Jacques Bertin, Plain-chant, pleine page

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

Je suis élève de première ES et j'ai un commentaire composé à faire sur le poème suivant de Jacques Bertin :
Le très lent travail de sable des mots tourmente
Ma table, ce fleuve, ce miroir des noyés
Je suis seul. C'est ici ma blessure patiente
C'est ici que le poing au côté veut saigner.

Puis ce souffle sur les coteaux ou sur la tempe
Ce souffle comme un cheveu d'or les soirs d'été
Puis ce crépuscule où tu viens dans l'herbe blanche
T'asseoir. Puis comme si la nuit était ta hanche

Comme si tu allais venir
tout ce qui penche
Puis si tu venais
portant une lampe
Puis si tu m'aimais
comme lente
commence
ici
la vie rêvée.
J'ai pu constater après deux bonnes heures d'analyses que le premier quatrain est composé d'alexandrins, et cela forme une phrase. et à la fin il y a des sons décroissants : "Comme si tu allais venir tout ce qui penche" => alexandrin
Puis si tu venais portant une lampe => décasyllabe
Puis si tu m'aimais comme lente => octosyllabe
commence ici la vie rêvée.=> octosyllabe.
Et une dernière info : Jacques Bertin est un chanteur du XXème siècle et plain-chant signifie le chant d'Église médiévale à une voix. Le problème est que je ne comprends rien au niveau du sens, j'ai fait des recherches sur le contexte historique, mais je ne trouve pas pourquoi l'auteur a écrit ce poème, et à qui ce poème est destiné. J'ai vraiment besoin de votre aide. Merci d'avance Voyons, une petite réponse s'il vous plait. J'ai de grandes lacunes à comprendre les métaphores que comporte ce poème. Je ne comprends pas pourquoi l'auteur a eu recours à cela. AIDEZ-MOI SVP !! Bravo, des gens qui ne font aucun travail avant de demander qq chose ont leurs réponses et pas moi. On en fera les comptes dans l'autre monde.
Bonjour,
Je te réponds sans aucune conviction, car je ne ne me pense pas très doué pour commenter un poème.
D'abord, je dirais que la forme du poème me fait penser à un symbole phallique en accord avec les propos tenus. (symbole de l'amour) Tu remarqueras que "la vie rêvée" est la concrétisation du plaisir 😉
Ensuite, on y lit de l'amertume : "blessure", utilisation du conditionnel ("si tu m'aimais"), les phrases courtes et hachées ("je suis seul") notamment pour insister sur la monotonie du poète (répétition de "ici", "puis", "comme", comme une longue liste d'énumération : utilisation de l'imparfait vers la fin ; enjambement du mot "t'asseoir" pour montrer la fixité de le femme)
On peut aussi remarquer une remémoration opérée par l'auteur, notamment par la désignation de lieu divers dans de même phrase ("table"avec "fleuve" ; "coteaux" ; "été" avec "crépuscule") qui pourraient simplement désigner les endroits ou moments où les deux amoureux avaient (ou le poète le rêverait-il ?) passé quelques instants.

Merci de ne pas critiquer les bénévoles du forum… D'autant que ton travail n'a pas été fait en deux heures 🙂
Je ne pense pas que cet extrait fait penser à un symbole "phallique" néanmoins la typographie du texte semble être particulière et j'avoue ne pas très bien comprendre certaine partie du texte tel que; "tout ce qui penche".J'aurais besoin d'une aide pour comprendre cette partie qui semble très complexe,et bonne année 2010 😉.
peut-il y avoir des liens entre ce qui est écrit dans les strophes 2 et 3 :
exemple : "souffle sur les coteaux ou sur ta tempe" => "tout ce qui penche"
"un cheveu d'or les soirs d'été"=> "portant une lampe"
"crépuscule où tu viens" =>"si tu m'aimais comme lente"
"puis comme si la nuit était ta hanche"=> "commence ici la vie rêvée"

c'est peut-être complètement bête ou une remarque pertinente; j'aimerais avoir vos avis là dessus, c'est HS ou non ?
développe un peu quel "relation" a tu trouvé c'est peut être juste mais je n'arrive pas à voir ou tu veut en venir =)
Je sens que l'auteur a rapporté ce qu'il avait mis dans la deuxième strophe à la troisième. Par exemple, il y a pour moi un lien évident entre "un cheveu d'or de soirs" et une "lampe" qui pourrait éclaircir cet auteur fou amoureux (il "crève" de son amour). Parce que Je vois aussi que Bertin nous explique l'importance de sa femme dans la strophe 2 et se l'imagine dans la suivante. c'est pour ça que j'ai pensé à un éventuel lien
Je pense que cette remarque peut être pertinente tout dépend de la manière dont tu la formule. A tu déjà trouvé une problématique et des axes et si oui ou veut tu placer cette idée
Voilà mon gros problème. Je comprends en gros ce poème mais je n'ai pas vraiment une problématique solide. Je ne sais même pas si une seule problématique suffirait pour cette poésie. Je sais que je pourrais faire une partie sur le décalage entre le rêve de l'auteur et la réalité mais à part ça y a rien…
a tu un texte complémentaire ?
oui, le voilà : ( le poème de Bertin est complémentaire à celui-ci)
Las, où est maintenant ce mépris de Fortune ?
Où est ce cœur vainqueur de toute adversité,
Cet honnête désir de l’immortalité,
Et cette honnête flamme au peuple non commune ?

Où sont ces doux plaisirs qu’au soir sous la nuit brune
Les Muses me donnaient, alors qu’en liberté
Dessus le vert tapis d’un rivage écarté
Je les menais danser aux rayons de la Lune ?

Maintenant la Fortune est maîtresse de moi,
Et mon cœur, qui soulait être maître de soi,
Est serf de mille maux et regrets qui m’ennuient.

De la postérité je n’ai plus de souci,
Cette divine ardeur, je ne l’ai plus aussi,
Et les Muses de moi, comme étranges, s’enfuient.

Joachim du Bellay, Les Regrets
Axes :

I. La perte d’inspiration poétique :
1. Le jeu des oppositions entre jadis et maintenant
Les 2 premières quatrains sont différents des 2 dernièrs tercets


II. Le mystère et l’irréversibilité de cette perte


II. Le mystère et l’irréversibilité de cette perte

1. Mystère et mythologie
- « Fortune » : personnification antique du Sort
- « rivage écarté » = Hélicon où demeurent les muses
- « danser (…) lune » : inspiré d’Horace : « Déjà Vénus de Cythère conduit les danses sous la lune ». Or Erato, muse de la poésie lyrique présente des analogies avec Vénus.
- douceur

2. L’irréversibilité
rythme binaire interrompu : rupture
Ce poème est paradoxal il parle de la perte de l'inspiration mais il a réussi à écrire un magnifique poème =) mais je ne vois pas trop la relation avec l'extrait de Jacques Bertin. :roll:

quel sont tes idées de base ce que tu à découvert suit à ta lecture analytique?
pour le poème de Bertin ?
oui
Alors pour la première strophe j'en déduis la solitude, la souffrance, la douleur de l'auteur vis-à-vis sa vie amoureuse. "c'est ici que le poing veut saigner".
La deuxième strophe nous fait par de ce que représente cette femme pour lui. Il évoque son manque, avec le champ lexical de la clarté, (cheveu d'or, herbe blanche) il exprime le fait que cette femmepeut être pour lui une source de joie, une ouverture d'horizon…
Puis il exprime son imagination dans la derniere strophe. mais le rythme décroissant peut montrer une fin fatale
le rhytme décroissant peut être en relation avec le fait que le poeme semble "décousu" mais il faudrait d'abord trouver la relation entre le texte complémentaire et celui de Bertin
et bien le texte complémentaire je vous l'explique rapidement;
Du Bellay fait un voyage en Italie (pays de la renaissance et de l'humanisme) mais il en retourne très deçu parce qu'il n'a pas vécu tout ce qu'il attendait. Sa douleur était si forte qu'il nous explique dans ce poème qu 'il avait l'impression même d'avoir perdu son inspiration, il regrette cette perte. Il y a un paradoxe car ce poème est une nouvelle forme de lyrisme, c'est un sonnet parfait.
je pense que tu pourrais faire une problématique sur la souffrance suite à la séparation avec cette femme qu'il aimait
oui mais ce n'est pas vraiment une problématique littéraire, un truc plus poussé il faudrait. mais cette pbq peut être envisageable. mais une pbq ça ne devrait pas suffire pour un commentaire, non ?
ta problématique pourrait se présenter comme:comment j.b nous parle t il de sa souffrance suite à la séparation avec celle qu'il aime ensuit tout dépend des axes
n'est-ce pas un peu trop "maigre" pour un commentaire, il faudrait une deuxième problématique pour une deuxième partie, et cela suffirait