Voltaire, Candide, chapitre 19 - En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Je dois faire le commentaire composé du chapitre 19 de Candide de Voltaire.
J'ai trouvé les axes que je vais aborder :
1°) la révolte de Candide
2°) dénonciation de l'esclavage par l'ironie

Par contre je n'arrive pas trop à savoir quoi mettre dedans j'aurais donc besoin de votre aide


merci
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? - J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.

- Ô Pangloss ! s’écria Candide, tu n’avais pas deviné cette abomination ; c’en est fait, il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme. - Qu’est-ce qu’optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam.
voilà l'extrait
Puisque tu as trouvé comme axe "la révolte de Candide" analyse comment s'exprime cette révolte, et pourquoi
Et pour l'axe ironie/esclavage : où voit-on cette ironie ? à quoi sert-elle ?
trouves-tu que ce plan est convenable ?
Vérité première
TOUT plan est convenable à condition
- d'être cohérent et bien présenté
- surtout, que les arguments y soient ordonnés et qu'ils soient bien choisis
L'important n'est pas le plan, comme on vous le fait croire ; mais les idées qu'on y place. Un plan, c'est artificiel et superficiel. Par contre, tes idées ne le sont pas du tout !
À toi de jouer donc
Bonjour,

Je suis nouvelle et j'ai un travail à rendre sur Candide (chapitre XIX).

J'aimerais savoir : pourquoi Candide donne-t-il cette définition de l'optimisme et j'aimerais savoir contre qui il en a.
Bonjour à toutes et à tous,

Comme vous le savez tous, les vacances sont terminées et les cours ont repris il y a quelques jours. J'ai enfin découvert les joies de la première Littéraire, une classe presque entièrement constituée de filles. Aujourd'hui, enfin, ce soir, j'ai besoin de votre aide. Et j'espère recevoir des réponses au plus vite.
Mon professeur de français nous a demandé à l'ensemble de ma classe de faire une étude linéaire sur les six premières lignes d'un extrait de Candide de Voltaire. Il s'agit d'un extrait du chapitre XIX, qu'est le suivant :
"En approchant de la ville (Surinam, capitale de la Guyane hollandaise), ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? - J'attends mon maître, M. Vanderdendur, répondit le nègre. -- Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ? --
Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas (Des peines de cette sorte étaient prévues par le Code Noir, édicté en France en 1685 par Colbert). C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons (Monnaie espagnole) sur la côte de Guinée, elle me disait : "Mon cher enfant, bénis nos fétiches (Idoles), adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère." Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches (Prêtres. La reprise du mot contient une intention ironique) hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible.
- Ô Pangloss ! s'écria Candide, tu n'avais pas deviné cette abomination ; c'en est fait, il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme.
- Qu'est-ce qu'optimisme ? disait Cacambo. - Hélas ! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam."
Je ne pense pas que ma réponse soit bonne, c'est pourquoi j'ai besoin de réponses et d'aide rapidement. Là-voici.

"Dans les six premières lignes de cet extrait de Candide, son auteur, Voltaire, dénonce l'esclavage pendant le Siècle des Lumières. Il dénonce par la même occasion les conditions de vie de ces esclaves à son époque. Les esclaves, constate-t-on, ne sont pas traités comme de véritables personnes. L'auteur précise alors que le nègre qu'ils rencontrent en approchant de Surinam, ne possède plus qu'un bras et une jambe et qu'il ne possède plus que la moitié de son habit."

C'est une réponse que j'ai rédigé d'un jet. Je n'en suis pas certain du tout et je dois rendre cette étude linéaire demain (vendredi 7 septembre). Aidez-moi s'il vous plaît, je dois être honteux à ne pas savoir faire ça…

Répondez, s'il vous plaît ! Je ne peux rester sur le forum que jusqu'à 22:30, ce soir. J'ai besoin de votre aide au plus vite. Je ne veux pas resté sur cette réponse qui m'a l'air totalement fausse. Aidez-moi, je vous en prie !

D'avance, merci…
Ta réponse n'est pas fausse, en soi, mais essaie de justifier ce que tu dis à l'aide de procédés littéraires et stylistiques, pour ne pas tomber dans la paraphrase du texte.
Par exemple, tu peux dire que ça dénonce la condition de vie des esclaves, car on remarque que la description des habits et de l'état du nègre est péjorative, et même irréaliste, vu qu'il lui manque la jambe gauche et la main droite.
Quand tu fais une analyse d'un texte, même linéaire, tu dois toujours citer le texte pour prouver ce que tu dis. Je pense, le mieux est de partir de la construction et de la stylistique du texte, en citant le passages, les procédés, et en tirer des conclusions.

J'espère avoir pu t'aider 🙂
"Les six premières lignes de cet extrait de Candide dénoncent la condition de vie des esclaves pendant le Siècle des Lumières, car on remarque que la description faite des habits et de l'état du nègre est péjorative, voire même irréaliste, étant donné qu'il lui manque la jambe gauche et la main droite.

"Ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite." "

Cette réponse est-elle bien rédigée est convient-elle aux attentes du professeur ? Ne devrais-je pas plus rédiger et si oui, sur quels points… ?
Tu ne devrais pas t'inquieter autant, c'est le début des cours, les profs savent bien que les élèves sont là pour apprendre et ont le droit à l'erreur 😉

Par rapport à ce que tu as écrit, essaie plutôt d'insérer les citations dans ton analyse, directement dans tes phrases. Et puis, "l'idéal" serait de commencer par un "constat" que tu fais dans le texte, pusi de la citation, et en fin de ce que tu en tires, la conclusion. Ici, la conclusion serait que le texte critique l'esclavage, par exemple.
Rajoute quelques précisions à ton analyse, sinon, plusieurs "indices" dans le texte autres que ceux que je t'ai donnés peuvent amener à la conclusion des conditions abominables de l'esclavage.

Je pense, en tout cas, que ton prof sera mieux placée que moi pour répondre à tes questions et t'aider si tu as des difficultés. Il y a aussi, sur ce site, une fiche sur la méthode du commentaire, qui, me semble t-il, est assez bien faite.
Merci bien. Je vais rédiger cela comme il le faut et verrai ce qu'en dit le professeur demain. Après tout, comme tu dis si bien, ce n'est que le début de l'année et je n'ai pas à m'inquiéter autant. En revanche, j'espère ne pas avoir dérangé ce soir et espère pouvoir faire appel à vos services prochainement, si besoin est. En tout cas, je te remercie pour ces réponses, Pleonasme. J'ai décidé de m'y mettre à fond, donc de comprendre un maximum, donc je fais ce que je peux pour chercher de l'aide.

Amicalement,
Sora. Je vous ai parlé il y a peu d'un problème avec une étude linéaire dans l'extrait du chapitre XIX de Candide de Voltaire. Désormais, je suis confronté à une sorte de contrôle et je ne sais pas si mes réponses sont correctes. Voyez par vous-même.
Rappel de l'extrait du chapitre XIX de Candide :
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais- tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois ? -- J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. -- Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi ? -- Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : " Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. " Hélas ! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible.

-- Ô Pangloss ! s'écria Candide, tu n'avais pas deviné cette abomination ; c'en est fait, il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme. -- Qu'est-ce qu'optimisme ? disait Cacambo. -- Hélas ! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal. » Et il versait des larmes en regardant son nègre, et en pleurant il entra dans Surinam.
En vous aidant des notes prises sur le texte lors des cours précédants et du plan fourni, vous rédigerez intégralement une des deux parties du commentaire. Il n'est pas demandé de conclusion.

1er plan (qui est celui que j'ai choisis) :
I. Tableau d'une société esclavagiste.

A. Le commercer triangulaire
→ Rappelez-en les principes en vous appuyant sur ce qui est dit dans le texte.

B. Une colonie hollandaise.
→ Quelles sont les allusions faites à la Hollande dans ce texte?
→ Ce qui y est écrit est-il propre à ce pays européen?
→ Pourquoi Voltaire peut-il bien avoir choisi la Guyane hollandaise?

C. L'horreur ordinaire.

→ Un spectacle ordinaire (l. 3 & 8) mais des usages barbares (l. 9-13)
→ Marques de la compassion du narrateur / effroi et désespoir de Candide.
Et voici ce que j'ai fait…

I. Tableau d'une société esclavagiste.

A. Le commerce triangulaire.

Le commerce triangulaire fonctionnait, au XVIIIe de manière assez simple. Des bateaux européens, chargés de marchandises (ex : verroterie, tissus…) quittaient l'Europe se dirigeant vers leurs colonies du continent Africain. Une fois arrivés, ces bateaux déchargés leur contenu en échange d'esclaves. Voltaire évoque dans cet extrait du chapitre XIX de Candide ce commerce triangulaire "Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée". Les Africains considérant les marchandises comme importantes, n'hésitez pas à procéder à l'échange. "tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et ta mère". Les bateaux étant ensuite intégralement chargés d'esclaves africains se dirigeaient vers l'Amérique pour échanger ceux-ci contre des matériaux du nouveau monde. Ils revenaient ensuite en Europe et la manoeuvre se répétait. Voltaire évoque ici une réalité européene, en se focalisant, semble-t-il, sur l'exemple hollandais.

B. Une colonie hollandaise.


Dans cet extrait du chapitre XIX de Candide, on remarque plusieurs allusions faites à la Hollande. On constate que les deux personnages s'expriment tous deux en hollandais. "Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais". Le fait que les deux personnages parlent la même langue, ou plus précisèment que Voltaire s'adapte miraculeusement à la langue de l'esclave rend le texte moins crédible, moins réaliste. On distingue qu'une seconde allusion est faite dans le nom de M. Vanderdendur. Ce nom ressemble, à l'oral, à un nom hollandais, mais si ce mot est décomposé, on peut trouver des informations sur le caractère de cet individu. Un vendeur à la dent dure.
Ce qui est écrit dans cet extrait n'est pas propre à ce pays. L'esclavage était à cette époque très répandu et les esclaves étaient très souvent comparés à des animaux. "Chiens, singes et perroquets sont mille fois moins malheureux que nous".
Voltaire ne choisit d'ailleurs pas la Guyane hollandaise par hasard. Il se moque littéralement du peuple hollandais de part le nom de Vanderdendur, seulement qui signifie en quelque sorte la cruauté, la sévérité. Il choisit également la Guyane hollandaise pour contourner la censure et pour se moquer indirectement de l'esclavagisme.
Après avoir pris cette "précaution", Voltaire peut faire la critique de cette cruauté ordinaire.

C. L'horreur ordinaire.





(Je n'ai pas encore écrite cette partie !)




Qu'en pensez-vous ? Pouvez-vous m'aider s'il vous plaît, je ne suis satisfait de rien. Ce sera ma première note et je ne veux pas faire mauvaise impression. Aidez-moi, s'il vous plaît. Que dois-je faire, que dois-je ajouter, que dois-je retirer ? S'il vous plaît…

Amicalement…
Sora !
Bonjour a tous, je suis toute nouvelle sur ce forum. J'ai exactement le même commentaire composé à faire que toi, et je suis un peu perdue.
J'ai déjà rédigé mon introduction, mais je n'arrive pas à trouver un plan.
Ton plan me semble cohérent mais je me demandais dans quoi allais tu placé le passage ou le nègre évoque sa vie et les conditions de son travail!!
Merci d'avance.
Camillou
Attends-tu vraiment une réponse de quelqu'un qui a fait ce plan il y a UN AN ? 😜
ahhhhhhh… Je suis désolé, je croyais que les discussions du forum était assez récentes :/ !!
Bon, concernant ce commentaire, j'ai essayé de m'y remettre tout a l'heure et je ne trouve pas de plan concret et définitif, je pense faire une partie concernant la critique de l'esclavage, et l'aspect argumentatif ce ce phénomène.
Je ne sais donc pas comment introduire la vie du nègre et qu'en tiré de bon a mettre dans mon commentaire. Est ce qu'une sous partie sur l'ironie est appropriée?
Merci de me répondre!!
Bonjour tout le monde !

Je suis en 1ere S et j'ai donc mon bac de français en juin ! Et mon prof de français étant absent pendant une semaine, nous a donné en travail personnel (non obligatoire ) et qui ne sera pas corrigé ( intérêt ? ), le commentaire d'un extrait du chapitre XIX de Candide. Voici cet extrait :

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n'ayant plus que la moitié de son habit, c'est-à-dire d'un caleçon de toile bleue; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite.

"Eh! mon Dieu! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l'état horrible où je te vois?

- J'attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre.

- Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t'a traité ainsi?

- Oui, monsieur, dit le nègre, c'est l'usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l'année. Quand nous travaillons au sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe: je me suis trouvé dans les deux cas. C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait: "Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux; tu as l'honneur d'être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère." Hélas! je ne sais pas si j'ai fait leur fortune, mais ils n'ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous; les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germain. Or vous m'avouerez qu'on ne peut pas en user avec ses parents d'une manière plus horrible.

- O Pangloss! s'écria Candide, tu n'avais pas deviné cette abomination; c'en est fait, il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme.

- Qu'est-ce qu'optimisme? disait Cacambo.

- Hélas! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal"; et il versait des larmes en regardant son nègre; et en pleurant, il entra dans Surinam.
Pour nous aider il nous a donné trois pistes de recherches :

1. Montrez la neutralité du récit (ton)
2. Étudiez le jeu ironique des décalages
3. Quelles sont les fonctions de ce passage ?

J'ai déjà réfléchis a ça, et je pense que :
- dans le 1. , il faut montrer le point de vue externe du narrateur, le constat qu'il fait, et où il n'y a pas d'émotions
- selon moi, les décalages résultent, dans l'objectivité du constat, et l'horreur de ce dernier. Mais aussi dans le choix des thermes, "fameux" par exemple.
- et finalement pour le 3- je dirai que ce passage est tout d'abord une dénonciation de l'esclavage, et montre l'évolution de Candide.

Qu'en pensez vous ?

Si vous aviez quelques minutes pour m'aiguiller, merci ! 🙂
je viens d'etudier cet extrait et j'ai quelques remarque qui vous sont (peut-etre) utiles 🙄:
- le rigstre ironique,pathetique
- un contrast entre l'etat physique et morale du negre
- les figures de style:
-parataxe(abscence de lien logiques)
-parallelisme de construction(+ une parataxe interne)
-la gradation(doigt>main,pied>jambe)
- un syllogisme (enthymeme)
*prop1:les blancs sont fils d'adam
*prop2😮r les noirs aussi
*conclusion:donc ont est frere
« Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. »
- par la mise en doute,le negre laisse le lecteur prendre un jugment
- Voltaire prete a l'esclave des propos qui depasse c'est qu'on attend de lui.
tu peux ajouter mes remrques sur les tiennes et les eliminer selon tes axes.Si tu veux j'ai une sous partie"un portrait emouvant"
bonsoir

moi je l'ai étudié l'année dernière et j'avais trouvé le plan suivant

I) l'apparante neutralité du passage
A/ la constrcution du passage
B/ présentation de l'esclave
C/ expression du pathétique

II) la dénonciation
A/ l'ironie
B/ Les différentes critiques
C/ l'égalité revendiquée

bon bien sûr c'était un commentaire mais bon
J'ai un commentaire littéraire à faire mais je ne sait pas par ou commencer. Si quelqu'un peut m'aider..

SUJET: Développer le parcours de lecture suivant
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? - J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.
PLAN IMPOSER:

I- Etudier les références à la réalité( ce qui ce rapporte à ..)

II- Etudier le comique


Je ne sait pas du tout quoi raconter dans mes 2 paragraphes de développement !!

AIDER MOI SVP
Voilà un plan réalisé sur le texte si cela peut aider 😉

I. Les armes de Voltaire dans son attaque

1) L’émotion (registre pathétique)

2) L’Ironie
a) A l’égard des blancs
a) A l’égard des noirs

3) L’argument religieux

II. L’évolution du personnage du nègre

1) L’état initial : le silence et désolation

2) La docilité

3) L’aliénation

4) L’éveil d’une singularité

5) Révolte, intelligence et autorité
Bonjour, je poste de nouveau pour demander une chose sur Candide.
J'aimerais savoir si mon plan de commentaire est bon pour la partie du chapitre 19 qui s'étend de "En approchant de la ville…" à "il entra dans Surinam" :

I ) Un récit dramatique
1) Une mise en scène
2)La situation
3) Les deux protagonistes


II) La dénonciation
1) Une critique de la société eslcavagiste
2) La satire de la religion
3) La satire de l'optimisme




En vous remerciant.
Bonjour, je suis en 2nd générale et j'ai un devoir à faire en français, un peu comme une analyse de texte sur Candide de Voltaire, Chapitre 19, voici le texte:
En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre, n’ayant plus que la moitié de son habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite. « Eh, mon Dieu ! lui dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible où je te vois ? - J’attends mon maître, M. Vanderdendur, le fameux négociant, répondit le nègre. - Est-ce M. Vanderdendur, dit Candide, qui t’a traité ainsi ? - Oui, monsieur, dit le nègre, c’est l’usage. On nous donne un caleçon de toile pour tout vêtement deux fois l’année. Quand nous travaillons aux sucreries, et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main ; quand nous voulons nous enfuir, on nous coupe la jambe : je me suis trouvé dans les deux cas. C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe. Cependant, lorsque ma mère me vendit dix écus patagons sur la côte de Guinée, elle me disait : « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être esclave de nos seigneurs les blancs, et tu fais par là la fortune de ton père et de ta mère. » Hélas ! je ne sais pas si j’ai fait leur fortune, mais ils n’ont pas fait la mienne. Les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous. Les fétiches hollandais qui m’ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains. Or vous m’avouerez qu’on ne peut pas en user avec ses parents d’une manière plus horrible.
Il me reste une question, il faut que je dise en quoi le discour de la mère est surprenant, en étudiant le ton, le pointde vue etc …, j'ai fait cette question pour le discour de l'esclave, mais la mère, j'ai pas beaucoup d'idées, voilà ce que j'ai trouvé:

La mère encourage son enfant à servir les blancs :"Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours" car elle n'ai pas au courant ce qui arrive à son fils. On pourrait dire aussi que la mère parle sur un ton calme et détendu alors qu'en ce moment même il manque une jambe et une main à son fils.

Si quelqu'un pouvais m'aider, ça serai gentil de votre part, merci d'avance.