Est-il possible d’intégrer une hypokhâgne à bac+3 ?

La filière littéraire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour tout le monde,

Je suis en 3ème année de SciencesPo Lille, donc en plein dans mon année à l'étranger. Année propice aux remises en question. Pour faire court j'ai été accepté en 1ere année à Lille in extremis. J'ai donc fait une semaine d'hypokhagne avant de recevoir un coup de fil qui m'annonçait mon admission.
Insatisfait de ce que me propose SciencesPo j'envisage de me rediriger vers des études littéraires. Ma question est donc la suivante :

Est-il possible d'intégrer une hypokhâgne à bac+3 ?
Je ne peux pas trop te répondre…

Mais hypokhagne correspond à bac + 1 et khagne bac + 2 ( et +3 si redoublement de khagne avec complément d'examen). C'est faire un sacré retour arrière dans tes études, surtout qu'en général on rentre en hypokhâgne pour aller en EIP et non l'inverse.
Non tu ne seras jamais accepté avec un bac plus trois, sauf peut-être en prépa privée. Mais tu peux aller en fac (mais réfléchis bien quand même avant de lâcher l'IEP, c'est un diplôme assez sûr, bien plus qu'un master de lettres, surtout par les temps qui courent).
Tu devrais plutôt tenter de t'inscrire en fac de lettres parallèlement à l'IEP : si tu le demandes, tu obtiendras peut-être une équivalence qui t'évitera de recommencer à zéro, et avec un peu de chance et de travail, tu auras ton diplome de l'IEP, et tu pourras alors te consacrer à temps plein à un master de lettres.
Ca paraît périlleux mais c'est la meilleure chose à faire, je pense. Une copine y a réussi : engagée dans un cursus IEP qui lui réussissait, mais ne lui plaisait pas, elle a fini par revenir à la fac niveau master, après avoir validé sa licence auparavant par correspondance. Elle est aujourd'hui prof de français.
Merci beaucoup pour vos réponses.
J'avais pensé à la fac, mais je me connais bien et je sais que j'aurai tendance à ne pas trop jouer le jeu. Ce qui m'intéressait dans l'hypokhâgne était le coté stimulant de la formation. J'aurais aussi pu y apprendre des méthodes de travail qui auraient atténué mon dilettantisme maladif.
Je pense que je vais continuer à entretenir mon intérêt pour la littérature par moi-même.
Merci encore !
De toutes manières, retourner en hypokhâgne quand on a connu autre chose, je ne pense pas que ce soit possible, sans compter la différence d'âge qui a son importance.
Tu dois avoir raison.
Pour la différence d'age je n'ai "que" 19 ans, je pense que j'aurais pu l'outrepasser.
Mais tu dois avoir raison quand même ! Il s'agit en fait de l'éternel débat : "dois-je faire des études inintéressantes qui m'assurent un emploi ou choisir d'apprendre dans la passion en assumant plus de risques pour l'avenir ?"
En règle générale ceux qui sont d'un coté rêvent de l'autre, et inversement.
19 ans et en 3e année de Sciences-Po ? Joli parcours !

Même quand on apprend dans la passion, comme tu dis, on est tenté, à certains moments, d'avoir des regrets. J'aurais pu entrer dans un IEP et j'ai choisi d'aller en khâgne, et j'ai eu des doutes ; j'ai commencé à passer l'agrégation quand d'autres partaient en master pro, vers des carrières qui me tentaient, et j'ai eu des doutes aussi ; finalement tout cela ne m'a pas mal réussi et maintenant que mon avenir est à peu près assuré, j'ai encore des doutes ! Tout ça pour dire que l'incertitude est inévitable, surtout tant qu'on n'a pas commencé à exercer. Tu n'es pas à l'abri d'embrasser une carrière qui te passionnera, même si ton cursus te paraît morne ! Pour nous littéraires c'est un peu le contraire, les études sont passionnantes, les métiers offerts le sont un peu moins à première vue.
Après, ça paraît peut-être crétin, mais je crois qu'il faut faire confiance à nos choix, même quand on a l'impression qu'ils n'en sont pas. Il y a une raison pour laquelle tu as préféré in extremis intégrer ScPo qu'aller en prépa, il ne faut pas la négliger, même si elle te paraît lointaine ou anodine.

Je ne connais pas les spécificités de l'IEP de Lille, mais j'imagine que tu dois pouvoir te diriger vers des secteurs qui satisferont tes vélléités littéraires, dans le journalisme, ou le milieu de la culture, de l'évènementiel, des collectivités territoriales liées à ces domaines… Ce serait peut-être le meilleur compromis.