Merci à tous!
Donc, il faut comprendre la phrase suivante de la même manière, 🙂
Donc, il se choya, se dorlota et accepta les consolations qu’on lui donnait
J'y vois une sorte de simultanéité entre les trois processus et même une répétition dans le passé.
Bonsoir tout le monde
J'ai remarqué que l'on conjugue les verbes naître et mourir à l'imparfait plutôt qu'au passé composé ou passé simple, pour exprimer le temps écoulé depuis la mort ou la naissance de quelqu'un :
Pourquoi utilise-t-on l'imparfait aux dépens du passé composé et simple :
- Le 15 avril 1945 naissait Monsieur X.
- Le 15 avril est né/naquit Monsieur X.
- Il y a trois ans mourait Madame X.
- Il y a trois est morte/ mourut Madame X.
Est-ce une question de préférence ou bien l'usage du passé simple et composé est non recommandé?
Bonsoir.
Non, ce n'est pas une obligation.
C'est ce qu'on appelle l'imparfait historique.
Cet imparfait historique (ou narratif) remplace parfois le passé simple ou le passé composé, même pour un évènement ponctuel.
La phrase commence alors en général par une datation précise de l'évènement; l'emploi de l'imparfait (qui ne "borne" pas l'évènement) suggère un évènement marquant, un fait important dont les conséquences se prolongeront dans la suite de la narration. C'est typiquement le cas pour une naissance, au début d'une biographie, et bien sûr aussi pour une mort, comme dans tes exemples. Mais c'est utilisable pour tout autre évènement jugé marquant : Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb découvrait l'Amérique…
Merci beaucoup pour cette réponse claire et précise.
Bonsoir,
je suis entrain d'apprendre la langue française et j aimerai que vous m'aidiez dans mon évolution concernant une question sur l'imparfait dont je n'ai pas trouvé de réponse dans différente recherche.
L'imparfait dans sa valeur de durée, je voulais savoir si elle peut avoir des conséquences sur le présent
je m'explique a travers cette phrase
. A l'instant, la pluie tombait quand tu as sonné.
ce que je voudrais savoir vue que l'imparfait par son effet accompli est totalement accompli par le fait qu'il pleuve
mais dans son effet d'inaccompli , elle continue de tomber jusqu’à l'instant présent.
Donc dans son sens de durée , peut il avoir de repercution/ conséquence dans le présent vue que la pluie n'a pas cessé de tomber même après qu'on ait sonné?
j’espère avoir été assez clair et d'avance je vous prie d’excuser mon orthographe et mes formulations des phrases car c'est une langue dont je suis en pleine apprentissage.
merci encore
Bonsoir.
A l'instant, la pluie tombait quand tu as sonné.
L'imparfait n'exprime pas une action accomplie, achevée.
Il exprime une action passée inaccomplie, en train de se dérouler, sans préciser son commencement ni sa fin. La pluie a pu très bien continuer après la sonnerie, elle ne s'est forcément arrêtée au moment de la sonnerie.
"Tu as sonné" n'est pas un présent.
Ce passé composé indique simplement que l'action passée (sonner) est maintenant achevée,
et que cette action passée est ressentie comme affectivement liée au moment présent (puisque présentement on s'adresse à la personne qui a sonné).
L'imparfait, lui, n'a pas cette valeur.
Merci jehan pour ta réponse rapide
Si j'ai bien compris l imparfait dans ce contexte le fait que la pluie continu de tomber, elle a une valeur de passé inacomplie donc on pourrait dire qu'elle continu a avoir une influence sur le present?
Non. Il n'y a pas une idée d'influence sur le présent.
Ce qui est décrit et évoqué par l'imparfait dans un récit au passé joue plutôt le rôle d'une sorte de toile de fond, de décor, comme sur une scène de théâtre. Tandis que les verbes au passé composé ou au passé simple, ce sont les actions et les faits qui se succèdent dans ce décor, dans cette ambiance.
Voir mon message n°3 dans la présente discussion :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/22744-differences-entre-le-passe-simple-le-passe-compose-et-limparfait.htmlC'est un peu plus clair… merci en tout cas pour tes réponses.
Ça va sûrement m'aider dans mon évolution
Bonne soirée
En référence à la page :
Le passé simple
Mais le passé simple n'indique pas toujours une action brève.
(Message édité)Mathieu2000 a écrit :Mais le passé simple n'indique pas toujours une action brève.
Effectivement.
Je l'avais d'ailleurs précisé dans la présente discussion :
Jehan a écrit :Le passé simple exprime une action passée considérée en bloc, et qui a eu un terme, une fin. Il présente cette action comme coupée du présent, à la différence du passé composé. Le passé simple est apte à décrire une succession chronologique d'actions qui se sont terminées les unes après les autres. "Il prit son chapeau, ouvrit la porte et sortit." Ce sont souvent des actions brèves, plutôt soudaines, mais pas forcément : "Il marcha trente jours, il marcha trente nuits." (V. HUGO) C'est presque exclusivement un temps utilisé dans la langue écrite.
Merci!.
J'ai l'impression qu'un verbe au passé simple signifie seulement qu'une action fut déclenchée dans un temps lointain.
1. Dans certains contextes, avec des éléments circonstanciels, une série de verbes au passé simple peuvent décrire une succession d'actions achevées les unes après les autres.
Mais dans certains autres contextes, on ne voit pas cette succession chronologique.
Le malheureux céda, car ce fut comme une conjuration. Binet, qui ne se mêlait jamais des affaires d'autrui, madame Lefrançois, Artémise, les voisins, et jusqu'au maire, M. Tuvache, tout le monde l'engagea, le sermonna, lui faisait honte ; mais ce qui acheva de le décider, c'est que ça ne lui coûterait rien. Bovary se chargeait même de fournir la machine pour l'opération. Emma avait eu l'idée de cette générosité ; et Charles y consentit, se disant au fond du coeur que sa femme était un ange.
Madame Bovary
L'action ''céda'' fut déclenchée après les actions ''fut'', ''engagea'', ''sermonna''; l'action ''consentit'' avant l'action ''acheva''.
Puis l'action ''fut'' n'est pas du tout une action brève, elle se termina après ''sermonna''.
2. Si l'on ajoute un verbe ''pensa'' à votre phrase, on ne peut plus dire que les actions se terminèrent les unes après les autres.
'' Bovary pensa à sa femme, il prit son chapeau, ouvrit la porte et sortit.''
L'action ''pensa'' pouvait bien se terminer après l'action ''sortit''.
Les verbes imperfectifs au passé simple sont un peu plus compliqués.