Voltaire, Candide, chapitre 19 - En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu…

Entraide scolaire

88 réponses · Page 2 / 5

Bonjour,

Je passe mon bac oral de Français fin juin et je fais des fiches pour pouvoir me préparer correctement. J'ai besoins de quelques informations pour Candide chapitre XIX :

- Je sais déjà que Voltaire dénonce l'optimisme, l'usage et l'esclavage. Dans mes notes, j'ai marqué qu'il s'attaquait aussi à la religion. Sur internet je trouve également certaines idées qui montrent que la religion est critiquée : pouvez-vous m'expliquer le raisonnement exact ? Personnellement je pense exactement le contraire … l'Eglise dit que les hommes sont "tous enfants d'Adam, blancs et noirs", donc notion totalement opposée à l'esclavage, non ?
- le mot fétiche est utilisé plusieurs fois mais ne désigne pas la même chose : il a plusieurs sens. Je n'arrive pas a comprendre réellement ce qu'il désigne à chaque fois. Quelles sont donc les définitions possibles du mot et lesquelles sont appliquées dans ce texte ?

Voici le texte :
"En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? - J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

- Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme. - Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam."
Dans l'attente d'une réponse,
Merci
Voltaire critique le fanatisme religieux, il ne compare pas la Religion à l'esclavagisme (à ne pas confondre avec l'esclavage), mais les cardinaux et évêques qui, à ses yeux, s'attachent beaucoup trop aux choses matériels tel que l'argent au lieu de se soucier de leur foi et de leur Dieu.
Voltaire (on peut le voir grâce à son Traité sur la Tolérance) est déiste, c'est à dire croyant en Dieu, mais refusant de suivre les dogmes, car pour lui, cela mène seulement au fanatisme (autre terme utilisé pour désigner celui-ci : l'obscurantisme religieux).

Dans cette partie du chapitre 19 de Candide ou l'optimisme, nous avons la critique de l'esclavagisme, de la Religion, et enfin de l'optimisme.

Esclavagisme :
Triple mutilation du nègre
Physique : double amputation
Sociale : privation d'identité et de statut social
Intellectuelle et culturelle : déshumanisation. Comparaisons aux chiens (=obéissants), aux singes (= mimétisme gestuel) et aux perroquets (=mimétisme verbal).
Il y a aussi une allusion au Commerce Triangulaire (code noir) (→ système économique brutal et cynique)

Religion :
La Religion est ramenée au fétichisme dans le texte ("nos fétiches" et "fétiches hollandaises"). A Surinam, la parole biblique est une illusion détournant les esclaves de la révolte. En Guinée, l'adoration des fétiches => passivité acceptant la loi du plus fort comme ordre divin auquel il faut se soumettre. Il y a donc une dénonciation de l'hypocrisie des prêtres.
Pour en revenir à ce que tu demandais, il y a certaines choses rédigées dans la Bible qui ne sont pas respectées par les prêtres pourtant censés représenter celle-ci.

Tu peux aussi rapprocher cette partie du chapitre à la lettre 24 des Lettres Persanes de Montesquieu, peut-être à partir de là que tu comprendras mieux la critique.


En espérant t'avoir aidé.

Sur ce.
bonjour/bonsoir;
Pour lundi je dois analyser un passage de Candide en répondant à la question " montrer en quoi ce texte, cet extrait se présente comme une pièce de théâtre" voici le texte:
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? - J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

- Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme. - Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam.
je pensais parler des caractérisiques du théatre mais bon apparament je suis hors sujet…
Bonjour a tous,

Je doit faire un commentaire composé sur "le nègre de surinam" de candide.
le sujet étant vous ferez de ce texte un commentaire littéraire selon 2axe
I la dénonciation du sort des esclaves
II l'ironie de l'auteur

Le problème étant que je ne sais pas comment faire mon introduction.
j'ai déjà fais un bac blanc et la prof de français a mis sur mon introduction en correction
ATTENTION INTRO D'ORAL.
a l'intérieur j'ai mis les 3 parties en disant que Voltaire étais un philosophe des lumières, qu'il avais rédigé de nombreux ouvrages tel que micromegas, l'ingénu ou encore candide.
J'ai situer le passage de mon texte à étudié et j'ai dis mon plan.
Je n'ai pas eu le temps de demandé è mon professeur se qu'y n'allais pas donc je viens vous demandez de l'aide pour faire correctement mon commentaire.

Merci a tous ceux qui me répondrons.
Tu aurais sans doute pu résumer rapidement le conte, ses enjeux principaux; sinon, tes autres éléments me paraissent bons. Attention quand même à la manière de formuler le tout : si tu as énuméré des info sur Voltaire, les lumières, etc. sans faire de liens entre elles, effectivement, cela a pu déplaire à ton professeur. Tu as reformulé la problématique ?
Bonjour à tous, j'ai eu récemment un commentaire sur table qui durait 2h. Je me suis retrouvée avec un 5/20 car pas du tout inspirée.. Et ma prof m'a demandé de le recommencer pendant ces vacances. Mais je sèche toujours autant, cela fait une semaine que je suis dessus et rien ne me vient.. J'aimerais vraiment avoir de l'aide.
Ma problématique étant : En quoi ce passage peut-il apparaître comme un apologue?

Mon texte étant le suivant:
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? - J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon che
r enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

- Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme. - Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam.


Voilà, ce qu'il me faudrait ce serait un petit plan 🙂 (j'ai déjà l'intro)

Merci d'avance!
Bonjour, j'ai moi aussi à travailler sur le nègre de surinam, mais je ne sais pas comment m'entrainer. Quelles étaient les questions que vous aviez eu sur ce texte ?
merci d'avance

VOICI LE TEXTE :
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue : il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droit'. « Eh ! Mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? – J'attends mon maître, monsieur Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. – Est-ce monsieur Vanderdendur, dit Candide qui t'a traité ainsi ? – Oui, Monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux ; tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! Je ne sais pas si ‘ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chines, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous ; les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste : mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible.

O Pangloss ! s'écria Candide, tu n'avais pas deviné cette abomination : c'est en fait, il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme. – Hélas ! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal » ; et il versait des larmes en regardant son nègre ; et en pleurant, il entra dans Surinam.
Tu as un peu la réponse dans le premier message de cette discussion…. Les problématiques à l'oral sur ce texte tourneraient principalement autour de la façon dont Voltaire dénonce l'esclavage et l'ironie dans le texte.
Bonjour à tous !

Pendant les vacances on doit préparer une lecture analytique sur cet extrait du Chapitre 19 de Candide :

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite.
- « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ?
- J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre.
- Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ?

- Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : " Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. " Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible.

J'ai décidé de traiter ce texte en deux parties, je voulais savoir si je me lançais dans le bon chemin :


I) La dénonciation de l'esclavage

-> comparaison à des animaux
-> "c'est à ce prix que vous mangez du sucre"
-> Candide prend conscience de l'horreur de l'escalavgisme

…. etc


II) La dénonciation par l'ironie

-> "c'est l'usage" comme si c'était normal, dans les coutumes
-> paroles des parents : ils ne se rendent pas compte

…etc


Mais j'ai peur de ne pas avoir assez de chose à dire pour ma deuxième partie sur l'ironie..

Merci d'avance ! 🙂
Voltaire (qui avait des parts d'un vaisseau négrier, soit dit en passant…) donne dans le mélo :
On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe :
Ce n'est pas exact :
le Code noir stipule que le maitre doit donner deux habits par an, ou un certain métrage de tissu, bien plus qu'un simple caleçon. (Reste à prouver que les maitres respectaient cette disposition, ce dont il est permis de douter…)
quand la meule attrape le doigt, c'est l'homme entier qui sera broyé entre les rouleaux, des cylindres de pierre verticaux, trop lourds pour s'immobiliser instantanément : la seule solution est de trancher le membre pour sauver la vie de l'homme. Ce n'est donc pas une punition.
après une tentative d'évasion, la première fois l'esclave est marqué au fer sur une épaule, en cas de récidive, il est marqué sur la seconde épaule, à la troisième fois on lui tranche le jarret, c'est-à-dire qu'on coupe le nerf de la jambe. Mesure cynique : un esclave unijambiste est bon à rien, c'est une bouche inutile ; un esclave infirme peut encore travailler.

On voit que Voltaire charge le tableau pour émouvoir, c'est du pathétique, de la persuasion et non de la conviction.
Bonjour, je dois faire un commentaire du texte de Voltaire,Candide chapitre 19 et ma prof m'a donné les 3 axes qui sont:

-I/La dénonciation de l'esclavage

-II/L'ironie

-III/Un texte de lumière

Les 2 premières axes j'ai compris ce que je dois faire mais la 3ème je sais pas quoi mettre.
Si vous pouvez m'aider.Merci.
Peut-être que vous avez mal recopié, et qu'il s'agirait plutôt de : Un texte des Lumières ?

Partie dans laquelle vous démontreriez en quoi le texte étudié se rapporte à l'idéal proposé par les Lumières. Avec Voltaire, je peux vous dire que vous ne manquerez pas de matière 😉
Quand on a traité la dénonciation et l'ironie, on a par le fait montré que le texte est un texte des Lumières.
Consacrer une partie entière à ce qui n'est que la conclusion expose à des redites.

Bon, d'accord, ce sont les axes du professeur…
Alors montrez que c'est un texte des Lumières car il use d'ironie pour dénoncer…
Et parce qu'il défend des idéaux et dénonce des abus… bref il faut se documenter, non pas sur la lumière mais sur les lumières !
Bonjour

J'ai un commentaire composé à faire sur le chapitre 19 de candide. L'analyse commence par "En approchant" jusqu'à "dans Surinam"
Le professeur nous a donné deux axes :
I/Une progression dramatique du texte
II/Un violent réquisitoire contre l'esclavage

Mais je n'arrive pas à trouver des sous parties et quoi mettre dedans

Aidez moi s'il vous plait merci

Voici le passage à analyser:
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? - J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : " Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. " Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible. - Ô Pangloss ! s'écria Candide, tu n'avais pas deviné cette abomination ; c'en est fait, il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme. - Qu'est-ce qu'optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam
Il ne faut pas donner d'abord des titres aux sous-parties avant de chercher quoi mettre dedans.
Au contraire, tu trouveras des sous-parties en relevant d'abord tout ce qui est en rapport avec tes deux axes…
Ce n'est qu'ensuite, en classant toutes ces notes, que tu pourras dégager des sous-parties et leur donner des titres.
Bonsoir
C'est notre professeur qui nous a donné ces axes et il veut qu'on les utilisent pour trouver des sous parties et je n'y arrive pas…..

Mais j'ai cependant eu des idées pouvez vous me dire si elles sont correctes

I/ Une progression dramatique du texte
a)Une mise en scène et une situation dramatique
b)Deux personnages qui tout oppose

II/Un violent réquisitoire contre l'esclavage
a) L’esclavage : un traitement dégradant qui nie la personne humain
b)Un système économique brutal
I) Une progression dramatique du texte

Ici je pense qu'il faut que tu cernes tes sous parties par rapport à l'évolution du personnage, essaye de repérer des hyperboles, une avancée qui à chaque fois "enfonce" le nègre en question, ca peut être physiquement moralement, essaye de repérer des champs lexicaux (comme d'abord couper le doigt puis couper la main, puis la jambe là c'est une progression, base ton analyse la dessus comme l'indique le titre c'est une progression)

La première sous partie "une mise en scène et une situation dramatique" est pas mal mais à mon avis tu pourrais trouver bien plus simple! Mais ça peut marcher alors garde la si tu te sens à l'aise.

La seconde sous partie si tu parles de Candide et du nègre je ne suis pas d'accord sur le fait que tout les oppose, au contraire Candide est le personne ironique de Voltaire comme quoi "tout va bien dans le meilleur des monde" il ne faut pas l'oublier, si par contre tu parles du maitre du nègre oui la effectivement ça fonctionne!

II) Un violent réquisitoire contre l'esclavage

Là tes sous parties me semblent très correctes à toi de les remplir!

PS = juste petit bémol, tu as deux sous parties pour deux parties, dans mon lycée c'est limite mais peut être qu'en début de première ça passera si c'est bien fait ! demande quand même à tes potes, sait-on jamais si ton ou ta prof est à cheval sur les 2 parties trois sous parties ou 3 parties de sous parties..
J'ai demandé à des amis et ils m'ont dit que le prof accepté deux sous parties. Pour le b) du I/ je parlais de candide et du nègre et je n'ai vraiment aucune idée sur quoi mettre à la place vous pouvez m'aidez svp ? En tout cas merci beaucoup pour tous vos conseils que je vais bien appliquer mais j'ai une dernière question c'est si l'on doit faire une intro et une conclusion et si le commentaire composé doit être très long ?
(tu peux me tutoyer j'ai seulement un an de plus que toi si tu es en première^^)

Oui il faut que tu fasses une intro mais vu que tu as seulement un petit texte présente en global l'oeuvre et le chapitre 19, en clair on parle d'esclavage essaye de parler un peu du sentiment que dégage le livre et si tu ne l'as pas lu base toi seulement sur ce texte. Ecris tout de même que c'est une oeuvre de Voltaire qui défend certaines opinions, qui montre de manière ironique la société etc, et garde en tête qu'il ne faut jamais en dire trop, ni pas assez, essaye de bien cibler ce qui est demandé sous peine de hs. Il faut également une conclusion rapprochant tes parties, nuance ce que tu as apporté dans les deux I et II et conclue du style
"En somme, ce texte tente de nous montrer….." attention c'est juste une idée
Le commentaire n'est pas plus difficile qu'en 2nde, il faut juste être plus rigoureux et pointu et apporter un peu plus d'explications
Un autre conseil entraîne toi vraiment au commentaire, le sujet d'invention au bac c'est ratage risqué… mon expérience en témoigne, bon lycée bonne classe, nous avons tous pris l'invention quasiment l'année dernière au bac et on s'est tous pris une taule. (15.5 aux trois bacs blancs écrits pour ma part, 9 au bac alors vraiment si le jour du bac tu peux choisir le commentaire fais-le, la dissert est risquée il faut avoir énormément de culture, à mon sens le commentaire est le moins risqué)