Littérature underground française

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"Il nous fera donc une cour négative à la façon des passionnés dostoïevskiens."
Et une cour négative reste une cour. Ce serait très pitoyable si Nabe utilisait volontairement ces arguments pour s'attirer son lectorat… et malheureusement ça ressemble beaucoup effectivement à une cour…

ps : Bonjour Jérémy, j'espère que tu vas bien !
Je vais très bien, merci 🙂 j'espère que toi aussi 😜
Ce qui insupporte dans ces gens qui "ont de l'esprit" Ariel Wiezman, Marc-Edouard Nabe, c'est qu'ils se prennent trop au sérieux (ça rappelle une fable de La Fontaine, sauf qu'eux ne vont malheureusement pas éclater).
Juste un point sur lequel le Marc-Edouard Nabe (ou son défenseur) insiste sur son site : le plagiat.
Il dénonce d'apparents plagiats d'autres auteurs (plagiats qui semblent plus une promotion commerciale, une incitation à se procurer ses livres pour vérifier ou "se faire sa propre idée" comme on le dit, puisque de plagiats il n'en est rien en réalité). Par contre, parmi les plagiats réalisés par notre auteur (ou son défenseur), on trouvera la maquette de son site (https://www.alainzannini.com/index.php) inspirée d'un vieux site délaissé par un autre écrivain :
https://www.tierslivre.net/Images/wanadooMIN.jpg

Merci Jérémy, je vais bien, sauf quand je lis le site de Nabe, d'auto-gratifications ! Presque un site visant à canoniser cet auteur…
La paranoïa exagérée de Nabe ne me dérange pas. Au contraire, c'est là sa trade-mark.
Je n'aime pas le jazz, je trouve limite auto-dépréciative son espèce d'admiration refoulée pour tous les peuples noirs ou arabes qu'il présente comme virils. Je sais bien sûr qu'il exagère en tout mais j'apprécie vraiment son humour et ses envolées lyriques. Et cette lettre ouverte à Michel Houellebecq, notamment le passage où ils achetaient des boites de Géants Verts et des Bonduelle au Franprix du coin, c'est vraiment drôle.
Bonjour,

Pourriez-vous me conseiller deux lectures emblématiques, l'une de Wizman, l'autre de Nabe. J'ai lu un article de beaucoup d'esprit du premier, sur le féminin et le masculin, j'aimerais bien m'aventurer dans leurs publications,

D'avance, merci.
Je ne connais pas Wizman.
Je commence juste à découvrir Nabe, parmi ce que j'ai déjà lu je te conseille
- L'école des cadavres. Euh pardon, Au régal des vermines. Tu auras du mal à le trouver cela dit.
- Le vingt-septième livre qui est censé être son ultime publication.
- Lucette : si tu connais bien Céline.
Léo Scheer vient de publier un florilège de certaines de ses oeuvres.
Alain Zannini est une excellente autofiction (pour une fois que ces deux mots vont ensemble!). Et pour la verve pamphlétaire de Nabe, le recueil d'articles Non, au titre significatif.
Pour l'instant j'ai peine à saisir l'analogie célinienne…
Je lis ça et je reviens =D
Merci à vous deux,
bonne soirée
L'analogie célinienne saute aux yeux. Nabe est un fan de Bloy, de Céline et de Dostoievsky, et des écrivains maudits, avec tout ce que cela représente comme dérive, notamment l'identification.
Ses faits d'armes télévisuels sont marqués par la provocation et le talent. Son premier ouvrage, au titre très célinien, a en plus le chic d'être antisémite et d'utiliser tout l'attirail de l'insulte animalière chère au médecin de Meudon.
Son ouvrage Lucette est une fiction s'inspirant de la vie de Céline.
Ses coups de gueule contre les figures énervantes du show-business sont à rapprocher des éternels ronchons, genre Philippe Muray.