Imparfait ou passé composé ?
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Merci Jehan
Mais j'avoue que c'est compliqué. Est-ce que pour utiliser le passé composé, on est vraiment obligé de mettre une date précise? Ou cette date peut être sous entendue ou devinée?
La date précise peut tout à fait être sous-entendue, il n'y a aucune obligation.
Merci de m'avoir trouvé ce fil. Je le remonterai pour peut-être trouver des réponses à des questions futures.
Mais maintenant je me demande quel temps j'utilise pour évoquer un passé qui a duré longtemps mais qui est complètement fini?
Le passé composé :
Il a vécu cent ans.
Le passé simple :
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits. (Victor Hugo)
L'attente se prolongea.
La longue durée de l'action se déduit des compléments, ou du sens même du verbe.
Je vous remercie beaucoup Jehan. Vous nous êtes vraiment d'une grande aide.
Mais excusez-moi, je dois vraiment être pénible; je voudrais revenir sur le
1/ J'ai souvent entendu parler de vous.
2/ J'entendais souvent parler de vous.
Si j'utilise la première phrase, est-ce que cela veut dire par exemple que j'ai entendu parler de lui, le lundi, le mercredi, le jeudi, le samedi et le dimanche.
Et la deuxième phrase, est-ce que cela veut sous-entendre que j'ai tout le temps entendu parler de lui toute la semaine sans arrêt? Si le moment en question est la semaine passée?
J'ai vraiment envie de saisir la nuance entre tout ça. Je vous remercie d'avance.
Non, ce ne sont pas ces nuances.
1/ J'ai souvent entendu parler de vous.
Je considère aujourd'hui le résultat de faits qui ont eu lieu dans le passé. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la date à laquelle on m'a parlé de vous, mais le fait que je retiens que ça a eu lieu souvent. Je me rappelle aujourd'hui le nombre élevé de fois où l'on m'a parlé de vous, sans peut-être me rappeler qui et quand on m'en a parlé. Je sais simplement, aujourd'hui, qu'on en a souvent parlé.
2/ J'entendais souvent parler de vous.
Là, je me replonge dans le passé et je me rappelle ces jours passés ; je me rappelle que souvent on me parlait de vous. L'image du passé m'en revient en mémoire.
Mais ni dans un cas ni dans l'autre on ne peut dire si c'était continu ou pas.
Donc ces deux phrases se diront dans des contextes différents. L'un concerne le présent, l'autre concerne plus le passé.
Merci Lamaneur. Alors là, je crois que ça a vraiment complété l'explication que j'ai eue jusque-là. C'est beaucoup plus clair maintenant avec ce truc de relation du passé composé avec le présent.
Maintenant -je sais, je suis pénible mais je voudrais en profiter un peu pour vraiment comprendre encore mieux.
Dans cette phrase, tirée toujours d'une nouvelle de Gérard Morel: "Révélations tardives"
"Lorsque vous avez gagné des rallys automobiles, votre nom paraîssait souvent à la une des journaux."
Pourquoi paraîssait est à l'imparfait?
"Souvent" insiste sur la grande fréquence, il ne précise pas si la fréquence est quotidienne ou autre, ni s'il y a des moments d'interruption plus ou moins longs.
Et quel que soit le temps employé, c'est pareil.
La différence entre les deux temps, c'est la façon de considérer les faits.
J'ai souvent entendu parler de vous.
Je considère, au moment où je parle, que les faits sont achevés.
Rien de plus.
J'entendais souvent parler de vous.
C'est en quelque sorte une description de la période passée, sans référence au commencement ou à la fin des faits…
Eh oui, cela peut être difficile de faire saisir l'emploi de l'imparfait à quelqu'un qui l'ignore dans sa langue maternelle. Tout comme il doit sans doute y avoir, dans la conjugaison malgache, des subtilités très déroutantes pour un Français !
Mais je vois que Lamaneur t'a donné de très pertinentes explications !
Il faudrait avoir plus de contexte pour le dire, et connaître le style et la maîtrise de l'auteur pour savoir si l'on peut se fier à lui. A priori, j'aurais mieux compris :
Lorsque vous gagniez des rallyes automobiles, votre nom paraissait souvent à la une des journaux.
ou bien, un peu moins :
Lorsque vous avez gagné des rallyes automobiles, votre nom a souvent paru à la une des journaux.
Ah non mais le français est très subtil, Jehan. Et je t'assure que le malgache n'est pas aussi compliqué. Et puis j'essaie en fait, de réunir toutes les explications sur ce fil.
Et puis Lamaneur, je ne sais pas comment te dire, quel est le style de l'auteur.
je te recopie ici le paragraphe où il y avait cette phrase:
"J'ai souvent entendu parler de vous. Pour les hommes de ma génération, vous étiez un héros de la guerre. Et par la suite, lorsque vous avez gagné des rallyes automobiles , votre nom paraîssait très souvent à la une des journaux."
Juste une question de plus, pourquoi me parles-tu de "style de l'auteur"? est-ce que ça veut dire que toutes les 2 tournures que t'as proposées sont irémédiablement valables? En plus de celle de l'auteur? Et que c'est juste une question de style?
Encore merci pour la suite.
Bonjour,
N'étant pas français, j'ai du mal à utiliser correctement le passé et l'imparfait dans mes phrases. Dans quels cas faut-il utiliser exclusivement le passé ou l'imparfait et dans quels autres cas l'usage de l'un ou l'autre se valent.
Pour m'aider à mieux comprendre la subtilité de chaque temps, je vous propose les exemples suivants pour me dire le temps approprié pour chaque contexte :
Il a fait chaud ce matin / Il faisait chaud ce matin
J'ai oublié mes clés sur la table / J'avais oublié mes clés sur moi
J'ai cru que tu voulais partir / Je croyais que tu voulais partir
J'aurais également besoin de votre aide pour m'expliquer la différence entre "Il se peut que" et "il se pourrait que". Il m'est difficile de saisir la nuance entre les deux, car à ce que je sache, le conditionnel sert, entre autres, à exprimer l'incertitude, alors que, si je ne me trompe pas, "il se peut" (présent) exprime déjà ou du moins sous-entendrait une incertitude?
Ma troisième et dernière question concerne l'utilisation de "j'aurais compris que…", "j'avais compris que…" et de "j'ai cru comprendre que…" Dans quels contexte peut-on utiliser chacune de ces phrases? Et y a-t-il des points de similitudes entre les trois.
Au plaisir de vous lire!
Bonjour à tous,
L'imparfait est le temps de la description, des habitudes…
Je me pose la question sur ces trois phrases et je voudrais savoir votre avis envers la première partie des phrases. Les trois sont correctes ou uniquement l'une d'elles est possible ?
-Quand il est monté, les gens se sont levés.
-Quand il montait, les gens se sont levés.
-Il montait, quand les gens se sont levés.
À mon avis, on peut utiliser les trois selon le contexte, mais je commence à douter.
Merci
Pas de problème avec la 1 et la 3. La deuxième est plus bizarre, à moins qu'un contexte que je n'ai pas la justifie.
Oui, pour la deuxième, on dirait plutôt :
Alors qu'il montait, les gens se sont levés.
Bonsoir,
La première et troisième me faisaient pas vraiment douter mais, je voulais vous montrer les trois pour voir si la deuxième serait aussi bien.
Pour le contexte de la deuxième, on décrit la situation, il montait sur la scène, et les gens se sont levés.
Alos, Jehan, la seule possibilité pour qu'elle soit correcte est d'écrire la phrase comme toi ?
Merci
on décrit la situation, il montait sur la scène, et les gens se sont levés.
Donc plutôt :
Il montait sur la scène, quand les gens se sont levés.Merci!
Bonjour,Je suis en train d’essayer de comprendre de quelle manière utiliser l’imparfait et le passé composé, mais j’ai un problème de compréhension sur l’emploi de ces deux temps dans ces deux phrases :Avant de sortir, certains visiteurs se sont organisés : ils devaient / ont dû s’habiller chaudement car les nuits lyonnaises étaient fraîches et il fallait rester de longues heures dehors devant les installations à ciel ouvert. De plus, avant d’arriver sur les lieux, les visiteurs laissaient / ont laissé leur voiture en dehors du centre-ville car l’événement était interdit aux véhicules. D’autres ont préparé leur parcours avant la visite, en consultant une carte interactive des installations et sélectionnaient / ont sélectionné des animations en amont.Pourriez-vous m’aider ? Je ne sais pas quel temps employer.Je vous remercie pour votre aide.
Bonjour.
Pour un récit au passé ( l’événement était interdit aux véhicules) l’antériorité se marque par le plus-que-parfait.
Avant de sortir, certains visiteurs s’étaient organisés : ils avaient dû s’habiller chaudement, car les nuits lyonnaises étaient fraîches , et il faudrait (conditionnel exprimant un futur dans le passé) rester de longues heures dehors devant les installations à ciel ouvert. De plus, avant d’arriver sur les lieux, les visiteurs avaient laissé leur voiture en dehors du centre-ville car l’événement était interdit aux véhicules. D’autres avaient préparé leur parcours avant la visite, en consultant une carte interactive des installations, et avaient sélectionné des animations en amont.
Pour un récit au présent ( l’événement est interdit aux véhicules) l’antériorité se marque par le passé composé.
Avant de sortir, certains visiteurs se sont organisés : ils ont dû s’habiller chaudement car les nuits lyonnaises sont fraîches, et il faudra rester de longues heures dehors devant les installations à ciel ouvert. De plus, avant d’arriver sur les lieux, les visiteurs ont laissé leur voiture en dehors du centre-ville car l’événement est interdit aux véhicules. D’autres ont préparé leur parcours avant la visite, en consultant une carte interactive des installations, et ont sélectionné des animations en amont.
Bonsoir,Je vous remercie pour votre aide. J’ai bien compris la différence.Très bonne soirée.