Bonjour,
J'ai lu le roman "l'insoutenable légèreté de l'être" de Milan Kundera …
Le professeur nous a demandé qu'il serait intéressant de repérer les différents éléments qui nous permettent de dater les faits racontés pour mieux comprendre l'histoire.Voilà ce que j'ai trouvé : je pense que le roman se situe au niveau des années 60, c'est la passage avec le printemps de Prague: 5 janvier 1968, qui 'ma permit de dater le début de l'histoire par contre je ne vois pas de date de fin … Si quelqu'un a une idée, qu'il la partage ! Cela m'aiderait beaucoup !: )
Bien à vous,
D'après mes souvenirs, il est aussi question d'américains et d'ingérence dans les affaires des autres.
Il me semble étrange que votre professeur vous demande d'axer sur les faits historiques se déroulant dans L'insoutenable légèreté de l'être, afin de "mieux" comprendre le roman… Ce n'est pourtant pas là dessus que Kundera construit ses romans. Je n'ai pas le temps de développer (je suis en plein concours blanc) mais tiens, je te copie colle mes notes sur L'art du roman concernant l'histoire:
"Parmi les circonstances historiques, ne retient que celles qui créent pour personnage situation existentielle révélatrice.
L’historiographie écrit l’histoire de la société, non pas celle de l’homme.
Non seulement la circonstance historique doit créer situation existentielle nouvelle pour un personnage de roman, mais l’histoire doit en elle même être comprise et analysée comme situation existentielle.
Le printemps de Prague dans le livre du rire et de l’oubli n’est pas décrit dans sa situation politico – historico – sociale mais comme situation existentielle fondamentale. L’homme agit mais son acte lui échappe, il fait donc tout pour rattraper cet acte, le dompter cet acte désobéissant mais en vain. On ne peut jamais rattraper l’acte qui, une fois, nous a échappé.
Insoutenable légèreté de l’être : Après Descartes, l’homme « maître et possesseur de la nature » après avoir accompli miracles dans sciences et techniques, l’homme se rend compte qu’il ne possède rien et n’est ni maître de la nature, ni de l’Histoire ni de soi même (guidé par force irrationnelle de l’âme)
Le roman n’examine pas la réalité mais l’existence. Et l’existence n’est pas ce qui s’est passé mais le champ des possibilités humaines, tout ce que l’homme peut devenir, tout ce dont il est capable. Exister cela veut dire « être dans le monde » faut comprendre ET le personnage ET son monde comme possibilité.
La fidélité historique est chose secondaire par rapport à la valeur du roman. Le romancier n’est ni historien ni prophète : il est explorateur de l’existence."
Ah et il dit aussi plus loin, je ne l'ai pas pris en note mais cela me revient comme cela, que les circonstances historiques ne sont donc nullement indispensables pour comprendre ses romans. Ce n'est pas cela qu'il cherche à nous montrer. C'est plutôt réfléchir sur cet étonnement devant "l'incertitude du moi et de son identité". En bref, le roman pratique selon lui la phénoménologie, c'est à dire la recherche de l'essence des situations humaines. L'histoire n'est donc qu'un complément à cette phénoménologie et comprendre les situations historiques ne t'aidera vraisemblablement pas à "comprendre" le roman tel que Kundera cherchait à le faire comprendre. Du moins, c'est ce que je crois après avoir lu cela.
Je suis d'accord avec toi ! L'insoutenable légèreté de l'être est plutôt un roman philosophique, mais en fait le truc c'est que mon prof m'a donné une question d'examen et nous a donné l'opportunité d'y répondre chez nous ! la question est la suivante :
Repérez les différents éléments qui permettent de dater les faits racontés. Essayez ensuite d’en faire une ligne du temps." mais je pense que c'est surtout pour montrer qu'on a lu le roman …
donc voila je ne vois pas vers quel date se termine le roman …
Aie, je n'aime vraiment pas ce genre de question. Mais de toute évidence tu n'as pas le choix… Je n'ai pas le roman sous la main actuellement, je ne peux donc pas plus t'aider. Mais pour ce que cela vaut, je trouve que ce genre de question gâche la portée de ce roman… Mais bon, je ne suis pas prof, je parle avec ma sensibilité (j'ai littéralement adoré L'insoutenable légèreté de l'être donc…) et il doit savoir mieux que moi ou il veut vous mener 🙂
Et à mon avis, il souhaite que vous remarquiez, par cette "ligne du temps" (…) que les évènements de la sixième partie se passent après les évènements de la septième et dernière partie. Kundera dira ici que "Grâce à ce déplacement, la dernière partie, malgré son caractère idyllique, est inondée d’une mélancolie provenant de notre connaissance de l’avenir."
En revanche, si cela t'intéresse et que tu apprécie Kundera, je peux t'envoyer par mail l'intégralité de mes notes sur L'art du roman, c'est très intéressant.
Juste pour information, en quelle classe es-tu ?
P.S : Je me replonge rapidement dans l'Art du roman afin de voir s'il y a des informations sur le temps (que je n'aurais pas mises dans mes notes)
Edit : Eh non, je ne trouve rien d'autre, navrée. Mais travaille l'histoire du déplacement chronologique entre la sixième et la septième partie, je pense que c'est ce que votre prof attend.
Bon courage 🙂
Hiriondelle: " les évènements de la sixième partie se passent après les évènements de la septième et dernière partie. Kundera dira ici que "Grâce à ce déplacement, la dernière partie, malgré son caractère idyllique, est inondée d’une mélancolie provenant de notre connaissance de l’avenir.""
Tu es sur de ce que tu dis là? Car si c'est vrai je me vais de ce pas relire ces chapitres là !!!Merci beaucoup tu m'as bien aidé ! 🙂
Hirondelle:"En revanche, si cela t'intéresse et que tu apprécie Kundera, je peux t'envoyer par mail l'intégralité de mes notes sur L'art du roman, c'est très intéressant."
Ce serait formidable !!! Envoie moi ca par mp 😉
Oui, je suis sûre, c'est Kundera lui même qui dit cela dans l'Art du Roman.
C'est parfait alors ! Mais j'ai toujours pas reçu ton mail …