Anthologie de poèmes sur les chevaux

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour !!! =)
je cherche des poèmes sur les chevaux (avec le nom des auteurs connu si possible) pour mon anthologie de français .
j'ai du mal à en trouver donc j'espère que vous pourrez m'aider !!
merci beaucoup !! =)
Bonjour et bienvenue.

En voilà toujours un… Peut-être l'avais-tu déjà trouvé.
Complainte du petit cheval blanc (Paul FORT)

Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage !
C'était un petit cheval blanc, tous derrière et lui devant.


Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre paysage.
Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni devant.


Mais toujours il était content, menant les gars du village,
A travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant.


Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sauvage.
C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant.


Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage,
Il est mort par un éclair blanc, tous derrière et lui devant.


Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage !
Il est mort sans voir le printemps ni derrière ni devant.
Un deuxième :
Chevaux de bois (Paul VERLAINE)

Tournez, tournez, bons chevaux de bois,
Tournez cent tours, tournez mille tours,
Tournez souvent et tournez toujours,
Tournez, tournez au son des hautbois.


Le gros soldat, la plus grosse bonne
Sont sur vos dos comme dans leur chambre,
Car en ce jour au bois de la Cambre
Les maîtres sont tous deux en personne.


Tournez, tournez, chevaux de leur coeur,
Tandis qu'autour de tous vos tournois
Clignote l'oeil du filou sournois,
Tournez au son du piston vainqueur.


C'est ravissant comme ça vous soûle
D'aller ainsi dans ce cirque bête :
Bien dans le ventre et mal dans la tête,
Du mal en masse et du bien en foule.


Tournez, tournez sans qu'il soit besoin
D'user jamais de nuls éperons
Pour commander à vos galops ronds,
Tournez, tournez, sans espoir de foin


Et dépêchez, chevaux de leur âme :
Déjà voici que la nuit qui tombe
Va réunir pigeon et colombe
Loin de la foire et loin de madame.


Tournez, tournez ! le ciel en velours
D'astres en or se vête lentement.
Voici partir l'amante et l'amant.
Tournez au son joyeux des tambours !
merci !!
ça m'aide déjà beaucoup !!
si quelqu'un en a encore il m'en manque encore 6! 😉
merci !!
Il me semble qu'il y a quelques fables de La Fontaine avec un cheval :

Déjà :
Le cheval et l'Ane, La Fontaine. Livre VI, fable XVI.

En ce monde il se faut l'un l'autre secourir :
Si ton voisin vient à mourir,
C'est sur toi que le fardeau tombe.

Un âne accompagnait un cheval peu courtois,
Celui-ci ne portant que son simple harnois,
Et le pauvre baudet si chargé qu'il succombe.
Il pria le cheval de l'aider quelque peu :
Autrement il mourrait devant qu'être à la ville.
«La prière, dit-il, n'en est pas incivile :
Moitié de ce fardeau ne vous sera que jeu.»
Le cheval refusa, fit une pétarade :
Tant qu'il vit sous le faix mourir son camarade,
Et reconnut qu'il avait tort.
Du baudet, en cette aventure,
On lui fit porter la voiture,
Et la peau par-dessus encor.
Ensuite :
Le cheval et le loup, La Fontaine. Livre V, fable VIII.

Un certain loup, dans la saison
Que les tièdes Zéphyrs ont l'herbe rajeunie,
Et que les Animaux quittent tous la maison,
Pour s'en aller chercher leur vie,
Un Loup, dis-je, au sortir des rigueurs de l'hiver,
Aperçut un Cheval qu'on avait mis au vert.
Je laisse à penser quelle joie !
Bonne chasse, dit-il, qui l'aurait à son croc.
Eh! que n'es-tu Mouton ? car tu me serais hoc :
Au lieu qu'il faut ruser pour avoir cette proie.
Rusons donc. Ainsi dit, il vient à pas comptés,
Se dit écolier d'Hippocrate ;
Qu'il connaît les vertus et les propriétés
De tous les simples de ces prés,
Qu'il sait guérir, sans qu'il se flatte,
Toutes sortes de maux. Si Dom Coursier voulait
Ne point celer sa maladie,
Lui Loup gratis le guérirait ;
Car le voir en cette prairie
Paître ainsi, sans être lié,
Témoignait quelque mal, selon la Médecine.
J'ai, dit la bête chevaline,
Une apostume sous le pied.
Mon fils, dit le Docteur, il n'est point de partie
Susceptible de tant de maux.
J'ai l'honneur de servir Nosseigneurs les Chevaux,
Et fais aussi la Chirurgie.
Mon Galant ne songeait qu'à bien prendre son temps,
Afin de happer son malade.
L'autre qui s'en doutait lui lâche une ruade,
Qui vous lui met en marmelade
Les mandibules et les dents.
C'est bien fait (dit le loup en soi-même fort triste)
Chacun à son métier doit toujours s'attacher.
Tu veux faire ici l'Arboriste,
Et ne fus jamais que Boucher.
Ou encore :
Le Cheval s'étant voulu venger du Cerf. Livre IV. Fable XIII

De tout temps les Chevaux ne sont nés pour les hommes.
Lorsque le genre humain de gland se contentait,
Ane, Cheval, et Mule, aux forêts habitait ;
Et l'on ne voyait point, comme au siècle où nous sommes,
Tant de selles et tant de bâts,
Tant de harnois pour les combats,
Tant de chaises, tant de carrosses,
Comme aussi ne voyait-on pas
Tant de festins et tant de noces.
Or un Cheval eut alors différent
Avec un Cerf plein de vitesse,
Et ne pouvant l'attraper en courant,
Il eut recours à l'Homme, implora son adresse.
L'Homme lui mit un frein, lui sauta sur le dos,
Ne lui donna point de repos
Que le Cerf ne fût pris, et n'y laissât la vie ;
Et cela fait, le Cheval remercie
L'Homme son bienfaiteur, disant : Je suis à vous ;
Adieu. Je m'en retourne en mon séjour sauvage.
- Non pas cela, dit l'Homme ; il fait meilleur chez nous :
Je vois trop quel est votre usage.
Demeurez donc ; vous serez bien traité.
Et jusqu'au ventre en la litière.
Hélas ! que sert la bonne chère
Quand on n'a pas la liberté ?
Le Cheval s'aperçut qu'il avait fait folie ;
Mais il n'était plus temps : déjà son écurie
Etait prête et toute bâtie.
Il y mourut en traînant son lien.
Sage s'il eût remis une légère offense.
Quel que soit le plaisir que cause la vengeance,
C'est l'acheter trop cher, que l'acheter d'un bien
Sans qui les autres ne sont rien.
Il y a aussi :

Le renard, le loup et le cheval. La Fontaine. Livre XII. Fable XVII.

Un renard, jeune encor, quoique des plus madrés,
Vit le premier cheval qu'il eût vu de sa vie.
Il dit à certain loup, franc novice : « Accourez,
Un animal paît dans nos prés,
Beau, grand ; j'en ai ma vue encore toute ravie.
- Est-il plus fort que nous ? dit le loup en riant.
Fais-moi son portrait, je te prie.
- Si j'étais quelque peintre ou quelque étudiant,
Repartit le renard, j'avancerais la joie
Que vous aurez en le voyant.
Mais venez. Que sait-on ? peut-être est-ce une proie
Que la fortune nous envoie.»
Ils vont ; et le cheval, qu'à l'herbe on avait mis,
Assez peu curieux de semblables amis,
Fut presque sur le point d'enfiler la venelle.
«Seigneur, dit le renard, vos humbles serviteurs
Apprendraient volontiers comment on vous appelle.»
Le cheval, qui n'était dépourvu de cervelle,
Leur dit : «Lisez mon nom, vous le pouvez, Messieurs ;
Mon cordonnier l'a mis autour de ma semelle.»
Le renard s'excusa sur son peu de savoir.
«Mes parents, reprit-il, ne m'ont point fait instruire ;
Ils sont pauvres et n'ont qu'un trou pour tout avoir ;
Ceux du loup, gros Messieurs, l'ont fait apprendre à lire.»
Le loup, par ce discours flatté,
S'approcha. Mais sa vanité
Lui coûta quatre dents : le cheval lui desserre
Un coup ; et haut le pied. Voilà mon loup par terre,
Mal en point, sanglant et gâté.
« Frère, dit le renard, ceci nous justifie
Ce que m'ont dit des gens d'esprit :
Cet animal vous a sur la mâchoire écrit
Que de tout inconnu le sage se méfie."
Encore un autre :
La jument familière (Maurice FOMBEURE)

Une grande jument morte
Qui galope dans mes nuits
Ce n'est pas un cauchemar
Mais un soupir de l'enfance.


Une grande jument blanche,
Grave, douce et débonnaire,
Dans un silence de tonnerre
Passe entre les haies en fleurs.


Mon grand-père tient les rênes,
Chapeau melon sur les yeux.
La fumée des cigarettes
Monte droit dans le soir bleu.


Buissons fleuris d'amertume …
La rivière parle bas;
Le village dort au son des enclumes,
Puis s'allume, feu par feu.


Mais voici, mangée de pluie,
Mangée de neige et de vent
La grande nuit intérieure
Où je me penche souvent.


Où la jument trotte l'amble…
Grande et douce jument morte
Qui fut de notre famille
Et qui finit humblement.
Au fait, Kantjil, combien de poèmes avais-tu déjà trouvés par toi-même ?
J'ignore ce que tu attends de ton anthologie, mais j'en ai retrouvé quelque uns où cet animal est mentionné… mais juste mentionnée - donc je doute que cela t'interesse tellement.

Ainsi :

Le vin des amants, Baudelaire.

Aujourd'hui l'espace est splendide !
Sans mors, sans éperons, sans bride,
Partons à cheval sur le vin
Pour un ciel féerique et divin !

Comme deux anges que torture
Une implacable calenture,
Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain !

Mollement balancés sur l'aile
Du tourbillon intelligent,
Dans un délire parallèle,

Ma soeur, côte à côte nageant,
Nous fuirons sans repos ni trêves
Vers le paradis de mes rêves !
Ou encore :

Un soir de mai, Charles Dovalle ( 1807 - 1829)

Roulez, élégantes calèches !…
En avant, coursiers, en avant !…
Ceintures légères et fraîches,
Flottez au vent !

Du jour qui meurt la lumière abaissée
Joue entre les rameaux,
Dore les troncs, et serpente, brisée,
Sur l'herbe, en longs réseaux…

Silence ! amants, silence !…
Le vent du soir balance
Le chèvrefeuille en fleur :
Le bois est déjà sombre…
Ne confiez qu'à l'ombre
Vos soupirs de bonheur !

- Voyez-vous par ici des corolles fermées,
Qui d'un nouveau soleil attendent les rayons ?…
Prenons à l'ébénier ses grappes embaumées,
À l'aubépine ses boutons…

Oh ! la belle amazone !
Son jeune front rayonne
D'orgueil et de plaisir :
Son cheval d'Angleterre
Brûle du pied la terre…
Quel bonheur de courir !…

La poussière s'élève… Ici l'air frais caresse,
Flatte, ravive tous les sens ;
C'est comme un doux parfum de vie et de jeunesse,
Comme une haleine de printemps ! […]

" Roulez, élégantes calèches !…
En avant, coursiers, en avant !…
Ceintures légères et fraîches,
Flottez au vent !…
Et la beauté du cheval qui montre sa noblesse, même s'il est que mentionné - j'aime beaucoup ce poème à vrai dire :

Après la bataille, Victor Hugo ( 1802 - 1885 )

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait: " A boire! à boire par pitié ! "
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: "Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. "
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: "Caramba! "
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.
Et sinon :

Tel cheval qui boit à la fontaine, Rainer Maria RILKE (1875-1926)

Tel cheval qui boit à la fontaine,
Telle feuille qui en tombant nous touche,
Telle main vide, ou telle bouche
Qui nous voudrait parler et qui ose à peine -,

Autant de variations de la vie qui s'apaise,
Autant de rêves de la douleur qui somnole :
ô que celui dont le coeur est à l'aise,
Cherche la créature et la console.
merci beaucoup !!!!
le choix est génial et là franchement vous m'avez beaucoup aidé
=D j'en ai trouvé 4 et je n'arrivais pas à en trouver d'autres dont les auteurs sont connus ou qui montre l'image que j'aime du cheval
bonjour je cherche une biographie de charles dovalle si qelqu'un a des infos ce serait gentil de me les faire parvenir(il me manque surtout le récit de sa vie)
merci =)
Bonjour, j'ai une anthologie à faire. J'ai choisi le théme des chevaux. Seulement je dois écrire une préface et j'ai du mal. Pourriez vous m'aider ?