Valeurs de l’imparfait
64 réponses · Page 1 / 4
Bonjour,
Je voudrais savoir pourquoi l'imparfait est un temps de perspective ?
C'est la même chose comme la description?
J'ai trouvé cette phrase près de cette définition
Associé à un complément circonstanciel, il exprime un fait postérieur(?) à l’indication temporelle.
(?)
Exemple : Le lendemain, Pierre épousait Marie.
Encore une question.
Est-ce que vous pourriez me donner d'autre exemple pour cette définition parce que je ne suis certaine si je l'ai compris bien.
Associé à un complément circonstanciel qui dénote un moment situé dans l’avenir par rapport à un fait passé:
Une minute plus tard, le train déraillait
Merci d'avance🙂
La grammaire Riegel (celle qui donne presque les mêmes exemples que toi) détaille très bien les différentes valeurs de l'imparfait. C'est pour cela qu'elle ne confond pas tout à fait la valeur descriptive (la plus courante) avec celles que tu mentionnes, et qui sont tout de même plus rares.
"Postérieur" veut dire "qui a lieu après, plus tard". L'imparfait de perspective exprime un fait qui a eu lieu après un autre moment du passé. Ici, le fait d'épouser a été réel. Il a eu lieu ici le lendemain d'un autre fait passé déjà raconté. Le lendemain, Pierre épousait Marie.
L'imparfait contrefactuel (ou d'imminence contrecarrée)
Une minute plus tard, le train déraillait !
C'est là aussi un fait immédiatement postérieur à un moment du passé, mais ce n'est pas un fait réel. La catastrophe ne s'est pas produite, quelque chose l'a empêchée. Le train n'a pas déraillé. Mais c'est presque arrivé…
Merciii beaucoup Jehan🙂
Bonne soirée
Bonsoir,
J'ai lu cela. Mais, je ne le comprends pas
"l'imparfait s'emploie uniquement si l'expression de temps précède le verbe."
?
Par exemple ici cela ne marche pas parce qu'il est après
Ici: Vous avez interrogé tous les habitants?
Ceux qui se trouvaient chez eux ce matin
La remarque n'est valable que pour l'imparfait de perspective.
Et l'exemple cité n'est pas un imparfait de perspective, mais un imparfait de description, le plus courant.
D'accord, merci beaucoup Jehan🙂
il est vrai que l'imparfait a été longtemps enseigné comme un temps de la description.Ceci me semble absurde car toute description suppose une caractérisation or un temps verbal qui situe la réalisation d'un fait à un moment donné outre le caractère aspectuel ne peut décrire . l'imparfait est, par essence, un temps de narration.il suffit, pour s'en convaicre, de poser une action dans un présent d'énonciation et de le transposer dans le passé. l'imparfait s'impose de toute évidence.Convenons que certaines perspectives contribuent à donner d'autres valeurs à l'imparfait à l'indicatif. Mon propos vise à d'abord poser l'imparfait comme un temps de narration. La modalité indicative renforce mon impression. La discussion est ouverte
Bonsoir.
Les mots savants, c'est bien joli.
Mais avec des exemples, ç'aurait été encore mieux.
Pourriez-vous développer notamment ce que vous entendez exactement par "toute description suppose une caractérisation". ? Avec des exemples, si possible.
De même avec "la modalité indicative renforce mon impression". Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire.
Elle était pâle et pourtant rose… (Victor HUGO) ne serait donc pas, selon vous, une description.
Il faudra m'expliquer pourquoi c'est plutôt une narration !
Contrairement à ce que vous écrivez, l'imparfait ne situe pas "la réalisation d'un fait à un moment donné".
Bien sûr, il évoque un fait passé, mais le saisit dans son déroulement, dans sa continuité, sans en envisager les limites ni le moment précis.
Dans une série de verbes à l'imparfait, les actions évoquées ne sont pas données dans l'ordre chronologique où elles se sont produites. Elles sont posées comme simultanées. Elles "plantent le décor".
Dehors, le tonnerre grondait, la pluie tombait. Pierre regardait la télé.
Dans une série de verbes au passé simple, les actions se succèdent chronologiquement, elles se réalisent à un moment donné, les unes après les autres. Elles racontent.
Soudain, quelqu'un frappa. Pierre se leva et alla ouvrir.
Essayez un peu de narrer cette succession d'événements en remplaçant les passés simples par des imparfaits.
Bonjour,
J'ai trouvé cette exercice.
Est-ce que je l'ai fait bien?
(je dois donner des fonctions d'imparfait)
1. Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts (Chateaubriand).
-Selon moi, une description
2. L’homme marchait assez vite. Cosette le suivait sans peine. Elle ne sentait plus sa fatigue (Victor Hugo).
-Selon moi, une description
3. Il errait tout le jour comme une âme en peine.
-Selon moi, c'est une action qui se répète
4. Depuis deux jours, il tombait des cordes et ils ne savaient pas s’ils devaient partir ou non en excursion.
-Selon moi, le futur
5. François était dans les petits papiers du ministre et il aurait pu lui demander n’importe quoi. —
-Selon moi, un hypothèse
6. Si j’avais { choisir un lieu de voyage, j’irais { Venise.
-Selon moi, un hypothèse
7. Le 11 mars le Roi décidait de quitter la capitale — quelques jours après, il mourait. —
-Selon moi, l'action en même temps et l'action futur
8. Si vous saviez ce qui m’est arrivé !
- Selon moi, un hypothèse
9. Je voulais vous demander un service.
-Selon moi, la politesse
10. Encore quelques jours { ce régime, et il tombait malade.
-Selon moi, l'action futur
Bonjour.
1. Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. (Chateaubriand).
-Selon moi, une descriptionImparfait d'habitude.
2. L’homme marchait assez vite. Cosette le suivait sans peine. Elle ne sentait plus sa fatigue. (Victor Hugo).
-Selon moi, une description. Oui
3. Il errait tout le jour comme une âme en peine.
-Selon moi, c'est une action qui se répète. Oui. Imparfait itératif
4. Depuis deux jours, il tombait des cordes et ils ne savaient pas s’ils devaient partir ou non en excursion.
-Selon moi, le futurImparfait de description.
5. François était dans les petits papiers du ministre et il aurait pu lui demander n’importe quoi.
-Selon moi, une hypothèse.Imparfait de description.
6. Si j’avais à choisir un lieu de voyage, j’irais à Venise.
-Selon moi, une hypothèse. Oui.
7. Le 11 mars le Roi décidait de quitter la capitale — quelques jours après, il mourait. -Selon moi, l'action en même temps et l'action futurdécidait :imparfait narratif ou historique. mourait : imparfait de perspective, associé au CC "quelques jours après".
8. Si vous saviez ce qui m’est arrivé !
- Selon moi, une hypothèse. Oui.
9. Je voulais vous demander un service.
-Selon moi, la politesse. Oui, imparfait d'atténuation.
10. Encore quelques jours à ce régime, et il tombait malade.
Selon moi, l'action future.Imparfait contrefactuel ou "d'imminence contrecarrée". Le fait est supposé imminent, tout proche, mais on le considère comme évité. Il n'y aura pas d'autre jours à ce régime, et il ne tombera pas malade.
Merci beaucoup Jehan🙂
Encore une question. Mon professeur dit que l'imparfait est un temps qui est contemporain (en même temps). Comment je peux reconnaître un point de repère d'imparfait au lieu du passé composé?
Autrefois, vous avez dit que c'était moins précise par exemple la guerre dernière. Il y a d'autre moyen de le reconnaître?
Merci d'avance
Pourquoi je dois utiliser l'imparfait au lieu du passé composé ici?
Le plus léger crissement autour de son bureau le faisait sortir de ses gonds
Merci d'avance
Il s'agit ici d'un fait qui se répète fréquemment.
D'accord, j'ai pensé que c'était seulement une fois
Merci Lucretius🙂
Bonjour,
Pour la phrase suivante :
Une fois arrivé devant chez Caesar, Marcus aborda les deux gardes qui le laissèrent passer après quelques secondes d'hésitation, se souvenant de cet homme froid et distant qui subordonnait le centurion durant la bataille de Gaulle.
Le verbe subordonner est à l'imparfait et cite une action qui s'est passé avant la scène présente. Puis-je le garder ou dois-je obligatoirement prendre le plus-que-parfait ?
De même, en ce qui concerne une analepse dans un récit écrit au passé, les actions ponctuelles du passé simple basculent au plus-que-parfait, mais qu'en est-il des actions écrites à l'imparfait ? Restent-il à l'imparfait ou doivent-ils basculer au plus-que-parfait ? Par exemple :
"Marc se rappela un jour de grand froid où il était sorti se dégourdir les jambes. Les chouettes s'étaient toutes mises à piailler à son approche et Marc, complètement effaré, avait décidé de rentrer chez lui au galop. Dans sa course folle, il entendait les chouettes se battre pour s'approprier le morceau de pain qu'il avait bêtement oublié derrière lui."
Merci.
Tu peux conserver l'imparfait "duratif" dans les deux cas, mais je trouve le verbe "subordonner" assez mal choisi ici dans le premier passage! Dans le deuxième, l'imparfait nous fera quitter momentanément l'analepse pour nous "plonger" dans la scène comme si c'était elle que l'on décrivait principalement.
Merci Jacques. Mmmh, pourtant j'aime bien le verbe "subordonner", moi ! C'est un vocabulaire qui fait plus militaire qu'assister, à mon avis. Quant au deuxième passage, je pense que l'imparfait reste un imparfait si on bascule dans une analepse, en dehors de toute utilisation stylistique. Donc, en fait, on reste dans l'analepse.
C'est comme dans cet exemple (tiré de la Nuit du renard, de M. Higgins Clark) : "La nuit dernière, au bureau de réception, de l'hôtel, il avait senti le regard du réceptionniste glisser sur ses vêtements. Il portait son pardessus sous le bras, pour dissimuler son aspect minable. Mais le costume était neuf. […] Et pourtant, l'homme l'avait regardé comme un pauvre type et lui avait demandé s'il avait fait une réservation."
Vu que l'imparfait représente un procès non achevé, pas vraiment délimité, il n'est pas possible de le basculer comme on le ferait avec un passé composé ou un passé simple.
Tout à fait d'accord, sauf qu'on ne pourrait évidemment pas dire : "avait été neuf", alors qu'on peut dire : "il avait entendu les chouettes …" Tout dépend de l'effet de durée, de prolongement que l'on veut donner à l'action en fait…
Pour "subordonner", je ne pense pas qu'on puisse dire "subordonner quelqu'un"; par contre, on subordonne qqn à qqn d'autre (pour rester dans le domaine militaire), mais ce n'est apparemment pas le sens que tu veux donner au verbe.
Disons que dans mon passage, "dans sa course folle" implique plus une idée de durée, comme "tout au long de sa course folle". C'est plus agréable et logique d'écrire, "dans sa course folle, il entendait (et donc "entendait" dans une analepse) les chouettes se battre…" plutôt que "dans sa course folle, il a (et donc "avait entendu" dans une analepse) entendu les chouettes se battre…" Bien sûr, ce n'est qu'une affaire de point de vue et de choix, et j'expose les miens.
Pour rester dans le domaine militaire, je vais prendre en compte votre avis et utiliser le verbe "seconder" à la place de "subordonner".
En tout cas, merci pour vos réponses, Jacques.
Ne te méprends pas, je préfère l'imparfait "entendait"!!!
Lr premier texte est une traduction?
Non, juste une partie de mon texte personnel. 😉