Incipit - Quelles sont vos entrées en matière préférées ?

Littérature

35 réponses · Page 2 / 2

Durtal a écrit :
Cela vaut quoi du Régis Jauffret ?
C'est percutant et ça met mal à l'aise.
Bon alors, c'est de qui cette intro au restaurant?
De moi
Du devrait publier la suite, ça à l'air bien.
Merci 🙂 j'en donnerai quelques extraits sur le forum, très bientôt, pour goûter aux impressions comme de succulents fruits (acides comme sucrés) 😜

Pour revenir au sujet :

"Il est vrai que j'ai logé six balles dans la tête de mon meilleur ami, et pourtant j'espère montrer par le présent récit que je ne suis pas son meurtrier."
Le monstre sur le seuil, Lovecraft.
Putakli a écrit :Doukipudonctan
J'ai également une affection toute particulière pour l'orthographe très approximative de Queneau.
En tête je placerai "C'était à Mégara…" déjà cité pour son rythme et ses sonorités. A un autre niveau : "Je m'en vais, dit Ferrer, je te quitte. Je te laisse tout mais je pars." de Jean Echenoz. C'est aussi l'excipit de son roman.
"Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas " L'Etranger d'Albert Camus
Jérémy a écrit :"Il est vrai que j'ai logé six balles dans la tête de mon meilleur ami, et pourtant j'espère montrer par le présent récit que je ne suis pas son meurtrier."
Le monstre sur le seuil, Lovecraft.
Magnifique!…

…comme ton incipit, qui donne sacrément envie de lire la suite.
Merci à toi 😉
Vladimir Nabokov a écrit :"Lolita. Light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta : the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta.
She was Lo, plain Lo in the morning, standing four feet ten in one sock. She was Lola in slacks. She was Dolly at school. She was Dolores on the dotted line. But in my arms she was always Lolita."
Quelques lignes d'une puissance évocatrice incroyable… Ce sont elles qui m'ont donné l'envie de lire le bouquin d'une traite, et qui l'ont propulsé sans plus attendre dans mon panthéon littéraire !
Dans quelle matière ?
Il m'est arrivé d'écrire 250 pages à la file, avant de m'apercevoir qu'elles ne valaient rien, et que seule la première phrase méritait d'être exploitée, mais en peinture. C'était: "La manie française de décapiter les gens précipite ceux qui ont perdu la tête vers d'autres, qui se prennent pour des chefs."
FunnyValentine a écrit :
Vladimir Nabokov a écrit :"Lolita. Light of my life, fire of my loins. My sin, my soul. Lo-lee-ta : the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta.
She was Lo, plain Lo in the morning, standing four feet ten in one sock. She was Lola in slacks. She was Dolly at school. She was Dolores on the dotted line. But in my arms she was always Lolita."
Quelques lignes d'une puissance évocatrice incroyable… Ce sont elles qui m'ont donné l'envie de lire le bouquin d'une traite, et qui l'ont propulsé sans plus attendre dans mon panthéon littéraire !
Magnifique !
Ca me donne envie de le lire, pour le coup !

Imminielle.
« J’aimais éperdument la comtesse de *** ; j’avais vingt ans, et j’étais ingénu ; elle me trompa, je me fâchai, elle me quitta. J’étais ingénu, je la regrettai ; j’avais vingt ans, elle me pardonna ; et comme j’avais vingt ans, que j’étais ingénu, toujours trompé, mais plus quitté, je me croyais l’amant le mieux aimé, partant le plus heureux des hommes. » Point De Lendemain , Vivant Denon
C'est une nouvelle de Lovecraft. Je ne me souviens plus du titre et - pardonnez-moi -ne suis pas certain d'être fidèle à 100 % :

"Le dernier homme sur terre étais assis dans une pièce. Soudain, on frappa à la porte"
"La bêtise n'est pas mon fort. J'ai vu beaucoup d'individus; j'ai visité quelques nations; j'ai pris ma part d'entreprises diverses sans les aimer; j'ai mangé presque tous les jours; j'ai touché à des femmes. Je revois maintenant quelques centaines de visages, deux ou trois grands spectacles, et peut-être la substance de vingt livres."
Paul Valéry, La soirée avec Monsieur Teste.
(la suite ne tient cependant pas vraiment les promesses de ce début).
"La première chose que je peux vous dire c'est qu'on habitait au sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu'elle portait sur elle et seulement deux jambes, c'était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines."
Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi