Bonjour ! J'ai 20 ans, et je suis très, très angoissée. Je pense à changer d’études pour aller en lettres. J’ai bientôt ma licence, et j’ai vraiment envie de faire des études littéraires…
J'ai toujours aimé la littérature, et toujours eu un amour pour la lecture, l'écriture, la poésie, le théâtre, dès mon plus jeune âge…
Au collège/lycée, je faisais peu d’efforts, je me contentais de tout faire à la dernière minute et de réviser la veille, pour toujours bien m’en sortir, même si j’aurai pu mieux faire. Il faut dire que la matière du français était la seule qui me passionnait, et bien que je ne fusse pas très assidue au travail (d’où mes problèmes de syntaxe…conjugaison, grammaire : affreuses fautes, beaucoup de lacunes !), je lisais tout ce qui me tombait sous la main, et mes rédactions plaisaient, et semblaient structurées dans l’ensemble.
Cependant, à la maison, c’était une autre affaire, et bien malheureusement mes parents ont refusé mon orientation (souhait de faire L) en seconde, de peur que cela ne me mène nulle part (pas de débouchés, etc.) et m’ont inscrite en ES. J’étais vraiment déçue, ainsi que ma prof de français qui me suivait de près depuis le collège (dont j’ai toujours contact). J’allais à une dizaine de pièces de théâtre par an, festivals de poésie, de nouvelles, et j’ai lu beaucoup de classiques. Pour dire que tout ce qui relevait du littéraire et des arts me passionnait.
En première, j’avais un prof qui notait large, j’ai donc eu 17 de moyenne, ce qui m’a permise de ne pas être en situation sous la moyenne. Malheureusement, au bac de français, j’ai fait une première crise d’angoisse à l’écrit, sortie au bout de 2 heures et j’ai eu droit à un 8/20. A l’oral, j’ai eu 14/20, ce qui est vraiment moyen. Mais à l’époque, la situation d’examen m’angoissait, même si maintenant, avec 3 années de fac, cela va mieux.
Au bac général, donc, très mauvais résultat, mais il faut dire que les sciences éco, ce n’était pas mon truc…et par manque de travail sérieux…Enfin bref je regrette énormément !
Il y a juste la philo (sauf au bac, évidemment…) qui sauvait ma moyenne en terminale avec un 12, ce qui était plutôt bon pour mon prof.
J’enviais mes camarades qui étaient en lettres et j’étais souvent déprimée en les voyants épanouis dans leur filière. J’ai voulu tenter le tout pour le tout en envoyant un dossier à trois prépas lettres (strasbourg, metz, nancy me semble t-il). Mais le dossier était si mauvais (les remarques étaient toujours passables, montrant un problème de travail, de l’inattention en cours…et puis les notes reflétaient le reste !) qu’il était sûr que je ne serais pas prise. A nouveau déçue, et à la maison, personne ne voulait comprendre mon désarroi.
Après un bac de 10,2 en ES (pour dire la nullité !), en juin, je me retrouvais sans projet, ce qui était assez grave. J’ai donc décidé d’aller en sociologie, puisque dans les sciences humaines et proche de la philosophie. La première année fut peu intéressante au niveau des résultats puisque je n’ai rien glandé, me contentant de la moyenne. En deuxième année, j’ai décidé de m’intéresser plus à ma filière et j’ai commencé à assister à des conférences, débats, et à lire quelques ouvrages tout en continuant à lire des classiques littéraires, et tous mes loisirs. Là, j’ai fait grimper ma moyenne (par rapport aux autres années), et je me suis retrouvée avec mention BIEN sans trop fournir d’efforts (même si très mal organisée et stressée aux examens).
Maintenant, je suis en troisième année, et nous sommes déjà en janvier. J’aime beaucoup la sociologie, surtout l’ethnologie, mais je préfère lire ou écrire. Là, je suis plus dans un système de dissertation de philo (pour les examens, lors des question de réflexion), et étudier lettres est toujours un manque constant. J’essaie de « rester à la page » en m’achetant les derniers Tahar Ben Jelloun, Renaud Camus, etc., juste parce que je me fais énormément plaisir et que j’aime en entendre parler à la radio ou le lire dans des magazines (Le Monde diplomatique, Le Point, etc.)
J’ai discuté avec un conseiller d’orientation, qui se demande pourquoi je ne me lance pas dans de nouvelles études, littéraires. Et maintenant, une troisième année passe, on est en janvier, et je suis morte d’angoisse.
D’un côté, je me dis que vu le peu d’efforts que j’ai fait durant ma scolarité (je le regrette énormément vu mes lacunes, notamment en histoire, difficiles à rattraper !), je n’aurais PAS LE NIVEAU si je me lançais dans les études de lettres, et si j’étais faite pour cela.
D’un autre, je me dis que je n’ai que 20 ans, que je n’ai pas d’attaches, et que comme pour voyager, je n’ai pas peur de me lancer dix ans dans des études. Je les rémunère avec un travail à côté et je peux toucher la bourse dans les 5 ans à venir. Ce n’est pas le problème financier qui m’incombe avant tout. C’est celui du NIVEAU, si je suis vraiment faite pour cela, même si c’est toujours ce que j’ai voulu faire.
La sociologie m’a grandement ouvert l’esprit, m’a fait gagner en maturité, m’a rendue curieuse du monde et de la société dans laquelle on vit, et m’a obligée à me remettre en question (sur mes préjugés, ma façon de vivre, etc.). Je pense que j’ai maintenant une confiance en moi-même que je n’avais pas auparavant, et j’ai pu m’ouvrir plus facilement aux autres, à la culture.
Aujourd’hui, à 20 ans, je suis passionnée de musique classique, d’opéra, de musées, de livres, et je suis très solitaire. Ca ne suffit pas, certes pour aller en lettres, mais quelque chose me dit que je n’aime pas tout cela par hasard.
Je suis sur Metz, mais je désire changer de ville. Aller à Paris ne me fait pas peur, parce que je pense qu’en 3 ans j’ai pu largement réfléchir sur la question de l’indépendance financière et affective pour partir « comme ça ».
Mais je ne suis pas « dans » la filière littéraire, du coup je ne sais pas où aller, et quelles démarches faire.
Mon rêve aurait été une école, mais mon dossier en général n’est pas lisse et brillant comme la plupart, donc je peux déjà abandonner l’idée, même si « pour rire », je peux m’y laisser tenter…
Pour la fac, je ne sais pas où aller. La Fac de Metz est vraiment petite, et je ne désire de toutes manières ne plus rester dans la ville.
Je sais qu’avec une licence, on peut ensuite CHANGER de cursus pour faire directement la DEUXIEME ANNEE. Or, j’ai peur que la première année de lettres soit vraiment difficile pour que j’aie de grosses lacunes lors de cette deuxième année…
Je n’ai non plus pas fait lettres en première/terminale, j’ai peur que cela me porte aussi préjudice…
J’ai donc vraiment besoin de vos conseils, de surtout, VOTRE EXPERIENCE afin de réellement me lancer dans cette aventure, qui sera très périlleuse, mais je ne me vois rien faire d’autre.
J'ai toujours aimé la littérature, et toujours eu un amour pour la lecture, l'écriture, la poésie, le théâtre, dès mon plus jeune âge…
Au collège/lycée, je faisais peu d’efforts, je me contentais de tout faire à la dernière minute et de réviser la veille, pour toujours bien m’en sortir, même si j’aurai pu mieux faire. Il faut dire que la matière du français était la seule qui me passionnait, et bien que je ne fusse pas très assidue au travail (d’où mes problèmes de syntaxe…conjugaison, grammaire : affreuses fautes, beaucoup de lacunes !), je lisais tout ce qui me tombait sous la main, et mes rédactions plaisaient, et semblaient structurées dans l’ensemble.
Cependant, à la maison, c’était une autre affaire, et bien malheureusement mes parents ont refusé mon orientation (souhait de faire L) en seconde, de peur que cela ne me mène nulle part (pas de débouchés, etc.) et m’ont inscrite en ES. J’étais vraiment déçue, ainsi que ma prof de français qui me suivait de près depuis le collège (dont j’ai toujours contact). J’allais à une dizaine de pièces de théâtre par an, festivals de poésie, de nouvelles, et j’ai lu beaucoup de classiques. Pour dire que tout ce qui relevait du littéraire et des arts me passionnait.
En première, j’avais un prof qui notait large, j’ai donc eu 17 de moyenne, ce qui m’a permise de ne pas être en situation sous la moyenne. Malheureusement, au bac de français, j’ai fait une première crise d’angoisse à l’écrit, sortie au bout de 2 heures et j’ai eu droit à un 8/20. A l’oral, j’ai eu 14/20, ce qui est vraiment moyen. Mais à l’époque, la situation d’examen m’angoissait, même si maintenant, avec 3 années de fac, cela va mieux.
Au bac général, donc, très mauvais résultat, mais il faut dire que les sciences éco, ce n’était pas mon truc…et par manque de travail sérieux…Enfin bref je regrette énormément !
Il y a juste la philo (sauf au bac, évidemment…) qui sauvait ma moyenne en terminale avec un 12, ce qui était plutôt bon pour mon prof.
J’enviais mes camarades qui étaient en lettres et j’étais souvent déprimée en les voyants épanouis dans leur filière. J’ai voulu tenter le tout pour le tout en envoyant un dossier à trois prépas lettres (strasbourg, metz, nancy me semble t-il). Mais le dossier était si mauvais (les remarques étaient toujours passables, montrant un problème de travail, de l’inattention en cours…et puis les notes reflétaient le reste !) qu’il était sûr que je ne serais pas prise. A nouveau déçue, et à la maison, personne ne voulait comprendre mon désarroi.
Après un bac de 10,2 en ES (pour dire la nullité !), en juin, je me retrouvais sans projet, ce qui était assez grave. J’ai donc décidé d’aller en sociologie, puisque dans les sciences humaines et proche de la philosophie. La première année fut peu intéressante au niveau des résultats puisque je n’ai rien glandé, me contentant de la moyenne. En deuxième année, j’ai décidé de m’intéresser plus à ma filière et j’ai commencé à assister à des conférences, débats, et à lire quelques ouvrages tout en continuant à lire des classiques littéraires, et tous mes loisirs. Là, j’ai fait grimper ma moyenne (par rapport aux autres années), et je me suis retrouvée avec mention BIEN sans trop fournir d’efforts (même si très mal organisée et stressée aux examens).
Maintenant, je suis en troisième année, et nous sommes déjà en janvier. J’aime beaucoup la sociologie, surtout l’ethnologie, mais je préfère lire ou écrire. Là, je suis plus dans un système de dissertation de philo (pour les examens, lors des question de réflexion), et étudier lettres est toujours un manque constant. J’essaie de « rester à la page » en m’achetant les derniers Tahar Ben Jelloun, Renaud Camus, etc., juste parce que je me fais énormément plaisir et que j’aime en entendre parler à la radio ou le lire dans des magazines (Le Monde diplomatique, Le Point, etc.)
J’ai discuté avec un conseiller d’orientation, qui se demande pourquoi je ne me lance pas dans de nouvelles études, littéraires. Et maintenant, une troisième année passe, on est en janvier, et je suis morte d’angoisse.
D’un côté, je me dis que vu le peu d’efforts que j’ai fait durant ma scolarité (je le regrette énormément vu mes lacunes, notamment en histoire, difficiles à rattraper !), je n’aurais PAS LE NIVEAU si je me lançais dans les études de lettres, et si j’étais faite pour cela.
D’un autre, je me dis que je n’ai que 20 ans, que je n’ai pas d’attaches, et que comme pour voyager, je n’ai pas peur de me lancer dix ans dans des études. Je les rémunère avec un travail à côté et je peux toucher la bourse dans les 5 ans à venir. Ce n’est pas le problème financier qui m’incombe avant tout. C’est celui du NIVEAU, si je suis vraiment faite pour cela, même si c’est toujours ce que j’ai voulu faire.
La sociologie m’a grandement ouvert l’esprit, m’a fait gagner en maturité, m’a rendue curieuse du monde et de la société dans laquelle on vit, et m’a obligée à me remettre en question (sur mes préjugés, ma façon de vivre, etc.). Je pense que j’ai maintenant une confiance en moi-même que je n’avais pas auparavant, et j’ai pu m’ouvrir plus facilement aux autres, à la culture.
Aujourd’hui, à 20 ans, je suis passionnée de musique classique, d’opéra, de musées, de livres, et je suis très solitaire. Ca ne suffit pas, certes pour aller en lettres, mais quelque chose me dit que je n’aime pas tout cela par hasard.
Je suis sur Metz, mais je désire changer de ville. Aller à Paris ne me fait pas peur, parce que je pense qu’en 3 ans j’ai pu largement réfléchir sur la question de l’indépendance financière et affective pour partir « comme ça ».
Mais je ne suis pas « dans » la filière littéraire, du coup je ne sais pas où aller, et quelles démarches faire.
Mon rêve aurait été une école, mais mon dossier en général n’est pas lisse et brillant comme la plupart, donc je peux déjà abandonner l’idée, même si « pour rire », je peux m’y laisser tenter…
Pour la fac, je ne sais pas où aller. La Fac de Metz est vraiment petite, et je ne désire de toutes manières ne plus rester dans la ville.
Je sais qu’avec une licence, on peut ensuite CHANGER de cursus pour faire directement la DEUXIEME ANNEE. Or, j’ai peur que la première année de lettres soit vraiment difficile pour que j’aie de grosses lacunes lors de cette deuxième année…
Je n’ai non plus pas fait lettres en première/terminale, j’ai peur que cela me porte aussi préjudice…
J’ai donc vraiment besoin de vos conseils, de surtout, VOTRE EXPERIENCE afin de réellement me lancer dans cette aventure, qui sera très périlleuse, mais je ne me vois rien faire d’autre.



