Valeur littéraire de la Bible

Littérature

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Hé oui ! En plus d'être le livre sacré des chrétiens, la Bible a une valeur littéraire ! Une valeur littéraire si riche que les plus grands s'en sont inspirés, souvent en tant que chrétiens, pour écrire les plus beau textes de la langue française .
Cette même valeur qui est très peu exploitée de nos jours .

A quel genre littéraire pourrait t-elle bien appartenir ?…
Des héros, des créatures fantastiques, un poil de magie… à la Fantasy, c'est certain !

Plus sérieusement, je n'ai jamais envisagé la Bible comme pouvant avoir une valeur littéraire. D'une part parce que je n'en n'ai lu que des extraits, d'autre part parce que les extraits que j'ai lus étaient traduits et que je pense que s'il y avait une recherche littéraire au départ, il est peu probable qu'elle ait été poursuivie au cours des différentes versions et traductions de textes dont le caractère religieux prenait le pas sur le reste. Ceci pour l'ancien testament. Quand au nouveau testament (que j'ai lu) je ne crois pas qu'il y ait eu une quelconque vocation littéraire à ces textes. Leur mission première - et exclusive je pense - est de rapporter les enseignements de Jésus. Et je n'ai pas gardé le souvenir de beaucoup de fioritures stylistiques de la part des quatres évangélistes !
On distingue Marc qui n’écrivait que son Evangile pour le « plèbe » ; et Jean – qui est littérairement pure, dont l’Evangile est trouvé un chef-d ‘oeuvre. Il y a des doutes qu’il avait écrit l’Apocalypse – c’est peut-être un autre Jean. Mais seule apocalypse paraît quelque chose de valeur interprétative : la symbolique – voir aussi les paraboles dans les Evangiles. Allégorie, symbolisme, tout ce que nous avons dans les autres textes.

Est-ce que la Séquence de Sainte Eulalie a de la valeur littéraire ? Pour nous (qui connaissent Joyce et Proust, Conrad et d’autres palindromes) non, mais il faut prendre en considération l’époque – c’est un historicisme, je pense – qu’on doit se mettre dans les « vêtements du lecteur de l’autre époque », d’en regarder par ses yeux, de savoir le contexte simplement. (N’est-ce pas un anglicisme ? Corrigez-moi si c’est mal écrit). Les genres qui y apparaissent (psaume, poème, parabole, exemple, prophétie, dialogue) et des idées (cosmologie, eschatologie) témoignent la thèse qu’il y a vraiment certaine valeur littéraire.

La Bible a premièrement de la valeur réligieuse, puis littéraire. Puis – enfin – historique.
Ma foi, j'ai demandé à une prof de religion si la Bible pouvait être assimilée, d'une manière ou d'une autre, à un conte philosophique et elle m'a répondu oui. Néanmoins, ce serait une "analyse" incomplète parce que la Bible n'a pas uniquement cette dimension philosophique. Comme le Coran, elle donne des règles de vie, etc. Je pense qu'il est impossible de la rattacher à un genre, du moins, un seul.
Bonsoir,

La Bible n'est pas un livre, mais plusieurs. De plus ces livres relèvent de plusieurs genres littéraires.
Il y a des livres d'histoire, des recueils de prescriptions, des poèmes…
La Bible, indépendamment de sa valeur religieuse, offre un intérêt littéraire exceptionnel, même si les traductions ne permettent pas toujours de l'apprécier.

Pour ceux qui recherchent la poésie, je conseille le "cantique des cantiques" ou les psaumes. L'Apocalypse demande une préparation particulière.

La descendance artistique de la Bible est considérable.
Évidemment que la Bible a une valeur littéraire, tous les intellectuels de bonne foi (j'ose un jeu de mots…) le reconnaissent, même les athées.
je pense qu'il faut considérer séparément les différents livres de la Bible, qui n'appartiennent pas tous au même genre, on distingue quelques grandes catégories. Pour les donner dans l'ordre d'apparition, la genèse, ou poème de la création, peut être assimilé au genre poétique. Le lévitique et les nombres sont des textes de loi, dans un style très académique. Avant et après, l'exode et le deutéronome finissent la liste du pentateuque avec un récit sur le peuple hébreux.
Ensuite il y a ce qu'on appelle les livres historiques (de Josué aux maccabées) qui sont des récits centrés sur un personnage (Josué, David, Esther…). Puis les livres poétiques et sapientaux (de Job au siracide) qui sont du genre poétique, dont les psaumes et le cantique des cantiques sont même chantés à la base. Puis il y a les livres prophétiques ; les prophéties sont d'un genre très particulier puisqu'elle sont écrites sous la forme d'un discours direct de Dieu au peuple d'Israël.
Les évangiles sont encore à part puisque c'est un mélange de récits de type "biographique" (l'existence historique de Jésus de Nazareth n'est plus à prouver), d'enseignements spirituels parfois sous forme de paraboles (procédé stylistique très connu), de miracles, etc. La visée de ces écrits était bien sûr de diffuser la vie de Jésus auprès des premières communautés chrétiennes. Les actes des apôtres sont du même acabit.
La deuxième moitié du nouveau testament est de type épistolaire et constitue un recueil de lettres des apôtres à leurs communautés.
Le récit de l'apocalypse clôt le tout, sous la forme d'un récit à la première personne, où le narrateur transcrit une vision de la fin des temps.
Il me semble donc naturel de considérer la bible non pas comme un simple livre mais comme un recueil, dont les subdivisions sont de genres, d'auteurs et d'époques très variés.

La Bible et la pensée chrétienne sont à l'origine d'une très grande production littéraire, comme le fut la tradition gréco-romaine. Nul besoin de chercher très loin pour trouver les multiples références et influences de la pensée chrétienne (je ne le fait pas dans ce post qui n'en finirait plus…). La Bible, bien qu'écrite à l'origine en grec et en araméen, est un texte fondateur de la littérature occidentale, et ce indépendamment des croyances qui y sont attachées. L'ambiguïté vient souvent de la confusion entre les utilisations spirituelles, littéraires et même historiques que l'on peut en faire.
est un texte fondateur de la littérature occidentale
N'est-ce pas que la Bible bénéficie de l’épopée de Gilgamesh en parlant de Noe? Une sorte d’intertextualité entretient la thèse de « valeur ». Mais est-ce que le fondateur… il y avaient auparavant de textes dont la Bible doit tirer. Question plutôt idéologique : voir de Sade [Le dialogue entre le prêtre et le moribonde] que la Bible (je n’ai pas de version originelle française) « n’est que une espèce de murmure écrite par un juif sombre pendant l’exil à Babylonie ». Qui l’a écrite donc ? La Bible aurait-elle mérité d’être un chef-d’oeuvre s’il y avait été des textes inconnus déjà créés ?
Mais le fait c’est le fait – La valeur culturelle, historique, littéraire et religieuse (peut-être linguistique pour les hébraïstes) que la Bible possède est évidente.