Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum et j'aurais besoin d'aide pour réaliser un commentaire sur Carmen lors de la rencontre en Don José Navarro et Carmen, j'ai trouvé des axes de lecture, mais je ne suis pas sure de moi, pourriez vous m'aider?
Voici les parties auquelles j'ai pensais (ce sont des idées il faut encore que je les ordonne, donc c'est juste un brouillon, mais est ce un bon départ?) :
- Le ressentiment, l'impression de Don José
- L'attirance entre les deux personnages
- La description de Carmen
Je vous remercie d'avance
Voici la partie dque je dois étudier:
Voici les parties auquelles j'ai pensais (ce sont des idées il faut encore que je les ordonne, donc c'est juste un brouillon, mais est ce un bon départ?) :
- Le ressentiment, l'impression de Don José
- L'attirance entre les deux personnages
- La description de Carmen
Je vous remercie d'avance
Voici la partie dque je dois étudier:
" D'ailleurs, les Andalouses me faisaient peur; je n'étais pas encore fait à leur manières: toujours à railler, jamais un mot de raison. J'étais donc le nez sur ma chaîne, quand j'entends des bourgeois qui disaient: Voilà la gitanilla! Je levai les yeux, et je la vis. C'était un vendredi, et je ne l'oublierai jamais. Je vis cette Carmen que vous conaissez, chez qui je vous ai rencontré il ya quelques mois.
Elle avait un jupon rouge fort court qui laissait voir des bas de soie blancs avec plus d'un trou, et des souliers mignons de maroquin rouge attachés avec des rubans couleur de feu. Elle écartait sa mantille afin de montrer ses épaules et un gros bouquet de cassie qui sortait de sa chemise. Elle avait encore une fleur de cassie dans le coin de la bouche, et elle s'avançait en se balançant sur ses hanches comme une pouliche du haras de Cordoue. Dans mon pays, une femme en ce costume aurait obligé le monde à se signer. À Séville, chacun lui adressait quelque compliment gaillard sur sa tournure; elle répondait à chacun, faisant les yeux en coulisse, le poing sur la hanche, effrontée comme une vraie bohémienne qu'elle était. D'abord elle ne me plut pas, et je repris mon ouvrage; mais elle, suivant l'usage des femmes et des chats qui ne viennent pas quand on les appelle et qui viennent quand on ne les appelle pas, s'arrêta devant moi et s'adressa la parole: «Compère, me dit-elle à la façon andalouse, veux-tu me donner ta chaîne pour tenir les clefs de mon coffrefort?
- C'est pour attacher mon épinglette, lui répondis-je.
- Ton épinglette! s'écria-t-elle en riant. Ah! monsieur fait de la dentelle, puisqu'il a besoin d'épingles!» Tout le monde qui était là se mit à rire, et moi je me sentais rougir, et je ne pouvais trouver rien à lui répondre. «Allons, mon coeur, reprit-elle, fais-moi sept aunes de dentelle noire pour une mantille, épinglier de mon âme!» Et prenant la fleur de cassie qu'elle avait à la bouche, elle me la lança, d'un mouvement du pouce, juste entre les deux yeux. Monsieur, cela me fit l'effet d'une balle qui m'arrivait… Je ne savais où me fourrer, je demeurais immobile comme une planche. Quand elle fut entrée dans la manufacture, je vis la fleur de cassie qui était tombée à terre entre mes pieds; je ne sais ce qui me prit, mais je la ramassai sans que mes camarades s'en aperçussent et je la mis précieusement dans ma veste. Première sottise! "
Prosper Mérimée



