus près la vérité, que tout le monde se trouve à rang égal devant le romancier. Ce n'est pas le parti pris d'écrire la vie des humbles (comme pour Victor Hugo dans Les misérables).

Ce qu'il y a de réellement déplaisant dans cette appréciation, c'est qu'elle balaye complètement l'idée qu'on est devant un chef d'œuvre qui vise à dépasser Madame Bovary et y réussit. On a l'impression qu'elle émane de quelqu'un qui ne connait de Maupassant que les nouvelles et n'y voit que des instantanés pris sur le vif.
Merci à tous !!!! maintenant je vais m'y mettre pour du bon !!!
je sort les stylos !!!!!!!!