Bonjour !
J'ai une dissertation sur la poésie à rendre pour vendredi prochain : mon plan est rédigé, mon introduction aussi, la problématique trouvée. Il me manque juste une sous-partie dans ma première partie : j'ai le fil directeur, mais je ne trouve pas d'exemple pertinent. Voilà pourquoi je demande de l'aide =).
Ma problématique est : en quoi la poésie est-elle un art privilégié ? Que nous apporte-t-elle ?
Ma première partie s'intitule : la poésie est juste un art de la parole, une esthétique.
Dans la sous-partie qui me manque, je voudrais développer le fait qu'on a souvent vu la poésie comme une représentation de la nature, de ce qu'il y a de beau en elle ; en clair, que la poésie est simplement un tableau, une peinture. Je ne trouve pas de poème ou de texte théorique qui irait dans ce sens, pouvez-vous m'aider ?
Merci d'avance !
Bonjour,
Peux-tu nous indiquer le sujet exact donné par ton professeur ? Merci.
Muriel
Dans ses Carnets de la drôle de guerre (posthume, 1983), Jean-Paul Sartre écrit : "J'enrage de n'être pas poète, d'être si lourdement rivé à la prose. Je voudrais pouvoir créer de ces objets étincelants et absurdes, les poèmes, pareils à un navire dans une bouteille et qui sont comme l'éternité d'un instant."
Dans quelle mesure vos lectures vous permettent-elles de souscrire à cette approche de la poésie ? Vous fonderez votre argumentation sur les oeuvres de Nerval, Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé, ainsi que de tout autre poète dont l'exemple vous semblera utile.
J'enrage de n'être pas poète, d'être si lourdement rivé à la prose…
Il me semble important de spéculer un peu autour de cette distinction prose / poésie.
Elle vaut au XVIIe siècle, mais commence à poser problème au XVIIIe siècle, avec la diffusion de traductions de vers étrangers en prose français : on se rend compte que ces proses n'en gardent pas moins un charme tout poétique.
Au XIXe siècle, il y a Chateaubriand et sa "prose poétique" : des passages bel et bien en prose, mais qui semblent se rapprocher du vers… Surtout, un peu plus tard, vient Aloysius Bertrand et son
Gaspard de la nuit : c'est le début du poème en prose, auquel s'essayera plus tard Baudelaire dans le
Spleen de Paris.
Tout cela n'empêche pas non plus de prendre la citation à un niveau symbolique : la "prose" évoquée peut aussi symbolisée tout ce qui n'est pas de la poésie - voire, signifier ce qui est "prosaïque".
Je ne sais pas ; je ne voyais pas cela comme ça. Pour moi la partie la plus importante de la phrase était après. Je parle de la valeur particulière qu'on donne à la poésie. Je parlerais de la prose dans la conclusion, dans l'ouverture, car c'est trop difficile de trouver un plan qui regroupe tous les horizons donnés par le sujet : le rapport au temps, le rapport au beau, a la transcendance.
Mais si vous avez autre chose à me proposer, quelque chose de conséquent et de construit, je pourrais envisager de changer mon objectif. En attendant je pense avoir trouvé un plan pas trop mauvais.
Pour moi la partie la plus importante de la phrase était après.
Il faut tout prendre en compte quand on travaille sur une citation.
Mais je pense que tu peux éluder ce genre de considérations, si tu précises d'emblée qu'il faut prendre la distinction dans un sens symbolique, en précisant qu'ici, la prose ne se distingue pas du vers, mais de la poésie (vers + certaines proses).
Bonjour…je crois que je suis dans ta classe LeadeLonval…
bise
Jules.
Effectivement, Jules, nous sommes dans la même classe 😉.
Quant à Ursus, je sais bien qu'il faut prendre en compte tous les termes d'une citation : le problème étant que si je ne fais pas un choix, je me retrouve dans une impasse. Comme je l'ai dit dans mon précédent message, si tu as un plan à me proposer, je suis preneuse : mais après avec passé toute ma journée d'hier à chercher des exemples pertinents, à construire un plan qui tienne, à organiser les sous-parties de telle sorte qu'elles se répondent, je ne suis pas prête à tout recommencer.
En plus j'avais posté ce message pour avoir justement un exemple de troisième sous-partie, et je n'ai pas eu d'aide, ce que je regrette. Mais j'ai fini par trouver toute seule, comme une grande.