Oh ! celle-là, il fallait la trouver ! Bravo. 😂
Voltaire, Candide, chapitre 19 - En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu…
88 réponses · Page 4 / 5
Voici un extrait de Candide que j'ai pour mon bac de francais qui est dans 1 semaine (oral)!!
Ma question est : Par quels moyens Voltaire reussit-il a dénoncer l'esclavage et l'optimisme?
J'ai vu par l'analyse faite en cours et internet que c'était majoritairement grâce au registre pathétique, à l'objectivité presque déconcertante de l'esclave qui fait juste un "constat" et par l'ironie, mais dois-je en faire trois parties distinctes (dans un commentaire) ou en mixer certaines (certaines étant imbriquées l'une d'ans l'autre)
Merci à vous!!
Cordialement.
Ma question est : Par quels moyens Voltaire reussit-il a dénoncer l'esclavage et l'optimisme?
J'ai vu par l'analyse faite en cours et internet que c'était majoritairement grâce au registre pathétique, à l'objectivité presque déconcertante de l'esclave qui fait juste un "constat" et par l'ironie, mais dois-je en faire trois parties distinctes (dans un commentaire) ou en mixer certaines (certaines étant imbriquées l'une d'ans l'autre)
Merci à vous!!
Cordialement.
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite.
"Eh! mon Dieu! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois?
- J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre.
- Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi?
- Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons au sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe: je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait: "Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux; tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère." Hélas! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous; les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible.
- O Pangloss! s'écria Candide, tu n'avais pas deviné cette abomination; c'en est fait, il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme.
- Qu'est-ce qu'optimisme? disait Cacambo.
- Hélas! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal"; et il versait des larmes en regardant son nègre; et en pleurant, il entra dans Surinam.
Par quels moyens Voltaire réussit-il a dénoncer l'esclavage et l'optimisme?
Comment peux-tu être sûr(e) que ce sera la problématique retenue par l'examinateur ? Certes, tout tourne autour de ceci dans le texte, mais tout de même…Il existe des examinateurs inventifs. 😉
A l'oral, on est moins emprisonné dans le carcan du commentaire canonique de l'écrit. Mais je te conseille, comme tu le suggères, de faire des parties distinctes, sinon ça fait désordre et il y a risque de répétition.
Comment peux-tu être sûr(e) que ce sera la problématique retenue par l'examinateur ? Certes, tout tourne autour de ceci dans le texte, mais tout de même…Il existe des examinateurs inventifs. 😉
A l'oral, on est moins emprisonné dans le carcan du commentaire canonique de l'écrit. Mais je te conseille, comme tu le suggères, de faire des parties distinctes, sinon ça fait désordre et il y a risque de répétition.
Bonjour,
j'ai un commentaire littéraire a rédigé sur Le nègre de Surinam :
I) Une argumentation indirecte: à travers les paroles de nègre de Surinam, Voltaire dresse un réquisitoire de plus en plus violent contre l'esclavagisme
1) Les tèmes du réquisitoire
2)La progression du réquisitoire
3)L'irone voltairienne sous-jacente
II) Candide perd sa cadeur
1)De la surprise
2… à l'émotion
Quand pensez-vous et pourriez vous me donner quelques conseil pour le développement et me donner quelques idées?
Merci d'avance
j'ai un commentaire littéraire a rédigé sur Le nègre de Surinam :
"En approchant de la ville, ils RENCONTRÈRENT un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ?Je vous présente mon plan
– J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre.
– Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ?
– Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.
– Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme.
– Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo.
– Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal.
Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam."
I) Une argumentation indirecte: à travers les paroles de nègre de Surinam, Voltaire dresse un réquisitoire de plus en plus violent contre l'esclavagisme
1) Les tèmes du réquisitoire
2)La progression du réquisitoire
3)L'irone voltairienne sous-jacente
II) Candide perd sa cadeur
1)De la surprise
2… à l'émotion
Quand pensez-vous et pourriez vous me donner quelques conseil pour le développement et me donner quelques idées?
Merci d'avance
Peut-être conviendrait-il de montrer d'abord les caractéristiques de ce récit
puis son utilisation par Voltaire : un conte devenu pamphlet et réquisitoire
enfin, rappeler la portée du conte philosophique dont Candide est le personnage qui poursuit sa formation.
puis son utilisation par Voltaire : un conte devenu pamphlet et réquisitoire
enfin, rappeler la portée du conte philosophique dont Candide est le personnage qui poursuit sa formation.
Quand pensez-vous …Tout le temps, je pense tout le temps, mais pourquoi voulez-vous le savoir ?
Sans doute vouliez-vous écrire qu'en pensez-vous ? que pensez-vous de cela…
Delia, j'en mourais d'envie mais j'ai pas osé… 😀
Johana plus sérieusement si tu as trouvé ce plan, tu dois savoir ce que tu voulais développer dans chaque partie (personnellement je trouve d'abord tout ce que je veux dire puis je l'organise en plan : je te conseille de suivre la même méthode car trouver des titres sans savoir ce que l'on a à dire n'a pas trop de sens selon moi…)
Il me semble que tu n'auras pas assez d'éléments pour ton II. Candide passe de la surprise à l'émotion, c'est vrai, mais de là à en faire deux sous-parties… Ton I risque d'être disproportionné.
Johana plus sérieusement si tu as trouvé ce plan, tu dois savoir ce que tu voulais développer dans chaque partie (personnellement je trouve d'abord tout ce que je veux dire puis je l'organise en plan : je te conseille de suivre la même méthode car trouver des titres sans savoir ce que l'on a à dire n'a pas trop de sens selon moi…)
Il me semble que tu n'auras pas assez d'éléments pour ton II. Candide passe de la surprise à l'émotion, c'est vrai, mais de là à en faire deux sous-parties… Ton I risque d'être disproportionné.
Ammy, ce que j'en dis à Joanna, c'est pour lui éviter de perdre des points à cause de l'orthographe…
Mais il arrive que les collègues imposent le plan aux élèves.
(personnellement je trouve d'abord tout ce que je veux dire puis je l'organise en plan : je te conseille de suivre la même méthode car trouver des titres sans savoir ce que l'on a à dire n'a pas trop de sens selon moi…)Selon moi aussi : nous ne répéterons jamais assez ce conseil de bon sens.
Mais il arrive que les collègues imposent le plan aux élèves.
Pouvez-vous m'aider pour rédiger un commentaire sur le chapitre XVI de Candide de Voltaire please.
Je sais pas comment faire et par où commencer. :/
Je sais pas comment faire et par où commencer. :/
Quelles sont les limites exactes de l'extrait à commenter ?
Quelle est exactement la question du sujet ?
Où en es-tu de ta première analyse du texte ?
Quelle est exactement la question du sujet ?
Où en es-tu de ta première analyse du texte ?
C'est un extrait du chapitre XIX en fait.
J'ai l'extrait que ma prof m'a donné et c'est sur l'esclavagisme avec le Mr.Vanderdendur, le maître d'un esclave.
La seule chose que ma prof a écrite :
"Rédiger le commentaire complet du texte de Voltaire (méthode du commentaire + plan détaillé du texte de Voltaire)"
La question : "Comment Voltaire dénonce-t-il l’esclavage dans ce texte ?" J'en suis vraiment au tout début.
J'ai l'extrait que ma prof m'a donné et c'est sur l'esclavagisme avec le Mr.Vanderdendur, le maître d'un esclave.
La seule chose que ma prof a écrite :
"Rédiger le commentaire complet du texte de Voltaire (méthode du commentaire + plan détaillé du texte de Voltaire)"
La question : "Comment Voltaire dénonce-t-il l’esclavage dans ce texte ?" J'en suis vraiment au tout début.
Je répète : il faut les limites exactes (première phrase et dernière phrase) de l'extrait et le tout début de ton travail.
J'ai écris cela pour le moment. Est-ce un bon début ?
Problématique : Comment Voltaire dénonce-t-il l’esclavage dans ce texte ?
Intro : Cette extrait du chapitre XIX de Candide écrit par Voltaire (1694-1778) étant du Siècle des Lumières traite le sujet de l'esclavagisme en un conte philosophique. Il raconte que Candide est arrivent à Surinam et rencontrent un esclave qu’on a amputé des membres parce qu’il a tenté de fuir.
I ) Axe 1 : La mutilation de l’esclave
a. La mutilation physique
Le lecteur ainsi que Candide et son valet découvrent « in medias res » l’horreur de la mutilation par la vue d'un esclave étendu à terre en vie. «En approchant de la ville, […] ,que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? » l.1à4, on remarque qu'avec cette question rhétorique de la part de Candide qu'il est fortement surpris dans quel état peut être un esclave, cette question interroge à la fois l'esclave et le lecteur pour dénoncer l'esclavagisme. Ainsi quand on lit qu'il manque à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite cela donne de la froideur puis on en conclut que le maître n'a aucune pitié par la façon dont il traite leur esclave.
b. La mutilation de la part du négociant
Le négociant, Mr Vanderdendur, met en esclavage l'esclave pour des raisons économiques, pour la production sucrière. « Quand nous travaillons aux sucreries, […] on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. » l.8 à 10. Soit quand la meule leur attrape le doigt on peut rien y faire mais jusqu'à que le maître coupe la main de son esclave car il a un doigt en moins, je trouve cela absurde. Puis c'est exactement pareil pour l'autre cas, déjà s'il veut s'enfuir c'est qu'il a des raisons sûrement à cause de la mal traitance, cela n'est pas une raison de priver un humain d'un de ses membres juste parce qu'il est qu'un esclave aux yeux des négociants. Allez savoir pourquoi il utilise le procédé de symétrie en lui coupant le membre opposé à celui dont il a été accidenté puis par la suite volontairement coupé ? Ensuite l'esclave n'a pas eu le choix, il s'est réduit a être un esclave pour manger du sucre comme il le dit : « C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe » l.10 et 11 ses raisons sont économiques.
Problématique : Comment Voltaire dénonce-t-il l’esclavage dans ce texte ?
Intro : Cette extrait du chapitre XIX de Candide écrit par Voltaire (1694-1778) étant du Siècle des Lumières traite le sujet de l'esclavagisme en un conte philosophique. Il raconte que Candide est arrivent à Surinam et rencontrent un esclave qu’on a amputé des membres parce qu’il a tenté de fuir.
I ) Axe 1 : La mutilation de l’esclave
a. La mutilation physique
Le lecteur ainsi que Candide et son valet découvrent « in medias res » l’horreur de la mutilation par la vue d'un esclave étendu à terre en vie. «En approchant de la ville, […] ,que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? » l.1à4, on remarque qu'avec cette question rhétorique de la part de Candide qu'il est fortement surpris dans quel état peut être un esclave, cette question interroge à la fois l'esclave et le lecteur pour dénoncer l'esclavagisme. Ainsi quand on lit qu'il manque à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite cela donne de la froideur puis on en conclut que le maître n'a aucune pitié par la façon dont il traite leur esclave.
b. La mutilation de la part du négociant
Le négociant, Mr Vanderdendur, met en esclavage l'esclave pour des raisons économiques, pour la production sucrière. « Quand nous travaillons aux sucreries, […] on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. » l.8 à 10. Soit quand la meule leur attrape le doigt on peut rien y faire mais jusqu'à que le maître coupe la main de son esclave car il a un doigt en moins, je trouve cela absurde. Puis c'est exactement pareil pour l'autre cas, déjà s'il veut s'enfuir c'est qu'il a des raisons sûrement à cause de la mal traitance, cela n'est pas une raison de priver un humain d'un de ses membres juste parce qu'il est qu'un esclave aux yeux des négociants. Allez savoir pourquoi il utilise le procédé de symétrie en lui coupant le membre opposé à celui dont il a été accidenté puis par la suite volontairement coupé ? Ensuite l'esclave n'a pas eu le choix, il s'est réduit a être un esclave pour manger du sucre comme il le dit : « C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe » l.10 et 11 ses raisons sont économiques.
Je suis passée sur cette oeuvre pour le bac de francais voila mon plan :
_ Introduction
_ I) Description de l esclave et art de la mise en scene romanesque
_ II) Le discourt de l esclave: un requisitoire contre l esclavage
_ Introduction
_ I) Description de l esclave et art de la mise en scene romanesque
_ II) Le discourt de l esclave: un requisitoire contre l esclavage
Bonjour,
Je suis actuellement en train de travailler sur un commentaire composé concernant Candide de Voltaire, le chapitre 19, "Le nègre de Surinam" dont le sujet est "Comment Voltaire parvient-il à critiquer l'esclavage de manière efficace ?". Aucune idée, aucun plan ne me vient à l'esprit… Avez-vous des axes pour me mettre sur la piste ?
Merci et bonne journée 🙂
Je suis actuellement en train de travailler sur un commentaire composé concernant Candide de Voltaire, le chapitre 19, "Le nègre de Surinam" dont le sujet est "Comment Voltaire parvient-il à critiquer l'esclavage de manière efficace ?". Aucune idée, aucun plan ne me vient à l'esprit… Avez-vous des axes pour me mettre sur la piste ?
Merci et bonne journée 🙂
Appel à la pitié.
Appel à la raison.
Appel à la raison.
le sujet est "Comment Voltaire parvient-il à critiquer l'esclavage de manière efficace ?"Efficace ?
Brillante, sarcastique et même ricanante, mais efficace…
En773, Bernardin de Saint-Pierre a pu écrire :
Je suis fâché que des philosophes qui combattent les abus avec tant de courage n'aient guère parlé de l'esclavage des Noirs que pour en plaisanter.
Bien sûr, on peut s'interroger sur les résultats. Assurément, ils se font attendre jusqu'en 1848.
Mais à ce compte on peut se poser des questions sur toute la littérature polémique et satirique. Les armes bien sûr pèsent plus que les mots.
D'ailleurs, je ne trouve pas que ce chapitre soit spécialement plaisantin.
Un aveu d'impuissance tout au plus; Candide ne fait rien, il pleure.
Mais à ce compte on peut se poser des questions sur toute la littérature polémique et satirique. Les armes bien sûr pèsent plus que les mots.
D'ailleurs, je ne trouve pas que ce chapitre soit spécialement plaisantin.
Un aveu d'impuissance tout au plus; Candide ne fait rien, il pleure.
Assurément, il se font attendre jusqu'en 1848.Pas si longtemps : 1794.
Bonaparte rétablit l'esclavage en 1802, pour des motifs purement économiques.
Pour lire une argumentation solide, basée sur la conviction (et non la persuasion à base de pathétique larmoyant), il faut attendre 1781 et les Réflexions sur l'esclavage des Nègres de Condorcet.