Voltaire, Le Monde comme il va - Babouc monta sur son chameau…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour a tous!

Je suis eleve de premiere scientifique et j'avoue que je ne suis pas une adepte de la langue française. Cependat je suis devouée, je fais des recherches. Mais aujourd'hui je n'ai trouvé aucun site pouvant m'aider pour mon commentaire. Je dois etudié un extrait de "Le monde comment il va" de Voltaire. J'ai compris la moral du texte. Cependant impossible d'extraire des procedés d'ecriture pour affirmé les intentions de l'auteur et mes premieres impressions.

Extrait:
Babouc monta sur son chameau, et partit avec ses serviteurs. Au bout de quelques journées, il rencontra vers les plaines de Sennaar l'armée persane, qui allait combattre l'armée indienne. Il s'adressa d'abord à un soldat qu'il trouva écarté. Il lui parla, et lui demanda quel était le sujet de la guerre. Par tous les dieux, dit le soldat, je n'en sais rien; ce n'est pas mon affaire; mon métier est de tuer et d'être tué pour gagner ma vie; il n'importe qui je serve. Je pourrais bien même dès demain passer dans le camp des Indiens; car on dit qu'ils donnent près d'une demi-drachme de cuivre par jour à leurs soldats de plus que nous n'en avons dans ce maudit service de Perse. Si vous voulez savoir pourquoi on se bat, parlez à mon capitaine.

Babouc ayant fait un petit présent au soldat entra dans le camp. Il fit bientôt connaissance avec le capitaine, et lui demanda le sujet de la guerre. Comment voulez-vous que je le sache? dit le capitaine, et que m'importe ce beau sujet? J'habite à deux cents lieues de Persépolis; j'entends dire que la guerre est déclarée; j'abandonne aussitôt ma famille, et je vais chercher, selon notre coutume, la fortune ou la mort, attendu que je n'ai rien à faire. Mais vos camarades, dit Babouc, ne sont-ils pas un peu plus instruits que vous? Non, dit l'officier; il n'y a guère que nos principaux satrapes qui savent bien précisément pourquoi on s'égorge.

Babouc étonné s'introduisit chez les généraux; il entra dans leur familiarité. L'un d'eux lui dit enfin: La cause de cette guerre, qui désole depuis vingt ans l'Asie, vient originairement d'une querelle entre un eunuque d'une femme du grand roi de Perse, et un commis d'un bureau du grand roi des Indes. Il s'agissait d'un droit qui revenait à peu près à la trentième partie d'une darique[2]. Le premier ministre des Indes et le nôtre soutinrent dignement les droits de leurs maîtres. La querelle s'échauffa. On mit de part et d'autre en campagne une armée d'un million de soldats. Il faut recruter cette armée tous les ans de plus de quatre cent mille hommes. Les meurtres, les incendies, les ruines, les dévastations se multiplient, l'univers souffre, et l'acharnement continue. Notre premier ministre et celui des Indes protestent souvent qu'ils n'agissent que pour le bonheur du genre humain; et à chaque protestation il y a toujours quelques villes détruites et quelque province ravagée.

Le lendemain, sur un bruit qui se répandit que la paix allait être conclue, le général persan et le général indien s'empressèrent de donner bataille; elle fut sanglante. Babouc en vit toutes les fautes et toutes les abominations; il fut témoin des manoeuvres des principaux satrapes, qui firent ce qu'ils purent pour faire battre leur chef. Il vit des officiers tués par leurs propres troupes; il vit des soldats qui achevaient d'égorger leurs camarades expirants, pour leur arracher quelques lambeaux sanglants, déchirés et couverts de fange. Il entra dans les hôpitaux où l'on transportait les blessés, dont la plupart expiraient par la négligence inhumaine de ceux mêmes que le roi de Perse payait chèrement pour les secourir. Sont-ce là des hommes, s'écria Babouc, ou des bêtes féroces? Ah! je vois bien que Persépolis sera détruite."
j'ai réussis a extraire une malheureuse repetition ( " le sujet de la guerre " ). J'aimerais beaucoup aussi reussir a exprimer des procédés qui font que je trouve les repliques du soldat et du capitaine, pitoyable dirai-je, et purement egoiste…

Voila je vous remercie d'avance et je m'excuse aussi pour les fautes que je n'aurai pas su corriger! Je vous l'ai dit je ne suis pas adepte de la langue française ( et je l'avoue assez lunatique ).

J'espere avoir des reponses…
On pourrait dire beaucoup de choses, mais pour commencer, je pense qu'on peut partir d'une part de l'absurde et d'autre part du déplacement.

Il suffit de tout retourner. L'envers serait une société consécutive où les actes seraient causés par des mobiles pertinents et réfléchis, et ce serait la société où nous vivons.

Voltaire affecte de parler d'une autre société que celle où nous vivons, et la décrit comme gouvernée par l'absurde.

Mais si, comme avec un miroir, on décalque cette société sur celle où nous vivons, il se pourrait qu'il y ait des correspondances.

Dans le monde d'aujourd'hui, on retrouve le même phénomène avec les romans d'Albert Cossery.
ça me parait assez complexe comme recherche. j'ai du mal a penser que voltaire a réussit a critiquer la societé actuelle en aillant vecu quelques siecles plus tot! de plus en temps que philosophe des lumieres il cherche a eclaircir les idées du peuple de son epoque…
C'est très important.
Si vous n'arrivez pas à imaginer qu'on puisse critiquer la société de notre époque comme Voltaire critiquait la société de son époque, vous n'arriverez pas à comprendre ce que Voltaire faisait.
ahhh je l'avais pas compris comme ça… oui d'accord tous est beaucoup plus clair… tout est vraiment basé sur l'absurde! Merci beaucoup
Bonsoir,
Je viens demander de l'aide car je suis complètement perdue…
Je dois faire une lecture analytique sur le conte philosophique "Le monde comme il va" de Voltaire. Cette lecture doit parler du Chapitre Premier, au moment où Babouc monte sur son chameau jusqu'à ce qu'il pense que Persépolis doit être détruite (l'extrait est en dessous). J'ai fait l'introduction mais je ne sais pas quels axes prendrent avec la question : en quoi ce texte est un apologue ?
Pourriez-vous m'aider s'il vous plaît ?
Babouc monta sur son chameau, et partit avec ses serviteurs. Au bout de quelques journées, il rencontra vers les plaines de Sennaar l'armée persane, qui allait combattre l'armée indienne. Il s'adressa d'abord à un soldat qu'il trouva écarté. Il lui parla, et lui demanda quel était le sujet de la guerre. Par tous les dieux, dit le soldat, je n'en sais rien; ce n'est pas mon affaire; mon métier est de tuer et d'être tué pour gagner ma vie; il n'importe qui je serve. Je pourrais bien même dès demain passer dans le camp des Indiens; car on dit qu'ils donnent près d'une demi-drachme de cuivre par jour à leurs soldats de plus que nous n'en avons dans ce maudit service de Perse. Si vous voulez savoir pourquoi on se bat, parlez à mon capitaine.

Babouc ayant fait un petit présent au soldat entra dans le camp. Il fit bientôt connaissance avec le capitaine, et lui demanda le sujet de la guerre. Comment voulez-vous que je le sache? dit le capitaine, et que m'importe ce beau sujet? J'habite à deux cents lieues de Persépolis; j'entends dire que la guerre est déclarée; j'abandonne aussitôt ma famille, et je vais chercher, selon notre coutume, la fortune ou la mort, attendu que je n'ai rien à faire. Mais vos camarades, dit Babouc, ne sont-ils pas un peu plus instruits que vous? Non, dit l'officier; il n'y a guère que nos principaux satrapes qui savent bien précisément pourquoi on s'égorge.

Babouc étonné s'introduisit chez les généraux; il entra dans leur familiarité. L'un d'eux lui dit enfin: La cause de cette guerre, qui désole depuis vingt ans l'Asie, vient originairement d'une querelle entre un eunuque d'une femme du grand roi de Perse, et un commis d'un bureau du grand roi des Indes. Il s'agissait d'un droit qui revenait à peu près à la trentième partie d'une darique[2]. Le premier ministre des Indes et le nôtre soutinrent dignement les droits de leurs maîtres. La querelle s'échauffa. On mit de part et d'autre en campagne une armée d'un million de soldats. Il faut recruter cette armée tous les ans de plus de quatre cent mille hommes. Les meurtres, les incendies, les ruines, les dévastations se multiplient, l'univers souffre, et l'acharnement continue. Notre premier ministre et celui des Indes protestent souvent qu'ils n'agissent que pour le bonheur du genre humain; et à chaque protestation il y a toujours quelques villes détruites et quelque province ravagée.

Le lendemain, sur un bruit qui se répandit que la paix allait être conclue, le général persan et le général indien s'empressèrent de donner bataille; elle fut sanglante. Babouc en vit toutes les fautes et toutes les abominations; il fut témoin des manoeuvres des principaux satrapes, qui firent ce qu'ils purent pour faire battre leur chef. Il vit des officiers tués par leurs propres troupes; il vit des soldats qui achevaient d'égorger leurs camarades expirants, pour leur arracher quelques lambeaux sanglants, déchirés et couverts de fange. Il entra dans les hôpitaux où l'on transportait les blessés, dont la plupart expiraient par la négligence inhumaine de ceux mêmes que le roi de Perse payait chèrement pour les secourir. Sont-ce là des hommes, s'écria Babouc, ou des bêtes féroces? Ah! je vois bien que Persépolis sera détruite."
Merci d'avance 🙂
Qu'est-ce qu'un apologue ?
Peut-on qualifier ce texte d'apologue ? Pourquoi ?
Que dénonce Voltaire ?
Comment ou selon quelle progression y parvient-il ?
La fiction orientale ne recouvre-t-elle pas une réalité contemporaine ?

Ce monde comme il va est bien déraisonnable, il est très éloigné des aspirations philosophiques du Siècle des Lumières.