Ressemblances et différences entre trois poèmes

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjours, ce sont des poèmes de Parnasse,
mais, c'est quoi leurs ressemblances et leurs différences?
L’Aveugle

Un aveugle au coin d’une borne,
Hagard comme au jour un hibou,
Sur son flageolet, d’un air morne,
Tâtonne en se trompant de trou,

Et joue un ancien vaudeville
Qu’il fausse imperturbablement?;
Son chien le conduit par la ville,
Spectre diurne à l’œil dormant.

Les jours sur lui passent sans luire?;
Sombre, il entend le monde obscur
Et la vie invisible bruire
Comme un torrent derrière un mur?!

Dieu sait quelles chimères noires
Hantent cet opaque cerveau,
Et quels illisibles grimoires
L’idée écrit en ce caveau?!

Ainsi dans les puits de Venise
Un prisonnier à demi fou,
Pendant sa nuit qui s’éternise,
Grave des mots avec un clou.

Mais peut-être aux heures funèbres,
Quand la mort souffle le flambeau,
L’âme habituée aux ténèbres
Y verra clair dans le tombeau!
—Théophile Gautier
Etoiles filantes

Dans les nuits d'automne, errant par la ville,
Je regarde au ciel avec mon désir,
Car si, dans le temps qu'une étoile file,
On forme un souhait, il doit s'accomplir.

Enfant, mes souhaits sont toujours les mêmes :
Quand un astre tombe, alors, plein d'émoi,
Je fais de grands voeux afin que tu m'aimes
Et qu'en ton exil tu penses à moi.

A cette chimère, hélas ! je veux croire,
N'ayant que cela pour me consoler.
Mais voici l'hiver, la nuit devient noire,
Et je ne vois plus d'étoiles filer.
— François COPPÉE
La Beauté

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

— Charles Baudelaire
Ces trois poèmes manifestent un désir de connaître l'au-delà, de ne pas se satisfaire de la condition humaine conçue comme une prison. Cependant ils ne traduisent pas les mêmes sentiments à l'égard de leurs attentes…