Racine, Britannicus, acte V, scène 5
106 réponses · Page 3 / 6
Ben Atropos je l'ai étudiée en classe, je pourrais peut-être t'aider…?
Mais je ne te promet rien, je suis juste en 1ere ES donc…
Expose ton problème !
Voila !
Clem
D'accord
C'est au sujet de l'effet de style chez Racine… Comment il arrive à donner une tension dramatique
Car il a en effet user du même processus pour la mort d'Hippolyte.
Je n'arrive pas a creuser plus loin :…
Au sujet aussi du rythme du récit:
On assiste a un coup de théâtre car le banquet était officiellement celui de la réconciliation des deux frères
On a aussi un choix de présent de narration
Burrhus cite au discours directe les propos de Néron d'où la rupture syntaxique…
Des avis?
J'ai finalement creusée au plus profond et j'ai trouvée tout le sublime de Racine tant par son mélange des tons et des émotions que par son style d'écriture.
Si quelqu'un veut que je lui explique ou je l'oriente je me ferais un plaisir de l'aider et non de l'inondé de remontrance de prof comme certaine…
Bonne soirée aux âmes Raciniennes
Bonsoir " Atropos " .
Apparemment tu as réussi à bien comprendre cette scène 5 de l'acte V de Racine, puisque tu le propose, j'aurai bien voulu de ton aide 🙂
Je dois répondre à une question(pour mardi, afin de préparer une lecture analytique complète) qui me demande de montrer comment le caractere visuel de la tirade de Burrhus permet de se représenter une scene rendue par le texte théâtral. Je bloque sur cette question donc si tu pouvais m'aider je t'en serai très reconnaissante 😉
(Je m'adresse à Atropos mais bien évidemment j'accepte l'aide de quiconque qui puisse m'éclairer (: )
Bonjour a tous je suis en classe de premiere et j'ai un commentaire a faire pendant ces vacances , et je dois donc étudier Britannicus , oeuvre de Racine .Voila le texte:
Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère :
A peine l'empereur a vu venir son frère,
Il se lève, il l'embrasse, on se tait, et soudain
César prend le premier une coupe à la main :
«Pour achever ce jour sous de meilleurs auspices,
Ma main de cette coupe épanche les prémices,
Dit-il ; dieux, que j'appelle à cette effusion,
Venez favoriser notre réunion».
Par les mêmes serments Britannicus se lie.
La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie ;
Mais ses lèvres à peine en ont touché les bords,
Le fer ne produit point de si puissants efforts,
Madame : la lumière à ses yeux est ravie ;
Il tombe sur son lit sans chaleur et sans vie.
Jugez combien ce coup frappe tous les esprits :
La moitié s'épouvante et sort avec des cris ;
Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage
Sur les yeux de César composent leur visage.
Cependant sur son lit il demeure penché,
D'aucun étonnement il ne paraît touché :
«Ce mal dont vous craignez, dit-il, la violence
A souvent, sans péril, attaqué son enfance».
Narcisse veut en vain affecter quelque ennui,
Et sa perfide joie éclate malgré lui.
Pour moi, dût l'empereur, punir ma hardiesse,
D'une odieuse cour j'ai traversé la presse ;
Et j'allais, accablé de cet assassinat,
Pleurer Britannicus, César et tout l'Etat.
J'ai fait tout le commentaire mais je n'arrive pas a répondre a 2 questions :
1) La scène de crime se transorme en scene de théatre ou chacun joue son role : montrez -le .
2)en quoi Néron apparait-il, comme un acteur hors pair ? Est-ce , selon la morale chrétienne propre au 17eme siècle , une qualité ?
Svp aidez moi juste quelques pistes
Voila, bonsoir, je n'ai pas tout lu ce qui précède….. simplement votre dernier appel, aussi pour faire très rapide :
César, en sa qualité de Maître/Empereur omnipotent décide, et ne peut quoiqu'il en soit être constesté ; il sait comment s’est fomenté ce crime, cet assassinat, et prend "apparemment" les devants et théâtralise, accentuant ce qui fut orchestré en amont. Il en édicte/montre-démointre LA signature, l’imposant comme seule «
dont-acte de vérité » ; ceux présents ne pouvant qu’en se taisant valider son geste !
2)en quoi Néron apparait-il, comme un acteur hors pair ?
Pensez-vous qu’il le soit cet acteur hors-pair, il n'est qu'acteur, puisqu'il est le Pouvoir et que tous ses geste symbolisent cela ; il ne fait qu'affimer sa suprématie, celle de son pouvoir héréditaire, incontesté.
Est-ce, selon la morale chrétienne propre au 17eme siècle , une qualité ?
L’hérédité, la filiation avant le 17ème siècle et pendant ne pouvaient être contestés, cela
était - simplement au sein de la cité ! Il fallait faire profil bas, même si les humains « n’en pensaient mot ». C'est le siècle dit des Lumières qui édicta une différence…
Pour la morale c'est compris , mais j'ai toujours du mal a comprendre ton raisonnement , car a priori Néron est un acteur hors-pair puisqu'il trompe tout le monde malgré qu'il soit fortement manipulé par Narcisse . Mais la question qui me toumente le plus est belle et bien la première , moi je pense que ce récit se transforce en pièce de theatre car nous trouvons les percecptions , les gestes des personnages mais je ne vois pas comment on pourrait répondre a cette question.Sinon merci pour la morale ( question 2 ) . Mais si quelqu'un pourrait m'aider pour la première ou me donner quelques indications ce serait sympa .
Tu remarqueras qu'il y a une sorte de public attentif et suspendu aux gestes des personnages :
on se tait
ce coup frappe tous les esprits
La moitié s'épouvante et sort avec des cris
Des personnages agissent et l'entourage se tait, observe, réagit, tremble pour eux…
D'autre part comme au théâtre on a les paroles des personnages rapportées au style direct, puis leurs actes un peu comme des didascalies, au présent d'enonciation comme si la scène se déroulait
Merci pour cette question , je comprends mieux maintenant mais une petite question encore ( la question 2 ) lorsqu'on doit montrer Néron comme un acteur hors-pair .
Bonsoir à tous 🙂 En français, j'ai du étudier le texte de Britannicus, de l'acte 5 à la scène 5. Il me reste une dernière question, et je bloque un peu dessus. Je vous met le texte ci-dessous :
BURRHUS
Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère :
A peine l'empereur a vu venir son frère,
Il se lève, il l'embrasse, on se tait, et soudain
César prend le premier une coupe à la main :
«Pour achever ce jour sous de meilleurs auspices,
Ma main de cette coupe épanche les prémices,
Dit-il ; dieux, que j'appelle à cette effusion,
Venez favoriser notre réunion».
Par les mêmes serments Britannicus se lie.
La coupe dans ses mains par Narcisse est remplie ;
Mais ses lèvres à peine en ont touché les bords,
Le fer ne produit point de si puissants efforts,
Madame : la lumière à ses yeux est ravie ;
Il tombe sur son lit sans chaleur et sans vie.
Jugez combien ce coup frappe tous les esprits :
La moitié s'épouvante et sort avec des cris ;
Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage
Sur les yeux de César composent leur visage.
Cependant sur son lit il demeure penché,
D'aucun étonnement il ne paraît touché :
«Ce mal dont vous craignez, dit-il, la violence
A souvent, sans péril, attaqué son enfance».
Narcisse veut en vain affecter quelque ennui,
Et sa perfide joie éclate malgré lui.
Pour moi, dût l'empereur, punir ma hardiesse,
D'une odieuse cour j'ai traversé la presse ;
Et j'allais, accablé de cet assassinat,
Pleurer Britannicus, César et tout l'Etat.
Voilà. Alors la question est : quel est l'intérêt des observations faites par burrhus sur le comportement des courtisans : à qui s'adressent-elles ? Déduisez de cette recherche des remarques sur certaines fonctions du récit tragique.
J'ai bien vu que Burrhus critiquait les courtisans à travers plusieur répliques comme : "D'une odieuse cour j'ai traversé la presse " ou "La moitié s'épouvante et sort avec des cris ;
Mais ceux qui de la cour ont un plus long usage"
Je ne comprends pas tellement pourquoi Burrhus s'en prends aux courtisans, et surtout à qui toutes ces observations d'adressent ? J'ai une petite idée pour les fonctions du récit tragique, comme l'unité de lieu et d'action non ?
Si vous pouviez m'aider, m'aiguiller, ça sera sympa 🙂 J'ai ce texte à rendre pour demain (oui je m'y prends tard!) et ce serait bête de ne pas faire la dernière question . Merci d'avance!
Bonsoir à tous 🙂
Moi j'ai une petite questions au sujet des observations de Burrhus sur les courtisans. On voit qu'ils s'en prendre aux courtisans dans certains répliques comme "odieuse cour", mais je ne vois pas l'intérêt de ces observations ?
Et puis à qui ces observations s'adressent-elles vraiment ?
Il aurait fallu indiquer les autres questions, car elles sont probablement enchainées.
Quoi qu'il en soit, les réflexions de Burrhus sur les courtisans expliquent qu'il se sent seul et se désespère.
Ces réflexions, comme souvent dans le théatre tragique, s'adressent à lui-même et au spectateur.
Le théâtre tragique est une formule qui permet au héros, dans un monologue et parfois dans un dialogue avec un personnage secondaire de s'adresser à lui-même et au spectateur de manière à transmettre dans la salle une émotion ou un cri qui n'est entendu par aucun des personnages en scène.
Bonjour , 🙂
Je suis en 2nd et je m'oriente plus vers un filière scientifique . ( Le français n'est pas du tout mon fort..)
J'ai un commentaire littéraire a faire pour Vendredi .
Sur : Comment J.racine fait-il pour susciter l'horreur et l'indignation du spectateur ?
J'ai quelques pistes mais si vous pouviez m'aider .
-J'ai relever les figures de style et champ lexicaux .
-La trahison du frère , la facon du meutre , et la " non - pitié " du frère .
Voila j'ai quelques pistes mais , je n'arrive pas a dévelloper tous sa .. :/
Bonjour, je suis en seconde générale et pendant ces vacances j'ai un commentaire composé à faire sur la tirade de Burrhus de l'acte V scène 5.
J'ai déjà mis au point un petit plan :
I) La scène de meurtre racontée pas Burrhus
II) Le comportement de Néron
III) Les courtisans
Si vous aviez des pistes, des sous-parties ou quelconques choses à me soumettre, surtout n'hésitez pas.
Cordialement.
PS : j'ai recherché si il y avait déjà un sujet là-dessus, mais aucun n'y répond concrètement.
Ce plan est en trompe-l'oeil : il faudrait d'abord définir un parcours de lecture pour donner un sens à ton commentaire, les parties viendraient alors le baliser.
Bonjour, moi aussi j'ai travaillé en classe sur ce texte mais je dois analyser les "particularités narratives"…
Est ce que quelqu'un pourrait m'aider s'il vous plait ! merci d'avance 🙂
Bonjour !
Je suis en 2nde et j'ai quelques questions à travailler pendant les vacances pour ensuite écrire un commentaire en classe.
Pour les premiers repérages, j'ai trouvé qu'on avait là un registre tragique, que Burrhus s'exprime au discours indirecte (il rapporte la scène de la mort de Britannicus surement afin de respecter la règle de Bienséance), qu'il y a une rupture syntaxique entre les vers "mais ses lèvres à peine en ont touché les bords ; le fer ne produit point de si puissants efforts" qui peut montrer l'émotion de Burrhus (ça, ça vient de Léah).
Déjà, j'aimerais savoir si vous trouvez cela correct et si je n'ai pas seulement "survolé" la scène et qu'il me manque des éléments importants (ce ne sont que des repérages)
Merci d'avance !!
+ : je viens de me rendre compte que Racine a choisi ce discours indirect peut-être aussi pour respecter la règle des 3 unités non ? Je veux dire par là qu'il n'aurait pas pu représenter le repas au cours duquel Britannicus a été empoisonné car cela l'aurait obligé de prendre un autre lieu, qu'en pensez-vous ?
Justement, en parlant de règle, on me demande ensuite si les règles de la tragédie sont respectées. Je serais tentée de dire que oui, justement avec cela, mais cela me semble trop facile. enfin, je me comprends !
Edit : une autre question me demande de relever ce qu'il y a de plus choquant dans le comportement de Narcisse. Pour cela, je pense que je dois me concentrer sur le vers "et sa perfide joie éclate malgré lui", non ?
Et juste avant, le vers "Narcisse veut en vain affecter quelque ennui" me semble également interressant mais je ne le comprends pas vraiment. enfin c'est le "affecter quelque ennui" que je ne saisi pas.
Bonjour,
"Narcisse veut en vain affecter quelque ennui" : Narcisse révèle son hypocrisie.
Les règles de la tragédie sont respectées en apparence, mais au prix de plusieurs invraisemblances…
Merci, j'ai mieux "démasqué" le visage de Narcisse 🙂
Et pour ce qui est des courtisans, pourquoi y avoir fait allusion comme cela ici ?