Queneau, Zazie dans le métro

Littérature

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous.
J'ai lu ce (petit (par la taille et l'intérêt selon moi)) roman il y a quelques jours. J'en avais entendu beaucoup de bien. Mais je ne comprends absolument pas ce qu'on peut trouver de littérairement intéressant dans ce roman.
Le style de l'écriture ? Ouais.. On aurait pu l'écrire de la même façon déjà, et c'est surtout cruellement facile.
La trame ? Nulle.
Alors mis à part le nom de l'auteur, je ne trouve absolument rien à ce roman. L'originalité peut être, mais la magie n'opère pas pendant toute l'oeuvre. Malheureusement.

Alors je cherche des adeptes de Zazie pour voir ce qui vous a passionné, ou quel intérêt vous avez bien pu trouver à lire ce roman.


Lucien.
Je suis un adepte, mais je vous conseille de lire autre chose.
Je dois étudier ce roman dans le cadre de mon cours : l' enfant au pays des adultes. Je ne l' ai pas encore commencé mais seulement feuilleté et il a l' air assez amusant.
…et même un peu plus que çà.
Oui mais à part ça ? Anybody ? Somebody ? Anyone ? Someone ? Who ?

(j'aimerais bien en parler =| )
Faites donc.
Comme j'ai pu le dire plus haut, je ne vois pas vraiment l'intérêt littéraire de ce roman.

Certes, au niveau de la forme, l'expression est assez originale. Un style qu'on retrouve plus, une réplique (presque) culte , ".. mon cul". Certes certes, on ne peut enlever cela à Queneau. Mais c'est un coutumier du fait. Rien de surprenant donc. Mais il est vrai que lire Zazie détend, c'est quelque chose qui se lit très vite. Mais…

Sur le fond, où est l'intérêt ?
J'ai lu, à droite à gauche, qu'on pourrait le considérer comme un roman d'apprentissage. Je suis loin d'être convaincu par cette interprétation. D'accord, Zazie entre dans un mon d'adulte, symbolisé par la face cachée de son oncle. Sa présence dans le "cabaret" le soir du spectacle l'atteste. La bagarre qui aura lieu est dans la même lignée.
Mais de là à parler de roman d'apprentissage.. On découvre quoi ? Quelle évolution ?
On part d'une fillette curieuse. Au fil de l'oeuvre elle découvre certains mécanismes, mais de manière superficielle. En aucun cas elle apprendra toute la complexité de la situation de son oncle, ni de celle de sa mère.
Alors quoi d'autres… Les préjugés d'une société ? Avec les suspections de pédale ?
Le mystère du personnage aux milles facettes ? (successivement faux inspecteur policier..).

Bref, je ne vois pas de grandes questions soulevées, bien trop superficiel.
A part le lire pour s'occuper, comme je l'ai fais dans le train, je ne vois pas..
1 - Une partie importante des relations enfant-adulte joue sur le retournement cause-effet. Il consiste à dénoncer l'erreur de prendre l'effet pour la cause. Ce jeu se répète en un grand nombre de parties suivies de revanches. Par exemple, quand La Boétie écrit Le Traité de la servitude volontaire, il a beau jeu de montrer que le commandement résulte de l'obéissance de telle manière qu'on a l'impression de faire une découverte en s'en apercevant. Aujourd'hui, on peut le confirmer en observant que la mode montre un appétit d'obéissance qui se manifeste alors même qu'il n'y a pas de commandement. Quand des gens suivent la mode, il n'y a pas besoin de les contraindre pour commander, il suffit de rafler le commandement en tirant les ficelles de la mode.

2 - Mais si l'on va plus loin et remarque que, dans ce jeu, la règle consiste à chercher une cause à un effet, en supprimant la règle, on supprime le jeu et il n'y a plus de gagnants ni de perdants. "Tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire", déclare Zazie, et une fois qu'elle a trouvé cela, aucun pouvoir ne s'exerce plus sur elle.

C'est cela qui fait le fond de l'intérêt du roman.
Putakli a écrit :"Tu causes, tu causes, c'est tout ce que tu sais faire", déclare Zazie
Euh… Ce n'est pas plutôt la phrase du perroquet? À moins que Zazie ne la prononce aussi…
C'est plutôt le perroquet qui la répète.
A vrai dire il y a PLEIN de chose à dire sur ce roman.
En classe nous l'étudions en ce moment même (et à vrai dire je cherchais quelques idées) mais je trouve que dire que c'est un roman sans intérêt c'est passer à côté de quelque chose.
Je m'explique, le "mon cul" n'est pas qu'un style c'est une manière qu'a Zazie de dénoncer la platitude du discours des adultes. Bien sûr il y a aussi ce style avec ces mots écrits "bizarrement" propre au style de Queneau
Ensuite ce n'est pas un enchainement sans queue ni tête ce livre, non, il y a un véritable jeu et on remarque que le narrateur est le maître du jeu (avec le chiffre 7, avec la structure à la fois classique et circulaire, avec aussi Troucsaillon qui apparait toutes les 25/27 pages ==> c'est quelque chose tout de même !)
Le désintérêt de la politique pour se concentrer sur leur quotidien.
Il aussi ce jeu sur le réel et l'irréel intéressant. Queneau construit quelque chose de réel qu'il contamine par la suite. Par exemple l'identité des personnages (Gabriel devient Gabriella, Marcelline ==> Marcel et Troucsaillon alors !).
Les références à la guerre (39-45) et l'américanisation ne t'ont pas interpellées ?
Je ne suis pas pro Queneau (loin de là) mais j'aimerais défendre un travail comme le sien qui n'est pas du n'importe quoi pour passer le temps. Et puis, ne faut-il pas oublier que Queneau jouait sur l'écriture (OuLiPo).
Bonjour à tous.
J'ai lu ce (petit (par la taille et l'intérêt selon moi)) roman il y a quelques jours. J'en avais entendu beaucoup de bien. Mais je ne comprends absolument pas ce qu'on peut trouver de littérairement intéressant dans ce roman.
Le style de l'écriture ? Ouais.. On aurait pu l'écrire de la même façon déjà, et c'est surtout cruellement facile.
La trame ? Nulle.
Alors mis à part le nom de l'auteur, je ne trouve absolument rien à ce roman. L'originalité peut être, mais la magie n'opère pas pendant toute l'oeuvre. Malheureusement.

Alors je cherche des adeptes de Zazie pour voir ce qui vous a passionné, ou quel intérêt vous avez bien pu trouver à lire ce roman.
Ce qui est paradoxal c'est que tu dises très justement que la magie n'opère pas dans Zazie comme dans n'importe quel autre roman, alors que tu n'arrives pas à saisir la finesse de l'écriture de Queneau.

Et je ne dis pas ça méchamment mais réduire un auteur - qui est sûrement pour moi l'un des plus grands du XXe siècle - encore plus bas que ce qui peut être couramment cité, je trouve ça un peu facile. Trop même.

Queneau s'adresse à un public littéraire trié sur le volet - sans pédanterie aucune d'ailleurs - et sûrement pas dans le cas de cette œuvre, au tout venant.

Je ne peux que te conseiller d'étudier plus profondément une œuvre avant de l'incendier ici, ça évitera de manquer de respect à la littérature elle-même. (ce à quoi Zazie renvoie justement.)
(Zodot vous pourriez être un peu moins incisif. La littérature, ce n'est pas se prosterner devant une oeuvre parce que ça se fait depuis des générations. La littérature, c'est débattre, argumenter, partager. Ça vous plait, très bien, mais gardez un peu de manières et éviter de démonter un membre qui propose, justement, de discuter!)
Je n'ai rien contre le fait de trouver un juste milieu, simplement pour l'instant l'auteur de ce sujet n'a même pas fait l'effort de proposer un avis intelligent et constructif, je ne vois pas en quoi il y aurait discussion.

Navré de m'emporter, mais c'est une attitude assez désagréable à supporter dans la mesure où ne serait-ce que pour le travail de l'écrivain, le moindre des respects que l'on puisse lui apporter soit un avis intelligent et critique. Cela suscite tout de même une certaine humilité, je trouve agaçante cette attitude présomptueuse de juger tout et tout le monde sous prétexte que cela ne nous plaît pas.

Certes, chacun a droit à la parole, mais qu'il fasse un bon usage de celle-ci.

(Même si le sujet date déjà cela reste tout aussi vrai désormais…)