Bonjour à toutes et à tous,
Je viens de parcourir rapidement les discussions du forum à propos du sujet "roman gothique". J'ai trouvé les échanges particulièrement intéressants car je travaille actuellement à la rédaction d'un mémoire intitulé: "Subculture gothique et romantisme noir: rapports entre littératures et arts sombres: médiagraphie analytique".
Qu'il s'agisse de la sous-culture gothique (terme cher aux sociologues car il désigne une réalité dont les limites sont bien définies) ou du roman gothique (que l'on peut tout aussi bien encadrer si l'on prend la peine de préciser sa pensée), il faut bien avouer que les deux sujets ont été peu étudiés par les intellectuels de langue française.
Il est vrai que le roman dit "gothique" (au sens où Maurice Lévy l'entend) a ses racines en Angleterre et dans le monde anglo-saxon (Irlande, Ecosse, Amérique, …), raison pour laquelle, à mon avis, il est si peu étudié par les critiques français (je pense ici aux universitaires), ne serait-ce que parce que les traductions de qualité font cruellement défaut. Le roman gothique demeure donc une chasse (semi)gardée des anglicistes.
Oui, le roman gothique est une réalité, il suffit pour s'en rendre compte de parcourir le livre de Maurice Lévy (déjà cité par Trialph, je crois):
Le roman "gothique" anglais : 1764-1824 / Maurice Lévy. - Paris : Albin Michel, 1995. - XXXVII-774 p. - (Bibliothèque de l'Évolution de l'humanité, ISSN 0755-1770 ; 11). - Bibliogr. p. 661-733. - Index. - ISBN 2-226-07624-7 (br.)
En tant que "genre" (et je suis d'accord avec ce qui a été dit, le terme "genre" est utilisé par les critiques pour "cataloguer" des œuvres ayant suffisamment de points communs entre elles, quels que soient ces points communs… les critiques ne sont d'ailleurs pas toujours d'accord entre eux), en tant que genre donc, le roman gothique est, selon M. Lévy, bien délimité dans le temps: de 1764 avec la publication du Château d'Otrante d'Horace Walpole à 1824 avec la publication des Albigeois de Charles Robert Maturin (le corpus étudié par Lévy se situe entre ces deux dates). C'est ce qu'on appelle le roman gothique "traditionnel".
Donc, le "gothique"… ça existe et en effet, le roman était appelé de cette manière par les critiques littéraires à l'époque où ce genre est apparu (ce qui a également été dit auparavant dans la discussion). Après 1824, Lévy suggère qu'on utilise, pour désigner ce que d'aucuns qualifient de "gothique", l'épithète "fantastique" et les termes "genre fantastique" pour les oeuvres d'inspiration gothique à partir de la fin du 19ème s. Cependant, ce courant littéraire a créé des émules qui se sont clairement inscrits (à l'instar de Stoker avec son Dracula) comme des continuateurs de la tradition gothique. Les auteurs anglo-saxons parlent de "gothique victorien". Donc oui, dans une certaine mesure, Dracula est un roman gothique.
D'autres auteurs, modernes ceux-là, se voient affubler de l'étiquette gothique, soit pour l'ensemble (ou une grande partie) de leur oeuvre à l'instar d'Anne Rice, soit pour un (ou plusieurs) de leurs romans comme Salem, de Stephen King. Le terme gothique connait également des déclinaisons en fonction des pays d'origine. Aux Etats-Unis, le terme "gothique" désigne un corpus d'oeuvres, anciennes et modernes, étonnamment large où les Poe, Wilde, Hawthorne, … et même Dickens trouvent une place.
Le qualificatif gothique peut apparaître comme réducteur, en ceci qu'il identifie une œuvre principalement par sa thématique, au-delà des intentions de l'auteur et du style de ce dernier. Mais, lorsque l'on sait que "le gothique" préfigure le romantisme et est à la base du roman historique et du roman fantastique (sans compter la science-fiction avec Frankenstein), et qu'il s'agit d'un des genres littéraires les plus étudiés (du moins en langue anglaise), on devrait, en tant qu'auteur, se sentir flatté d'être entouré d'une aura gothique.
D'autant plus que, comme le démontre M. Lévy, dans le premier chapitre de sa thèse ("Présences médiévales"), il y a un rapport direct entre architecture gothique et roman gothique (traditionnel). Ce rapport est à rechercher, comme l'a fait entendre l'un des intervenants de ce forum, dans le sentiment suscité par la contemplation des ruines gothiques qui, à l'époque de Walpole, parsemaient toute l'Angleterre; voir à ce propos A Philosophical Enquiry into the Origin of Our Ideas of the Sublime and Beautiful (1757) par le philosophe Edmund Burke, une oeuvre déterminante pour la mise en place du genre gothique, genre que l'on ne peut appréhender sans cette notion de "Sublime" dont "la terreur est un des principes fondamentaux" (titre français: "Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau").
Sans doute est-il péjoratif dans la culture littéraire française de se voir "enfermer" dans un classeur étiqueté "gothique" parce qu'il s'agit, quelle que soit l'époque, d'un genre populaire (d'ailleurs, ne parle-t-on pas de "paralittérature" pour désigner le roman fantastique?)… Personnellement, je n'adhère pas à ce point de vue. Les auteurs français (Maupassant, Dumas, Flaubert, Verne, Gautier, Mérimée, Nodier, Féval, …) sont nombreux à s'être frottés à l'écriture de textes fantastiques et le plus souvent les résultats sont magnifiques. A ce sujet, je vous suggère la lecture de :
French gothic : anthologie / [présentée par] Alain Pozzuoli. - Paris : Manitoba-les Belles lettres, 2004. - 469 p. - ISBN 2-251-44251-0 (br.)
Le titre, volontairement provocateur, illustre la volonté d'Alain Pozzuoli, le compilateur de cette anthologie (spécialiste de Dracula et de Stoker) de montrer que le "fantastique" est loin d'être l'apanage des auteurs anglo-saxons. Le Diable amoureux de Jacques Cazotte n'est-il pas d'ailleurs considéré comme le roman proto-gothique qui aurait influencé les auteurs anglais du 18ème?
Quant au terme "roman noir", il s'agit, dans une certaine mesure, de la formule privilégiée en France pour désigner des œuvres qui, si elles avaient été écrites en Angleterre, se seraient appelées "gothiques". Pour moi, il s'agit de quasi synonymes. Mais ce n'est que mon avis. De ce point de vue, la France et l'Angleterre possèdent pourtant de nombreux points communs… Voir à ce sujet:
Gothique et décadence : recherches sur la continuité d'un mythe et d'un genre au XIXe siècle en Grande-Bretagne et en France / Joëlle Prungnaud. - Paris : H. Champion, 1997. - 497 p. - (Bibliothèque de littérature générale et comparée, ISSN 1262-2850 ; 7). - Bibliogr. p. 457-474. - Index. - Texte remanié de : Th. État : Lettres : Paris 4 : 1993. - ISBN 2-85203-628-2 (rel.)
Maintenant, que penser de toutes ces œuvres qualifiées de "gothiques" et qui appartiennent à tous les arts (peinture, sculpture, musique, cinéma, bandes dessinées, …), à tous les styles et à toutes les époques. Hé bien personnellement je pense, et c'est ce que je vais essayer de montrer dans mon mémoire, que la notion de "gothique" transcende les genres et ce depuis l'époque médiévale. Au-delà de l'analyse de l'objet artistique en tant que tel, le qualificatif gothique fait selon moi référence non pas à la forme, ni au style ni à l'intentionnalité mais bien au sentiment suscité par l'œuvre dans le chef de la personne qui la contemple. C'est ce "sentiment gothique", selon moi, qui fait la cohérence de la sous-culture du même nom. Cette sensibilité s'établissant à des degrés divers, le mouvement gothique peut apparaître, si l'on s'en tient à la surface des choses, comme étant relativement hétéroclite, et on a l'impression qu'il "s'accapare plein de choses" sans vergogne… Ce n'est pas mon avis. Les œuvres qui constituent les références et les icônes traditionnelles du mouvement gothique, de Baudelaire à Sire Cédric, de Dante Gabriel Rossetti à H. R. Giger, de Murnau à Tim Burton, de Gustave Doré à Benjamin Lacombe, … toutes ces œuvres plongent leurs racines dans cette gigantesque forêt sombre, terrifiante et fascinante où l'esprit gothique aime à se perdre. Elles ne sont pas "intellectuellement" ou techniquement gothiques, elles sont belles ou sublimes (au sens où Burke l'entendait). C'est cette conscience, cette sensibilité pour le "Sublime", et sa recherche permanente, qui caractérisent selon moi le milieu gothique, l'autre "Théâtre de la cruauté" pour paraphraser Antonin Artaud. De ce point de vue, "le gothique" apparaît comme n'ayant aucune limitation.
Voilà, désolé d'avoir été aussi long mais le sujet me tenait à cœur et j'ai trouvé que la discussion se terminait un peu en forme d'entonnoir =D. J'espère vous avoir éclairé ou, mieux encore, avoir suscité chez vous encore plus d'interrogations…
Une citation résume à elle seule ce que j'ai péniblement essayé de dire; elle est d'Horace Walpole: «Ce monde est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui sentent.» Extrait de Lettre à Sir Horace Mann datée du 31 Décembre 1769.
P.S.: si on vous conseille de lire Dracula l'Immortel par Dacre Stoker et Ian Holt en guise d'introduction à la littérature gothique… refusez. Ce n'est pas un roman gothique, c'est une (mauvaise) publicité pour un (futur) film… 😂
Je viens de parcourir rapidement les discussions du forum à propos du sujet "roman gothique". J'ai trouvé les échanges particulièrement intéressants car je travaille actuellement à la rédaction d'un mémoire intitulé: "Subculture gothique et romantisme noir: rapports entre littératures et arts sombres: médiagraphie analytique".
Qu'il s'agisse de la sous-culture gothique (terme cher aux sociologues car il désigne une réalité dont les limites sont bien définies) ou du roman gothique (que l'on peut tout aussi bien encadrer si l'on prend la peine de préciser sa pensée), il faut bien avouer que les deux sujets ont été peu étudiés par les intellectuels de langue française.
Il est vrai que le roman dit "gothique" (au sens où Maurice Lévy l'entend) a ses racines en Angleterre et dans le monde anglo-saxon (Irlande, Ecosse, Amérique, …), raison pour laquelle, à mon avis, il est si peu étudié par les critiques français (je pense ici aux universitaires), ne serait-ce que parce que les traductions de qualité font cruellement défaut. Le roman gothique demeure donc une chasse (semi)gardée des anglicistes.
Oui, le roman gothique est une réalité, il suffit pour s'en rendre compte de parcourir le livre de Maurice Lévy (déjà cité par Trialph, je crois):
Le roman "gothique" anglais : 1764-1824 / Maurice Lévy. - Paris : Albin Michel, 1995. - XXXVII-774 p. - (Bibliothèque de l'Évolution de l'humanité, ISSN 0755-1770 ; 11). - Bibliogr. p. 661-733. - Index. - ISBN 2-226-07624-7 (br.)
En tant que "genre" (et je suis d'accord avec ce qui a été dit, le terme "genre" est utilisé par les critiques pour "cataloguer" des œuvres ayant suffisamment de points communs entre elles, quels que soient ces points communs… les critiques ne sont d'ailleurs pas toujours d'accord entre eux), en tant que genre donc, le roman gothique est, selon M. Lévy, bien délimité dans le temps: de 1764 avec la publication du Château d'Otrante d'Horace Walpole à 1824 avec la publication des Albigeois de Charles Robert Maturin (le corpus étudié par Lévy se situe entre ces deux dates). C'est ce qu'on appelle le roman gothique "traditionnel".
Donc, le "gothique"… ça existe et en effet, le roman était appelé de cette manière par les critiques littéraires à l'époque où ce genre est apparu (ce qui a également été dit auparavant dans la discussion). Après 1824, Lévy suggère qu'on utilise, pour désigner ce que d'aucuns qualifient de "gothique", l'épithète "fantastique" et les termes "genre fantastique" pour les oeuvres d'inspiration gothique à partir de la fin du 19ème s. Cependant, ce courant littéraire a créé des émules qui se sont clairement inscrits (à l'instar de Stoker avec son Dracula) comme des continuateurs de la tradition gothique. Les auteurs anglo-saxons parlent de "gothique victorien". Donc oui, dans une certaine mesure, Dracula est un roman gothique.
D'autres auteurs, modernes ceux-là, se voient affubler de l'étiquette gothique, soit pour l'ensemble (ou une grande partie) de leur oeuvre à l'instar d'Anne Rice, soit pour un (ou plusieurs) de leurs romans comme Salem, de Stephen King. Le terme gothique connait également des déclinaisons en fonction des pays d'origine. Aux Etats-Unis, le terme "gothique" désigne un corpus d'oeuvres, anciennes et modernes, étonnamment large où les Poe, Wilde, Hawthorne, … et même Dickens trouvent une place.
Le qualificatif gothique peut apparaître comme réducteur, en ceci qu'il identifie une œuvre principalement par sa thématique, au-delà des intentions de l'auteur et du style de ce dernier. Mais, lorsque l'on sait que "le gothique" préfigure le romantisme et est à la base du roman historique et du roman fantastique (sans compter la science-fiction avec Frankenstein), et qu'il s'agit d'un des genres littéraires les plus étudiés (du moins en langue anglaise), on devrait, en tant qu'auteur, se sentir flatté d'être entouré d'une aura gothique.
D'autant plus que, comme le démontre M. Lévy, dans le premier chapitre de sa thèse ("Présences médiévales"), il y a un rapport direct entre architecture gothique et roman gothique (traditionnel). Ce rapport est à rechercher, comme l'a fait entendre l'un des intervenants de ce forum, dans le sentiment suscité par la contemplation des ruines gothiques qui, à l'époque de Walpole, parsemaient toute l'Angleterre; voir à ce propos A Philosophical Enquiry into the Origin of Our Ideas of the Sublime and Beautiful (1757) par le philosophe Edmund Burke, une oeuvre déterminante pour la mise en place du genre gothique, genre que l'on ne peut appréhender sans cette notion de "Sublime" dont "la terreur est un des principes fondamentaux" (titre français: "Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau").
Sans doute est-il péjoratif dans la culture littéraire française de se voir "enfermer" dans un classeur étiqueté "gothique" parce qu'il s'agit, quelle que soit l'époque, d'un genre populaire (d'ailleurs, ne parle-t-on pas de "paralittérature" pour désigner le roman fantastique?)… Personnellement, je n'adhère pas à ce point de vue. Les auteurs français (Maupassant, Dumas, Flaubert, Verne, Gautier, Mérimée, Nodier, Féval, …) sont nombreux à s'être frottés à l'écriture de textes fantastiques et le plus souvent les résultats sont magnifiques. A ce sujet, je vous suggère la lecture de :
French gothic : anthologie / [présentée par] Alain Pozzuoli. - Paris : Manitoba-les Belles lettres, 2004. - 469 p. - ISBN 2-251-44251-0 (br.)
Le titre, volontairement provocateur, illustre la volonté d'Alain Pozzuoli, le compilateur de cette anthologie (spécialiste de Dracula et de Stoker) de montrer que le "fantastique" est loin d'être l'apanage des auteurs anglo-saxons. Le Diable amoureux de Jacques Cazotte n'est-il pas d'ailleurs considéré comme le roman proto-gothique qui aurait influencé les auteurs anglais du 18ème?
Quant au terme "roman noir", il s'agit, dans une certaine mesure, de la formule privilégiée en France pour désigner des œuvres qui, si elles avaient été écrites en Angleterre, se seraient appelées "gothiques". Pour moi, il s'agit de quasi synonymes. Mais ce n'est que mon avis. De ce point de vue, la France et l'Angleterre possèdent pourtant de nombreux points communs… Voir à ce sujet:
Gothique et décadence : recherches sur la continuité d'un mythe et d'un genre au XIXe siècle en Grande-Bretagne et en France / Joëlle Prungnaud. - Paris : H. Champion, 1997. - 497 p. - (Bibliothèque de littérature générale et comparée, ISSN 1262-2850 ; 7). - Bibliogr. p. 457-474. - Index. - Texte remanié de : Th. État : Lettres : Paris 4 : 1993. - ISBN 2-85203-628-2 (rel.)
Maintenant, que penser de toutes ces œuvres qualifiées de "gothiques" et qui appartiennent à tous les arts (peinture, sculpture, musique, cinéma, bandes dessinées, …), à tous les styles et à toutes les époques. Hé bien personnellement je pense, et c'est ce que je vais essayer de montrer dans mon mémoire, que la notion de "gothique" transcende les genres et ce depuis l'époque médiévale. Au-delà de l'analyse de l'objet artistique en tant que tel, le qualificatif gothique fait selon moi référence non pas à la forme, ni au style ni à l'intentionnalité mais bien au sentiment suscité par l'œuvre dans le chef de la personne qui la contemple. C'est ce "sentiment gothique", selon moi, qui fait la cohérence de la sous-culture du même nom. Cette sensibilité s'établissant à des degrés divers, le mouvement gothique peut apparaître, si l'on s'en tient à la surface des choses, comme étant relativement hétéroclite, et on a l'impression qu'il "s'accapare plein de choses" sans vergogne… Ce n'est pas mon avis. Les œuvres qui constituent les références et les icônes traditionnelles du mouvement gothique, de Baudelaire à Sire Cédric, de Dante Gabriel Rossetti à H. R. Giger, de Murnau à Tim Burton, de Gustave Doré à Benjamin Lacombe, … toutes ces œuvres plongent leurs racines dans cette gigantesque forêt sombre, terrifiante et fascinante où l'esprit gothique aime à se perdre. Elles ne sont pas "intellectuellement" ou techniquement gothiques, elles sont belles ou sublimes (au sens où Burke l'entendait). C'est cette conscience, cette sensibilité pour le "Sublime", et sa recherche permanente, qui caractérisent selon moi le milieu gothique, l'autre "Théâtre de la cruauté" pour paraphraser Antonin Artaud. De ce point de vue, "le gothique" apparaît comme n'ayant aucune limitation.
Voilà, désolé d'avoir été aussi long mais le sujet me tenait à cœur et j'ai trouvé que la discussion se terminait un peu en forme d'entonnoir =D. J'espère vous avoir éclairé ou, mieux encore, avoir suscité chez vous encore plus d'interrogations…
Une citation résume à elle seule ce que j'ai péniblement essayé de dire; elle est d'Horace Walpole: «Ce monde est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui sentent.» Extrait de Lettre à Sir Horace Mann datée du 31 Décembre 1769.
P.S.: si on vous conseille de lire Dracula l'Immortel par Dacre Stoker et Ian Holt en guise d'introduction à la littérature gothique… refusez. Ce n'est pas un roman gothique, c'est une (mauvaise) publicité pour un (futur) film… 😂