Verbe faillir au présent

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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J'ai un verbe à vous faire conjuguer, je l'ai rencontré dans le dictionnaire et l'ai trouvé très différent des autres, jamais je n'aurais pensé qu'il se conjuguerait ainsi, j'ai demandé à ma grand-mère de me le conjuguer, elle n'a pas su (c'est pourtant une femme de lettres); elle m'a dit, vexée de n'avoir trouvé la réponse, que mon Bescherelle était périmé 🙂
Alors je pense que seules les personnes ayant un Bescherelle dans la tête sauront répondre, et encore !
Enfin, peut-être vous surestimè-je trop…

Bref, le verbe:

Faillir.

Conjuguez-le moi au présent de l'indicatif !

(Les autres temps ne sont pas trop difficiles, seules les 3e personnes sont…étranges.)
https://www.capeutservir.com/verbes/verbes.php?verbe=faillir

en accord avec mon Bescherelle, qui signale que le présent est archaïque et désuet.
Bonsoir.


Le verbe faillir ne se conjugue plus au présent de l'indicatif.
Mais en ancien français, il se conjuguait ainsi :

je faux
tu faux
il faut
nous faillons
vous faillez
ils faillent


On peut remarquer que la troisième personne du singulier de faillir se confond avec celle du verbe falloir, qui a la même origine.

Il faut (verbe faillir) = il manque, donc "il est nécessaire", donc : Il faut (verbe falloir). Il s'en faut de peu = il manque peu de chose.

Je ne trouve pas que les troisièmes personnes des autres temps soient particulièrement étranges : il faillait, il faillit, il a failli, il faillira… Quoi de plus normal ?
Ouah, vous avez trouvé cela sans tricher ? (je veux dire, sans demander l'avis du beschrelle ? !) 🙂 Mais je ne peux alors pas utiliser se verbe au présent ? Si je fais une éxpréssion écrite pas exemple et que j'emploie le verbe faillir au présent de l'indicatif, le correcteur risque-t-il de me le compter faux ?
Mon traitement de texte, comme le correcteur de ce site, admet très bien la conjugaison de faillir. Mais pas dans le sens de faire faillite, où il se conjugue très régulièrement comme finir : il n'aime pas faillissons faillissez faillissent. Celui du site admet lui faillissent , mais pas faillissons et faillissez.
Dans un devoir, au présent, on peut toujours utiliser "manquer" au lieu de "faillir".
Ce sera sûrement moins ambigu, plus clair pour le correcteur.

Cet homme fautmanque à sa parole.
Je fauxmanque de tomber.


Pas de problème au passé composé, bien sûr :

Cet homme a failli à sa parole.
J'ai failli tomber.
Jehan est un excellent modérateur, il a réponse à tout.
Tu vas me faire rougir… =)
Mais personne n'a réponse à tout.
Avant de proposer des réponses, modérateur ou pas, essayer simplement de se poser les bonnes questions, ça n'est déjà pas si mal.
Hum… Je vois, mais j'ai tout de même le droit de l'employer! Si je veux par exemple éviter trop de répétitions…

Sinon, j'ai emprunté un beschrelle au CDI mais il est déstiné aux collègiens je crois et par conséquent, le verbe faillir n'est pas conjugé au présent de l'indicatif, seul la 3e personne du singulier est écrite.
Et défaillir ?
Pourquoi est-ce que çà ne pose pas de problème ?
Bonsoir Jouly,

Tu as tous les droits, y compris celui de dire à ta grand-mère (si tu as oublié de lui formuler tes vœux) : « Je faux à tous mes devoirs »… =D

Quand un emploi est dépassé, désuet, totalement inemployé : il faut l'éviter comme la peste pour éviter le ridicule !

Tu fais comme tu veux… Mais nous et les bouquins te disons que ça ne se dit plus, pas, plus du tout. 🆒

Muriel
D'accord! Merci beaucoup en tout cas !!
Putakli a écrit :
Et défaillir ?
Pourquoi est-ce que ça ne pose pas de problème ?
On ne peut répondre que par un truisme :
Parce que lui, il se conjugue à tous les temps… et comme tous les autres verbes en -aillir du 3e groupe.
J'ai lu dans Molière: "Pourquoi est-ce que votre fille est muette ? - C'est parce qu'elle ne parle pas", et j'admets parfaitement qu'on n'ait pas personnellement d'autre explication à produire.
Mais, de là à déclarer qu'on ne puisse pas répondre autrement…

Je réitère ma question: Pourquoi est-ce que faillir ne se conjugue pas comme défaillir ?
Ah, c'est une tout autre question. =)

Car la première était : "Pourquoi "défaillir" ne pose-t-il pas de problèmes ?"
J'ai répondu qu'il ne posait pas de problèmes parce qu'il se conjuguait, lui, à tous les temps, et comme les autres verbes du 3e groupe en -aillir. C'est bien pour cela qu'il ne pose pas de problèmes, non ?

Pourquoi est-ce que "faillir" ne se conjugue pas comme "défaillir" ?
est une autre question nettement plus intéressante.
Mais je reconnais ne pas avoir de réponse pour l'instant, si tant est qu'on doive absolument trouver une réponse à tout… Dans la foulée, on pourrait aussi se demander pourquoi voir et prévoir se conjuguent différemment au futur, pourquoi dire et maudire se conjuguent différement au présent…

J'essaierai d'y réfléchir…
Qu'en pensez-vous, de votre côté ?
Peut être parceque ces deux verbes sont totalement différents pour leurs significations, non ? Défaillir n'est pas l'inverse de faillir…
Je n'en sais rien, j'émets des hypothèses, mais il n'y a peut-être tout simplement pas de réponse à cette question, ou alors cela vient du latin…
Une piste dans le Béscherelle ?
Le verbe faillir se conjugue sur assaillir, mais certains temps sont moins usités (présent de l’indicatif au singulier, futur simple et conditionnel présent), sans doute en raison d’hésitations dues à la persistance de formes archaïques aujourd’hui sorties de l’usage, telle que : je défaus, tu défaus, il défaut. Indicatif futur : je défaudrai, etc.
De même, pourquoi saillir se conjugue-il comme finir et non comme les verbes en -aillir dint le modèle est assaillir ?
C'est en fait un peu plus compliqué :
Le verbe saillir se conjugue comme finir (2e groupe) au sens de "couvrir la femelle":
"Les étalons saillissent les juments." (participe présent saillissant)
Mais il se conjugue bien comme assaillir (3e groupe) au sens de "déborder, faire saillie" :
"Ses muscles saillent ." (participe présent saillant)
J'essaierai d'y réfléchir…
Qu'en pensez-vous, de votre côté ?
N'y aurait-il pas, concernant les désinences du présent de l'indicatif, une proximité quelconque entre ce verbe et le mot défaut ? On faut comme on fait défaut, peut-être.
Je ne suis pas du tout grammairien, et ne fais de la langue qu'un usage intuitif et non un usage savant. Je pense à mon lecteur et à l'usage qu'il fait lui-même de la langue de façon intuitive et à ce qu'il comprendra en lisant ce que j'écris.
Dans cette perspective, il me semble que les groupements que font les grammairiens pour formuler des règles portent essentiellement sur des conjugaisons déterminées par des terminaisons que les préfixes ne devraient pas affecter, du moins au premier chef.
Dans le cas de maudire, je sens une raison euphonique de renforcer la sifflante que je ne peux pas bien expliquer. Mais c'est sans répercussion sur le verbe racine, tandis que l'étouffement qui frappe le verbe faillir me parait bizarre.
Lucretius devrait avoir une idée là-dessus ? Pour défaut, on ne faut pas, on faute.