Montaigne, Essais, I, chapitre 31 - Des Cannibales

Entraide scolaire

120 réponses · Page 3 / 6

Pas d'inquiétude, on ne vous demandera pas de parler 10 mn du titre… on peut juste vous poser une questions dessus en entretien.
Donc ça veux dire que si j'ai une question sur ce texte, je répond en m'appuyant sur l'analyse du titre du chapitre + les trois autre extraits qui sont donnés dans mon descriptif ?
En fait, je ne comprend pas bien pour les œuvres intégrales comment ça se passe… On a fait des études analytique de quelques passages du livre, mais on répond a la problématique sur UN de ces passage (donc en se basant sur 2/3 page du livre) ou sur TOUS les extraits étudiés ?
L'examinateur vous pose une question sur un extrait.
Vous répondez à la question en vous appuyant sur l'extrait, et lui seul. connaitre l'ensemble de l'œuvre vous donne sur un plateau d'argent cette fameuse ouverture qui tracasse tant les candidats.
Si on ne vous interroge pas sur le titre, ne parlez pas du titre.

Ce titre Des Cannibales est un leurre : Montaigne ne parle pas du cannibalisme, contrairement à Jean de Lèry et Théodore de Bry.

Le Tlfi retrace ainsi l'histoire du mot :
Empr., par l'intermédiaire de textes ital. et lat. (la source de Rabelais dans ce passage est le De Orbe Novo de P. Martyr d'Anghiera, v. ARV., pp. 142-146), à l'esp. caníbal « id. », attesté dep. 1492 (Colomb d'apr. FRIED., s.v. caribe; v. KÖNIG, pp. 48-49 et R. Loewe ds Z. vergl. Sprachforsch., t. 61, pp. 37-48) et empr. à l'arawak caniba qui désigne les Caraïbes antillais.
Caniba est donc un mot arawak. Arawak et Caniba étant les habitants des Antilles, deux peuples ennemis.
Les Caniba pratiquaient l'anthropopahagie rituelle, et l'anthropophagie a pris le nom des Canibas…
Il semble bien que Montaigne prenne le mot dans son sens premier, d'ethnonyme. Il n'est certes pas exclu qu'il ironise : il nous donne ces peuples en modèle, sous un titre qui fait attendre une dénonciation.
Bonjour à tous, je dois rendre un travail demain, par apport aux essais de Montaigne chapitre 31 "Cannibales".

voici le texte
Trois d'entre eux, ignorant combien coûtera un jour à leur repos et à leur bonheur la connaissance des corruptions de deçà, et que de ce commerce naîtra leur ruine, comme je présuppose qu'elle soit déjà avancée, bien misérables de s'être laissé piper au désir de la nouvelleté, et avoir quitté la douceur de leur ciel pour venir voir le nôtre, furent à Rouen, du temps que leur feu roi Charles neuvième y était. Le Roi parla à eux longtemps ; on leur fit voir notre façon, notre pompe, la forme d'une belle ville. Après cela, quelqu'un en demanda à leur avis, et voulut savoir d'eux ce qu'ils y avaient trouvé de plus admirable ; ils répondirent trois choses, d'où j'ai perdu la troisième, et en suis bien marri ; mais j'en ai encore deux en mémoire. Ils dirent qu'ils trouvaient en premier lieu fort étrange que tant de grands hommes, portant barbe, forts et armés, qui étaient autour du Roi (il est vraisemblable qu'ils parlaient des Suisses de sa garde), se soumissent à obéir à un enfant, et qu'on ne choisisse plutôt quelqu'un d'entre eux pour commander ; secondement (ils ont une façon de leur langage telle, qu'ils nomment les hommes moitié les uns des autres) qu'ils avaient aperçu qu'il y avait parmi nous des hommes pleins gorgés de toutes sortes de commodités, et que leurs moitiés étaient mendiants à leurs portes, décharnés de faim et de pauvreté ; et trouvaient étrange comme ces moitiés ici nécessiteuses pouvaient souffrir une telle injustice, qu'ils ne prissent les autres à la gorge, ou missent le feu à leurs maisons.
Je parlai à l'un deux fort longtemps ; mais j'avais un truchement qui me suivait si mal et qui était si empêché à recevoir mes imaginations par sa bêtise, que je n'en pus tirer guère de plaisir. Sur ce que je lui demandai quel fruit il recevait de la supériorité qu'il avait parmi les siens (car c'était un capitaine, et nos matelots le nommaient roi), il me dit que c'était marcher le premier à la guerre ; de combien d'hommes il était suivi, il me montra un espace de lieu, pour signifier que c'était autant qu'il en pourrait en un tel espace, ce pouvait être quatre ou cinq mille hommes ; si, hors la guerre, toute son autorité était expirée, il dit qu'il lui en restait cela que, quand il visitait les villages qui dépendaient de lui, on lui dressait des sentiers au travers des haies de leurs bois, par où il pût passer bien à l'aise.
Tout cela ne va pas trop mal : mais quoi, ils ne portent point de hauts-de-chausses !
je dois répondre à cette question : qu'est ce qui rend l'argumentation de Montaigne efficace et vivante

j'ai répondu qu'il utilisé une argumentation rigoureuse et logique, des exemple pertinents et explicites. mais j'arrive pas à compléter la fin de ma phrase, j'ai plus du tout d'idées. donc si quelqu’un peut m'aider je lui en serait très reconnaissant
😀 merci
Bonjour je suis en première S et je dois faire une lecture analytique sur un extrait du chapitre "Des cannibales" des Essais de Montaigne. Seulement on devra passer devant toute la classe et lire notre travail qui sera ensuite noté. Je n'ai pas le droit à l'erreur car je n'ai qu'une note dans cette matière et le trimestre est bientôt terminé.

Texte :
Montaigne raconte à la fin du chapitre, sa rencontre avec trois brésiliens présentés à Rouen au roi Charles IX, en 1562.

Trois d'entre eux, ignorant combien coûtera un jour à leur repos et à leur bonheur la connaissance des corruptions de deçà, et que de ce commerce naîtra leur ruine, comme je présuppose qu'elle soit déjà avancée, bien misérables de s'être laissé piper au désir de la nouvelleté et avoir quitté la douceur de leur ciel pour venir voir le nôtre, furent à Rouen, du temps que le feu roi Charles neuvième y était. Le Roi parla à eux longtemps ; on leur fit voir notre façon, notre pompe, la forme d'unie belle ville. Après cela, quelqu'un en demanda leur avis, et voulut savoir d'eux ce qu'ils y avaient trouvé de plus admirable ; ils répondirent trois choses, d'où j'ai perdu la troisième, et en suis bien marri ; mais j'en ai encore deux en mémoire. Ils dirent qu'ils trouvaient en premier lieu fort étrange que tant de grands hommes, portant barbe, forts et armés, qui étaient autour du Roi (il est vraisemblable qu'ils parlaient des Suisses de sa garde), se soumissent à obéir à un enfant, et qu'on ne choisisse plutôt quelqu'un d'entre eux pour commander ; secondement (ils ont une façon de leur langage telle, qu'ils nomment les hommes moitié les uns des autres) qu'ils avaient aperçu qu'il y avait parmi nous des hommes pleins et gorgés de toutes sortes de commodités, et que leurs moitiés étaient mendiants à leurs portes, décharnés de faim et de pauvreté ; et trouvaient étrange comme ces moitiés ici nécessiteuses pouvaient souffrir une telle injustice, qu'ils ne prissent les autres à la gorge, ou missent le feu à leurs maisons.

Je parlai à l'un d'eux fort longtemps ; mais j'avais un truchement qui me suivait si mal et qui était si empêché à recevoir mes imaginations par sa bêtise, que je n'en pus tirer guère de plaisir.

Sur ce que je lui demandai quel fruit il recevait de la supériorité qu'il avait parmi les siens (car c'était un capitaine, et nos matelots le nommaient roi), il me dit que c'était marcher le premier à la guerre ; de combien d'hommes il était suivi, il me montra une espace de lieu, pour signifier que c'était autant qu'il en pourrait en une telle espace, ce pouvait, être quatre ou cinq mille hommes ; si, hors la guerre, toute son autorité était expirée, il dit qu'il lui en restait cela que, quand il visitait les villages qui dépendaient de lui, on lui dressait des sentiers au travers des haies de leurs bois, par où il pût passer bien à l'aise.

Tout cela ne va pas trop mal : mais quoi, ils ne portent point de hauts-de-chausses !
La problématique donnée est : Quelles valeurs Montaigne défend-il?

J'ai bien compris le texte et aussi le fait que Montaigne valorise la culture indienne. Je pensais faire un plan en deux grandes parties, l'une comparant les deux cultures avec une sous-partie pour chaque culture et une deuxième grande partie parlant de justement de ces valeurs que Montaigne met en valeur dans le texte comme être capable de porter un jugement sur la politique européenne, qu'ils sont simples et naturels, qu'ils sont courageux, que leur organisation politique fonctionne, elle n’est pas centrée sur elle-même ou sur un individu, etc…

Je ne sais pas si les valeurs ci-dessus sont bonnes et si mon plan est correct s'il ne l'est pas pourriez-vous me dire ce que je dois corriger?
Bonjour à tous !

Je dois faire un devoir sur le texte de Montesquieu: "De l'esprit des lois", plus particulièrement sur la partie de "La dénonciation de l'esclavage".
On me pose la question suivante: De quelle nature les arguments sont-ils ? (Exemple: un des arguments formulés est d'ordre démographique)
J'ai cherche sur de nombreux sites internets, dans des livres, mais je n'ai pas trouvé de définition claire sur "l'argument démographique". De plus, je ne sais pas comment identifier la nature d'un argument.

Pouvez-vous donc me dire quels sont les differentes natures d'arguments s'il vous plait ?

Merci d'avance 🙂
Bonjour j'ai un commentaire à faire .
J'ai les 2 axes de lecture et j'ai trouver mes sous parties mais j'aurais besoin que vous me disiez ce que vous penser car je trouve que les sous parties son un peu similaire mais je n'arrive pas à trouver mieux.
Voilà :
1. En quoi Montaigne fait-il l'apologie des canibals ?
a . Malgré les apparences, ils ont les mêmes valeurs.
b. Montaigne dénonce les apparences de la civilisation chez les européens qui se réfugient dernières elles pour dissimuler leurs sauvagerie.

2. En quoi Montaigne accuse / condamne les européens ?
a . Montaigne dénonce les préjugés qu'il y a sur les canibals
b. Montaigne montre la barbarie des européen.

Et voici l'extrait sur lequel je dois traiter mes questions
Ils ont leurs guerres contre les nations qui sont au-delà de leurs montagnes, plus avant en la terre ferme, auxquelles ils vont tout nus, n'ayant autres armes que des arcs ou des épées de bois, apointées par un bout, à la mode des langues de nos épieux. C'est chose émerveillable que de la fermeté de leurs combats, qui ne finissent jamais que par meurtre et effusion de sang ; car, de déroutes et d'effroi, ils ne savent que c'est. Chacun rapporte pour son trophée la tête de l'ennemi qu'il a tué, et l'attache à l'entrée de son logis. Aprés avoir longtemps bien traité leurs prisonniers, et de toutes les commodités dont ils se peuvent aviser, celui qui en est le maître, fait une grande assemblée de ses connaissants ; il attache une corde à l'un des bras du prisonnier, par le bout de laquelle il le tient éloigné de quelques pas, de peur d'en être offensé, et donne au plus cher de ses amis l'autre bras à tenir de même ; et eux deux, en présence de toute l'assemblée, l'assomment à coups d'épée.Cela fait, ils le rôtissent et en mangent en commun et en envoient des lopins à ceux de leurs amis qui sont absents. Ce n'est pas, comme on pense, pour s'en nourrir, ainsi que faisaient anciennement les Scythes ; c'est pour représenter une extrême vengeance. Et qu'il soit ainsi, ayant aperçu que les Portugais, qui s'étaient ralliés à leurs adversaires, usaient d'une autre sorte de mort contre eux, quand ils les prenaient, qui était de les enterrer jusques à la ceinture, et tirer au demeurant du corps force coups de trait, et les pendre après, ils pensèrent que ces gens ici de l'autre monde, comme ceux qui avaient sexué la connaissance de beaucoup de vices parmi leur voisinage, et qui étaient beaucoup plus grands maîtres qu'eux en toute sorte de malice, ne prenaient pas sans occasion cette sorte de vengeance, et qu'elle devait être plu.s aigre que la leur, commencèrent de quitter leur façon ancienne pour suivre celle-ci.Je ne suis pas marri que nous remarquons l'horreur barbaresque qu'il y a en une telle action, mais oui bien de quoi, jugeant bien de leurs fautes, nous soyons si aveugles aux nôtres. Je pense qu'il y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu'à le manger mort, à déchirer par tourments et par gênes un corps encore plein de sentiment, le faire rôtir par le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens et aux pourceaux (comme nous l'avons non seulement lu, mais vu de fraîche mémoire, non entre des ennemis anciens, mais entré des voisins et concitoyens, et, qui pis est, sous prétexte de piété et de religion), que de le rôtir et manger après qu'il est trépassé.Chrysippe et Zénon, chefs de la secte stoïque ; ont bien pensé qu'il n'y avait aucun mal de se servir de notre charogne à quoi que ce fut pour notre besoin, et d'en tirer de la nourriture ; comme nos ancêtres, étant assiégés par César en la ville de Alésia, se résolurent de soutenir la faim de ce siège par les corps des vieillards, des femmes et d'autres personnes inutiles au combat. “ Les Gascons, dit-on, s'étant servis de tels aliments, prolongèrent leur vie. ” .Et les médecins ne craignent pas de s'en servir à toute sorte d'usage pour notre santé ; soit pour l'appliquer au-dedans ou au-dehors ; mais il ne se trouva jamais aucune opinion si déréglée qui excusât la trahison, la déloyauté, la tyrannie, la cruauté, qui sont nos fautes ordinaires.Nous les pouvons donc bien appeler barbares, eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie.
Bonjour ou bonsoir ! 🙂

Voilà en ce moment je travaille sur Les Essais de Montaigne et plus particulièrement
sur le chapitre 31 concernant Les Cannibales. Mon prof m'a posé une question pour ma dissertation:

Montrez que les écrivains qui réfléchissent à la question de l'homme sr référent souvent à une nature originelle et inaccessible. Vous pouvez vous reporter a Montaigne mais aussi a d'autres auteurs, philosophes, romanciers et poètes.

Je ne sais pas du tout vers quoi m'orienter ni même par quoi commencer ! :/
Si quelqu'un pouvait m'aider..
Merci d'avance ! 😀
Regarde
le mythe du bon sauvage
le débat entre nature et culture
le mythe du paradis perdu retrouvé, de l'âge d'or…
Bonjour,
J'ai un commentaire à rédiger sur le texte ci-dessous issu de Des Cannibales I,31 de Montaigne et je n'arrive pas à trouver une problématique. Pouvez-vous m'aidez s'il vous plaît ?

Texte.
Ils ont leurs guerres contre les nations qui sont au-delà de leurs montagnes, plus avant en la terre ferme, auxquelles ils vont tout nus, n'ayant autres armes que des arcs ou des épées de bois, apointées par un bout, à la mode des langues de nos épieux. C'est chose émerveillable que de la fermeté de leurs combats, qui ne finissent jamais que par meurtre et effusion de sang ; car, de déroutes et d'effroi, ils ne savent que c'est. Chacun rapporte pour son trophée la tête de l'ennemi qu'il a tué, et l'attache à l'entrée de son logis. Aprés avoir longtemps bien traité leurs prisonniers, et de toutes les commodités dont ils se peuvent aviser, celui qui en est le maître, fait une grande assemblée de ses connaissants ; il attache une corde à l'un des bras du prisonnier, par le bout de laquelle il le tient éloigné de quelques pas, de peur d'en être offensé, et donne au plus cher de ses amis l'autre bras à tenir de même ; et eux deux, en présence de toute l'assemblée, l'assomment à coups d'épée. Cela fait, ils le rôtissent et en mangent en commun et en envoient des lopins à ceux de leurs amis qui sont absents. Ce n'est pas, comme on pense, pour s'en nourrir, ainsi que faisaient anciennement les Scythes ; c'est pour représenter une extrême vengeance. Et qu'il soit ainsi, ayant aperçu que les Portugais, qui s'étaient ralliés à leurs adversaires, usaient d'une autre sorte de mort contre eux, quand ils les prenaient, qui était de les enterrer jusques à la ceinture, et tirer au demeurant du corps force coups de trait, et les pendre après, ils pensèrent que ces gens ici de l'autre monde, comme ceux qui avaient sexué la connaissance de beaucoup de vices parmi leur voisinage, et qui étaient beaucoup plus grands maîtres qu'eux en toute sorte de malice, ne prenaient pas sans occasion cette sorte de vengeance, et qu'elle devait être plu.s aigre que la leur, commencèrent de quitter leur façon ancienne pour suivre celle-ci. Je ne suis pas marri que nous remarquons l'horreur barbaresque qu'il y a en une telle action, mais oui bien de quoi, jugeant bien de leurs fautes, nous soyons si aveugles aux nôtres. Je pense qu'il y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu'à le manger mort, à déchirer par tourments et par gênes un corps encore plein de sentiment, le faire rôtir par le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens et aux pourceaux (comme nous l'avons non seulement lu, mais vu de fraîche mémoire, non entre des ennemis anciens, mais entré des voisins et concitoyens, et, qui pis est, sous prétexte de piété et de religion), que de le rôtir et manger après qu'il est trépassé. Chrysippe et Zénon, chefs de la secte stoïque ; ont bien pensé qu'il n'y avait aucun mal de se servir de notre charogne à quoi que ce fut pour notre besoin, et d'en tirer de la nourriture ; comme nos ancêtres, étant assiégés par César en la ville de Alésia, se résolurent de soutenir la faim de ce siège par les corps des vieillards, des femmes et d'autres personnes inutiles au combat. “ Les Gascons, dit-on, s'étant servis de tels aliments, prolongèrent leur vie. ” . Et les médecins ne craignent pas de s'en servir à toute sorte d'usage pour notre santé ; soit pour l'appliquer au-dedans ou au-dehors ; mais il ne se trouva jamais aucune opinion si déréglée qui excusât la trahison, la déloyauté, la tyrannie, la cruauté, qui sont nos fautes ordinaires. Nous les pouvons donc bien appeler barbares, eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie.

Voici les grandes idées que j'en ai tiré:
-comparaison entre 2 pratiques guerrières
-jugement sur le degrés de civilisation des Européens
-barbarie justifiée
-trophée= tête de l'ennemi

MERCI d'avance pour votre aide 🙂
Montaigne réfléchit à la méchanceté humaine.
Il résume son propos dans la dernière phrase : "Nous les pouvons donc bien appeler barbares, eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie."
La cruauté naturelle est moins vicieuse que celle des prétendus civilisés.
Bonjours, Des cannibales de Montaigne est un texte dont je n'ai pas trop compris une parti et j'aimerai vous demandez votre avis. J'ai deja compris qu'ici, Montaigne décrit tout dabord les coutumes cannibales des indiens. Que a la fin il explique son regret que personne ne voie qu'on est aussi barbare qu'eux, même plus. Il compare les indiens au Européens en montrant d'un bon oeil les Indiens.

La parti que je n'ai pas vraiment compris c'est les portugais par rapport au Indiens. Les indiens sont enfaite influancé par l'exemple des Portugais ?

Voila l'extrait :
Après avoir longtemps bien traité leurs prisonniers, et de toutes les commodités dont ils se peuvent aviser, celui qui en est le maître, fait une grande assemblée de ses connaissants ; il attache une corde à l'un des bras du prisonnier, par le bout de laquelle il le tient, éloigné de quelques pas, de peur d'en être offensé, et donne au plus cher de ses amis l'autre bras à tenir de même ; et eux deux, en présence de toute l'assemblée, l'assomment à coups d'épée. Cela fait, ils le rôtissent et en mangent en commun et en envoient des lopins à ceux de leurs amis qui sont absents. Ce n'est pas comme on pense, pour s'en nourrir, ainsi que faisaient anciennement les Scythes ; c'est pour représenter une extrême vengeance. Et qu'il soit ainsi, ayant aperçu que les Portugais, qui s'étaient ralliés à leurs adversaires, usaient d'une autre sorte de mort contre eux, quand ils les prenaient, qui était de les enterrer jusqu'à la ceinture, et tirer au demeurant du corps force coups de trait, et les pendre après, ils pensèrent que ces gens ici de l'autre monde, comme ceux qui avaient semé la connaissance de beaucoup de vices parmi leur voisinage, et qui étaient beaucoup plus grands maîtres qu'eux en toute sorte de malice, ne prenaient pas sans occasion cette sorte de vengeance, et qu'elle devait être plus aigre que la leur, commencèrent de quitter leur façon ancienne pour suivre cette-ci. Je ne suis pas marri que nous remarquons l'horreur barbaresque qu'il y a en une telle action, mais oui bien de quoi, jugeant bien de leurs fautes, nous soyons si aveugles aux nôtres. Je pense qu'il y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu'à le manger mort, à déchirer par tourments et par géhennes un corps encore plein de sentiment, le faire rôtir par le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens et aux pourceaux (comme nous l'avons non seulement lu, mais encore vu de fraîche mémoire, non entre des ennemis anciens, mais entre des voisins et concitoyens, et, qui pis est, sous prétexte de piété et de religion), que de le rôtir et manger après qu'il est trépassé.
Oui fin je viens de m'inscrire donc ça été laborieux pour trouver où et comment placer mon message mais je pense que j'ai trouvé c'est bon 😉
melimelo00 a écrit :Bonjour,
Notre professeur de français nous a donné un texte qui est un extrait ''des Cannibales'' de Montaigne. Seulement j'ai beaucoup de mal à comprendre le texte enfin ce que Montaigne veut dire à travers ce texte ..Donc je n'arrive pas à élaborer un plan organisé et à dégager une problématique .J'ai commençé par repérer des figures de styles dans le texte et relever quelques petites idées mais rien de bien précis…
-les pratiques des Cannibales
-critique de la société de l'époque de Montaigne
-une certaine argumentation
J'aurais donc besoin d'un petit peu d'aide puisque je dois maîtriser ce texte pour passer mon oral blanc de français 🙂

Voici l'extrait:
Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu'il n'y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu'on m'en a rapporté ; sinon que chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ; comme de vrai, il semble que nous n'avons autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et l'idée des opinions et usances du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages, de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice et détournés de l'ordre commun, que nous devrions appeler plutôt sauvages[…]

Mais ces autres, qui nous viennent pipant des assurances d'une faculté extraordinaire qui est hors de notre connaissance, faut-il pas les punir de ce qu'ils ne maintiennent l'effet de leur promesse, et de la témérité de leur imposture ? Ils ont leurs guerres contre les nations qui sont au-delà de leurs montagnes, plus avant en la terre ferme, auxquelles ils vont tout nus, n'ayant autres armes que des arcs ou des épées de bois, apointées par un bout, à la mode des langues de nos épieux. C'est chose émerveillable que de la fermeté de leurs combats, qui ne finissent jamais que par meurtre et effusion de sang ; car, de déroutes et d'effroi, ils ne savent que c'est. Chacun rapporte pour son trophée la tête de l'ennemi qu'il a tué, et l'attache à l'entrée de son logis. Aprés avoir longtemps bien traité leurs prisonniers, et de toutes les commodités dont ils se peuvent aviser, celui qui en est le maître, fait une grande assemblée de ses connaissants ; il attache une corde à l'un des bras du prisonnier, par le bout de laquelle il le tient éloigné de quelques pas, de peur d'en être offensé, et donne au plus cher de ses amis l'autre bras à tenir de même ; et eux deux, en présence de toute l'assemblée, l'assomment à coups d'épée.
Cela fait, ils le rôtissent et en mangent en commun et en envoient des lopins à ceux de leurs amis qui sont absents. Ce n'est pas, comme on pense, pour s'en nourrir, ainsi que faisaient anciennement les Scythes ; c'est pour représenter une extrême vengeance. Et qu'il soit ainsi, ayant aperçu que les Portugais, qui s'étaient ralliés à leurs adversaires, usaient d'une autre sorte de mort contre eux, quand ils les prenaient, qui était de les enterrer jusques à la ceinture, et tirer au demeurant du corps force coups de trait, et les pendre après, ils pensèrent que ces gens ici de l'autre monde, comme ceux qui avaient sexué la connaissance de beaucoup de vices parmi leur voisinage, et qui étaient beaucoup plus grands maîtres qu'eux en toute sorte de malice, ne prenaient pas sans occasion cette sorte de vengeance, et qu'elle devait être plu.s aigre que la leur, commencèrent de quitter leur façon ancienne pour suivre celle-ci.
Je ne suis pas marri que nous remarquons l'horreur barbaresque qu'il y a en une telle action, mais oui bien de quoi, jugeant bien de leurs fautes, nous soyons si aveugles aux nôtres. Je pense qu'il y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu'à le manger mort, à déchirer par tourments et par gênes un corps encore plein de sentiment, le faire rôtir par le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens et aux pourceaux (comme nous l'avons non seulement lu, mais vu de fraîche mémoire, non entre des ennemis anciens, mais entré des voisins et concitoyens, et, qui pis est, sous prétexte de piété et de religion), que de le rôtir et manger après qu'il est trépassé
.
Bonjour.

Dans l'attente d'autres aides, les messages précédents de cette discussion te fourniront sans doute déjà des pistes de compréhension.
Bonjour,

J'aurais besoin de votre aide dans mes révisions :/

En fait nous avons étudié un extrait de l'essai "Des Cannibales" de Montaigne, extrait qui va de "Trois d'entre eux" à "hauts de chausse".

Je me demandais quelles étaient les problématiques possibles pour ce texte…
Je pense que si je tombe sur ce texte, je devrai forcément changer le plan qu'on a fait en cours, qui est le suivant :

I. Le regard des Indiens sur les Européens
1. Le désir des Européens d'éblouir les Indiens
2.La question du pouvoir
3.Inégalités entre riches et pauvres

II. La façon dont Montaigne vit l'évènement
1. Un évènement marquant
2. Un humaniste curieux
3. Une réflexion sur les deux types de société

Quelqu'un aurait une idée de problématique avec le plan qui lui correspond, s'il vous plait ?
Voici cet extrait des Cannibales de Montaigne (Essais) , que je dois commenter pour mon bac d'oral blanc de francais qui est dans une semaine :
Ma question est : Par quels moyens Montaigne réussit-il à montrer au lecteur que la notion de barbarie est relative ? Tente-t-il de persuader ? Ou de convaincre? Ou les deux? Comment le fait-il ? Quels sont ces procédés d'argumentation?
Merci beaucoup!!!

Cordialement

[Les Cannibales] font des guerres contre les nations qui sont au-delà de leurs montagnes, plus loin sur la terre ferme, guerres où ils vont tous nus, n’ayant d’autres armes que des arcs ou des épées de bois, aiguisées par un bout, à la façon des fers de nos épieux[1]. C’est une chose étonnante que la dureté de leurs combats, car, pour ce qui est des déroutes et de l’effroi, ils ne savent pas ce que c’est. Chacun rapporte, en trophée personnel, la tête de l’ennemi qu’il a tuée et il l’attache à l’entrée de son logis. Après avoir longtemps bien traité leurs prisonniers et avec touts les agréments auxquels ils se peuvent penser, celui qui en est le maître fait une grande assemblée des gens de sa connaissance : il attache une corde à l’un des bras du prisonnier par le bout de laquelle il le tient, éloigné de quelques pas, de peur d’être blessé par lui, et il donne au plus cher de ses amis l’autre bras à tenir de même [façon] ; puis eux deux, en présence de toute l’assemblée, l’assomment à coups d’épée. Cela fait, ils le rôtissent et en mangent en commun ; ils en envoient aussi des morceaux à ceux de leurs amis qui sont absents. Ce n’est pas, comme on pense, pour s’en nourrir, ainsi que faisaient anciennement les Scythes[2] : c’est pour manifester une très grande vengeance. Et pour preuve qu’il en est bien ainsi, [voici un fait] : s’étant aperçu que les Portugais, qui s’étaient alliés à leurs adversaires, usaient contre eux, quand ils les prenaient, d’une autre sorte de mort qui consistait à les enterrer jusqu’à la ceinture et à leur tirer sur le reste du corps force coups de traits[3], puis à les pendre, ils pensèrent que ces gens-ci de l’ancien monde, en hommes qui avaient semé la connaissance de beaucoup de vices dans leur voisinage et qui étaient beaucoup plus grands maîtres qu’eux en toute sorte de méchanceté, n’adoptaient pas sans cause cette sorte de vengeance et qu’elle devait être plus pénible que la leur ; [alors] ils[4] commencèrent à abandonner leur manière ancienne pour suivre celle-ci. Je ne suis pas fâché que nous soulignions l’horreur barbare qu’il y a dans une telle action, mais plutôt du fait que, jugeant bien de leurs fautes, nous soyons si aveugles à l’égard des nôtres. Je pense qu’il y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu’à le manger mort[5], à déchirer par des tortures et des supplices[6] un corps ayant encore toute sa sensibilité, à le faire rôtir petit à petit, à le faire mordre et tuer par les chiens et les pourceaux (comme nous l’avons non seulement lu, mais vu de fraîche date, non entre des ennemis anciens, mais entre des voisins et concitoyens et, qui pis est, sous prétexte de piété et de religion) que de le rôtir et manger après qu’il est trépassé.
Chrysippe et Zénon[7], chefs de l’école Stoïque, ont bien pensé qu’il n’y avait aucun mal à se servir de notre chair, à quelque usage que ce fût pour notre besoin, et même d’en tirer de la nourriture, comme [le firent] nos ancêtres [quand], assiégés dans la ville d’Alésia, ils se résolurent à lutter contre la faim due à ce siège en utilisant les corps des vieillards, des femmes et autres personnes inutiles au combat.
Vascones, fama est, alimentis talibus usi
Produxere animas[8]
Les médecins aussi ne craignent pas de s’en servir pour toute sorte d’emploi en faveur de notre santé, soit pour l’appliquer au-dedans ou au dehors ; mais il ne se trouva jamais aucune opinion à ce point déréglée qu’elle excusât la trahison, la déloyauté, la tyrannie, la cruauté, qui sont nos fautes habituelles.
Nous pouvons donc bien appeler ces hommes barbares eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie.

[1] A la manière des embouts ferrés
[2] Peuple antique d’origine iranienne
[3] Les flèches
[4] Si bien qu’ils …
[5] Montaigne fait ici références aux guerres religieuses entre Catholiques et protestants ( 1562-1598)
[6] Tortures
[7] Philosophes grecs du III eme siècle avant J.-C.
[8] « les Gascons , dit-on, en usant de tels aliments, prolongèrent leur vie » (propos attribués à Juvénal, poète satirique latin, 1er siècle ap. J.-C.
Bonjour à tous, 🙂

J'ai découvert ce forum au début de l'année, qui m'a parfois vraiment aidé ! Je passe bientôt mon oral de français, alors je suis en pleines révisions, et une de mes lectures analytiques est très courte…beaucoup trop courte. Voici mon extrait :

Montaigne - Essais - Chapitre 31 - Des Cannibales
" Ils ont leurs guerres contre les nations qui sont au-delà de leurs montagnes, plus avant en la terre ferme, auxquelles ils vont tout nus, n’ayant autres armes que des arcs ou des épées de bois, appointées par un bout, à la mode des langues de nos épieux. C’est chose émerveillable que de la fermeté de leurs combats, qui ne finissent jamais que par meurtre et effusion de sang ; car, de déroutes et d’effroi, ils ne savent que c’est. Chacun rapporte pour son trophée la tête de l’ennemi qu’il a tué, et l’attache à l’entrée de son logis. […] Cela fait, ils le rôtissent et en mangent en commun et en envoient des lopins à ceux de leurs amis qui sont absents. Ce n’est pas, comme on pense, pour s’en nourrir, ainsi que faisaient anciennement les Scythes ; c’est pour représenter une extrême vengeance. Et qu’il soit ainsi, ayant aperçu que les Portugais, qui s’étaient ralliés à leurs adversaires, usaient d’une autre sorte de mort contre eux, quand ils les prenaient, qui était de les enterrer jusques à la ceinture, et tirer au demeurant du corps force coups de trait, et les pendre après, ils pensèrent que ces gens ici de l’autre monde, comme ceux qui avaient sexué la connaissance de beaucoup de vices parmi leur voisinage, et qui étaient beaucoup plus grands maîtres qu’eux en toute sorte de malice, ne prenaient pas sans occasion cette sorte de vengeance, et qu’elle devait être plus aigre que la leur, commencèrent de quitter leur façon ancienne pour suivre celle-ci.
Je ne suis pas marri que nous remarquons l’horreur barbaresque qu’il y a en une telle action, mais oui bien de quoi, jugeant bien de leurs fautes, nous soyons si aveugles aux nôtres. Je pense qu’il 5 y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu’à le manger mort, à déchirer par tourments et par gênes un corps encore plein de sentiment, le faire rôtir par le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens et aux pourceaux (comme nous l’avons non seulement lu, mais vu de fraîche mémoire, non entre des ennemis anciens, mais entré des voisins et concitoyens, et, qui pis est, sous prétexte de piété et de religion), que de le rôtir et manger après qu’il est trépassé. […]
Nos ancêtres, étant assiégés par César en la ville de Alésia, se résolurent de soutenir la faim de ce siège par les corps des vieillards, des femmes et d’autres personnes inutiles au combat. […] Et les médecins ne craignent pas de s’en servir à toute sorte d’usage pour notre santé ; soit pour l’appliquer au-dedans ou au-dehors ; mais il ne se trouva jamais aucune opinion si déréglée qui excusât la trahison, la déloyauté, la tyrannie, la cruauté, qui sont nos fautes ordinaires.
Nous les pouvons donc bien appeler barbares, eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie. Leur guerre est toute noble et généreuse, et a autant d’excuse et de beauté que cette maladie humaine en peut recevoir ; elle n’a autre fondement parmi eux que la seule jalousie de la vertu. Ils ne sont pas en débat de la conquête de nouvelles terres, car ils jouissaient encore de cette liberté naturelle qui les fournit sans travail et sans peine de toutes choses nécessaires, en telle abondance qu’ils n’ont que faire d’agrandir leurs limites. Ils sont encore en cet heureux point, de ne désirer qu’autant que leurs nécessités naturelles leur ordonnent ; tout ce qui est au-delà est superflu pour eux. "
Et voici, ce que j'ai déjà, le plan est de mon prof, les recherches sont un peu de moi, un peu de lui, ne faîtes pas attention aux numéros de lignes, elles sont différentes sur l'extrait que je vous ai donné :


Des cannibales est l’essai n° 31 du premier livre des Essais. Avec la découverte de nouveaux peuples, les européens découvrent des civilisations différentes avec des mœurs différentes. Tandis que l’Église voit une occasion de les convertir, les humanistes appellent à la tolérance et au respect des différences. Montaigne se livre ici à un éloge paradoxal : celui des cannibales. On peut se demander en quoi ce texte est une argumentation. Une argumentation, c’est lorsque l’auteur défend une thèse, exprime son opinion. Il a pour cela deux moyens : convaincre et persuader.

I) Convaincre

1) La thèse de l’auteur

Montaigne veut prendre la défense des cannibales. Sa thèse est qu’il n’y a rien de barbare chez, seulement des coutumes différentes : « Il n’y a rien de sauvage […] son usage ». Il formule sa thèse en réfutant les mots « barbare » et « sauvage », en ce qu’ils apparaissent péjoratifs et traduisibles respectivement en « cruel » et « grossier ». Il va paradoxalement défendre la pratique du cannibalisme. Cela crée un effet de surprise, c’est à la fois de la provocation et de l’humour. Ce que fait Montaigne, c’est du relativisme culturel.
Relativisme culturel : le fait de relativiser les pratiques d’autres cultures, de ne pas juger, ni les condamner
Toutes les cultures se valent dans leur diversité, aucune n’est supérieure aux autres. La position inverse est l’ethnocentrisme.
Ethnocentrisme : le fait de considérer sa culture comme supérieure aux autres
C’est la position des européens qui colonisent et convertissent les autres peuples. Ce texte est un appel à la tolérance.

2) Arguments et exemples

Les cannibales sont un peuple simple : ils font la guerre uniquement lorsque c’est nécessaire, contrairement aux européens qui le font par soif de pouvoir et par cupidité. Les cannibales se contentent de ce qu’ils ont ; ils font la guerre contre les peuples ennemis ; les européens se battent entre eux, au sein d’une même nation : (l20) « …entre voisins et concitoyens […] religion ». Le prétexte de la religion est hypocrite. (l1 à 5) « Les sauvages font la guerre avec simplicité et honneur, courage ». Les européens sont « fourbes » (l13), « traîtres » (l9) et « cruels » (l9 à 11). Les portugais pratiquent la torture : (l17/18) « déchirer […] rôtir par le menu, le faire mordre… ». Effectivement, les cannibales ont des pratiques barbares, mais nous sommes encore pires. Présence d’arguments d’autorité : médecine, Alésia. Montaigne utilise des éléments historiques, réels, pour mener son argumentation.


II) Persuader

1) Un éloge des sauvages

Montaigne fait une comparaison entre les deux sociétés et se livre à un éloge paradoxal. Les cannibales vont être toujours défendus et Montaigne emploie des mots positifs pour les qualifier. Beaucoup de qualités dans le texte : « ils ont un sens de la justice », « ne connaissent pas la peur », « sont généreux » (l6/7). Champs lexical des qualités aristocratiques : « émerveillable » (l3), « fermeté de leurs combats » (l3/4), « abondance naturelle » (l31). Les cannibales sont heureux parce qu’ils savent se contenter de ce que la nature leur donne : « sans travail et sans peine », « heureux » (l32). Montaigne atténue la violence de ce peuple en affirmant qu’ils ne veulent de mal à personne : ils sont innocents : paradoxal.

2) Le blâme des Européens

Si les cannibales sont représentés de manière positive, les Européens, au contraire, sont représentés comme des barbares : champs lexical de la violence et de la mort : « vices » (l12), « malices » (l13) : veut dire mauvais, démoniaque, « aigre » (l14), « horreur barbaresque » (l15), « trahison, déloyauté, tyrannie, cruauté » (l25/26).
(l17/18) « …déchirer […] le faire rôtir par le menu, […] mordre… ». Images violentes. Gêne vient de « Géhenne » qui désigne l’enfer, partie où les criminels sont torturés pour l’éternité. Champs lexical de la torture.
Opposition très nette entre « nous » et « ils » qui accentue la différence entre les deux peuples. Parfois, il dit « je » pour donner son avis qui est toujours du côté des cannibales.


Dans cet extrait, à l’aide d’une argumentation solide, Montaigne condamne l’attitude des européens qui jugent les sauvages alors qu’ils ne sont pas mieux. Il appelle donc à la tolérance et au respect de l’autre et il met en place une vision idéalisée du cannibale en inventant le personnage du « bon sauvage », qui sera utilisé par les philosophes des lumières et notamment Diderot dans son Supplément a voyage de Bougainville où l’on peut voir une vieux sauvage se livrer à une critique de la société européenne.

Je me suis entraînée à l'oral, il y a de quoi tenir 6 à 7 minutes…. J'ai donc encore du travail… :/

J'espère que quelqu'un pourra m'aider, je suis au bord du désespoir là 😞
Attache-toi davantage au détail de cet extrait précis du chapitre.
Je trouve qu'il y a trop de généralités dans ton commentaire. C'est cet extrait particulier qu'il convient d'étudier.
Bonjour à tous !

Merci d'avance pour votre aide. J'aimerais savoir ce qu'il faut exactement savoir avant de faire sa première analyse de texte en français. J'ai du mal à faire mes analyses, c'est à dire relever toutes les figures de style pour prouver mes argument, et les plans que je trouve sont en 3 axes et j'aimerais plutôt qu'ils soient en 2 axes car le jour de l'oral le temps passe vite lorsqu'il s'agit que c'est nous qui sommes interrogés et pourtant je connais les définitions et tout.
J'ai ce passage à étudier, il n'est pas difficile je suppose, je peux paraître un peu paresseux pour certain mais l'assemblage des deux extraits me bloque un peu, j'avoue que je stresse un peu.
Merci beaucoup pour votre aide, merci ! 🙂

Texte:

Montaigne, « Des cannibales », Essais, Livre I, Chapitre 1

Or je trouve, pour revenir à mon propos, qu’il n’y a rien de barbare et de sauvage en cette nation, à ce qu’on m’en a rapporté ; sinon que, chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage ; comme de vrai, il semble que nous n’avons d’autre mire (1) de la vérité et de la raison que l’exemple et l’idée des opinions et usances (2) du pays où nous sommes. Là est toujours la parfaite religion, la parfaite police, (3) parfait et accompli usage de toutes choses. Ils sont sauvages de même que nous appelons sauvages les fruits que nature, de soi et de son progrès ordinaire, a produits : là où, à la vérité, ce sont ceux que nous avons altérés par notre artifice, (4) et détournés de l’ordre commun, que nous devrions plutôt appeler sauvages. En ceux-là sont vives et vigoureuses les vraies et plus utiles et naturelles vertus et propriétés, lesquelles nous avons abâtardies (5) en ceux-ci, et les avons seulement accommodées au plaisir de notre goût corrompu. Et si pourtant, (6) la saveur même et délicatesse se trouve à notre goût excellente, à l’envi des nôtres, (7) en divers fruits de ces contrées là sans culture. Ce n’est pas raison (8) que l’art gagne le point d’honneur sur notre grande et puissante mère Nature. Nous avons tant rechargé la beauté et richesse de ses ouvrages par nos inventions, que nous l’avons du tout étouffée. Si est-ce que (9), partout où sa pureté reluit, elle fait merveilleuse honte à nos vaines et frivoles entreprises. […]

Nous les pouvons donc bien appeler barbares, eu égard aux règles de la raison, mais non pas eu égard à nous, qui les surpassons en toute sorte de barbarie. Leur guerre est toute noble et généreuse, et a autant d'excuse et de beauté que cette maladie humaine peut en recevoir ; elle n'a autre fondement parmi eux que la seule jalousie de la vertu. Ils ne sont pas en débat de la conquête de nouvelles terres, car ils jouissent encore de cette liberté naturelle qui les fournit sans travail et sans peine de toutes choses nécessaires, en telle abondance qu'ils n'ont que faire d'agrandir leurs limites. Ils sont encore en cet heureux point, de ne désirer qu'autant que leurs nécessités naturelles leur ordonnent ; tout ce qui est au-delà est superflu pour eux, ils s'entr'appellent généralement, ceux de même âge, frères ; enfants, ceux qui sont au-dessous ; et les vieillards sont pères à tous les autres. Ceux-ci laissent à leurs héritiers en commun cette possession de biens indivis, sans autre titre que celui tout pur que nature donne à ses créatures, les produisant au monde.
Encore merci à tous !
Bonjour à tous,

J'ai une lecture analytique à faire sur "Des Cannibales" de Montaigne et pour introduire le sujet je voulais une citation de Montaigne sur sa definition de l'essai ou encore sur pourquoi il a entreprit d'en écrire mais impossible de trouver…vous en connaitriez ? Sinon, celle d'un autre auteur qui pourrais coller ?

Merci d'avance !